L'Algérie révélée 1981 couv

 

 

 

Gilbert Meynier est mort

un maître de l'historiographie coloniale

 

 

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Gilbert Meynier, 1942-2017

 

L'historien de l'Algérie coloniale, puis de l'Algérie "des origines", est mort le mercredi 13 décembre 2017 à Lyon, à l'âge de soixante-quinze ans. Gilbert Meynier a marqué l'historiographie par sa thèse d'État (L'Algérie révélée : la guerre de 1914-1918 et le premier quart du XXe siècle), soutenue en 1979 : un apport majeur à la connaissance comme on n'en produit plus aujourd'hui ; et par ses investigations, longues et rigoureuses, sur l'histoire du FLN algérien.

Sympathisant de la cause anti-coloniale, son œuvre universitaire et savante n'est marquée par aucun préjugé doctrinaire ni par aucune concession aux différentes mémoires concurrentielles.

Il a, certes, qualifié les harkis de "mercenaires" mais a refusé pour eux le terme de "collaborateurs" (source). Il a certes eu recours à un anachronisme sémantique en nommant Algériens les habitants qu'on appelait alors Arabes ou Kabyles ou indigènes ou musulmans et en refusant le vocable aux Européens d'Algérie qui se désignaient pourtant ainsi ; mais c'est qu'il a choisi une dynamique historique, celle du mouvement des Jeunes-Algériens qui, dans la décennie qui précède la Première Guerre mondiale, pose les jalons initiateurs qu'empruntèrent les partisans de la sécession d'avec la France. Comme le dit Pierre Vidal-Naquet, dans sa préface à L'Algérie révélée : "la valeur nationale du mot algérien triompha".

Gilbert Meynier a été un historien sans concession à l'égard de la réalité coloniale. Mais il a refusé les divagations des anti-colonialistes post-coloniaux et autres indigénistes ou racialistes en écartant les discours délirants du régime algérien ou d'un politologue exalté tel Olivier Le Cour Grandmaison. Ainsi, il a écrit avec Claude Liauzu, en 2005 : "Il est faux d'affirmer que la colonisation a été un génocide ou une extermination" (lien). Et avec Pierre Vidal-Naquet, il a descendu en flammes le livre de Le Cour Grandmaison (2006) : "Coloniser, exterminer : de vérités bonnes à dire à l'art de la simplification idéologique" (lien).

 

Itinéraire

Gilbert Meynier est né à Lyon, le 21 mai 1942. Son père était instituteur. Il effectue toute sa scolarité dans cette capitale régionale.

À l'université, il devient responsabe de l'Unef. Et rencontre Pierre Vidal-Naquet : "Pierre Vidal-Naquet était pour moi un emblème respecté lorsque, à 22 ans, je fis sa connaissance à la rentrée 1964, alors qu’il venait d’être nommé maître-assistant d’histoire grecque à l’université de Lyon. À moi, chez qui les enseignants que j’avais jusque alors connus n’avaient pas réussi à susciter de vif intérêt pour cette matière, il la fit vraiment découvrir en en présentant un visage pour moi inaccoutumé — je venais de terminer mon diplôme d’études supérieures (aujourd’hui la maîtrise) en histoire médiévale et je préparais l’agrégation. Je me souviens en particulier d’une brillante synthèse de notre nouveau professeur sur le roi hellénistique — la période hellénistique était alors l’une des questions d’histoire ancienne au programme." (Confluences Méditerranée, 24 août 2006, en ligne).

Son premier contact avec l'Algérie date de l'été 1963 "lors d'un chantier d'alphabétisation à Oued Ouchaya (Hussein Dey), [il] y retourne l'été suivant, comme enseignant dans un «chantier culturel» à Ben-Aknoun" (Catherine Simon, Algérie, les années pieds-rouges, 2009).

En 1965-1966, Gilbert Meynier enseigne au lycée d'Ussel (Corrèze). En 1966, il est reçu à l'agrégation d'histoire, et affecté au lycée Alain-Fournier à Bourges (Cher) pour l'année scolaire 1966-1967.

ORAN 2009 JUILLET LYCEE PASTEUR EX LAMORICIERE
lycée Pasteur à Oran (photo de 2009)

En 1967, "il obtient un poste de professeur au lycée Pasteur à Oran, où il enseigne l'histoire-géographie. Il est ensuite coopérant, maître-assistant d'histoire contemporaine à l'université de Constantine, de 1968 à 1970." (Catherine Simon, op. cit.).

À la même date (1967), il renonce à sa thèse d'histoire médiévale et s'inscrit, sous la direction d'André Noushi, pour une thèse sur l'Algérie et la guerre de 1914-1918.

Il exerce encore une année dans le secondaire, au lycée Georges Clemenceau à Reims, en 1970-1971.

Sa carrière universitaire se déroule à l'université de Nancy-2, de 1971 à 2002, d'abord maître-assistant puis professeur à partir de 1984. Le 9 juin 1979, il soutient sa thèse à l'université de Nice.

Maître de son savoir, il n'a pas l'orgueil de refuser celui des autres. C'est avec Ahmed Koulakssis qu'il écrit un livre sur l'émir Khaled (1987). C'est avec Mohammed Harbi qu'il publie Le FLN, documents et histoire (2004).

Gilbert Meynier a habité à Malzeville, commune limitrophe de Nancy, puis à Villeurbanne et enfin à Lyon. Marié à Pierrette Arnaud (décédée le 1er novembre de cette année), ancienne professeure au lycée Hihi-El-Mekki de Constantine, il a trois enfants : Hélène (1967), Pierre-Antoine (1968) et Jean-Luc (1973).

Meynier Voix d'Algérie

 

Pierrette Meynier
Pierrette Meynier

 

 

repères autobiographiques

Gilbert Meynier a évoqué quelques étapes de sa vie lors d'un entretien avec l'écrivain algérien Kaddour M'Hamsadji, en mars 2005. (source)

  • J'ai fait mes études d'histoire à l'université de Lyon, où l'un de mes maîtres, en histoire grecque, fut Pierre Vidal-Naquet, le célèbre dénonciateur de la torture colonialiste, l'auteur de L'Affaire Audin, et la cheville ouvrière du Comité Maurice Audin. J'ai été très jeune un militant anticolonialiste – de sympathie originelle libertaire. J'ai notamment milité à l'Unef à Lyon.
    Aux étés 1963 et 1964, j'ai participé aux chantiers culturels à Alger. J'ai fait durant tout un été des cours d'alphabétisation (en français) au bidonville d'Oued Ouchaïh. Il m'est alors apparu qu'alphabétiser des humains dans une langue qui n'était pas la leur était un défi au bon sens.
    À l'origine, jeune chercheur, je m'étais orienté vers l'histoire socio-économique de la région lyonnaise au Bas Moyen-Age. Je lisais alors les chartes en latin médiéval aussi couramment qu'aujourd'hui je lis le journal.
    Mais mon intérêt pour l'Algérie a été le plus fort : j'ai abandonné en 1967 la thèse de doctorat que j'avais entreprise en histoire médiévale.
    L'année suivante, je me suis inscrit en doctorat d'État avec André Nouschi pour traiter un sujet d'histoire algérienne : l'Algérie et la guerre de 1914-1918. Le résultat en est paru, sous une forme abrégée de 792 pages, sous le titre L'Algérie révélée (Genève, Droz, 1981).
    Je suis resté trois ans enseignant en Algérie, un an enseignant de lycée à Oran (1967-1968), deux ans enseignant à la jeune université de Constantine (1968-1970).
    Si j'ai pu lire certains documents en arabe, c'est que j'ai entrepris l'apprentissage de cette langue dès 1967 avec un ami algérien qui a commencé à m'y initier.
    J'ai suivi ensuite un été de cours intensifs à Bourguiba School, à Tunis (1970). Je l'ai ensuite étudiée à l'université de Nancy-2, où j'ai enseigné de 1971 à 2002, et dont je suis professeur émérite. J'ai passé un semestre sabbatique au Caire en 1988.
    Ceci dit, je ne suis pas un vrai arabisant : depuis mon séjour au Caire, j'ai perdu la pratique, je m'exprime de manière hésitante, en cherchant mes mots. J'arrive à mener à bien la lecture de livres d'histoire et de documents en arabe, mais toujours avec un dictionnaire à portée de main.

 

Meynier avec livre

 

 

la thèse de Gilbert Meynier

 

Denise Bouche

Cr thèse Meynier par Denise Bouche (1)

Cr thèse Meynier par Denise Bouche (2)

Cr thèse Meynier par Denise Bouche (3)

Cr thèse Meynier par Denise Bouche (4)

  • Compte rendu de Denise Bouche, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1984, n° 31-2, p. 357-360.

 

 

Xavier Yacono

thèse Meynier cr Yacono (1)

thèse Meynier cr Yacono (2)

thèse Meynier cr Yacono (3)

thèse Meynier cr Yacono (4)

  •  Compte rendu de Xavier Yacono, Revue historique, juillet 1982, n° 7, p. 266-268.

 

Guy Pervillé

Ce compte-rendu de la thèse de Gilbert Meynier, L’Algérie révélée. La guerre de 1914-1918 et le premier quart du XXème siècle, préface de Pierre Vidal-Naquet, Genève, Librairie Droz, 1981, XIX - 793 pages, a été publié dans Annales Économie - Sociétés - Civilisations n° 4, juillet-août 1982, pp. 839-841.

La thèse de Gilbert Meynier, soutenue à l’Université de Nice le 9 juin 1979, nous est présentée par les Éditions Droz sous une forme allégée de ses notes, mais encore massive : près de 800 pages d’une typographie très dense. Ce travail considérable recoupe la dernière partie de la thèse de Charles-Robert Ageron (1), mais il ne fait pas double emploi avec elle. Non seulement parce que son auteur a poussé plus loin l’enquête, ajoutant aux archives utilisées par son devancier d’autres que celui-ci n’avait pu consulter, ainsi que des sources en arabe et des interviews systématiques de survivants. Mais surtout parce qu’il nous propose une interprétation sensiblement différente de faits qui restent, dans l’ensemble, hors de cause.

Les deux spécialistes semblent d’accord sur l’idée que la guerre de 1914-1918 a accéléré l’évolution de l’Algérie musulmane vers sa prise de conscience nationale, mais ils apprécient différemment la rapidité de cette évolution. Pour Charles-Robert Ageron, la guerre donne le coup de grâce au vieux «nationalisme musulman», et le mouvement national algérien proprement dit se forme progressivement à partir de 1919. Pour Gilbert Meynier, au contraire, la prise de conscience esquissée dès avant 1914 est achevée pour l’essentiel en 1919. L’Algérie sort de la guerre «révélée» à elle-même.

Ayant milité contre la guerre coloniale dès 1957 (à l’âge de quinze ans), puis découvert l’Algérie comme moniteur d’alphabétisation après l’indépendance, enfin comme coopérant à l’Université de Constantine, l’auteur sympathise visiblement avec la cause algérienne. Historien d’inspiration marxiste, il analyse avec une maîtrise enviable l’infrastructure économique de l’«impérialisme» colonial français, ainsi que les rapports de classes qui opposent les deux sociétés française et algérienne, et qui divisent chacune d’entre elles. À ses yeux, le colonialisme ou l’impérialisme colonial est un système d’exploitation et de domination (même s’il corrige le schéma léniniste pour tenir compte des réalités particulières de l’impérialisme français et de son cas algérien).

Puisque le colonialisme est un système, la bourgeoisie coloniale est par destination la «fondée de pouvoirs» de la bourgeoisie métropolitaine, et ses velléités d’autonomie, sans être négligeables, ne doivent pas être exagérées. C’est pourquoi les clivages politiques entre «colonialistes» et «libéraux» ne correspondent pas à l’opposition colons / métropolitains, à laquelle Charles-Robert Ageron semble tenté de l’identifier.

Comme Xavier Yacono, Gilbert Meynier admet donc l’existence d’une minorité de libéraux «algériens», mais il relativise ce libéralisme en le situant dans le cadre incontesté du projet colonial. Pour cette raison, il ne croit pas qu’il y ait eu d’«occasion perdue», en 1919 ni plus tard : le libéralisme ne pouvait aller jusqu’au bout de ses réformes sans mettre en danger le projet colonial et ouvrir la voie au nationalisme.

Celui-ci est évidemment la seule réponse adéquate au colonialisme, et l’indépendance, le seul remède efficace. C’est pourquoi l’auteur réserve dès les premières lignes le nom d’Algériens, suivant sa définition légale d’après l’indépendance, à la population «indigène» ou «musulmane», et appelle les colons Européens, ou «Algériens» entre guillemets, pour citer leur propre discours. Parmi les vrais Algériens, il distingue des «collaborateurs» et des «résistants», voire des «vichystes» et des «gaullistes» ; le «loyalisme» n’est mentionné qu’entre des guillemets ironiques, et assimilé, soit à l’attentisme, soit à un calcul intéressé.

Anachronismes ou simples anticipations ? L’auteur reconnaît que le terme Algériens ne s’impose vraiment qu’entre les deux guerres mondiales, mais il se justifie en montrant tous les signes de l’émergence progressive d’une conscience nationale de type moderne, se dégageant du vieux «nationalisme musulman» à travers l’échec du djihad prêché par le Sultan-Khalife, puis l’éclatement et la défaite de l’Empire ottoman. Ce nationalisme algérien se manifeste dès avant 1914 dans le mouvement Jeune Algérien, pendant la guerre par l’action d’émigrés maghrébins à Berlin, à Constantinople et en Suisse, et dès 1919, par celle du capitaine Khaled, petit-fils de l’émir Abdelkader, à Alger et à Paris.

La récente découverte par Claude Paillat à Washington du texte de la pétition adressée par l’«émir» Khaled au président Wilson en mai 1919, pour lui demander l’autodétermination de l’Algérie sous l’égide de la SDN (2) permet à Gilbert Meynier de marquer un point très important. Mais le fait que l’émir Khaled ait camouflé ses sentiments nationalistes sous le discours assimilationniste ou intégrationniste des Jeunes Algériens permet-il de conclure que tous ou la plupart d’entre eux dissimulaient dès avant 1914 leurs buts véritables ?

Tout en rejetant les affirmations excessives du «complot panislamiste», cher au colonialiste André Servier et de la dissimulation consciente, admise par l’historien arabe Belkacem Saadallah, Gilbert Meynier reconnaît avec le premier la «réalité nationalitaire du mouvement Jeune Algérien», et avec le second, que « ’élite crée une nouvelle conscience nationale et de nouveaux modes d’opposition» (page 226). Mais ses arguments ne nous semblent pas entièrement convaincants.

Même si la revendication avant tout égalitaire des Jeunes Algériens et la réaction coloniale devaient nécessairement les entraîner vers le nationalisme, cela ne prouve pas qu’ils étaient d’emblée conscients de cette nécessité. Le nationalisme «latent», ou plutôt virtuel n’excluait pas un désir sincère de s’assimiler ou de s’intégrer à la France, comme le montre l’exemple postérieur de Ferhat Abbas (De la colonie vers la province, 1931 ; La France, c’est moi ! 1936).

Et ce désir était bien réel chez les intellectuels formés par l’enseignement supérieur français, même s’il était contrarié, chez la plupart d’entre eux, par le souci de ne pas se couper de leur communauté naturelle. C’est pourquoi le mouvement Jeune Algérien, à notre avis, ne peut être considéré dans son ensemble comme le précurseur du nationalisme algérien. Ou bien comment expliquer que les intellectuels francisés aient pu jusqu’en 1936 nier l’existence de la nation algérienne et du nationalisme algérien ? Et que les véritables nationalistes n’aient cessé, jusqu’en 1954 au moins, de tirer à boulets rouges sur l’élite acculturée et embourgeoisée, accusée de trahir les aspirations de son peuple ?

Quant à ce peuple, on admettra volontiers que ses traditions et l’oppression coloniale le prédisposaient au sentiment national algérien (qui risquait pourtant de se perdre dans l’universalité de l’Oumma ou de se fragmenter dans les multiples particularismes ethniques, tribaux et locaux). L’influence de la guerre, avec la contrainte du recrutement forcé des soldats et des travailleurs et leur déracinement temporaire, semble devoir évidemment peser dans le même sens. Mais en fait, la thèse montre bien que le peuple algérien n’a guère bougé (sauf deux révoltes contre le recrutement, en 1914 et en 1916-1917, la seconde peut-être inspirée par l’exemple des Tripolitains et les appels des Turcs), et que la France a réussi à en tirer bon gré mal gré les hommes dont elle avait besoin. Derrière le «loyalisme» affecté par les notables, l’attentisme domine ; mais en dehors des chanteurs et des poètes frondeurs, les «résistants» actifs ne sont qu’une infime minorité.

De plus, l’expérience des quelque 300.000 Algériens déracinés ne fut pas uniformément défavorable à la cause française ; elle a pu dans certains cas renforcer le mythe séduisant de la « vraie France » opposée au colonialisme «algérien». L’auteur est obligé de reconnaître que l’intégration des soldats algériens à l’armée française (après les paniques, les désertions et les répressions des années 1914-1915) fut un grand succès, dû au paternalisme des officiers.

Tel ne fut pas le cas des travailleurs, recrutés de force et traités en «parias» dans les usines et les camps. Mais les uns et les autres découvrirent en France le monde moderne et le désir de s’approprier la science et la technique, bases de la puissance des nations. C’est après la guerre que le «refus scolaire» céda la place à la revendication de l’école française. Certes, le «mimétisme» n’est pas l’assimilation ; mais il ne l’exclut pas nécessairement.

Ne peut-on penser que la guerre a renforcé deux tendances politiques longtemps rivales : le nationalisme, faible et discret avant 1936, et l’«intégrationnisme» des élus Jeunes Algériens qui ne disparut pas à cette date, ni même en 1943, mais connut plusieurs résurgences jusqu’en pleine guerre d’indépendance ?

L’évolution politique de l’Algérie ne nous paraît donc pas si univoque, ni si linéaire, que le suggère la brillante thèse de Gilbert Meynier. Naissance d’une nation (comme le dit Pierre Vidal-Naquet dans sa préface) ou naissance d’un nationalisme (pour reprendre le titre d’un livre d’André Nouschi) ? La nuance est importante. Mais ces réserves ne diminuent en rien le mérite de l’auteur, ni l’intérêt considérable de son apport à l’histoire de l’Algérie, qui suscitera un débat fécond.

Guy Pervillé
source

(1) Les Algériens musulmans et la France, 1871-1919, Paris, PUF, 1968.

(2) Texte publié par Charles-Robert Ageron, dans la Revue d’Histoire maghrébine,Tunis, n° 19-20, juillet 1980.

 

 

le FLN : documents et histoire

  • compte rendu de lecture par Abdelkrim Badadja : source

 

 

l'Histoire intérieure du FLN

  • compte rendu de lecture par Fouad Soufi : source

Référence papier : Fouad Soufi, «Meynier Gilbert, Histoire intérieure du FLN, 1954-1962», Insaniyat / إنسانيات, 25-26 | 2004, 309-314.

Référence électronique : Fouad Soufi, «Meynier Gilbert, Histoire intérieure du FLN, 1954-1962», Insaniyat / إنسانيات [En ligne], 25-26 | 2004, mis en ligne le 14 août 2012, consulté le 16 décembre 2017. URL : http://journals.openedition.org/insaniyat/6610

 

 

la question des archives

Gilbert Meynier : D’abord je dois dire que la surabondance d’ouvrages édités pour ce cinquantenaire me laisse pantois. Cependant, aujourd’hui encore, beaucoup de documents font défaut.
Les six wilayas algériennes, j’ai pu les connaître grâce aux archives d’Aix-en-Provence et de Vincennes. Je n’ai reçu aucune réponse des autorités algériennes quant à mes nombreuses demandes de consulter leurs archives.
Ça a donc été un vrai manque qui m’a empêché de poursuivre correctement mes travaux. Je n’ai pas pu aller en Algérie pendant vingt et un ans. Aujourd’hui, j’y suis invité très régulièrement. Le contexte a changé, il est plus apaisé. Une nouvelle génération est là, qui n’a pas connu la guerre d’Algérie, cet entonnoir de l’époque coloniale.

  • Forum des écrivains, du 26 au 28 octobre 2012, Paris, mairie du Ve arrondissement (source)

 

 

Gilbert Meynier sur Charles-Robert Ageron, selon Benjamin Stora

 

Meynier sur Ageron par Stora

  • Benjamin Stora, Les guerres sans fin : un historien, la France et l'Algérie, 2008.

 

vidéos

 

 

 

 

 

Gilbert Meynier sur Études Coloniales

 

  • Il est faux d'affirmer que la colonisation française a été un génocide (avec Claude Liauzu) (2005) (lien)
  • Lettre ouverte à Arte au sujet des "Trois couleurs de l'Empire" (2006) (lien)
  • Avant-propos à L'Algérie des origines (2006) (lien)
  • Coloniser, exterminer : de vérités bonnes à dire à l'art de la simplification idéologique (avec Pierre Vidal-Naquet) - critique du livre d'Olivier Le Cour Grandmaison (2006) (lien)
  • Mise au point factuelle sur les événements de Constantine, 12 mai 1956 et jours suivants (mars 2007) (lien)
  • Du bon usage politique du passé colonial (juin 2007) (lien)
  • "Italiani, brava gente" : l'histoire de l'Italie entre national et colonial (janvier 2008) (lien)

 

 

 

photos

 

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bibliographie

 

L'Algérie révélée 1981 couv

 

Meynier couv

 

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Algérie au cœur couv

 

Pour une histoire franco-algérienne couv

 

Meynier couv (1)

 

Deux siècles d'histoire croisée couv

 

dossier : Michel Renard

 

 

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