Essai sur la colonisation positive
Marc Michel, Essai sur la colonisation positive
- Marc Michel, Essai sur la colonisation positive. Affrontements et accommodements en Afrique noire, 1830-1930, éditions Perrin, avril 2009.
L'historien, spécialiste de la colonisation, répond ici à la polémique qui a nourri les débats il y a peu. Depuis la fin du commerce honteux
jusqu'à l'apogée de la domination coloniale, il s'attaque aux idées
reçues, "trop simples" dit-il, et veut insuffler le doute dans nos
esprits…
Il y a comme une malédiction.
D'abord, on
oublie des faits jadis connus de tout Français : par exemple, que la
France et l'Angleterre furent au bord de la guerre pour un endroit
perdu du Nil, Fachoda ; que des centaines de milliers d'Africains
vinrent combattre en Europe ; que les Zoulous ont mis fin au rêve
bonapartiste en tuant le prince héritier, etc.
Ensuite, on
multiplie les inepties. On jauge la colonisation à l'aune de ses
bienfaits ou de ses méfaits ; on prétend que les Africains ne sont
pas "entrés dans l'Histoire" ; on assimile colonisation et
extermination sans réaliser combien le jugement est anachronique et
déplacé.
Marc Michel, historien spécialiste consacré des études
africaines, passe au tamis de sa longue expérience cette lancinante
question du "positif" et du "négatif" de la colonisation. Dans un
essai passionnant, il remet à l'endroit un siècle et demi d'histoire
coloniale.
Professeur émérite à l'université de Provence, Marc Michel a publié notamment une biographie de Gallieni, L'Appel à l'Afrique (1914-1918), et Décolonisations et émergence du tiers monde.

diffa offerte aux Européens par une notabilité arabe
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les ouvrages de Marc Michel

commander : Les Africains et la Grande Guerre. L'appel à l'Afrique, 1914-1918, Khartala, 2003.
Pendant la Grande Guerre, 200 000 "Sénégalais" d'AOF ont servi la
France, plus de 135 000 sont venus combattre en Europe, 30 000 d'entre
eux, soit un sur cinq, n'ont jamais revu les leurs.
Dans le malheur
de la guerre, ces sacrifiés ne le furent ni plus ni moins que leurs
frères d'armes, les fantassins de la métropole. Néanmoins, leur
sacrifice constitue encore aujourd'hui un élément très sensible des
relations entre la France et l'Afrique. La "cristallisation" des
pensions, autrement dit le gel de la dette contractée par la métropole,
reste au coeur du contentieux. C'est l'histoire de cet engagement des
Africains au service de la France que retrace d'abord ce livre.
La
participation des Africains à la Grande Guerre ne se borne pas à cet
impôt du sang. Profondément secouée par une série de catastrophes,
sécheresse, épidémies, disette et famine, l'Afrique occidentale
française est d'abord confrontée à une crise brutale provoquée par
l'entrée en guerre ; puis elle est soumise à un effort de production
sans précédent en direction de la métropole. La sortie du conflit ne
s'effectue pourtant pas dans le désastre et les révoltes généralisées ;
Blaise Diagne, seul Noir "médiatique" à l'époque, réussit même à
mener à bien un tout dernier recrutement, au-delà de toute espérance.
Mais, comme le montre ce livre, une AOF
nouvelle émerge où s'enracinent des germes de protestations modernes.
Enfin, la Grande Guerre a modifié de façon plutôt positive les regards
réciproques entre Africains et Français ; mais elle a aussi ouvert la
voie à un infâme réquisitoire de "la Honte Noire" ("die schwarze
Schande"), récupéré dans l'arsenal du racisme hitlérien. C'est aussi
la genèse d'un imaginaire empoisonné que veut éclairer ce livre.
commander : Décolonisations et émergence du tiers monde, Hachette, 2e édition, 2005.
En 1939, les empires coloniaux semblaient à leur apogée.
25 ans
plus tard, ils ont pratiquement cessé d'exister. Comment expliquer ce
phénomène majeur du XXe siècle, les décolonisations des peuples soumis
à la domination de l'Europe ? Les étapes de ce processus sont examinées
ici à la lumière des relations internationales. Les décolonisations ont
constitué, en effet, un facteur décisif du passage d'un monde
bipolaire, celui de la Guerre froide, au monde multipolaire et
chaotique contemporain.
Elles ont contribué à l'émergence d'un nouvel acteur sur la scène internationale : le tiers monde.
commander : Jules Isaac, un historien dans la Grande Guerre - Lettres et carnets, 1914-1917, Armand Colin, 2004.
Mobilisé en août 1914, à 37 ans, l'historien Jules Isaac partagea la
vie des fantassins pendant plus de trente mois sur l'Aisne, en
Champagne, à Verdun, avant d'être blessé et
évacué de son observatoire de la forêt de Hesse, au-dessus de Vauquois,
à la fin juin 1917.
Pendant toute cette période, il échangea avec son épouse Laure une
correspondance très régulière relatant sa vie au front, et la barbarie
quotidienne à laquelle, comme tous ses camarades, il était confronté.
Ces lettres inédites, poignantes et lucides, puisqu'elles témoignent à
la fois d'une expérience personnelle et du regard de l'historien sur
l'événement, sont ici réunies pour la première fois. Un apport capital
à la mémoire d'un conflit dans lequel on s'accorde à voir, à juste
titre, la matrice du
XXe siècle.
commander : Gallieni, Fayard, 1989.
Patriote, républicain, laïc et colonial, Gallieni fut à l'unisson de
ces modérés qui façonnèrent la IIIème République dans le sillage de
Gambetta.
Il fut certainement aussi le général qui, jusqu'à la
victoire de 1918, atteignit une popularité que seul Boulanger avait
égalée. Elle reposait sur la reconnaissance émue que lui témoigna le
petit peuple de Paris dont, aux heures les plus sombres de 1914, il
avait galvanisé la résolution et dont il avait partagé le sort. Quant à
l'homme, il demeura simple toute sa vie, même s'il ne dédaigna pas, au
faîte de sa carrière, les attraits de la gloire et du pouvoir, et sa
vie privée ne donna prise à aucune médisance (seuls l'éloignement et
les soucis d'argent assombrirent un moment son bonheur familial).
Autoritaire, il le fut ; arbitraire, jamais. Austère, il le fut aussi,
mais ennuyeux, jamais. Homme d'ordre mais figure originale, il ne se
laissa jamais enfermer par les préjugés. Surtout, si l'on retient
l'image du gouverneur militaire de Paris au visage sévère derrière ses
lorgnons, on doit tout autant retenir celle du jeune homme ardent qui
piaffait de s'enfoncer au coeur de l'Afrique et se prit d'une véritable
fièvre d'écriture que celle de l'homme mûr prenant plaisir aux joies
familières au milieu des siens.
Esprit moralisateur mais jamais
étroit, il incarna à sa manière l'honnête homme de la IIIe
République, belle illustration des vertus de la "médiocratie" du temps.
commander : La colonisation européenne, Documentation photographique, 2004.
Commentaires sur Essai sur la colonisation positive
bonjour mme ouanougui je natif de medjana artiste peintre je vouler vous voir lors de votre visite a bordj mais helas j ai eu un contre temp votre visite en algerie j'espere vous retournez un jour je vous prie mme de me contactez il ya beaucoup a decouvrire dans notre region des bibans un artiste qui vous salut merci
Suis un ancien élève du Pr Marc MICHEL (CRA, Paris I)où j'ai obtenu un 3e cycle il y a quelque trente ans. J'ai publié un récit: "Africamour" et je cherche à contacter mon professeur. Les adresses courriel que j'ai trouvées n'aboutissent pas. Merci bien vouloir me mettre en relation avec Marc Michel.
Meilleurs sentiments
Richard CHAMBON
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