50e-anniversaire-du-Cessez-le-feu-en-Algerie

 

 

19 mars 1962 : fin de la guerre d'Algérie ?

une blague...!

 

La France a reconnu le 19 mars 1962 comme "Journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc". Comme si la guerre d'Algérie s'était arrêtée à partir du moment où les autorités françaises décidaient de ne plus intervenir militairement sur le territoire algérien...!

Ainsi, la France qui ne commémore pas l'armistice du 28 janvier 1871 (et ses suites... le traité de paix, etc...) dépouillant la nation d'une partie de son territoire (Alsace et Moselle) et l'humiliant par les exigences prussiennes... la France qui ne commémore pas l'armistice du 22 juin 1940 entérinant les conditions d'occupation par l'armée allemande... cette même France commémore le "cessez-le-feu" signé le 18 mars 1962 entre les représentants du gouvernement français et le G.P.R.A. (gouvernement provisoire de la République algérienne), selon la version algérienne publiée le 19 mars.

Un "cessez-le-feu" qui n'a pas été respecté du côté algérien, qui a humilié une armée française ayant pourtant vaincu son adversaire sur le "terrain", qui a été violé par le FLN pendant des mois jusqu'à juillet 1962 et encore après avec les massacres de harkis par les vainqueurs de la 25e heure...

Tout le monde sait que la guerre n'a pas pris fin le 19 mars 1962.

Études Coloniales

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et le souvenir des victimes d'après le 19 mars 1962...?

Pierre RUBIRA

Le  mardi 19 mars, sera célébrée la "journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie". C'est la date d'un cessez-le-feu ordonné à une armée qui avait vaincu sur le terrain. Est-ce vraiment la fin d'un conflit quand seul l'un des protagonistes baisse les armes et que l'adversaire n'en continue pas moins, et de plus belle, ses exactions sur des populations civiles désarmées ?
Nous allons donc nous souvenir des victimes d'avant le 19 mars 1962, pas des 150 000 autres victimes d'après. Que cette date ait été choisie par des partisans de l'idéologie qui a fait périr 100 millions de personnes au XXe, voilà qui ne semble pas non plus perturber le Français moyen ou la ménagère de moins de cinquante ans.

Alors pourquoi ressasser ces querelles dites "mémorielles", ces batailles de chiffres, ces doléances fatigantes, ces cris de rage ? Parce que ceux qui ont vécu cette époque sont encore vivants et je refuse de croire que ceux des générations suivantes sont déjà morts. Les premiers ont vécu le temps du mépris, du mensonge et de la honte. Aux seconds de ne pas faire fructifier un tel héritage.

Pierre RUBIRA
professeur de Lettres

19620705oran

  

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