le 5 juillet 1962, par Jean-François Paya
Vérité sur le 5 Juillet 1962 à Oran
Jean-François PAYA
IL N'EST PAS JUSTE DE DIRE QUE "l'armée française, qui n'avait plus le droit d'intervenir", comme l'écrit le journaliste P. DAUM dans un article du Monde Diplomatique (janvier 2012) (1).
On trouve dans Les Archives de la Révolution Algérienne (2) copies d’une lettre du Groupe FLN (5 membres) de l’Exécutif Provisoire, adressée au GPRA en date du 27 juin 62. Ce groupe se plaint, entre autres, de ne pouvoir signer divers protocoles prévus avec les autorités françaises avant le 11 juillet, vu le manque de directives dudit GPRA, et notamment le protocole sur le maintien de l’ordre, laissant ainsi la «porte ouverte aux risques d’intervention de l’Armée française après le 2 juillet en cas de débordements».
Comme le général Katz le reconnaît dans son livre (3 ): le statut des forces armées françaises en Algérie qui découle de la déclaration de principe des Accords d’Evian (JO du 20 mars) reste imprécis et ambigu et ce au moins jusqu’à la remise des pouvoirs de l’Exécutif Provisoire à une Assemblée Nationale Algériennne élue (prévue dans le chapitre V des accords d’Evian) qui ne sera effective que le 27 septembre 62 par Abderrahman Fares en personne à la tribune de cette Assemblée à Alger (4).
Cet état de fait permet à Katz d’écrire avec raison dans sa note n°99 du 20 juin 62, adressée à ses chefs de corps, que les forces armées françaises «contribueront par leur présence à rétablir et développer la confiance entre les communautés et qu’elles seront en mesure d’intervenir pour porter secours en cas d’agression aux ressortissants se réclamant de la nationalité française» (5).
Inutile de dire que cette note restera lettre morte et qu’elle fut contredite par des ordres stricts de non-intervention la veille de l’indépendance. Il ressort clairement de tout cela que la France était en droit d’intervenir pour protéger ses ressortissants selon les accords signés et en l’absence d’un protocole additionnel plus restrictif (puisque non signé du fait du FLN) au moins jusqu’à la fin des pouvoirs de l’exécutif provisoire, comme les délégués FLN l’écrivaient eux-mêmes au GPRA (qui avait sûrement d’autres chats à fouetter, vu ses dissensions internes).
C’est donc bien la France en la personne du Général de Gaulle (6) qui, de façon unilatérale, n’a pas usé de ses prérogatives – abandonnant au massacre des citoyens français, européens et musulmans, et ce au moins juridiquement jusqu’au 27 septembre 62 où la clause de remise totale de souveraineté prévue par les accords d’Evian a été remplie avec retard du fait de la lutte pour le pouvoir qui sera encore sanglante (7).
À noter qu’on ne trouve pas trace d’un ordre écrit de non-intervention aux Archives (8(. Cependant, la mention de «rappel de consignation des troupes» figure dans certains JMO d’unités (journal de marche et d’opérations) consultés aux Archives, alors que des exactions sur des Français sont signalées (9). Comment comprendre que, pour les victimes françaises, l’Armée Française s’en soit tenue, sans plus approfondir, au chiffre du directeur FLN de l’hôpital d’Oran – 25 morts ! –, alors qu’au Consulat de France on déclarait 800 "disparus" dès les premiers jours (10) ? Aucune enquête sérieuse n’a été effectuée dans les quartiers musulmans où les gens enlevés avaient été amenés et il y eut une complicité évidente entre les autorités militaires françaises et algériennes pour étouffer l’affaire dans le désordre et le chaos provoqués par l’exode des Français d’Oranie (11).
La provocation du 5 juillet avait bien abouti : faire avancer vers le pouvoir l’Armée des frontières, sous prétexte de rétablir l’ordre, faire peur aux Français dans la ville la plus européenne d’Algérie, ce qui correspondait aux vues du clan arabisant d’Oujda conduit par Boumediene et Ben Bella qui faisaient d’une pierre deux coups avec leurs services spéciaux (12) – ils sont toujours au pouvoir en Algérie.
non assistance en personnes en danger
Les Forces françaises en présence à Oran, le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger
En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du "Secteur Autonome d’Oran" nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs – 18 000 hommes – présents à Oran ce jour-là (13).
En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d’Algérie, mais elle a surtout le triste privilège d’être un cas unique dans l’histoire d’une armée présente sur le terrain à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les a laissés se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir – sauf cas rares et isolés.
Si on doit reparler du 17 octobre 61 à Paris qui a eu lieu en pleine guerre d’Algérie alors que le FLN était encore "l’ennemi officiel", pourquoi ne le fait-on pas de cette journée occultée par l’historiographie gaullienne et FLN, qui a eu lieu après la fin supposée de toutes les hostilités et en voie d’effacement de notre histoire avec son millier de victimes identifiables et appelées hypocritement "disparus".
D’autre part cette journée fut un des actes fondateurs de l’État Algérien dans sa composante militaro-mafieuse manipulatoire et provocatrice dont les effets sont plus que jamais présents à ce jour.
Le communiqué de l’état-major général de l’ALN (14).
Ce communiqué de trois pages, diffusé aux cadres le matin du 5 Juillet, ne fait pas référence à cette journée comme historique. Il explique pourquoi le GPRA qui l’a dissous «a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans ...» aprés une référence appuyée aux accords d’Evian ! Il cite la date du 1er Juillet «où le peuple s’est prononcé» comme historique, proclamant que le GPRA « est incapable de maintenir l’ordre», et il se propose de le faire en allant «protéger la minorité européenne» alors qu’on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran !
Il faut préciser que, dépourvue de moyens logistiques de transports aprés réquisition de camions et de bus privés dans la zone Tlemcen-Ain-Témouchent, l’ALN des frontiéres arriva à Oran le dimanche 8 Juillet et rétablit effectivement l’ordre tout en prenant le pouvoir. Pour Alger ce fut une autre histoire elle n’y entra qu’en Septembre après des combats avec les willayas 3 et 4 au niveau d’Orléanville et une négociation (15).
Jean-François Paya
Ancien combattant d’Algérie classe /54
Notes
NB Toutes les notes sont de Jean-François Paya.
1 - Le Monde Diplomatique, janvier 2012. L'aarticle de Jean-François Paya, qui suit, intitulé «De Gaulle est bien responsable des massacres», est cité page 81, «pour en savoir plus», du N° 231, Avril 1999, de la revue L’Histoire – sans aucune contestation depuis lors.
2- Les Archives de la révolution algérienne, rassemblées et commentées par Mohamed Harbi, éd. Jeune Afrique, Paris 1981 - Page 340, document 64.
3 - Joseph Katz, L’Honneur d’un Général, Oran - 1962, éd. L’Harmattan, 1993.
4 En effet les Accords d’Evian n’ont jamais prévu la remise des pouvoirs au GPRA mais à une "Assemblée Nationale Algérienne" élue.
5 - Cette note fait référence à une "période de transition" après l’indépendance sous la direction de l’exécutif provisoire qui était une création juridique française.
6 - Cf Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, éd. Gallimard, coll. Quarto.
7 - La responsabilité juridique et morale du pouvoir français était donc bien engagée.
8 - Du moins aux archives "consultables" – pour les autres il faudra attendre 60 ans !
9 - Certains officiers dont le lieutenant Khellif affirment avoir dû émarger la veille de l’indépendance.
10 - Voir Le Vieux, la crise, le neuf, éd. Flammarion, de Jean-Pierre Chevènement, officier issu de l’ENA, chef de cabinet adjoint du Préfet chargé des liaisons militaires et à ce titre supervisant le colonel de la force locale attaché à Jean Herly, consul général de France à Oran (critiqué par Katz qui le trouvait trop curieux sur les "disparus").
11 - Au sujet des victimes, sans entrer dans le débat sur leur nombre évoqué dans la note précédente, il a été signalé 440 plaintes au consulat d’Oran, en sachant qu’une plainte pouvait recouvrer plusieures personnes d’une même famille et que de nombreux hommes isolés (leurs familles étant déjà parties) n’ont pas été signalés à Oran.
Signalons aussil le « Bulletin de renseignement » du 2è Bureau/1515 EM:2em B/ du 12/7/62 classé secret, signalant «l’enfouissement de cadavres F.S.E., victimes du "pogrom" du 5 juillet au bord du Petit lac à coup de bull-dozer» ; une reconnaissance par hélicoptere fut ordonnée et des photos prises dans la soirée du 7 Juillet, mais aucune enquête officielle ne fut déclenchée.
44 ans aprés les faits, on procède enfin à une recherche sur la base de documents, à mon avis, aléatoires. À ma connaissance, les documents originaux comme les registres de relevés de plaintes déposées au consulat n’ont pas eté communiqués (j’y etait passé personnellement déposer une plainte pour deux amis "diparus"). En sachant que certains historiens algériens que je salue reconnaissent au moins 2 charniers au "Petit lac" et au cimetière Tamazouet.
12 - Un montage médiatique fut organisé par les responsables FLN d’Oran à Pont-St-Albin le 10 juillet pour tout "mettre sur le dos d’un sanguinaire mais minable chef de bande M. Attou qui sévissait dans les quartiers Est depuis le 19 Mars (voir presse locale dont l’Écho d’Oran sous "influence depuis l’indépendance). Le pseudo commandant Bakhti (de son vrai nom Némiche) complice de Ben-Bella dans l’affaire de la poste d’Oran et qui lui était tout dévoué tirait les ficelles de cette affaire que personne ne crut à Oran même chez les Musulmans.
13 - Liste des unités présentes à Oran ou à proximité, le 5 juillet 1962
Secteur Oran Ville
3 Régiments d’Infanterie + 1 bataillon : 5è RI - 21è - 67è - 3/43è RI -
3 Régiments d’Infanterie de marine + 3 Bataillons : 8è RIMA - 22è - 66è -1/2è - 1/75è - RIMA - 1/2è RAMA
2 Régiments de Zouaves : 2è et 4è Zouaves
1 Régiment de Cuirassiers : 3è Cuir
3 Bataillons de Chasseurs Portés 10è - 29è - 30è BCP
2 Bataillons RA : 1/27è et 324è RA
2 Groupements GAAL : 452è et 457è
Enfin 23 escadrons de Gendarmerie Mobile
Il faut ajouter les éléments de l’Armée de l’Air basés à la Sénia et de la Marine à Mers-el-Kébir, Arzew et Tafaraoui (Aéro-Navale).
Soit une garnison totale de 18 000 hommes dont 12 000 sur le seul secteur d’Oran-Ville cantonnés sur plusieurs sites, casernes, lycées, collèges, stades, écoles imbriqués dans la ville à proximité immédiate des événements tragiques qui ont eu lieu.
14 - Note de rens 1266:B2:sec-conf /odj EMG ALN du 5 juillet 62.
15 - Cf le texte intégral dans le volume 3 de notre livre L’Agonie d’Oran, publié en 1999.
Personnellement j’adhére à la thése défendue aussi par certains historiens algériens selon laquelle de Gaulle avait choisi de favoriser l’accession au pouvoir du clan d’Oujda.
Commentaires sur le 5 juillet 1962, par Jean-François Paya
l faut aussi admettre que le general Katz a oran a bien recu des ordres superieurs et au dessus de sa hierarchie normale
pour ne pas appliquer ses propres directives du 20 juin (defendre nos resssortissants )donc contact avec Elysee pas virtuel
il aut aussi admettre que Katz n"a pas ete desavoue
par ses supereurs militaires et meme recompense par une 4em etoile (general d Armee)
et fait grand officier de la legion d "honneur remise par De gaulle en personne
Comme je l"ait dit je reste persuade que si le FLN (fraction provocatrice) avait su que l armee FR pouvait intervenir
la provocation et le massacre n"auraient pas eu lieu et les incidents seraient restes mineurs
comme chaque fois qu il y eu intervention en depit des ordres (les FAF etaient encore craintes ),
Elements prouvant que Paris etait informe mais disparus des Archives !
Témoignage de monsieur Étienne ESTÈVE-CASTILLA Radio Telegrahiste PTT Oran (donnes dans le livre "Agonie d Oran"
Côté rue, d'une fenêtre de l'immeuble face à la station, un monsieur penché criait de lui jeter une corde pour venir vers moi car dans son immeuble on tuait à vue, femmes,
enfants, vieillards. C'était un massacre.
Dans le même temps en bas, dans la rue, je vis un vieillard qui revenait du marché avec son panier de provisions, tué sous mes yeux. Un jeune armé pris un vélomoteur
qui se trouvait là, le jeta sur le vieux monsieur qui tomba à terre et pointant son arme, le tua. Je ne trouvais pas de corde pour venir en aide au voisin.
J'appelais sur les ondes radio : Au secours en mer ! ici on massacre femmes, enfants et vieillards. La station de Gibraltar radio me répondit la première.
Elle me rappela un peu après et me dit que l'escadre anglaise, en alerte, appareillait pour porter secours.
Il était déjà 12 heures 45, le navire français Colomb-Béchar me contacta.
son Cdt se mit à ma disposition.
je lui dictais un message de secours immédiat adressé au Ministre des P.T.T et au Ministre de l'Intérieur à Paris. Le message reçu par le navire fut transmis au ministère
par la station de Marseille Radio.
Plus tard, ayant rejoint le Bureau Central Radio de Paris, j'ai pu voir la copie du message reçu par la "Gare Centrale Radio" à 13 h 05 et retransmis aux Ministères.
...
Le Quai d'Orsay avait averti les forces algériennes que devant la tournure que prenaient les événements, la France était obligée de déconsigner ses troupes et donnait
un certain délai pour évacuer et éviter l'affrontement.
Les assaillants se replièrent vers le quartier St Eugène, au sud de la ville, évitant les casernes où les troupes françaises étaient enfermées depuis le 1er juillet 1962.
-Document - Témoignage de ESTÈVE-CASTILLA Evènement du 5 juillet 1962
Témoignage de Monsieur Jean-Henri FOURCADE
La fille du concierge du Tribunal, musulmane qui séjournait chez des amis arabes dans leur quartier m'indiqua plus tard que des camions chargés d'européens arrivaient
le 5 juillet sur la place du quartier. Les malheureux étaient déchiquetés par la foule qui piétinait les lambeaux de chair.
Le beau-père et le beau-frère d'un cousin de mon épouse, Serge Ribaud qui étaient descendus en ville n'ont jamais reparu.
En 1985, alors que j'étais Président de la Cour de St Denis de la Réunion, un fonctionnaire me déclara un jour qu'il accomplissait son service militaire à Oran, et qu'après
les événements du 5 juillet, l'armée avait retiré de nombreux cadavres d'européens du Petit Lac, à la sortie d'Oran.
Pau, le 30 janvier 1999
Je précise que la présente déposition peut-être produite en justice et que je connais les peines prévues en cas de faux témoignage.
-Document -Témoignage Jean-Henry FOURCADE Juge Instruction à Oran
le colonel Pérolaz, Commandait la Légion de Gendarmerie d’Oran en juillet 1962.
Je me souviens très bien avoir reçu l’ordre du Colonel de ne pas intervenir pour porter secours aux Français poursuivis par les arabes du FLN. qui dévalaient sur la ville
européenne par centaines.
Par contre les personnes se présentant au portillon, la grande porte étant verrouillée, étaient accueillies et mises à l’abri.
Lorsque le calme fut revenu vers les 18h, elles furent transportées en véhicules jusqu'à leur domicile pour celles qui le désiraient.
j'étais sous les ordres du Colonel PEROLAZ, j'ai été un témoin oculaire avec le dit Colonel, ainsi que de nombreux autres officiers et sous-officiers qui assistaient
impuissants derrière les fenêtres lors des évènements du 5 juillet 1962 particulièrement ceux du Square Garbé où était situé le bâtiment de la Gendarmerie.
Le palais de justice se trouvait juste en face dans une petite rue à gauche par rapport à la Gendarmerie.
Je confirme l’exactitude du témoignage de Monsieur le Juge d’Instruction Jean-Henri FOURCADE.
Je déclare être prêt à témoigner devant la Justice Nationale ou Internationale sur de nombreux autres crimes commis par le FLN dans les circonscriptions où j'étais en
poste depuis le début des évènements jusqu’au jour de mon rapatriement fin Août 1962.
Je précise connaître les peines prévues en cas de faux témoignages mais que mon intention n’a d’autre but que de servir la Justice, la VRAIE.(Gendarme )
> Le general Katz dans son livre parle du statut des FAF qui decoulerait des Accords dEvian (jo du 20 mars) pas du GPRA jamais cite ni reconnu dans ces "accords"
> ni du fait que l·executif provisoire (seule entite reconnue ) n·ai pas signe "le protocole Du maintien de l·ordre"C·est Harbi qui le dit et c est un fait
> d ou "risque d intervention"etc et ils ont raison ce fait renforce la possibilite d intervention des FAF avec une force locale bien mal en point !du fait des desertions
> en masse vers l ALN interieure.(pas prevue comme l ALN externe dans les accords) Les directives militaires anterieurs ont surement servies a Katz pour lancer sa note du 20 juin reproduite dans son livre Ensuite que c est il passe ,la consignation stricte
> des troupes meme devant les agressions de nos ressortissants ,les provocateurs FLN le savaient ils ? (a mon avis et selons informateurs muslims a posteriori oui
> Paris pas au courant a demontrer mais a mon avis un caporal comme Katz n aurait pas sollicite des directives ?surprenant ! et sans celles ci avait un pretexte en or
> pour prendre des initiatives courageuses (c est la sa faute ) mais il n·eut pas l·ame de Von Choltitz a Paris ! Il y eu bien d autres affaires que le "commite des Affaires Algerie"ne fut pas au courant et le debat reste ouvert pour les collusions pouvoir gaulliste / ALN exterieur comme l affirme aujourd·hui des intervenants Algeriens
> le GPRA etait considere par certains comme marxiste(un gag de certains services francais )!et on etait en pleine guerre froide et l essentiel pour de Gaulle etait les essais nucleaires au sahara le reste......
Tout cela pour dementir ce que dit cet ignorant de Daum( mais non historien )"l'armée française, qui n'avait plus le droit d'intervenir", comme il l'écrit dan son article du Monde Diplomatique et puis au dela de tout, le simple devoir de proteger ses ressortissants essence et raison d etre d·une Armee en dernier ressort
Pratiquements inconnus ou innutilises par journalistes et Historiens
1)Le document du groupe FLN de l’exécutif provisoire adressé au GPRA en date du 27 juin 62 qui faute de directives se plaint de ne pouvoir signer " le protocole de maintien de l’ordre " D'où risquesd’interventions de l’Armée française après le 2 Juillet en cas de débordements " (citation sources archives du FLN M Harbi)
2)Le document Note no 99 du 20 juin 62 du Général Kartz à ces unités Qui prévoyait l’intervention en cas d’agressions de nos ressortissants (non appliqué ;suite ordres supérieurs) après l’indépendance dans la période transition vers un pouvoir Algérien élu prévu par les accords d Evian ! (Document reproduit dans le livre de J Katz "l honneur d·un gemeral)
3)Le document classifié du 2em bureau d’Oran présentant
http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/12/15/22986756.html
L’ordre du jour du 5 Juillet 62 de L’ALN d’Oujda prévoyant de manière prémonitoire sa vocation de maintenir l’ordre ! et sa condamnation du GPRA (texte intégral volume 3 Agonie d Oran)
Voici des éléments d’archives chères aux historiens mais négligés par certains qui nous reprochaient de nous appuyer que sur la Mémoire ! Quant au film d’Yves Courrière " la guerre d’Algérie " analysé par Jf Paya nous avions signalé à Courrière (volume III )qu'il utilisait des images anti datées et manipulées prises à Oran le 5 Juillet sans obtenir de réponses &*. Voilà quelques précisions à notre avis utiles pour enrichir les références du dossier relatif au drame du 5 Juillet 62 à Oran
Oran 5 Juillet 62 livre de G Zeller
POUR INFO BIEN CORDIALEMENT SUITE A UNE CERTAINE PRESENTATION
> ET RECENSION DU LIVRE "ORAN 5 JUILLET 62 " DE GUILLAIME ZELLER
> > Merci au général FAIVRE
OUR LE COMMENTAIRE DU LIVRE
> >de Guillaume Zeller. Oran 5 juillet 1962, un massacre oublié.
> > Préface de Philippe Labro. Tallandier 2012, 224 (Diffusion par le CLAN)
> > OBSERVATIONS par JF Paya HISTORIEN DU 5 JUILLET 62 REFERENCES LIENS INE FINE
> > Naturellement je réitère ma critique sur une position ambigue signalée par le général Faivre " Coups de feu non localisés" ce qui est faux comme nous l
> > L avons démontré :/ activé par les meneurs de la provocation " c est l OAS " qui encouragent "le phénoméne d 'Hystérie collective" ;et les trois causes citées sont d ailleurs trés concomitantes et complémentaires . J"espére que "l inértie
> > du géral katz " est mieux explicitée et ne suis pas d accord sur l appellation "légaliste"pour Katz la loi lui permettait d intervenir pour secourir des citoyens
> > Français ;sans compter diverses circulaires j espére que la responsabilité du président De Gaulle est bien soulignée qui explique "l incompréhension de l attitude de Katz .;"carence de l"administration " mais aussi du commandement supérieur qui na pas réprimandé Katz alors qu il pouvait s appuyer sur des directives antérieures que le général Faivre connait bien et tout simplement sur le devoir militaire le courage et l initiative d un chef , ,
> > NOUS RAPPELLONS NOTRE POSITION A DEBATTRE AVIS COMPLEMENTAIRE QUE VOUS POUVEZ SIGNALER
> Certains historiens disent "origine des coups de feu inconnue" laissant planer un doute sans donner tous les éléments pour juger. Coups de feu initiaux vers 11 h 15 place karghenta et boulevard Joffre sur le défilé FLN structuré qui venait de "la ville nouvelle" on en est pratiquement sûr par divers témoignages tant algériens que PN et militaires ( Cdt du service social des armées et sa secrétaire placés sur la terrasse du service social des Armées
> > Boulevard Joffre "venant d"un grand immeuble situe plus haut film Pathé ) Capitaine Gaston cité par le Général Katz a vu des tirs venant de la maison de l’agriculture place Karghenta témoignages d’ATO touchés et scouts musulmans ainsi Katz conclut donc sans preuves à des "desperados OAS". C’est ce que les meneurs de l’émeute crient en bas "C’est l’OAS" Mais il faut dire que pas un seul tireur européen na été trouvé autour de ces immeubles cernés par les miliciens FLN en armes qui ont envahi les étages et fouillent partout et quoi de plus ressemblant dans la confusion totale à un musulman armé qu’un autre musulman armé qui fait semblant de chercher aussi ! Personne ne pouvait supputer le tir des uns sur les autres ! Et pas beaucoup n’étaient au courant des divergences Oujda GPRA même nos services ont mis le temps à le comprendre voir dans mes archives le document classifié du 2èm bureau d’Oran qui vient de découvrir 15 jours après l’OD Jour du 5 juillet de l’EMG d Oujda, qui prévoyait prémonitoirement qu"il faudra protéger la minorité européenne et > que le GPRA n’était pas capable de maintenir l’ordre ni de gouverner l’Algérie! A mon avis les historiens en ne donnant pas tous ces éléments se réfugient dans une fausse neutralité qui nuit à la recherche de la vérité. Maintenant il ne s’agit là que de logique. Pour ma part j’ai eu coté informateurs algériens d’autres certitudes quant à la provocation montée par l’EMG du Maroc et même des auteurs qui sont loin d être favorables aux PN en ont convenus.
> Voir mes textes NOTE SUR LE CHIFFRAGE DES VICTIMES.ON SOUS ESTIME TOUJOURS LE NOMBRE DE CHEFS DE FAMILLES SEULS
> > A ORAN QUI N ONT PU ETRE SIGNALES "DISPARUS LE 5 JUILLET " PAR JEAN FRANCOIS PAYA le 20-12-09 c
>http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/02/16/23538008.html
NOUVEAUX TEMOIGNAGES TRES IMPORTANTS SUR LE 5 JUILLET 62 A ORAN Un nouveau commentaire vient d'être enregistré sur le blog "études-coloniales" Commentaire : C'est vrai. A ma connaissance il n'y a eu aucune enquête sur les évènements que j'ai [...] »
> > Pour voir le commentaire dans son contexte, cliquez sur le lien ci-dessous :
> http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2010/11/13/19596242.html#c48833416
> > > D autre part j ai demandé à un officier chef d une section de GMS aussi Force Locale cantonné prés d Ain Temouchent enlevé aussi dans les memes conditions de nous donner son témoignage Merci à D Chatillon pour son envois d un interw du trés médiatique G Zeller (tant mieux)dans "Direct Matin" du 16 Mars Sauf que je suis pas d accord avec L"appreciation "Accords d Evian Caducs" ils venaient tout juste d etre ratifiés par le peuple Algérien ! et intervenir en légitime défense n etait pas "violer la souveraineté du nouvel Etat Algérien "qui n etait pas encore en place selon justement la procédure prévue par ces accords ! et le protocole de maintien de l ordre non signé par
> > > l executif provisoire faute de consignes du FLN (M Harbi et autres ) La congélation des FAF
> etait une consigne purement Française et lALN (surtout extérieure) nétait pas prévue dans ces accords:
> D autre part il ne faut pas sous estimer son intention d eviter une enclave de facto d européens
> > > à Oran et de" les faire partir" Ceci dit G Zeller renforce la position "d un coup prémédité en soulignant dans l anarchie apparente une certaine organisation des massacres ;trnsports de victimes etc ;;
Jean Francois PAYA
Bonjour !
Alez donc faire un petit tour sur le forum de "défense du Maghreb" dont je vous donne le lien ci-dessous:
Amusez vous bien !
Par souci de transparence et d information
ci joint le "Lien de la récension" du Général Faivre sur le blog du CLAN
http://www.clan-r.org/portail/Oran-5-juillet-1962-Un-massacre
Le livre de G Zeller donne une synthése assez brillante de tout ce qui à été etudié et dit sur ce dossier depuis 50 ans ;Tant mieux s "il a trouvé un éditeur et s" il pérce dans les médias sur ce sujet assez occulté depuis les 3 volumes de "l Agonie d Oran" témoignages à chaud et non éloignés (important pour un Historien )recueillis par Claude Martin et Genevieve de Ternanr àl"Echo d Oranie;mes propres recherches
(en partie dans le volume 3)sur le térrain de 62à 65 et plus tard en Métropole(pas d"éditeur mais tout sur internet en diffusion libre )Taper "jean francois paya"sur GOOGLE
;Le livre "la Tragédie dissimulée" de Jean Monneret sorti en 2006 avec un avis différent du notre sur les causes et le chiffrage des victimes ;mais enrichissant aussi; Le dernier livre de JJ Jordi
qui contient un passage important sur le 5 juillet
et qui rejoint nos analyses quant aux causes et en partie sur le chiffrage (un débat sur les nons déclarés à Oran) Mais avec des archives que nous ne pouvions avoir il y a seulement 10 ans et en fin ce livre de Guillaume Zeller (assez d accord avec nous aussi)avec des compléments importants en souhaitant que cela continue avec notamment des temoignages d Algériens qui commencent d arriver
et que nous avons diffusés
Synthèse des renseignements venant des « correspondants » algériens proches de l’Etat Major de la Willaya V de janvier 62 à juin 62.
(sources archives privées)
A posteriori, on se rend compte que les renseignements d’ordre militaire devenaient de moins en moins importants côté français (la Willaya V intérieure étant réduite à sa plus simple expression avant le 19 mars). C’était surtout à partir des « négociations », la position politique de l’EM d’Oujda qui importait et son avis sur la contrôle français de la base de Mers El Kébir, sachant que le dit EMG-ALN n’était pas directement impliqué dans ces négociations et de plus en plus hostile au G.P.R.A , dont le président Bkhédda passait pour un « marxiste » voir « pro chinois » pour les français. Ce qui expliquerait le choix de De Gaulle, son poulain
F. Abbas ayant été évincé, pour la tendance « extérieure » en apparence plus islamiste : Boumediene / B.Bella.
Pour l’EM d’Oujda la « hantise » était la crainte de la création d’une enclave « européenne » de facto à Oran et ses environs, justifiée par une présence qui se concentrerait des français d’Oranie sur le site amorcée par le « leurre » Gaulliste de la partition, condamnée primitivement par l’OAS (exécution Leroy, Villard) et repris en catastrophe les deux derniers mois par l’OAS d’Oran (Général Gardy)) sur « la plateforme territoriale oranaise » : un des éléments parmi d’autres (éviction totale du GPRA et de ses partisans en Oranie) de la provocation d’Oran du 5 juillet 62, pour faire peur aux Européens et venir « rétablir l’ordre » tout en mettant au pas les opposants (voir liquidation de certains, soit disant « évacué » par Mers El Kébir !) : nous ignorons si une tractation sur la base des éléments A et B a pu exister ? En tout cas pas localement. Le général Katz prévoyant des interventions en « légitime défense », des ressortissants français dans sa note du 20 juin. En tout cas, cette note fut contredite au dernier moment par des ordres de consignes strictes des troupes, alors que le contraire avait été promis, par des tracts et la presse locale (l’Echo d’Oran). « L’armée restera pour vous protéger » les semaines précédentes. Le pouvoir central Français est directement impliqué – Katz ne faisant que se parjurer en exécutant les ordres.
> Objet : "SILENCE D ETAT "le Dernier Livre de J JORDI
> > Complots et manoeuvres pour chasser les PN d'Algérie voila ce qu'enseigne le livre de Jordi Mais je vais plus loin en essayant de démontrer un lien objectif entre le pouvoir Gaulliste et les "putchjstes" Algériens de 62 de l'Armée des Frontiéres ; comme le déclare aussi une
certaine opposition Algérienne
D 'AUTRE PART .LE COMITE DES AFFAIRES ALGERIENNES AU VU DES ARCHIVES
(LIVRE DE M FAIVRE°) NE TRAITE PAS DANS LA PROCEDURE AVEC LE GPRA MAIS UNIQUEMENT AVEC ( (Pages 300 ET 320 REUNION DU 5 jUILLET 62+)
"L EXECUTIF PROVISOIRE" A QUI LE GENERAL D GAULLE SIGNE UNE LETTRE (A son président Abderamane FARES) DE RECONNAISSANCE/ REUNION DU 5 JUILLET 1ER APRES INDEPENDANCE TOUJOURS RELATIONS AVEC EXEC PROVisoire INFLUENCE DE BBELLA EVOQUE DESERTION FORCE LOCALE EN SA FAVEUR SIGNALEE
Remarquez que ce comité " des aff algériennes "traite avec "l'executif provisoire"(protocoles et conventions additifs à Evian du 28 Aout qui nous régissent encore) Voir les Piéces Jointes pour infos à suivre et il devra remettre formellement ses pouvoirs non à GPRA où ALN /BBella mais à une assemblée élue qu'il ne fera que fin Septembre donc officiellement la France est neutre mais de ce FAIT FAVORISE CEUX QUI VIOLENT dés le 3 Juillet les accords D'Evian (ca dire EM Oujda et Bbella )MAIS A MON AVIS UN POUVOIR RESPONSABLE NE PEUT PAS NE PAS AVOIR UNE POSITION AU MOINS OFFICIEUSE tout au moins pour certaines clauses de l'application des "Accords" notamment sur les bases militaires et il faut remarquer que dés Juillet certaines autorités Françaises traitent avec l'ALN du Maroc et B Bella en Oranie alors qu'ils ne sont pas au pouvoir (Farés en sept remet ses pouvoirs à l'assemblée où domine les hommes de BB et Boumédienne)
NB v De Gaulle n'a jamais rien signé avec le GPRA (échange de lettre) mais avec l’exécutif provisoire et à Evian ses représentants avec le FLN dont faisait parti BBella !
AUSSI ET PAS FORMELLEMENT AVEC LE GPRA que De Gaulle n a jamais reconnu (votre courrier)
Enfin le 5 juillet pour Oran les ordres de Katz qui prévoyait intervention en cas "de légitime défense" de nos ressortissants ont bien été changés pour laisser le maintien de l ordre à lALN extérieure(non prévue dans les accords EVIAN Mais aussi on ne peut que remarquer les points de vue de l'opposition Algérienne citée par "Roger dans ce lien http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/11/16/22645173.html A la demande de certains J'explicite "la relation possible en marge des "accords d'Evian" non signés par ceux de l'ALN du Maroc qui allaient prendre le pouvoir c'est à dire
conservation des bases militaires et surtout d'éssais Atomiques Françaises contre appuis tacites pour prise de pouvoir ,ouverture des fontiéres et non possibilité d’enclave Européenne à Oran Kébir en sachant que "la charte de Tripoli"du FLN du 27 Mai 62 prévoyait dans une clause secrète "qu'il fallait encourager les Français d'Algérie à partir et qu'il faudrait progressivement "liquider les accords d 'Evian"
En tout cas C EST BIEN CE QUI C EST PASSE L'objectif de De Gaulle était avant tout de terminer les essais de sa les essais de sa Bombe le sort des PN et des Harkis lui était indifférent ;Si on réfléchis bien jamais un mot de compassion ne fut prononcé par lui !
> > Jean-François PAYA P/Jtes à suivre
Exemple de la Position de certains Services Français en Aout 1961 lors des Changements au Sein du GPRA
« Lors de la réunion du CNRA à Tripoli du 9 au 27 Aout 61
Les dissensions entre ses membres apparaissent au grand jour
La Tendance « Dure » ;celle des « Marxistes » ,l’emporte :Ferhat
Abbas est écarté ,remplacé par Ben Khedda ;ancien militant du PPA et du MTLD :les 3 B (Boussouf ;Ben Tobal ; Belkacem )
Issus de la »résistance » intérieure « semblent en perte de vitesse ;
……Les tendances « Socialistes » du nouveau gouvernement sont
évidentes . Ben Khedda admirateur de la Chine et de la Yougoslavie (en opposition idéologique !) refuse toute idée d’association avec la France ! «
A Notre Avis « Un Gag » qui va faciliter la montée de Ben Bella et de l'EM opposés à GPRA
ne pas oublier que l'on est en pleine période de "guerre froide" que nos sérvices sont
obnubilés par le"danger communiste" et qu'il faut aussi faire peur aux Américains
qui soutiennent le FLN
SOURCES Ecrits du Colonel Pierre Le Goyet Ancien chef de la section des « Archives Contemporaines »
au Service Historique de l’Armée ,puis de la section « Etudes »
Membre du comité d’histoire militaire comparée .
JF PAYA
JF PAYA à Raison la Neutralité dans certaines circonstances signifie" prise de position "dans le cas des autorités Françaises sous les ordres de De Gaulle ces dernières étaient responsables avec l'exécutif provisoire de faire respecter les "Accords d Evian ;la pseudo neutralité en fait avantageait "les violeurs" idem pour "LE MALG"
"ministére armement liaisons générales"en réalité" service de renseignement et actions Algérien "sous l'autorité d 'A Boussouf "neutre" pour la prise de pouvoir en 62 ;avancé par certains;on peut en douter LE Role du MALG etait de proteger le GPRA de tout complot donc neutralité veut dire prise de position en faveur des comploteurs !
Voici ce qu en disait le commandant Azzedine, ex-responsable de la Zone autonome d'Alger,(conférence publique )
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