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mardi 31 janvier 2012

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- Léopold Justinard, missionnaire de la tachelhit, 1914-1954, Rachid Agrour, 2007
- Pour en finir avec la repentance coloniale, Daniel Lefeuvre, Flammarion, 2006-2008
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lundi 30 janvier 2012

les grossières erreurs du journal "Le Monde" au sujet de Bernard Lugan

 

 2

 

 

Le Monde ou

le Maccarthysme journalistique français

Bernard LUGAN

 

Dans un article d'une rare partialité que Le Monde en date du 27 janvier 2012 consacre au Rwanda, MM. Christophe Ayad et Philippe Bernard me citent de la manière suivante : 

«En 2004 il (Jean-Pierre Chrétien) a participé à une commission d'enquête citoyenne, mise en place par l'association Survie, pour dénoncer le rôle de la France. Cela a valu à Jean-Pierre Chrétien de virulentes attaques de l'historien Bernard Lugan, ancien maître de conférences à l'université Lyon-III, proche de l'extrême droite. Ce dernier a écrit plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l'armée française et l'Église catholique au Rwanda (François Mitterrand, l'armée française et le Rwanda, éditions du Rocher, 2005). Il a témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR».

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Le lecteur du Monde aura retenu trois choses :

1) Je serais «proche de l'extrême droite», jugement de valeur permettant de sous-entendre que je ne suis pas crédible et donc par avance disqualifié.

2) J'aurais écrit «plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l'armée française et l'Église catholique au Rwanda». L'emploi du mot «innocenter» a son importance car il signifie que pour MM. Ayad et Bernard, le président François Mitterrand, l'armée française et l'Église catholique seraient coupables ou pour le moins complices de ce génocide…

Est cité à l'appui de cette affirmation un livre datant de 2005 dans lequel je défends très exactement le contraire de ce que prétendent me faire dire les journalistes du Monde. J'y reprends en effet en la développant l'idée centrale d’un précédent livre [1] qui est que les conditions du génocide résultent de l'engagement pro Hutu de l'Église catholique en 1959, puis de l'obligation démocratique imposée par François Mitterrand au président Habyarimana à partir de 1990.

L'on chercherait en vain dans cette problématique une tentative visant à «innocenter» le président Mitterrand et l'Église catholique. Quant à l'armée française comme elle a quitté le Rwanda fin 1993, soit plus de six mois avant le début de ce génocide, elle n'a effectivement aucune responsabilité dans ce drame contrairement à ce que certains obligés de Kigali cherchent à faire croire.

bidonnage

Les journalistes du Monde sont donc pris en défaut de «bidonnage» car :

- ils n’ont manifestement pas lu mon livre,

- ils tirent directement leurs «informations» de sites informatiques spécialisés dans les dénonciations de basse police.

- Ils omettent en revanche de mentionner un ouvrage plus récent dans lequel je fais le bilan de la question, notamment à travers les travaux du TPIR [2].

3) J’aurais «témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR», ce qui serait la suite logique des points 1 et 2. En effet, qu’attendre d’autre d’un «proche de l’extrême droite» qui a osé écrire «plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l'armée française et l'Église catholique au Rwanda» ?

Le problème est que je n’ai jamais «témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR». À quel titre d’ailleurs aurais-je pu le faire puisque je n’étais pas au Rwanda au moment du génocide et que je n’ai donc pas été le «témoin» des faits qui leur sont reprochés ?

En revanche, connaissant intimement le Rwanda où j’ai enseigné et mené des recherches archéologiques durant plus de dix années, pays auquel j’ai consacré deux thèses dont un Doctorat d’État en six tomes, j’ai, pour ces raisons académiques, été six fois assermenté comme Expert par la Cour à laquelle j’ai remis des rapports totalisant près de 2000 pages [3]. Le document joint en annexe et qui émane du Greffe du TPIR permet de mettre en évidence la grave faute déontologique commise par les deux journalistes du Monde.

À leur décharge, il est utile de préciser qu’ils ignorent peut-être que le TPIR étant régi par les règles juridiques anglo-saxonnes, il n’y existe pas d’Experts de la Cour comme en France et que les Experts cités y sont proposés aux Chambres par les parties (Accusation et Défense). Pour chaque affaire, ces experts doivent renouveler leur accréditation, processus long et fastidieux au terme duquel ils sont soit récusés, soit acceptés et dans ce dernier cas, ce n’est qu’après avoir prêté solennellement serment qu’ils deviennent selon le terme anglo-saxon «Witness Expert».

Le contre-sens fait par les journalistes du Monde pourrait donc s’expliquer soit par une désolante mauvaise foi, soit par une maîtrise incertaine de la langue anglaise ajoutée à des connaissances fragmentaires concernant la Common Law.

morale

La «morale» de cette affaire est claire et elle tient en deux points principaux :

1) Nous avons ici la parfaite illustration du naufrage de la presse française qui a perdu une grande partie de sa crédibilité en raison de son Maccarthysme, du formatage et des insuffisances de ses journalistes. Cette presse militante et moribonde qui ne survit que par les aides de l’État et les abonnements institutionnels n’a d’ailleurs plus aucune influence à l’extérieur de sa niche écologique parisiano-conformiste.

2) Je ne ferai pas de droit de réponse et cela pour deux raisons : la première est qu’il serait caviardé et la seconde parce que je touche beaucoup plus de lecteurs et plus rapidement, avec un simple communiqué diffusé par internet. D’autant plus que nombre des visiteurs de mon blog font suivre mes communiqués à leurs réseaux, ce qui en démultiplie les effets.

Bernard Lugan
28 janvier 2012

bernard-lugan_0

http://www.bernard-lugan.com

contact@bernard-lugan.com

 

 


TPIR


[1] Rwanda: le génocide, l’Église et la démocratie, 234 pages, 22 cartes, Le Rocher, 2004

[2] Rwanda. Contre-enquête sur le génocide, 330 pages, 10 cartes, Privat, février 2007.

[3] Expert assermenté par la Cour dans les affaires Emmanuel Ndindabahizi (TPIR-2001-71-T), Théoneste Bagosora (TPIR-98-41-T), Tharcisse Renzaho (TPIR-97-31-I), Protais Zigiranyirazo (TPIR-2001-73-T), Innocent Sagahutu (TPIR-2000-56-T), Augustin Bizimungu (TPIR- 2000-56-T). Commissionné dans les affaires Edouard Karemera (TPIR-98-44 I) et J.C Bicamumpaka. (TPIR-99-50-T).
La synthèse de ces rapports a été faite dans Bernard Lugan (2007) Rwanda : Contre-enquête sur le génocide, Privat.

 

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dimanche 29 janvier 2012

guerre d'Indochine, par le général Paul Ély

 pm272-1954-06-19

 

le général Ély : la perte de l'Indochine
 
général Maurice FAIVRE
 

Général Ély, Les enseignements de la guerre d’Indochine. 1945–1954, Tome 1, SHD, 2011, 340 pages, 18 photos, 20 schémas, 5 documents. 26 €.

Haut-Commissaire et Commandant en chef en Extrême-Orient de juin 1954 à décembre 1955, le général Paul Ély a jugé nécessaire de faire une critique de nos échecs et de nos réussites dans ce conflit. Le général Robert, Chef du Service historique, présente ce rapport qui montre comment une armée moderne s’est adaptée à une guerre révolutionnaire.

La réédition a été confiée au capitaine Cadeau, qui en Introduction rappelle ce que fut cette guerre et quelle a été la genèse du rapport. Le manque de moyens, l’indifférence des Français et le financement américain caractérisent ce conflit mené par des soldats de métier, dans un milieu physique difficile, contre une guérilla généralisée qui s’est transformée en Corps de bataille de 125.000 hommes.

 

1 400 rapports d'officiers

Les épisodes principaux en sont le désastre de la RC4 en octobre 1950 (7 bataillons anéantis par 30 bataillons viets), les victoires sans lendemain du général de Lattre en 1951-52, et la défaite de Dien Bien Phu où 60.000 soldats vietminh ont submergé 15.000 combattants du camp français. Quelques succès locaux ont permis ensuite au général Ely d’établir un réseau de manoeuvre au Sud-Vietnam, en dépit de l’opposition à la France du président Diem.

Le rapport a fait la synthèse de 1.400 rapports d’officiers, de 60 rapports demandés aux généraux, des comptes-rendus du 3ème Bureau et des synthèses du 2ème Bureau. Il comprenait trois fascicules, dont le premier, critiquant la politique des gouvernements, n’a pas été diffusé. Est donc publié ici le fascicule 2, consacrés aux aspects opérationnels et tactiques. Le fascicule 3, consacré aux leçons à tirer des formes du combat sino-soviétique, sera diffusé plus tard en 2012.

La préface du général Ély est suivie d’un tableau des pertes de la guerre d’Indochine : une centaine d’officiers supérieurs, 341 capitaines, 1.140 lieutenants, 2.683 sous-officiers et 6.000 soldats français, sans compter 12.000 légionnaires et Africains et 14.000 autochtones MPF. Plus de 100.000 morts et 20.000 disparus au total.

En première partie est abordée «la guerre des idées», qui montre l’absence d’une idéologie positive à opposer au Vietminh, malgré quelques opérations de déception réussies.

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une guerre sans front

La deuxième partie définit ce que fut cette guerre sans front, marquée par la qualité du renseignement opératif comparé au renseignement tactique, par l’efficacité des regroupements de population et des bases de manoeuvre, par la priorité du contrôle des axes routiers et fluviaux, par le rôle des fortifications combinant tours et points d’appui. Le contrôle en surface est assuré par les forces vietnamiennes, et les opérations de destruction par les groupements mobiles. Des actions humanitaires et civilo-militaires contribuent à la pacification.

La troisième partie passe en revue toutes les formes non orthodoxes du combat mené par les différentes armes et subdivisions d’armes. L’infanterie mène un combat fluide avec le concours des supplétifs, des maquis montagnards, qui inquiètent les Viets ; elle lance des contre-attaques à partir de môles aéro-terrestres.

La formation des Dinassauts, des groupements mobiles (18 GM constitués), des Commandos  de choc, des groupements amphibies de l’arme blindée, et des bataillons légers vietnamiens sont des réussites. Lors de 150 opérations aéroportées, 14 bataillons, motivés par l’esprit para, mettent au point une doctrine d’emploi.

Le maintien en condition est assuré par les centres d’instruction créés en 1952, et par la récupération de deux tiers des blessés (9.640 évacuations par hélicoptère). 690 pièces d’artillerie (contre 135 vietminh) réalisent des appuis permanents, instantanés et précis. Le Génie, le Train et les Transmissions, malgré des moyens limités, s’efforcent de soutenir le combat ; la logistique repose sur le système D (60.000 véhicules à soutenir) jusqu’à ce qu’arrive le soutien américain.

raisons d'un échec

Les raisons de l’échec sont attribuées au manque de moyens :

- une infanterie en sous-effectif, incapable de contrôler un territoire qui comprend deux tiers de forêt, de brousse dense et de marécages

- des appuis aériens insuffisants, appliqués en priorité à l’appui direct et manquant d’autonomie pour soutenir Dien Bien Phu. Dans son journal de marche, le général Ély attribue la perte de l’Indochine à la politique des petits paquets. Il ne dit pas, mais c’est peut-être le sujet du fascicule 1 resté inédit : l’orientation initiale utopiste, la dualité du commandement entre d’Argenlieu et Leclerc, la division des gouvernements absorbés par la reconstruction et par  la défense contre les menaces soviétiques sur l’Europe.

Maurice Faivre
le 29 janvier 2012.

 

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le général Ély au chevet d'un blessé de Dien Bien Phu

 

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samedi 28 janvier 2012

"Les Pieds-noirs, cinquante ans après", selon FR 3

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"Les Pieds-noirs, cinquante ans après"

René MAYER

 

Je vous avais signalé une émission sur "Les Pieds-noirs, cinquante ans après" qui devait passer sur FR3 mercredi 25 janvier à 23 heures. Seuls les téléspectateurs de la région PACA ont pu la voir sur leurs écrans de télévision. Mais mon neveu Alain Mayer en a trouvé le lien et a bien voulu me le communiquer. Pendant quelques jours, vous pourrez donc, si vous le souhaitez, visionner cette émission sur Internet. Voici ce lien:

Cette émission comporte quelques témoignages émouvants de ceux qu'on nomme ici "les Rapatriés" (une manière de nier leur problème) ou "les Pieds noirs" (une manière de prendre ses distances avec eux). 
Mais FR3 qui, comme toute la télévision d'État, est fortement orientée et par conséquent très anti "Pied-noir", n'a pu s'empêcher de faire aussi appel :
 
-1) comme journaliste, à Pierre DAUM, journaliste à Libération. P. Daum est l'auteur d'une "enquête" parue l'été dernier dans "Le Monde", enquête dans laquelle il prétendait, sur deux pleines pages, que les Pieds-noirs auraient parfaitement pu rester chez eux en Algérie. Personne ne les avait chassés etc... Autrement dit, il fallait comprendre que : "s'ils ont dû tout abandonner, ce fut par racisme anti-arabe". 
Tous les MAYER de Penthièvre (département de Bône, en Algérie) apprécieront. Eux qui ont été directement atteints par l'assassinat, le 19 mars 1962, jour du prétendu "cessez-le-feu", de notre cousin Henri Vernède et de son gendre, et qui, quelques jours plus tard, ont reçu la visite d'un détachement armé de l'ALN venu leur dire : "Maintenant, il faut partir".
 
- 2) comme témoin, FR3 a fait appel au président d'une association de "pieds-noirs", une seule, mais que personne ne connaît - en tout cas, pas moi dont vous savez combien je suis pourtant investi dans le milieu "pied-noir". Cette association s'intitule clairement : "l'Association Nationale des Pieds Noirs progressistes et leurs amis" (ANPNPA). Cette association doit être assez confidentielle puisque je n'en connais pas un seul membre. Mais RF3 a du estimer qu'elle est représentative du petit peuple qui était le sujet de son émission.
 
les "Pieds-rouges"
 
- 3) Toujours fidèle à la même orientation, FR3 a consacré le dernier tiers de son émission aux "Pieds-rouges". Les Algériens ont désigné ainsi des Métropolitains sympathisants communistes ou gauchistes qui, tandis que les Harkis et les "Pieds-noirs" prenaient le bateau ou l'avion pour échapper aux massacres et aux enlèvements, empruntaient ces mêmes moyens de transport en sens inverse pour "venir en aide" (ou pour noyauter ?) le nouveau gouvernement FLN.
Tel, par exemple, qu'Hervé Bourges qui, conseiller technique au cabinet d'Edmond Michelet, ministre de la Justice - poste où il put prendre contact avec Ben Bella, qui était alors emprisonné en France - entra au cabinet de ce dernier quand il devint, à l'automne 1962, président de la nouvelle République algérienne. Hervé Bourges prit alors la nationalité algérienne.
Ce que l'émission de FR3 n'a pas dit, c'est que, trois ans plus tard, en 1965, Hervé Bourges et quelques uns de ses collègues "pieds-rouges" furent emprisonnés par le président Boumedienne quand celui-ci succéda, par un nouveau coup d'État, à Ahmed Ben Bella. 
 
Libéré un peu plus tard sur l'intervention plus ou moins pressante de Paris, Hervé Bourges devint ensuite :
  • 1970 : directeur de l'École supérieure de journalisme de Yaoundé (Cameroun),
  • 1976 : directeur, puis président de l'École supérieure de journalisme de Lille,
  • 1981 : directeur général de Radio France Internationale (RFI),
  • 1983 : président de TF1 (jusqu'à sa privatisation en 1987),
  • 1988 : président de Canal + Horizons,
  • 1989 : directeur général de RMC, président de la Sofirad et de Radio Nostalgie,
  • 1990 : président de A2/FR3, jusqu'en septembre 1992 où Antenne 2 et FR3 sont devenues France 2 et France 3, formant ainsi le Groupe France Télévision.
  • 1995 : président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (le CSA)
  • En novembre 2011, Hervé Bourges a été élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur par le ministre Frédéric Mitterrand.  
Au vu d'un tel curriculum vitae, on peut imaginer quels ont été, dans les différentes et importantes fonctions qu'il a occupées, les critères de sélection qu'a adoptés Hervé Bourges pour s'entourer. Il a certainement pu, tout à loisir et pendant une quarantaine d'années, façonner à son idée des secteurs entiers du milieu médiatique français - ce quatrième pouvoir, si crucial en démocratie !
On peut aussi comprendre pourquoi la période d'Histoire contemporaine durant laquelle Hervé Bourges, payant de sa personne, intervint si activement, n'est traitée par la télévision française qu'avec une objectivité... extrêmement prudente.
René Mayer


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l'exode

 

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vendredi 27 janvier 2012

Inde, religions, islam, culture

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politique et religions en Asie du Sud

(livre à paraître)

 

éditions de l'EHESS

Parution le 16 février 2012

Collection «Purushartha» n°30, 384 pages, 30 €

Les coordinateurs :

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Christophe Jaffrelot : Politiste, directeur de recherche au CERI (Sciences Po/CNRS) qu’il a dirigé de 2000 à 2008, il enseigne à Sciences Po, Princeton, Yale et King's College (Londres). Ses recherches actuelles portent sur la relation des nationalistes hindous à la violence et sur l'évolution sociale et politique du Gujarat.

 

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Aminah Mohammad-Arif : Anthropologue, chargée de recherche au CNRS et affiliée au CEIAS dont elle est directrice-adjointe, ses travaux portent sur les musulmans sud-asiatiques en situation diasporique et minoritaire. Après la ville de New York, c’est actuellement à Bangalore qu’elle effectue son terrain. Elle est co-éditrice de la revue électronique South Asia Multidisciplinary Academic Journal/SAMAJ (http://samaj.revues.org).

Le sujet de l'ouvrage : Ce numéro de «Purushartha» s’attache à comparer les relations qu’entretiennent politique et religion(s) en Asie du Sud . Le sujet, tel qu’ il est abordé, revêt un intérêt particulier pour trois raisons principales. Premièrement, il traite d’une région où le processus de sécularisation n’a pas eu la même ampleur qu’en Occident.

Deuxièmement, la zone abrite toutes les grandes religions du monde et permet donc de tester la part des variations revenant à la culture. L’islam domine dans trois pays (Pakistan, Bangladesh et Afghanistan), l’hindouisme dans deux autres (Inde et Népal) tandis que le bouddhisme joue un rôle prépondérant à Sri Lanka et important au Népal et en Inde. Quant à la minorité chrétienne, elle est présente presque partout.

Enfin, la diversité des trajectoires suivies par les régimes sud-asiatiques dans leur rapport à la religion offre une large palette à la comparaison.

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9782271057938FS
Aminah Mohammad-Arif (2000)

 

- un portrait d'Aminah Mojammad-Arif (CNRS, 2004)

- un article d'Aminah Mohammad-Arif : "L'Inde et se puissance"

- Aminah Mohammad-Arif dans la revue Archives de sciences sociales des religions

- l'enseignement d'Aminah Mohammad-Arif à l'EHESS en 2011-2012

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