Mohammed Harbi : citoyenneté et histoire, national et universel
Mohammed Harbi :
citoyenneté et histoire, national
et universel
Gilbert MEYNIER
On peut certes être un citoyen sans être un historien. En revanche, on ne peut à mon sens être historien sans être citoyen. En effet, la volonté sans concession de comprendre et d’éclairer le passé se déduit souvent de l’engagement au présent dans la vie de la Cité. C’est, d’une part, la raison pour laquelle Mohammed Harbi a dû, contraint et forcé, se résigner à devoir vivre dans la froideur de l’exil tant l’expérience lui avait prouvé qu’il lui était difficile de vivre et travailler dans le libre épanouissement dans son pays. C’est d’autre part, aussi, la raison pour laquelle, dans le champ historien comme dans le champ citoyen, Mohammed Harbi s’est toujours situé du côté de l’analyse et de la réflexion, contre celui de l’instinct et du réflexe. Son camp est bien celui des vrais intellectuels, lesquels ne peuvent être que de vrais citoyens, aux antipodes des forteresses investies par les croyants irraisonnés.
C’est bien pour cela qu’il a intitulé l’un de ses
livres, tiré de son habilitation à diriger des recherches, du jury de
la soutenance duquel j’ai eu l’honneur d’être membre en 1992, L’Algérie et son destin. Croyants ou citoyens ?
C’est dans ce registre qu’il faut entendre ce rapport de Mohammed
Harbi, datant de 1959, à l’époque où il était jeune attaché – il avait
26 ans - au cabinet de Belkacem Krim, ministre des Forces Armées, au
sujet de la guerre psychologique, si tristement célèbre, qui fut
conduite par les psychologues militaires de la sale guerre de
reconquête coloniale de 1954-1962 : Mohammed Harbi estimait alors
qu’une telle guerre n’était pas efficace et qu’elle dégradait la cause
qu’elle prétendait défendre : «Elle tend à développer en l’Homme
ce qu’il y a d’inhumain, les réflexes mentaux, au lieu de développer
ce qu’il y a d’humain : la réflexion».
■ J’ai toujours eu
sympathie et respect pour Mohammed Harbi parce que, d’une part, je le
situais dans la lignée de ces grandes figures libres et hardies de
l’Islam classique, de Abou l’ ‘Alâ’ al Ma‘rî à Ibn Khaldoun, et aussi
des grands promoteurs de la Nahda égyptienne au tournant des XIXe et
XXe siècles, souvent dans des trajectoires agnostiques, pour ne pas
dire plus. Mais d’autre part parce que je voyais aussi à l’œuvre chez
lui la réflexion libre, mais respectueuse, sur le fait religieux :
celle qui relève de la spéculation sur le destin et l’appartenance
spirituelle de l’Humain, qui est pour moi proche de la philosophie, et
que mon vieux maître du lycée Ampère de Lyon, M. Bernard, dénommait
bellement «la recherche systématique d’une conception générale de la
vie».
Mais en même temps, Mohammed Harbi a toujours
représenté que le fait religieux au Maghreb – comme
dans le reste de la
Méditerranée, comme partout ailleurs -, relevait aussi du social et du
politique, et que la religion pouvait y être dégradée en idéologie. En
cela il était d’accord avec la réflexion de Jacques Berque qui voyait
dans l’islam, ou dans ce que l’habitus socio-culturel dénomme
usuellement l’islam : le bastion de repli contre l’intrusion étrangère,
contre ce que Ahmed Tawfiq al-Madanî dénommait al ist‘mâr ul çalîbiyy – le colonialisme croisé. Pour redonner la parole à Mohammed Harbi, en Algérie, «la religion est restée le seul sentiment collectif liant, par-delà les particularismes, l’ensemble des colonisés». Et cette réflexion, entendue dans le courant d’une conversation : «Toutes les fois que les Algériens sont perdus, ils se raccrochent à l’islam».
Par
là, il faut peut-être entendre, au-delà des acceptions courantes, un
corpus socio-culturel, remontant vraisemblablement à la plus haute
Antiquité, et qui put revêtir des vêtures successives, - entre autres
Ba‘l Hammon à l’époque punique, Saturne africain à l’époque romaine, le
Christ Dieu des chrétiens ensuite, enfin le Dieu du tawhîd musulman.
Une inscription retrouvée à Beja, dans le règlement d’accès des
croyants à un temple d’Asclepios, énonçait l’interdiction de la viande
de porc, des relations sexuelles dans les jours précédant l’accès au
temple, et l’obligation de se déchausser pour accéder au temple… Cela
près de six siècles avant l’apparition de l’islam au Maghreb. À vrai
dire, au travers de toutes ces représentations du sacré, s’est aussi
sédimentée la somme des blocages et des tabous de la société ; et
régnait – continue à prévaloir ? - un habitus social de surveillance
mutuelle :
tout un chacun sait que, socialement, pour peu qu’on
respecte publiquement les interdits dénommés musulmans, on en est
largement quitte avec l’islam. Et cela n’est pas seulement une
caractéristique musulmane ainsi que l’ont si lumineusement démontré
Germaine Tillion dans Le Harem et les cousins ou Henri-Irénée Marrou dans son Histoire de l’éducation dans l’Antiquité.
Dans l’Athènes antique, réputée avoir été la mère de la démocratie, une
femme entrevue sans voile en dehors de sa maison était vue comme une
prostituée. Et ma grand-mère paternelle, dans son terroir montagnard
proche de la frontière italienne, n’aurait jamais imaginé entrer dans
une église sans avoir la tête recouverte.
■ Pour Mohammed
Harbi, surtout, dans ses deux premiers livres, Aux origines du FLN et
Le FLN, mirage et
réalité, le religieux fut pour les Algériens un
promoteur de mobilisation politico-communautaire. À ce titre, on peut
dire qu’il a constitué l’identité nationale, de même que, selon le
programme des ‘ulamâ’, la langue arabe. Cela interpelle
l’historien, lequel ne peut ignorer que cette identité, à la fois
musulmane et arabe, est partagée par une bonne vingtaine de peuples,
qui se sentent, eux aussi, musul-mans et arabes. À vrai dire, tout
dépend du sens que l’on donne à «national» : s’agit-il du wataniyy ?, s’agit-il du qawmiyy ? S’agit-il d’un qutriyy antithétique connotant l’iqlîmiyya ?
Les
Algériens militant pour la liberté étaient certes d’authentiques
patriotes, mais qui ne se seraient peut-être pas vraiment reconnus dans
les processus d’invention de la nation, cette «imagined community»
sécularisée dont l’historien anglais Benedict Anderson a dessiné les
traits avec toute la force de son talent, et qui relève de l’
«invention of tradition», ainsi que le disent si bien ses compatriotes
Eric Hobsbawm et Terence Ranger. On voulut en Algérie, en général,
davantage la liberté de la patrie que la liberté citoyenne. Ainsi
Mohammed Harbi fait-il judicieusement remarquer à propos d’Ahmed Ben
Bella,
interlocuteur favori du pouvoir d’État égyptien avant
l’arraisonnement de son avion par la piraterie française le 22 octobre
1956 : «Le fait que les Algériens puissent avoir une politique
étrangère à l’égard de l’Égypte ne correspondait pas à sa sensbilité».
Et il en allait de même pour le major Fathi al-Dib, patron des
mukhabarât pour les relations avec le Maghreb, qui ne concevait de
dirigeants algériens qu’épousant les vues des dirigeants égyptiens et
soumis à eux.
Ben Bella et Nasser
■ De son côté, Mohammed Harbi a depuis longtemps
pris ses distances avec nombre d’habitus sociaux et de tabous qui
construisent les codes de surveillance mutuelle régissant une société.
L’indique par exemple son rapport ouvert aux femmes qui l’a conduit à
préfacer l’œuvre du féministe égyptien Mansour Famhy, et qui fait de
lui un moderne dans le sens ouvert du terme, celui qui s’oppose par
exemple au Code de la Famille de 1984, qui aurait pu laisser croire aux
observateurs distraits que le FIS était déjà au pouvoir bien avant sa
fondation. Pour en avoir souvent parlé avec lui, je pense pouvoir
estimer que Harbi ne serait pas absolument en désaccord avec ce qui est
pour moi une constatation d’évidence : on ne joue pas impunément avec
des allumettes obscurantistes sans finir par se brûler les doigts.
Plus
largement, ce qui m’a toujours frappé – et ému - chez Mohammed Harbi,
c’est cette ferme synthèse
entre, d’une part, son algérianité (il n’est
pas pour rien issu du Constantinois, cette vieille terre numide de
l’irrédentisme algérien) et d’autre part sa grande ouverture aux autres
et au monde, à des gens et à des valeurs de toutes origines, de toutes
confessions, de toutes philosophies, à l’exception du racisme et de la
bêtise chauvine : j’ai cru au départ que Mohammed Harbi était un
marxiste normé, avant de m’apercevoir qu’il était autant khaldounien ou
wéberien, et qu’il avait bien d’autres références encore… Le blocage
chauvin et l’étroitesse hargneuse sont aux antipodes de son panorama
mental et intellectuel.
C’est que Mohammed Harbi est, en
même temps, un vrai historien algérien, et un vrai citoyen algérien.
Mais il n’a pu, en tant qu’Algérien, réunir ces qualités, que parce
qu’il est aussi un primordial citoyen du monde – ce Bürger der Welt que
chantait Schiller. C’est que les valeurs qu’il ressent comme devant
être pleinement des valeurs algériennes, il ne les dissocie nullement
de valeurs plus largement universelles : droits de l’Être humain,
combat pour l’égalité hommes-femmes, répulsion pour toutes les formes
de discrimination - donc du colonialisme comme système -, aversion pour
l’obscurantisme et le militarisme tels qu’ils se sont épanouis dans
tant de régimes autoritaires post-coloniaux, parfois sous la forme de
bureaucraties pesantes implacables. Ce n’est pas pour rien que l’un des
articles les plus incisifs – et décisifs - de Mohammed Harbi,
dans un
livre dirigé par Lucette Valensi, traite de l’assassinat de Ramdane
Abbane, le 27 décembre 1957, à Tetouan, en point d’orgue de
l’élimination des politiques du CCE – Dahlab et Ben Khedda -, lors de la
session du CNRA du Caire en août, en premier anniversaire antithétique
de l’historique Congrès de la Soummam.
■ À des gens de ma
génération, formés politiquement dans le combat anticolonialiste, et
qui, après 1962, continuèrent encore à sacraliser un FLN qui, de par la
justesse intrinsèque de son combat, semblait voué à échapper aux armes
de la critique, il a offert la toute première histoire du FLN, en
analysant sans complexe la nature et le cheminement du FLN et en le
dépeignant sous les couleurs complexes et contrastées qui figurent sur
le bouquet de tout travail d’histoire. Autrement dit, c’est grâce à
Mohammed Harbi que des gens comme moi ont pu se décomplexer pour
étudier l’histoire de l’Algérie, du nationalisme algérien, et
notamment du FLN, cela comme tout objet d’histoire, c’est-à-dire dans
la dialectisation. Mohammed Harbi m’a mieux aidé à comprendre que, en
histoire, tout est dialectique : je savais déjà, de par ma formation et
mes antécédents politiques, que, par exemple, le parti bolchévique fut
à la fois un authentique mouvement de libération sociale, et une
machinerie implacable de pouvoir. Le FLN fut incontestablement un
mouvement de libération, tout en relevant de la même complexité et de
la même harmonie des contraires.
Mohammed Harbi est donc
pleinement algérien et pleinement universaliste. Enraciné dans le
terroir constantinois d’El Harrouch, il a, jeune adolescent, participé
au combat libérateur du PPA-MTLD. Il a vibré aux luttes et aux espoirs
de son peuple. Mais, jeune cadre brillant du FLN, puis un temps
conseiller à la présidence et animateur de Révolution africaine, il a
eu très tôt à subir les rigueurs politiques pesant sur son peuple : il
fut victime de la répression consécutive au coup d’état militaire du 19
juin 1965. Il connut les mauvais traitements et la prison, puis la
résidence surveillée au Sahara, avant de s’évader vers l’Europe. Cette
Europe où il était aussi chez lui depuis que, jeune bachelier, il avait
débarqué à Paris en 1952-1953. Paris, où il fut jeune militant de
l’UGEMA, puis un des dirigeants de la Fédération de France du FLN,
avant de se familiariser avec la Belgique et l’Allemagne, où la
direction de la Fédération de France s’était repliée au printemps 1958.
■ Parisien,
Mohammed Harbi l’est bien davantage que moi par exemple, et bien plus
à l’aise dans ce que Gérard Noiriel dénomme la cage de Faraday
parisienne. Au vrai, une double source constituait Mohammed Harbi, et
continue à le constituer : d’un côté, celle de l’ancrage familial,
celle du terroir constantinois, celle du père, attaché à faire
apprendre au jeune Mohammed le Coran au jour le jour, d’un autre côté,
celle de ces éveilleurs d’idées que furent tels de ses professeurs au
lycée de Skikda. Puis, source multiforme aussi, émanée plus tard du
milieu des promo-teurs, à Paris, du mouvement Socialisme ou Barbarie,
ou au Caire, à la fin des années cinquante, de la fréquentation de
l’élite intellectuelle, si foisonnante et si riche, de
l’Égypte
contemporaine. Qui n’a pas dégusté un madbût dans un vieux café de la
ville d’Ismaïl ignore un des grands plaisirs de la vie. Et il y a des
gens qui, grâce à Dieu, savent aussi bien apprécier un grand madbût
que savourer un grand Bordeaux. De même, Mohammed Harbi aime également
la musique arabo-andalouse (il est de la province des maîtres du
Maalouf comme chaykh Raymond (photo ci-contre), comme Sylvain Ghrenassia, comme le
chaykh Mohammed El Hadj Fergani), et la musique du terroir populaire ;
je l’ai aussi entendu s’enthousiasmer aux chansons du grand poète
occitan Claude Marti, et il sait discrètement dire le plaisir qu’il a à
écouter le grand classicisme sans fioritures de Joseph Haydn.
C’est
bien pourtant à Paris que, volens nolens, Harbi s’est durablement
acclimaté et enraciné. Ce qui ne l’a pas empêché d’y reconnaître,
aussi, la «froideur de l’exil.». Avec la France, au demeurant, ne
s’est-elle pas jouée, aussi pour lui, cette partition si originale du
rapport fascination-répulsion, qui rythma le tempo de vie de tant
d’Algériens de l’élite à l’époque coloniale, et qui fut bien une
spécificité algérienne, singulièrement à distance du destin des
Tunisiens ou des Marocains ? Donnons la parole à Harbi, qui relate dans
ses mémoires une mission en Belgique à l’été 1956, en compagnie de son
compatriote skikdi Messaoud Guedroudj, et en connivence avec le
militant anticolonialiste belge Roger Ramackers :
«Un jour de
l’été 1956, alors que nous avions des armes à faire entrer en France,
il nous présente l’un de ses familiers, le docteur Henri Duchateau, qui
devait nous faire passer la frontière sans encombre et nous conduire à
Paris. Nous nous arrêtâmes à Reims pour dîner. L’air jovial, Guedroudj,
qui avait retrouvé toute son assurance, s’exclama : «Ah ! Que nous
sommes bien chez nous !» Ironique, Ramackers s’étonna : «Comment ?
Nous avons pris tous ces risques pour te conduire chez toi ? Nous
pensions qu’il s’agissait d’un territoire ennemi !»
Nous avons
ri tous les quatre sans prêter plus d’attention à cette curieuse
expression. Et pourtant, à bien y réfléchir, un Marocain, un Tunisien
l’auraient-ils employée ? Il n’y avait pas, chez l’Algérien, la moindre
équivoque quant à sa volonté d’indépendance. L’expression résultait
plutôt d’un long mariage qui, pour avoir été forcé, n’en avait pas
moins produit une sorte de «confusion des sentiments». Ainisi
Jacques Berque écrivit-il pendant la guerre : «La France et l’Algérie
? On ne s’est pas entrelacé pendant cent trente ans sans que cela
descende très profondément dans les âmes et dans les corps». C’était
vrai de notre génération, celle qui a su trancher les liens. Est-ce
encore vrai aujourd’hui pour les nouvelles générations ?
■ Comme quelques autres nationalistes algériens, Mohammed Harbi fut donc
dans un sens, culturellement, un homme des marges, comme d’autres ont
pu l’être, géographiquement ou/et culturellement : le héros de
l’indépendance italienne, Garibaldi, était de Nice – et Nice n’était pas
italophone mais occitanophone -, et Cavour, le bâtisseur politique de
l’unité italienne à partir du royaume de Piémont, était issu des marges
piémontaises subalpines ; il avait fait ses études à Genève et il
maîtrisait moins bien l’italien que le français. Aux marges, encore,
comme ces Hébreux du Chœur (le Va
pensiero !) des Hébreux du Nabucco
de Verdi chez qui l’identité s’exprime précisément dans l’exil et par
l’exil.
En tout cas, Mohammed Harbi a payé le prix fort pour
devenir, face au colonialisme, un Algérien libre ; et face au système
de pouvoir autori-taire régissant sa société, demeurer encore un
Algérien libre. Rendant compte à l’automne 2001, dans Le Monde, du
premier volume de ses mémoires publié à La Découverte (Une Vie debout,
mémoires politiques), je crus pouvoir donner pour titre à mon article
de recension : «Mohammed Harbi. Être au libre au FLN, ou la quadrature
du cercle». Il eut le bon goût d’en rire et de ne pas s’en offusquer.
Pour
autant, le FLN que connut Mohammed Harbi ne fut en rien
univoque. Il
fut peuplé de gens extrêmement divers : idéologiquement,
politiquement, socialement, et plus largement, humainement aussi, il y
eut de tout au FLN : il fut au bon sens du terme une très riche auberge
espagnole, et il porta en lui plusieurs virtualités. Certes, rien
n’aurait radicalement évolué en Algérie sans la commotion des armes
mise en branle par les chefs des maquis, peu après reconvertis en
hommes d’appareil de pouvoir. Mais rien ne se serait conclu sans ces
cadres civils de talent auxquels Mohammed Harbi appartint, lui qui
fut, en 1961, notamment, expert aux négociations d’Évian. L’historien
sait aujourd’hui que la victoire du FLN ne fut pas une victoire
militaire, mais bel et bien une victoire poli-tique, obtenue notamment
par le rayonnement du Front acquis dans le monde. Et ce rayonnement,
des gens comme Mohammed Harbi œuvrèrent sans relâche pour son
avènement. C’est donc aussi parce que des hommes comme lui ont su
naviguer sur le grand large, qu’ils ont été d’authentiques
internationalistes, qu’ils furent par le fait même de valeureux
nationalistes.
■ Et toute la complexité qui a constitué et
constitue encore Mohammed Harbi, a aidé, aussi, à bâtir sa stature
d’historien. Car Mohammed Harbi est bien un historien vrai. Il a certes
travaillé en partie à partir de souvenirs personnels et de témoignages
oraux, en partie grâce à des documents que, acteur de l’Histoire, il a
inlassablement photocopiés avant d’en faire don aux Archives nationales
algériennes, et encore grâce à ces archives, françaises et algériennes,
qui s’ouvrent encore trop frileusement pour contenter les historiens.
Il est, rappelons le, l’auteur, de ce maître livre de documents qu’il a
intitulé Les Archives de la Révolution algérienne. Dans son travail de
recherche historique, entrepris notamment dans la revue Sou’al,
Mohammed Harbi s’est soumis comme tout historien à la critique externe
et à la critique interne des documents. Car un document – oral ou écrit -
ne dit jamais la vérité en soi ; il dit une vérité et il doit, pour
cela, être analysé, étudié dans ses conditions de production et dans
les intentions de cette production, et aussi soumis autant que
possible à la règle de la confrontation des documents entre eux : un
témoin, volontairement ou involontairement, a toujours tendance à
reconstruire le passé selon son itinéraire personnel, ses intérêts et
son ambition.
Il faut donc d’autant plus se méfier des témoins
qu’ils sont davantage des hommes de pouvoir, ou à l’inverse parce
qu’ils ont été frustrés du pouvoir. En tout cas, par exemple, ce n’est
pas parce qu’un président de la République dit quelque chose sur
l’Histoire que ce quelque chose est vrai ; et il y a même de grandes
chances pour que ce soit faux. Ce n’est pas parce que la législateur
français a pu énoncer des aspects «positifs» de la colonisation
française qu’il faut lui emboîter le pas. L’historien ne se pose
d’ailleurs jamais la question du «positif» et du «négatif» en
histoire, car il lui incombe de rendre compte au premier chef de
toute la complexité du divers historique, lequel ne se réduit jamais à
des tableaux en noir ou blanc ; mais à
une riche palette où
l’impressionnisme aura toutes chances d’être plus vrai que le réalisme.
■ De
ce point de vue, Mohammed Harbi a rempli avec sérieux, opiniâtreté et
modestie, son contrat d’historien, tant à l’égard de l’Algérie, son
pays, sa nation, qu’à l’égard de tous les humains avides de connaître
l’Histoire. Et lui-même n’aurait pu être l’historien qu’il a été et
reste encore pour notre bonheur sans toute la richesse et la diversité
qui ont composé sa vie d’homme dans l’Histoire, acteur de l’histoire
qui s’est faite, inséparable de sa citoyenneté algérienne, avant de
devenir une figure-clé de l’historiographie contemporaine.
Gilbert Meynier
- 1954 : la guerre commence en Algérie (éd. Complexe, 1999)
document : déclaration de Mohammed Harbi, 26 octobre 1990
Consolider la démocratie,
préparer l'Algérie et le Maghreb
à entrer dans le XXIe siècle
■ Après dix-sept ans d'exil, précédés de plusieurs années de prison sans jugement, je peux retrouver mon pays, en toute liberté.
Tout au long de cette épreuve, j'ai refusé les offres d'émissaires de l'État venus me proposer de troquer des privilèges contre le renoncement à mes droits. J'estimais, j'estime encore, que la démission morale commence avec l'acceptation de placer le droit de l'État au-dessus de celui des citoyens.
Je milite depuis quarante-deux ans. Même quand les circonstances exceptionnelles – guerre d'indépendance, luttes civiles – m'ont contraint à des détours, j'ai toujours défendu le droit pour tous, et, d'abord pour les adversaires, de penser autrement.

Mohammed Harbi (à droite) et Saad Dahlab,
ministre des Affaires étrangères du GPRA, au Caire en 1961
L'histoire en mouvement a fait de moi un militant et un dirigeant du FLN de 1955 à 1965. À ce titre, je partage certaines erreurs de cette période, celles que je combattais déjà : liquidations physiques des adversaires politiques, attentats aveugles et tortures… nationalisation des petits commerces, etc., et celles que je me reconnais aujourd'hui, un certain romantisme, une transfiguration de la réalité au nom du peuple ou de la classe ouvrière.
Le 19 juin 1965, après le coup d'État du colonel Boumedienne, j'ai pris acte de l'échec de mes efforts. La contradiction entre mon analyse conceptuelle qui postulait l'évolution vers un système de type bureaucratique, et mon but politique, rénover le FLN, m'apparut clairement. Je me suis alors délesté de mes illusions et j'ai décidé de ne plus participer à un jeu politique fondamentalement corrompu. J'ai alors renoncé à un type d'action, qui me paraissait dérisoire, dans un système où on m'offrait d'être ministre, ambassadeur, directeur de société mais jamais véritablement citoyen.
■ Ce système, qui triomphait avec le coup d'État du 19 juin, était présent dans toutes les politiques des directions du FLN depuis sa fondation. Jamais une mesure prise en apparence collectivement ne l'a été réellement. Toujours des manœuvres subreptices préparaient les décisions et ne servaient qu'à consacrer la manipulation.
Les adversaires du FLN étaient à son image. Les discours différaient mais les pratiques étaient les mêmes. À travers ces pratiques, c'est le rapport de toute notre société à la liberté qui est posé.
Notre pays a besoin d'une réforme intellectuelle et morale, d'une réflexion sur soi qui cesse d'imputer tous nos maux aux dynamiques du dehors. La fascination pour le pouvoir, l'aspiration à la puissance, l'identification aveugle à la collectivité, le mépris du travail et des faibles, l'admiration pour les modèles d'autorité et les hommes forts, enfin, sont des obstacles dont nous devons prendre conscience si nous voulons créer un climat propice à la démocratie.
■ Être démocrate, ce n'est ni méconnaître les droits de l'individu, ni avaliser sans esprit critique les options de la majorité.
Être démocrate, pour moi, n'a jamais été contraire à mon engagement socialiste. Socialiste j'étais et je le reste. Mais que faut-il entendre par là ? La possession d'un savoir scientifique de l'Histoire de la société ? Certainement pas. Mais un engagement politique et moral contre un monde caractérisé par la séparation entre riches et pauvres, oppresseurs et opprimés, dirigeants et dirigés, les uns possédant la richesse, la culture et le pouvoir, les autres démunis ou exclus de ces privilèges. Le socialisme vit et vivra partout où persiste l'exploitation du travail. L'expérience algérienne s'est réclamée de cet idéal mais en mettant la classe ouvrière sous surveillance et en coulant le capitalisme bureaucratique dans le moule du vocabulaire socialiste.
Mes textes nombreux l'attestent. Je n'ai jamais vu dans l'étatisation telle que l'Union soviétique l'offrait, un modèle à prendre. Je n'ai pas cru, non plus, que seule la propriété privée correspondait à l'économie de marché. On comprendra mieux, dès lors, pourquoi la privatisation n'est pas à mes yeux une panacée.
La médecine de choc des recettes libérales pénalise les plus démunis, réduit à néant leur pouvoir d'achat, génère l'exclusion et risque, si l'on n'y prend garde, de compromettre l'autonomie nationale de décision. Tout se passe comme si la politique du gouvernement ne défait des nœuds que pour en nouer d'autres. Si le tissu social continue à se déchirer en profondeur, si le sort des classes populaires continue à se dégrader, nous courons droit vers des luttes civiles préjudiciables à tous.
■ Jamais les tâches de réflexion n'ont été aussi lourdes et difficiles. Notre société est confrontée à des questions majeures qui relèvent de la représentation que lui donne une vision mythique du passé. Si nous ne voulons pas que le tribalisme politique devienne notre lot quotidien et mette en péril notre unité, il nous faut le repenser. Notre peuple, ce devrait être une banalité de le dire, ne correspond pas à l'image qu'en donne l'idéologie nationale des années 1930 qui était le reflet inversé de l'idéologie coloniale. C'est là un regard sur l'histoire, non l'histoire elle-même.
Les repères d'identité que nous ont transmis nos aînés ont inscrit le religieux au cœur du politique et ont hypothéqué l'un et l'autre. Ils nous empêchent de nous tourner vers l'avenir et de créer une culture algérienne nouvelle à partir de notre diversité. Ils nous incitent à confondre État, communauté religieuse et nation, à ne pas distinguer le citoyen du croyant et à refuser aux femmes le droit à l'égalité avec les hommes. Or, la nation, c'est la société de tous les Algériens, c'est la société civile dans toutes ses composantes.
L'Algérie existe et vit mais l'algérianité n'est pas donnée une fois pour toutes. Elle est à inventer dans la bataille de tous les jours.
Dans le cadre d'un Maghreb uni, j'appelle tous mes compatriotes à y contribuer, à le faire sans a priori partisan et à s'orienter vers un large rassemblement politique et social pour consolider la démocratie et faire face aux grands enjeux mondiaux ; en un mot préparer l'Algérie et le Maghreb à entrer dans le XXIe siècle.
Mohammed Harbi
Le 26 octobre 1990
* Ce texte, dactylographié, m'a été transmis par Mohammed Harbi le 15 février 1991. Michel Renard
Commentaires sur Mohammed Harbi : citoyenneté et histoire, national et universel
je m'étonne toujours des gens qui ont participé à la révolution algérienne et qui ne l'ont pas comprise.
Il faut dire qu'il y a :
1)ceux qui font l'hisroire(Benbadis),
2)ceux que l'histoire fait pour la servir(Messali, Benbella, Ait Ahmed,....)
et
3)ceux qui veulent la refaire parce qu'ils n'y ont rien compris, c'est le cas de Mohammed HARBI.
Mais lui a participer à l'histoire et je l'envie pour ça. Merci Harbi.
Dans les années 1950, Lucien Douchet rompt avec ses attaches familiales et débarque dans l´Algérie coloniale. Produit d´une révolte contre tous les conformismes, il adhère au seul parti nationaliste ouvert aux Européens, l’Union démocratique du Manifeste algérien de Ferhat Abbas.
Il endosse l’habit de journaliste au service des colonisés sous le nom de Serge Michel, entraîné sans retour dans les combats de la décolonisation. Son internationalisme et les positions religieuses de la société algérienne lui interdisent la pleine assimilation, même s’il accède à la nationalité de son pays d’adoption.
Son engagement a quelque chose de désespéré, car il ne peut donner les fruits que ce libertaire en attend. . On mesure aussi à travers les déconvenues de Serge Michel, « exilé » en France pour se soigner et se soustraire à l´hostilité des islamistes, et enterré en Algérie avec tous les honneurs, les limites du tiers-mondisme.
Mohammed Harbi.
article du monde diplomatique signe MOHAMMED HARBI!!!!!
Ce que Mr harbi ne dit pas c'est qu'il fut le complice avec ben bella de l'installation de l'islamisme,et ce en sigant le texte du 1er Novembre 1954.
la constitution algerienne du 23 sept 1963
et le code de la nationalite algerienne afferent à cette constitution.
Qu'il assuma completment le depart des europeens d'algerie et des juifs, ainsi que la mise en place des status autoritaires du pouvoir FLN AVEC CERTAINS DE SES COMPLICES DNS L'ARMEE.
Lorsque le clan Ben Bella perdit le pouvoir,arrete emprisonne il s'echappa,interdit dans tous les pays arabes freres et revolutionnaires de la tunisie à l'egypte en passant par le maroc,"prets à le lacher aux chiens" c'est en france qu'il demanda protection et refuge
on croit rever...
Pour information Mr Harbi fait partie de ces intellectuels arabes qui demande à la françe de se repentir..
à vous de juger....DE LA LIMITE DU TIERS MONDISME....
extrait de la tribune(algerie)Mardi 29 jan 2008
"un film interdit au pays bas"
le gouvernement néerlandais, conscient des risques que la diffusion de ce film peut avoir tant sur la sécurité intérieure que sur ses rapports avec les pays musulmans, . Le coordinateur de l’antiterrorisme aux Pays-Bas a menacé le député Geert Wilders d’être expulsé du pays s’il diffusait son film. Le Premier ministre a parlé quant à lui de la «crise que risquait le pays». . Ces interventions ne semblent pas avoir eu d’effet sur Geert Wilders qui revendique son droit à «la liberté d’expression». Le gouvernement iranien a, par la voix du président de la commission parlementaire des affaires étrangères et de la sécurité iranienne, averti que l’Iran ne tolérerait pas que l’islam soit insulté.
La communauté musulmane des Pays-Bas, estimée à 1 million de personnes, se mobilise pour obtenir l’interdiction de ce film. La majorité des Néerlandais n’approuvent pas les dérives fascistes de Geert Wilders.
LA QUESTION EST DE SAVOIR OU SONT LES DEMOCRATES MUSULMANS,LES FEMMES"LIBERÉES",LES INTELLECTUELS ALGERIENS VENUS CHERCHER REFUGE EN FRANCE ET AILLEURS,LES MILITANTS ARABES DE LA SOCIETE CIVILE GENRE LDDH,MRAP,SYNDICATS, ETUDIANTS OU ADHERENTS AUX PARTIS POLITIQUES INSTITUTIONNELS,LES ALTERMONDIALISTES ARABES PRO DIVERSITE,LES PROFESSEURS ARABES DES LYçEES COLLEGES ET UNIVERSITTES DE CE PAYS,ET ENFIN LA VARIETE DES ACTEURS DES MOUVEMENTS "SOCIETAL" DANS LES QUARTIERS DES BANLIEUES ET D'AILLEURS.
PRQUOI DANS CE PAYS ET EN EUROPE ,IL N'Y AURAIT PAS UN VERITABLE 2 JUILLET1962,AFIN QUE DES MASSES SPONTANEÉS ARABES ET MUSLMANNES,DANS UN ELAN ET UN SURSAUT PUISSE DESCENDRE DANS LARUE,OCCUPER L'ESPACE PUBLIQUE PR CRIER À LA FACE DU MONDE;"NS SOMMES DES ARABES,NS SOMMES DES ARABES,NS SOMMES DES ARABES" NS SOMMES DES DEMOCRATES,NS L'ATTESTONS ET LE REVENDIQUONS PAR NOTRE FORCE ET DETERMINATION AFIN QUE LA LIBERTE D'EXPRESSION ET LA LIBERTE TOUT COURT NE SOIENT MENAçÈES.
ET L'ON PEUT ENCORE S'ETONNER DE L'ANGOISSE QUI MONTE DU FIN FOND DE L'EUROPE ET DE LA FRANCE QUANT AU DESTIN D'UN CONTINENT MENACÉ NON PAR PAR LES "EXTREMISTES" MAIS PAR LES MASSES AMORPHES,VEULES ET LEURS REPRESENTANTS QUI PAR BIEN DES FACONS APPORTENT LEUR SOUTIEN DISCRET EN SILENCE???
Et pourquoi la France interdit les films remettant en question le nombre exacte et la manière dont on tue les juifs? Au nom de la même liberté d'expression bien sur.
PRQUOI DANS CE PAYS ET EN EUROPE ,IL N'Y AURAIT PAS UN VERITABLE 2 JUILLET1962,AFIN QUE DES MASSES SPONTANEÉS de francais et de juifs,DANS UN ELAN ET UN SURSAUT PUISSE DESCENDRE DANS LARUE,OCCUPER L'ESPACE PUBLIQUE PR CRIER À LA FACE DU MONDE :" NS SOMMES DES DEMOCRATES,NS L'ATTESTONS ET LE REVENDIQUONS PAR NOTRE FORCE ET DETERMINATION AFIN QUE LA LIBERTE D'EXPRESSION ET LA LIBERTE TOUT COURT NE SOIENT MENAçÈES".
ET L'ON PEUT ENCORE S'ETONNER DE L'ANGOISSE QUI MONTE DU FIN FOND DE L'EUROPE ET DE LA FRANCE QUANT AU DESTIN D'UN CONTINENT MENACÉ NON PAR PAR LES "EXTREMISTES" MAIS PAR LES MASSES AMORPHES,VEULES ET LEURS REPRESENTANTS QUI PAR BIEN DES FACONS APPORTENT LEUR SOUTIEN DISCRET EN SILENCE???
Le cas de Lucien Douchet ressemble à beaucoup d'allemands venus en France en 1940 persuadés de répandre "le bien" à ces francais appartenant à une "race inférieure".
La seule différence est qu'ils n'étaient même pas enterrés en France avec tous les honneurs qui leurs sont dus.
En tant que historien et acteur du mouvement national,Mohammed Harbi a fait plus que quiconque
pour nous permettre de comprendre l'histoire de l'Algerie contemporaine.Ses ouvrages,ses publications,ses interviews sont une reference incontournable.
Contrairement à beaucoup de militants de sa génération il n'a pas été attiré par les priviléges du pouvoir puisqu'il a refusé tous les postes qu'on lui a proposés pour se consacrer
à son travail d'intellectuel et de militant.
Incontestablement c'est un grand homme.
La majorité des hommes politiques algériens qui ontprésidé aux destinées de notre pays depuis 1962 sont beaucoup plus soucieux de s'enrichir que de servir la société.En Algerie la politique est un moyen d'enrichissement.Aussi aucun homme politique,ni Ben Bella,ni Boummedienne,ni Chadli,
ni Bouteflika ni aucun autre responsable n'a écrit le moindre livre ne serait-ce que pour expliquer le moindre épisode de l'indépendance de notre pays,pourtant la période qui s'étend de 1962 à 2000 est riche en événements.C'est un devoir impérieux d'écrire afin d'apporter sa contribution et par voie de conséquence nous permettre de comprendre pourquoi le systéme qui nous régit depuis 1962 ne permet pas à des hommes comme M.Harbi d'occuper des postes de responsabilité dans notre pays.
C'était mieux avant?
"Sous l’ancien gouvernement, on vivait mieux". C'est malheureusement ce que pensent beaucoups d'Africains du Sud noirs aujourd'hui (hormis les 5% qui forment la nouvelle classe moyenne). J'étais à Soweto dimanche et j'ai été surpris par la violence des propos à l'encontre du gouvernement Sud Africain. "Incapables, rigolos, corrompus, etc...". Idem chez les Blancs évidemment, pas rassurés de voir que Mbeki soutient son voisin Mugabe, un brillant homme qui a réussi a ruiner en 20 ans un des pays les plus riches d'Afrique... Vendredi 23 Mai 2008 - 09:00
post d'un intervenant a la suite d'un article de liberation sur les massacres en afrique du sud des populations immigrees mozabicaine et zimbabweienne...
A LA GLOIRE DE MR MOHAMED HARBI ET DE SES AMIS TIERS MONDISTES.....C'ETAIT LE BON TEMPS ..;LE TEMPS BENI DES COLONIES....
Le président Mbeki paie une seconde erreur. Celle de s'être montré trop complaisant vis-à-vis du régime au pouvoir au Zimbabwe. Par ses déclarations lénifiantes répétées sur la crise qui secoue son voisin, par son refus de sanctionner les dérives du régime de Robert Mugabe, le président Thabo Mbeki a fait le jeu du dictateur au pouvoir à Harare. S'il s'était montré plus ferme, s'il avait mis à profit l'influence de l'Afrique du Sud pour contraindre Mugabe à céder le pouvoir, le président Mbeki n'aurait pas été obligé d'accueillir sur son sol plus d'un million de Zimbabwéens chassés de leur pays.
QUESTION;de qui cet editorial??? d'un reactionnaire raciste,d'un fasciste raciste,d'un blanc afrikaner,d'un fermier zimbabweien,d'un neoconservatuer americain, d'un evangeliste blanc supremaciste?
QUE NENNI! en francais dans le texte putain que non!c'est tout simplement du Monde du 24mai 2008 qui avait les yeux de Chimene pr Rodrigue en faisant croire que l'afrique du sud pays le plus puissant de l'afrique et le plus riche(grace aux blancs) allait permettre de trouver une solution...
ca fait pres de 25 ans que l'anc et le regime negrofasciste zoulou font la loi en afrique australe motivee par la seule haine du blanc,ca fait 25ans que le Monde se tait et d'ailleurs le Monde et les autres....
Vous avez demandé à en avoir ?
Nous avons parlé quelquefois avec le ministre de l’Intérieur ou ses conseillers, mais les relations sont tellement tendues, semble-t-il, qu’il n’est pas envisageable... On a beaucoup de peine. Par exemple, si on s’annonce en tant que pasteur protestant, on n’obtient pas de visa.
EXTRAIT D'UN INTERVIEW MGR BATY REPRESENTANT DE LA FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
Question;Prquoi"l'ignoble "Mgr Tessier et ses pretres obtiennent ils ts les visas qu'il souhaitent et à" l'envie"
parce qu'il y à un accord tacite passe depuis la fin de la guerre en algerie avec l'eglise collabo française,(la croix temoignage chretien,Mandouze et ses petits copains)celui de renvoyer au premier commissariat de police,le premier d'entre les algeriensà qui viendrait l'idee de se convertir...
ceux qui aujourd'hui font l'objet de proces,harcellement,menaces et violences sont d'obedience protestante et plutot americaine,il n'ont aucun scrupule,ne se sentent obliges d'aucune façon envers l'état algerien et assume completement et sans complexe leur vocation evangelique au sens le plus litteral du terme...Il n'ya d'evangile que la parole.Il faudrait que Mgr Tessier ait la pudeur de prendre" la parole"....
Je crois dur comme faire que Mohamed Harbi incarne la culture historienne au sens gramscien du terme ,c'est à dire: là ou c'est l'hégémonie intellectuelle qui règne et non la domination idéologique,dommage qu'en Algérie de nos jours,il n'est de place que pour les historiens larbins du système"les thuréféraires" de la machine des idées manipulatrices.En tant que simple étudiant algérien à l'université de Toulouse le Mirail,je pense que la falsification de l'histoire de notre pays est à l'origine de tous les maux dont souffre les algériens ,pour s'en convaincre,il ,faut voir du coté du systémé éducatif ,l'exemple des manuels scolaires ou toute mention historique qui n'arrange pas les tenants du pouvoir est simplement mise dans les poubelles,qui parle de Frantz Fanon ,de colonel m oulhadj ,de Abane Ramdane......,pour terminer je dirais qu'" il faut que l'histoire qui s'écrit éclaire l'histoire qui se crée" pour reprendre Harbi.Aux grands hommes ,la nation est toujours reconnaissante ,
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