"Les collines de l'espoir" (Dély-Ibrahim, 1830-1962), roman d'Arlette Schneider
Les collines de l'espoir,
un roman d'Arlette SCHNEIDER sur la commune
de Dély-Ibrahim (Algérie)
présentation de l'éditeur
Arlette Schneider, professeur de Lettres à Bordeaux, publie un remarquable ouvrage
documentaire, historique et anecdotique, portant sur l’un des plus grands moments de la colonisation française en Algérie, en 1830. Il s’agit de la prise d’Alger par la France, de la construction par le génie civil, du premier village français et la vie bucolique à Dély-Ibrahim jusqu’en 1962.
À travers Les collines de l’espoir, le lecteur, avec beaucoup de plaisir, se trouve au cœur de l’action en 1830 puis en 1962. Le voyage mouvementé, passionnant et émouvant le conduit à travers le temps et l’espace.
La première partie, d’une façon documentée, traite la conquête française sous la France de Charles X et de Louis-Philippe ainsi que la situation socio-économique au sein de l’empire Ottoman en 1830.
Après avoir retracé l’occupation du sol en Algérie depuis les Phéniciens, en passant par les frères Barberousse, avec des qualités d’historienne, l’écrivaine explique en un style clair et concis comment le projet d’expédition française a mûri depuis le règne de Louis XIV et sous Napoléon.
Au départ, les causes de la conquête française se veulent humanitaires. Mais, Arlette Schneider nous remémore le fait historique déclencheur de la prise d’Alger avec le récit du coup d’éventail, ainsi que la prise du célèbre trésor d’Alger, un détournement d’argent et d’or qui rejoint le roman de fiction ou les histoires burlesques de Tintin.
La deuxième partie de l’ouvrage, autobiographique et anecdotique, aborde les origines du village et sa vie jusqu’en 1962. Les premiers pionniers arrivent de France, d’Allemagne, de Suisse et des îles Baléares. Plusieurs pages sont consacrés à l’exode de tous ces émigrés qui, par centaines, fuient la pauvreté, la maladie, le chômage et les insurrections. Au moyen de diligences et d’embarcations peu sûres, ils bravent les tempêtes avant de poser le pied sur «les collines de l’espoir».
Le côté artistique de l’écrivaine a mis en valeur des cartes postales, des photos, des reproductions de peintures, des poésies qui brodent admirablement les lieux de cette mémoire française. Le lecteur est chaleureusement invité à la magnifique promenade ensoleillée à travers laquelle il traverse les rues du village, Dély-Ibrahim. Ce sont des odeurs exotiques et des bouquets de couleurs. Il rencontre des femmes et des hommes, Européens et Musulmans dans un décor de paysages fabuleux, au pays des jardins, des cigognes, des vaches et des chevaux. Il partage la vie communautaire des villageois. Il vit intensément l’instant.
À la fin de l’ouvrage, le lecteur a le plaisir de poursuivre sa lecture par des documents authentiques des Archives Nationales que l’écrivaine a recueillis.
les grandes figures de l'histoire
À travers les 224 pages de récit illustré, le lecteur côtoie les grandes figures de l’histoire : le Consul français, Deval , le dey Hussein, le comte de Bourmont, le Général Berthezène, le Général Clauzel, Yves Boutin le Colonel du Génie qui fut envoyé en éclaireur et détective privé afin d’étudier le lieu précis du débarquement, le duc des Cars, le général Lamoricière et ses zouaves pontificaux, le maréchal Bugeaud dont l’œuvre fut considérable tant au point de vue de la colonisation civile que militaire et religieuse et enfin Abd-el-Kader qui poursuivit la guerre à la France.
«Avec simplicité et en employant toujours le mot juste», par les moyens de sa plume lyrique et des souvenirs colorés, Arlette Schneider a su admirablement recréé l’ambiance qui existait dans son village au cours des années soixante.
Arlette Schneider a participé au forum du livre sur l’Algérie à Toulouse ainsi qu’à plusieurs salons littéraires. Née à Alger et avant de rejoindre la France en 1962, elle a vécu quinze ans dans le premier village français créé en Algérie, Dély-Ibrahim.
Reliant le pinceau à la plume, Arlette Schneider est membre d’Associations artistiques, poétiques et littéraires en Aquitaine. Elle rédige également des articles de journaux dans la revue universitaire : L’observatoire. Ses poèmes et nouvelles paraissent dans deux revues culturelles. Primée à plusieurs concours littéraires ; les membres du jury de «Arts et lettres de France», lui ont décerné un diplôme, au Concours International littéraire 2006, dans la section Nouvelles avec «Une page de Mélanie», texte qui figure dans son ouvrage.
- voir aussi : "Bonjour cher Dély-Ibrahimois", Arlette Schneider, édité le 8 avril 2008
- présentation du livre d'Arlette Schneider
- Arlette Schneider et son livre, sur mitidjaweb (avec récit de l'auteure et bon de commande)
- sur Dély-Ibrahim : le site de Francis Rambert (nombreuses photos anciennes)
- la photo de classe de 5e, en 1958, au lycée Ben Aknon, avec M. Amouss, professeur de Lettres

une image de Dély-Ibrahim au temps de l'Algérie coloniale
Commentaires sur "Les collines de l'espoir" (Dély-Ibrahim, 1830-1962), roman d'Arlette Schneider
- sites des batailles juin 1830j'ai beaucoup lu sur les batailles qui ont eu lieu durant le mois de juin 1830 entre les francais et les algeriens,sauf que dans la plus parts de ces ouvrages les auteurs invoquent des nom de lieus qui n'existent pas actuellement ,ou parceque tous simplement ils ont ete changes avec le temps,comme par exemple sidi khalef,backchi derri ,oued el larens ,oued el call,fontaine et chapelle,sidi abderrahmane bounaga, etc...

j'habite dans ce secteur a cheraga precisement ,je voudrait tellement connitre l'emplacement de ces endroits - souvenirje n'ai pas lue le livre, mais il me tarde de retrouver le village de ma petite enfance.

surtout pouvoir me receuillire sur les tombes
de mes ancétres , .
en éperant , qu'elles sont toujours là!!!!!!!!!.
dommage que l'Histoire se termine mal.
pourtant il y avait de quoi faire une belle Histoire , d'Amour et d'Amitier , entre deux peuples qui ne se sont pas compris. - Réponse sur Orphelinat ProtestantRéponse à Jeanne sur l'orphelinat protestant de Dély-Ibrahim. J'en suis l'archiviste y ayant vécu de 1948 à 1955. Je prépare un livre sur son histoire. "L'indépendance" a été bien peu soucieuse de son histoire véritable et a voulu effacer le moindre souvenir de ce lieux hautement historiques. Le Temple a été rasé, le batiment logeant les garçons, les filles et la direction détruits. Le potager n'existe plus, le grand pin centenaire semble avoir été arraché. Le parc a disparu sous de nombreux batiments. Seuls restent le foyer et le réservoir d'eau, perdus dans la masse des autres constructions locales tout comme aux environs immédiats, jusqu'au petit bois d'eucalyptus, devenu une autoroute, jouxtant une très grande zone d'habitations de villa de luxe couvrant toute l'ancienne zone des vignes de la ferme Mazère. Tout a été reconstruit dense avec de nouveaux batiments. Dély-Ibrahim n'est plus un village!

Au fronton du temple était insrit en dorure "Je suis l'Alpha et l'Oméga". Ainsi l"orphelinat eu un début difficile, une épopée exemplaire et une fin tragique.
NOTA/ l'algérie n'a jamais appartenue aux "arabes", meme si les autoctones furent musulmans pour une minorité. Se sont les turcs qui en tiraient les finances sans mettre le sol en valeur, et qui luttèrent contre la France.
Adel Kader ne fut qu'un "rival" de la France non un héritier d'un pays qu'il voulait islamiser par la "djihad". Finalement, il se ralia à la France après son échec et critiqua les combattants qui continuaient de lutter contre la France sa nouvelle alliée.
"L'indépendance" est du au seul fait d'un "abandon" par la France et non une victoire militaire du FLN. L'indépendance de l'Algérie est reconnue comme une trahison du gaullisme qui pacta avec l'ennemi. Voilà la vérité! Perdue ou pas, l'algérie française s'inscrit ans un cycle que l'histoire doit construire pour les mémoires futures. C'est le nouveau défi et nous devons combattre pour celà. "Veillez et priez car vous ne savez ni le jour ni l'heure"! - ce livre est il disponnible ?je suis tres impatient pour lire le livre intitulé les collines de l'espoir,est ce que vous pouvez m'indiquer l'endroit ou je pourrai l'acheter en dinars algerien?

A ma connaissance les ventes sur le net se font en euros, c'est dommage parceque j'ai ete interresse par plusieurs ouvrages payable uniquement en euro,c'est desormais un obstacle culturel non negligeable. - L'histoire de PNBonjour,

je n'ai pas encore lu votre livre mais cela ne saurait tarder. En préparant un exposé pour l'Association Franco-Allemande de Mayence, j'ai lancé mes recherches dans tous les azimuts et je suis tombé sur votre site. Un aspect "important" de mon travail est de montrer justement la place de l'émigration (parfois involontaire) des allemands en Algérie. Ai-je besoin de dire que je suis moi-même PN et que vivant de l'autre côté du Rhin aujourd'hui, je regarde quand même tous les jours la mer en me levant car mon coeur est toujours resté là-bas!
Bien cordialement
Serge Garau - delybrahimj'ai vecu quelques années a delybrahim

nous sommes partis en 1962 et mon pére
et un de mes freres 1 an plus tard nous habitions la maison en face de la clinique celle sur les photos dans la rue d'alger avec le balcon
la petite porte donnée sur un escalier pour montée a l'etage a droite il i avais la cuisine
puis la salle a manger puis une chambre et sur la gauche trois chambres pour le reste je ne m'en
souviens plus sauf le balcon ou un jour ma petite soeur a faillit basculée nous etions 5 enfants mon pere travaille a la grande poste a alger moi je suis née en 1951 - ecole primaire.je voudrais savoir aupres de madame arlette schneider en particulier et aupres des lecteurs ayant frequenter l'unique ecole primaire de dely ibrahim, de bien vouloir me communiquer les noms et prénom des eleves musulmans scolarisés durant les années scolaires de 1930 à 1950, afin de connaitre et de savoir si ma mère, mes tantes et ancles figurer parmis les éleves.

moi meme j'ai grandi et scolariser apres l'indépendance dans le meme établissement.
dommages que l'ecole soit detruite pour construire des habitation et commerce.
mes remerciements et mes hommages aux anciens professeures de cette ecole en particulier Mr hatabi,Mr sahali,Mme bustali...
mes salutations. - Orphelina claire collineBonjour Arlette et vous tous,

Né en 1952, j'ai suivi mon papa à Dely Brahim en 1960 où il était responsable de l'orphelinat. Il y avait 120 enfants, plus ou moins du même âge que le mien. 60 filles et 60 garçons. J’ai un très grand souvenir de ces habitants de cette époque, malgré le fait qu’il y avait la guerre. A 8 – 10 ans, je ne comprenais pas ces éventements. Malheureusement, nous avons dû partir en 61-62. A visionner Dely Brahim sur « Google Earth », je constate que le village de cette époque est devenue une grande ville. Bravos et bonnes salutations de Genève-Suisse. - un petit saut dans le passéBonjour,

Heureuse d'avoir des nouvelles du présent. Notre terre natale est bien en algérie. Le cimetière est toujours là c'est bien pour nos ancêtres qui y reposent la vue est tellement belle de là haut sur la colline.
Ce village est maintenant une ville j'ai pu le constaté en visionnant sur maps satellite. que de transformation.
Je n'ai pas eu le plaisir de lire le livre d'Arlette.
Un bon souvenir d'une petite Fille de la Famille Kastle. - Question à Mr PlassonMonsieur,

je souhaite entrer en contacte avec vous, pour évoquer et peut-être échanger des souvenirs au sujet de L'Orphelinat Protestant de Dély-Ibrahim.
Vous dites y avoir été pensionnaire dans les années 1960/1962. J'y ai vécu de 1948 à 1955.
Pouvez-vous me contacter soit par mail (jdelor@orange.fr) ou mieux par téléphone au 04.42.02.56.05.
Merci et à Bientôt.
Jean Delor - réponse à Jean DELORmr PLasson a remplacé m. le pasteur Emile Nissolle comme directeur de l'Orphelinat dans la période 1960 - 1962, alors que celui-ci prenait une retraite bien méritée à Nîmes 30.

Mr PLasson a été préféré pour cette place à Monsieur Jacques DELAHAYE par le comité directeur de "Claire Colline". - Inch'Allah tu vas me répondre!Chère Arlette,

suite à mon courriel du vendredi 05/09/08/18:12...nada! Macache courriel monzami!!!
Puis-je espérer aujourd'hui une réponse? Mon but est de faire publier ton/votre livre de ce côté du Rhin...pourquoi pas chez un éditeur de Mayence, ville si francaise par son histoire et si pied-noir par son présent, la vérité si j'mens!!!
De nouveau mon adresse: serge.garau@gmx.de
Très cordialement
Serge Garau - pour donner un autre echoje n'ai pas lu le livre de Me Scheider et je ne crois pas en avoir tres envie suite à ce que je viens de lire ci-dessus

je vous propose de lire le Jeanine Verdes-Leroux "les Français d'algerie de 18360 à aujourd'hui "une page d'histoire déchirée ....et sans doute déchirante des 2 côtés mais que les pieds noirs se nettoient les yeux et cessent de croire que Liberté egalité Fraternité en Algerie à cette époque avait valeur de vérité .
je comprends combien on peut encore souffrir de cette guerre etdes conditions de depart inévitables (je l'ai vecu je me sens autorisée d'en parler)les souvenirs que je garde de mes années là-bas c'est aussi un regime de séparations des riches et des pauvres entre colons , un régime de separation entre les communautés meme si individuellemnt il y a pu avoir de belles histoires .
La France ni d'ailleurs aucun pays ne devrait jamais du etre un pays colonisateur - pour donner un autre echoREMARQUE: vous etes paradoxale! Si vous n'avez pas envie de lire le livre d'Arlette Schneider, que venez vous donc faire sur ce site si non y déverser l'animosité de vos incongruités.

Je vous conseille plutot de lire ce livre, meme s'il ne semble pas vous satisfaire, car il se peut que vous changiez d'avis. Retennez bien cette maxime:
"On est toujours critiqué par la minorité de ceux qui font la meme chose que vous, et aussi ceux qui font le contraire de ce que vous faites. Mais on est toujours critiqué par l'immense majorité de ceux qui ne font rien". Je crains que ce soit votre cas. Si vous avez des observations fondées à faire sur le plan littéraire, et non pas sur une idéologique réductrice comme vous le faites, lisez d'abord et écrivez ensuite. On ne peut pas parler de ce qu'on ignore et pas lu dans votre cas! Beaucoup de personnes apprécient cet ouvrage pour son style évocateur, sa qualité d'écriture élégante et rafinée, son témoignage d'une grande senssibilité. Comme on dit aussi "la critique est facile mais l'art est difficile". Où est le votre?
Jean Delor de Claire-Colline
JD - DES VERS COMME MR JOURDAINNous sommes chez nous. Nous ne pouvons aller ailleurs. C’est cette terre qui a nourri nos ancêtres, c’est cette terre qui nourrira nos enfants. Libres ou esclaves, elle nous appartient, nous lui appartenons et elle ne voudra pas nous laisser périr. L’Algérie ne peut vivre sans nous. Nous ne pouvons vivre sans elle. Celui qui rêve à notre avenir comme à celui des Peaux-Rouges d’Amérique se trompe. Ce sont les Arabo-berbères qui ont fixé, il y a quatorze siècles, le destin de l’Algérie. Ce destin ne pourra pas demain s’accomplir sans eux »3.

Question de qui cette citation;d'un colon exploiteur des arabes? d'un nostalgique de l'oas algerie française? d'une peau de vache façon" vielle cravache" qui a fait suer le burnous indigene??
reponse de Ferrhat Abbas premier president de l'algerie algerienne?
Question; qui est Ferraht Abbas;homme politique algerien qui le 2 juillet 1962 a refusé de scolariser son fils à l'ecole arabe afin d'en faire un nationalliste algerien arabe et musulman...
Quelle est la nationalite de son fils...allez! cette bonne blague je vous laisse la deviner..
Afin de reprendre un intervenant ci dessus,il parait qu'en, algerie il y avait un fosse entre les europeens et les musulmans ,un je ne sais trop quoi entre le colon a cravche et l'indigene sous le joug...
Et comment pourrait on qualifier ce gouffre qui separe aujourd'hui les petites algeriennes,filles de fellagha eduquees diplomees et urbanisees des ecoles, universites et villes françaises de leur consoeurs algriennes qui dans les années 90 descendaient dans les rues d'alger tout entiere voilees,le coran a la main pr demander un etat islamique...
Un gouffre,un abime...un cap ,un roc un pic une peninsule.. je me perds voila que je fais des vers comme monsieur Jourdain - Pour repondre à Jean Delors

je ne suis pas paradoxale ,je viens sur ce site pour m'informer, m'instruire ...
je n'ai aucunement envie de lire ce livre de Mme S;
la nostalgie sur une Algerie mythique ne devrait plus être de mise actuellement ,et enfin accepter et assumer une certaine realité ce qui n'empêche pas de rêver et de penser à son village natal.
n'ayant pas trop de temps je ne veux pas me disperser, je vous conseille de lire le livre de Mathieu BELEZI "c'etait notre terre" //A Michel - Pour MichèleVenir "s'informer" et "s'instruire" dites vous. Fort bien mais en ne lisant pas? Paradoxe!

Vous n'avez pas envie de lire ce livre? Mais qu'est-ce qu'on s'en fou! Grand bien vous fasse!
"nostalgie", "algérie mythique" dites vous? Gardez la on n'en veut pas! Ce pays a été volé à la France, le futur le volera à son tours car la roue tourne et les "civilisations" disparaissent.
Et puis votre opinion est de nouveau hors sujet par rapport au livre en question! Donc Paradoxe et paranoïa? A l'évidence vous êtes ici pour déverser l'animosité de votre "humeur" et provoquer la polémique, non pour donner une appréciation, fut-elle négative, ou fournir une information utile aux autres. Paradoxe encore! Quand aux lectures, soyez tranquille, j'ai d'autres auteurs plus interressants. Et puis comme vous, c'est aussi ma liberté, je n'ai vraiement pas envie de lire votre livre de chevet qui vue votre "mentalité" doit etre au moins aussi inutile que vos opinions.
Alors bonne route "compagnon" sur le chemin de la mémoire oublieuse vers le tombeau des vanités.
Salut à vous! - Question à Michel RenardBonjour,

Vous avez supprimé un de mes commentaires que vous considérez comme n'étant pas un argument. Je maintiens que si, sauf que c'est bien un "contre argument" dont le condensé semble vous échapper.De fait il vous gène,dommage! Mais qu'importe. Votre site ne suscite que la polémique dont vous vous nourrissez en le laissant s'érablir et se développer.Souvent très hors sujet du contenu des ouvrages. Ailleurs, sur d'autres pages, il y a des commentaires en contre-contre véritées tout à fait subjectives et à sens unique. Vous même disputaillez avec des ecrivains qui sont vos adversaires et voir même vos rivaux.
Alors voici un vrai argument, une mise en cause de votre objectivité et impartialité.
Vous collectez des fonds pour construire des édifices musulmans en France,sans contre-partie de construire des édifices chrétiens en pays islamique. Ces édifices sont à terme des lieux de propagande islamistes, lesquels d'ailleurs détruisent les Eglises dans leur pays, interdisent l'évangélisation, légiférent sur le christianisme pour le rendre illégal.
De quel coté êtes vous donc monsieur?
JD - réponse à "JD"1) un propos lapidaire et hargneux n'est pas un argument. Le vôtre a été supprimé comme cela a déjà été le cas et le sera à l'avenir.

Ce n'est pas la virulence d'une argumentation qui pose problème, mais son absence d'illustration.
Une démonstration opposée à mes convictions ne me gène" absolument pas : soit elle me conforte dans mon propre sentiment, soit elle me remet en cause, soit elle me pousse à approfondir mon idée.
2) nous ne collectons pas des fonds pour un édifice qui pourrait servir à la "propagande islamiste" mais pour une kouba c'est-à-dire un édifice funéraire qui honore la mémoire du sacrifice de soldats morts pour la France.
Cette démarche n'appelle aucune contre-partie. Si les pays musulmans, aujourd'hui, se cambrent dans une position de combat contre le christianisme (et pas seulement contre cette religion, mais contre tout ce qui vient de "l'Occident"), c'est tout simplement qu'ils n'ont pas les moyens d'une véritable confrontation spirituelle, intellectuelle et culturelle.
Cela ne nous empêche pas de rendre hommage aux combattants de confession musulmane qui ont payé de leur vie l'affrontement avec l'Allemagne en 1914-1918.
Michel Renard
Étuds Coloniales - OK, Michel RenardTrès bien, je prends note et acte.

Je sais dorénavent clairement de quel coté vous êtes et surtout de quel coté vous n'êtes pas.
Remarque: une Kouba n'a jamais été un "mémorial"
dédié aux victimes miliaires. En bonne équité et équilibre des choses, vous aurez sans doute a en faire autant pour les non-musulmans, notamment les pieds noirs qui eux aussi ont été enrolés, avec eux, et ont payé le prix du sang pour la France. Je souhaite que vos "options" ne soient tout simplement pas à sens unique, comme vous l'avouez.
Quand à ce que vous considérez comme de la "hargne" ne la confondez pas avec la véhémence d'une réplique en interpellation qui convient ici, sur ce site qui semble trop malheureusement vous nourir de polémiques inapropriées.
Salut camarade!
JD - reponse à fermosaje suis le rédacteur de la lettre ouverte à madame Schneider. je suis aussi l'auteur du livre: Dely-Ibrahim, premier village colonial en Afrique du nord et je peux vous assurer que le nom des Reguieg y figure plusieurs fois. Cet essai, qui raconte la version historique d'un habitant de ce village, est en vente à Alger. Si vous ne l'avez pas trouvé, envoyez moi vos cordonnés à l'email suivant: plumes-libres@hotmail.com

- RemerciementA Monsieur Jean DELOR,

Merci Monsieur pour cette précision, sur l'acceptation de la part du comité directeur de « Claire Colline » de mon père, pour cette place de travail. J’ai personnellement un très bon souvenir (comme enfant de 10 ans) de cette colline, bien que la piscine ne soit pas fonctionnelle en 1962. (Sourire).
Meilleures salutations, de Genève - Suisse - réponse à MAZOLAje voudrais répondre à MAZOLA, pour sa lettre ouverte à Arlette Schneider..

je vous trouve très sévère envers cette personne
qui n'a fait que retracer , les souvenirs de son enfance, sans jamais prendre parti, pour un camp ou un autre,
on ne choisis pas son lieu de naissance, on ne choisis pas non plus ses ancêtres.
je suis également née dans ce beau village,
ou toute ma famille étaient née depuis 5 générations, . sans me douter un seul instant que je n'étais pas chez moi!!!!
je me suis élever au milieu des musulmans,
nos voisins les plus proches étaient musulmans.
à l'école , mes copines de classe , étaient musulmanes.je me souvient de toute les fêtes musulmanes , et européenne, ou l'on échanger des
cadeaux, couscous, gâteaux, friandises,.
nous étions invités aux mariages, baptême,et autres..
comment voulez vous que l'on ne se sente pas chez nous!!!lorsque j'étais enfant, on ne m'a jamais dit , tu n'es pas chez toi, un jour tu partiras,
comme une voleuse,.
voleuse de quoi!!! ma famille n'étaient pas des collons, mais seulement des ouvriers, qui tiraient le diable par la queue...je me souvient
justement à Dely Ibrahim ou ma mère achetait des
commissions à crédit,à l'épicier qui passait à la ferme, .mon père travaillait dans les vignes, ma mère faisait des ménages, & ma soeur
à 16 ans aller aussi faire des ménages, & repassage.mois je me contenter d'aller à l'école, car je n'avais que 6/7 ans.
mais je me souviens, les temps étaient dur parfois
voyer il n'y avait pas que des riches en Algérie..
mais nous étions attachés à notre pays, à nos morts dans les cimetières, que nous avons aussi abandonner.
oui justement, parlons de nos ancêtres, qui à la conquete de l'Algérie, son venus d'espagne, d'Italie, et d'ailleurs, pour travailler, fonder une famille, malgré la misère & les maladies..
mes ancêtres venaient des îles baléares.
c'était tous des jardiniers, qui venaient pour
cultiver les terres des maraichers..
aussi, vous conviendrez que notre nostalgie de l'Algérie est justifiée.
on ne peux pas oublier ses racines, .
laisser nous le choix de nous exprimer, soit par un livre, une chanson, un poème,.
ne voyez surtout pas une animosité de notre part.
mais seulement , des regrets aux coeur!.
personnellement, j'ai fais mon "pèlerinage" au pays de mon enfance , et l'accueil fut très chaleureux!!j'ai retrouver des gens, qui m'ont reconnu, avant que je les reconnaissent.
il y a eu beaucoup d'émotions de part et d'autre.
avec le recul, je pense que j'ai attendue trop de temps , pour y retourner...
car le temps passe mais les souvenirs restes..
c'est vrai, que j'avais oublier l'hospitalité
Algérienne, c'était que du bonheur, partout ou je suis passée,
bien sur le pays a changé, ""normal"après tant d'année.le modernisme a fait son oeuvre..
je suis revenue les bras chargés de cadeaux
et du faire la promesse d'y retourner un jour!!!!
oui sûrement j'y retournerais!!! car je sais que la bas des gens formidables, m'attendent.
et tant qu'il y aura des guerres aux détriments
de personnes, à qui on n'a pas demander leur avis.
comme vous le dite si bien !! nous sommes tous victime de la bêtise humaine.
une pied noire, & fier de l'être..... - Dely Ibrahim...Mon amourBonsoir à tous,

Dely Ibrahim a beaucoup changé, évolué, on peut même dire que c'est une commune qui a "explosé" pendant les années 90...Pourquoi, parce que, tout simplement, on l'appelait DELY IBRAHIM LA SUISSE, je crois que les personnes qui ont vécu leur jeunesse ici ont beaucoup de chance, car, en plus des magnifiques paysages, nous étions dans la paie au moment ou toute l'Algérie souffrait... On a partagé la douleur, "partagé" seulement, pas "vécu"... C'est un beau quartier... Je suis fière d'être une delybrahimoise... Une vraie...et tous ces commentaires me poussent à considérer sérieusement de dédier un site à Cette magnifique commune...
- Les PNBonjour,

est-ce que votre livre "Les collines de l'espoir" est disponible aussi en allemand? Je vais faire une nouvelle conférence sur les origines des PN et je suis sûr que la question va m'être posée par le public (allemand bien sûr!)car je parle aussi de votre livre. Merci de me répondre au plus vite si possible et meilleurs souvenirs de Rhénanie Palatinat. Serge GARAU - REPONSE A SERGE GARAUBonjour monsieur le conférencier,

Merci de porter un intérêt à mon ouvrage. Hélas, Le livre n'est pas disponible en Allemand!
J'ai un ami à Munich qui se l'est procuré ; il l'a beaucoup apprécié. Cet ami parle un peu français donc pour lui il n'y a pas eu trop de problème.
Meilleurs souvenirs de Bordeaux.
Cordialement
Arlette Schneider
Vient de paraître chez le même éditeur,"La sultane aux yeux bleus", un roman biographique et historique. - Dely Brahim, hélasDommage qu'un si beau sujet soit traité aussi médiocrement.

Erreurs historiques nombreuses, inculture étonnante.
Des fautes d'orthographe sur les noms propres révélatrices de l'ignorance de l'auteur.
Quant aux souvenirs personnels, ils sont pour le moins....confus
Une écriture plate et soporifique...
Il s'agit d'un roman ? bon, mais alors il faut l'appeler autrement et ne surtout pas le prendre pour un livre d'histoire, ou même " à contexte historique ".
Une histoire, ou une monographie, qui reste à écrire. Un chercheur sérieux, svp ! - bonjour monsieur mike

apparemment vous etes de dely brahim et vous connaissez bien la region. mon grand frere y est ne.
moi ce que je cherche et que je n'arrive pas a retrouver de traces c'est monsieur jamot et sa famille .il vivait bien a dely brahim il etait d'apres ce que j'ai su administrateur de la commune lui ou son pere ou son frere etait president du comice agricole de kolea.
j'ai su par la suite et c'est sur internet qu'il réclamait l'indemnisation par le biais d'un avocat a paris de ses biens (un ferme )la ferme jamot il avait un caleche (un duro) tapis de cuir rouge que mon pere utilise.
merci de me repondre
- réponse à Mike 2il faudrait que "Mike" nous en dise un peu plus. Il est très facile d'avancer un certain nombre de contre vérités présentées comme des arguments irréfutables. A-t-il lu attentivement ce livre qui décrit l'histoire de ce village et retrace des moments de la vie de ses habitants de toutes origines et de tous milieux? On peut en douter. Merci à Arlette Schneider d'avoir entrepris ce gros travail de recherche et de collecte de documents et photos.

Nous y retrouvons ce que nous avons pu connaître avec bonheur, il y a quelques dizaines d'années. - coeur lourdavant tout je suis Algérien .... mais je dois être franc pour être respecté.

Dély Ibrahim a changé de face, les trottoirs ont rétrécis les tuiles rouges disparus, le bon canard rasé pour être remplacer par une construction cubique sois disant une banque , la construction anarchique a défiguré ce petit village ou j'ai grandi, les chardonnerets ne vienne plus chanter le printemps ni l’été, la route est toujours encombré l'ancienne école est transformé en habitation par des opportunistes affamés de bien immobilier, après l’indépendance nous n'avons pas su préserver les butins de guerre (l'architecture colonial, l'administration, la scolarisation...) nous avons perdu le chemin en suivi les routes hasardeuses de l'arabisation. - Juste vous remercier pour le livre que vous avez écritBonsoir Madame, moi je suis une habitante de Dely Brahim, elle a tellement changé depuis, en faites je vous ai remercié par rapport au livre que vous avez écrit vous savez avec la nouvelle technologie, ils se font rare les lecteurs maintenant internet a tué le bouquin, je sais que ça fait longtemps que vous l'avez écris, mais je vous cache pas je l'ai pas lu mais l'article que vous venez de mettre m'a beaucoup informé par exemple l'histoire d'amour de Ibrahim le fou c'est fou comme histoire , mais depuis le temps que j'avais détesté cette ville je l'aime pas du tout je pense qu'il y'a beaucoup de chose négative dans cette ville et c'est par rapport à ce qui a pu se passé dans l'ancien temps de cette ville, Dely Brahim est devenue une ville de riche et d'aucun principe, aucune justice c'est la lois du plus riches et du plus fort et celui qui a le pouvoir, en fin pardonnez moi pour ce que je dis sur cette ville mais c'est ce que je pense, je voudrai avoir un contacte avec vous comme ça je discuterai mieux avec vous si vous le voulez bien moi c'est Sihem j'ai 28ans et j'habite à Dely Brahim

Je vous donne mon compte face book: Sihem Lydia
Et je vous dis à très bientôt
Et si vous ne voulez pas m'invitez je comprendrai merci et je vous souhaite pleins de bonheur dans votre vie - à Mr jean DELORPOURQUOI AIS JE TAPER SUR MON ORDINATEUR CE SOIR LES ANCIENS DE CLAIR COLLINE? ET TOUT CE QUE JE VIENS DE LIRE APPARAIT ET ME TRANSPORTE DANS LE TEMPS? UNE PETITE FILLE DE 10ans qui quittera claire colline à 12 le temps de s'en impregnier à jamais , l'école avec ses trois classes en une , les couleuvres dans les toilettesà la turc,des fenêtres pour observer les cigognes, madame ET LE PASTEUR NISOLLE QUE JE CHERCHERAI ET IRAI RETROUVER à NIMES mariée et mère de famille!J'AI ENCORE SES LETTRES DACTYLOGRAFIEES, bien plus tard jean DELOR QUI NOUS REUNIRA A SETE et surtout gravé dans ma mémoire à JAMAIS EN FACE DE CLAIRE COLLINE , une autre colline,où nous allions proméner un cimetière ou un exhalait un parfun de jasmin ce souvenir refuge en méditation,si tout a été rasé qu'importe, il suffit de fermer les yeux pour me transporter en ces lieux intactes, avec sa lumière, ses arbres, ses odeurs ,la piscine , le grand de la classe GUY ZITEL, qui attrapait les couleuvres, à l'orphelinat,les filles rougissantes des premiers émois! le lavoir, la pione qui avait gardez ma robe à petits pois de toutes les couleurs, le chocolat danns un bol du dimanche soir au diner, les garçons que l'on regarder; lorsque les rangs se formaient pourse diriger à chaque aile la mort annoncé d'un jeune marié tué par les fellagas, et la chapelle ou l'on entonnait Roule jourdain.... roule..... LAISSONS LA LES QUERELLES EPISTOLAIRES fermez les yeux et souvenez vous COLETTE

- compléments Dely IbrahimJ'avais apporté sur ce livre une opinion défavorable qui m'a été reprochée... quelques éléments ci après:

- L'auteur reprend sans esprit critique la thèse ancienne et depuis longtemps réfutée du trésor du Dey "volé" par la France, v. P.Peant et autres pseudo historiens.On connait les chiffres, les détails etc.
- on trouve dans l'ouvrage toutes sortes d'à peu près et d'absurdités du genre " 1839; l'Empire ottoman prend le nom d'Algérie".. " 1881: le code de l'indigénat fait des Musulmans des citoyens de seconde zone " ( un peu court, madame ! )... le commandant Boutin est nommé Général,par la grâce d'un titre démenti 2 lignes plus loin.." les accords d'Evian font cesser le feu en Algérie" ( le FLN n'a pas du être mis au courant ! ) etc.
- encore mille autres détails du même tonneau..
Tout celà n'est pas à prendre au sérieux. Prenons le comme une chronique familiale naïve et attendrissante, mais surtout pas comme un livre d'histoire !
Pour précision :
- J'ai passé toute mon enfance à 3 kM de Dely Ibrahim
- j'y ai un ancêtre enterré depuis 1840 environ
- je me suis marié à son église, comme 1° église française construite en Algérie - comment peut on décrire une colonisation barbare et meurtrière en un grand moment de l'histoire, la france par cette colonisation n'a ramené que souffrance, assassinat et extermination d'un peuple à 80 % lettré au moment de l'occupation, qui est devenu illétré à 80% au moment de l'indépendance, sans oublié la spoliation et le vol de nos richesses.

- Lettre ouverte à madame Arlette Schneider

(Concernant votre livre : les collines de l’espoir)
Après avoir lu votre livre, très touchant et très passionnant ; il faut le dire, moi aussi, j’ai longtemps hésité à me mettre en face de mon clavier pour vous écrire et vous donner ma version de l’histoire. Ce n’est ni la version classique et officielle de l’état algérien qui est, je le reconnais, sévère et exagérée, ni la version française archaïque et influencée par le lobby des nostalgiques pieds noires de l’Algérie française et des anciens criminels de l’OAS installés dans le sud de la France après l’indépendance de l’Algérie.
Réveillez vous madame Schneider ! Que nous le voulions ou pas, çà c’est la réalité. Oui, je dis bien l’indépendance de l’Algérie.
Ce que je vous raconte aujourd’hui, ce n’est que la version d’un tout petit enfant algérien qui avait l’age de sept ans en juillet 1962, qui s’est installé et a habité le village de Dely-ibrahim quelques semaines après votre départ vers la métropole. J’ai marché peut être sur vos pas; mais moi, j’étais chétif parce que je ne mangeais pas à ma faim. Je n’ai pas connu dans mon enfance ni le méchoui, ni le merguez, ni les crevettes dont vous parlez dans votre livre.
Comme vous le dites si bien dans votre livre madame Schneider : « Le souvenir soigneusement rangé dans un tiroir de votre mémoire, semblable à une boite noire d’un avion ». Moi aussi, j’ai ma boite noire mais la mienne, malgré les guerres, la misère endurée et l’incompréhension est restée toujours orange (la couleur de son concepteur) ; c'est-à-dire sans haine ni mépris.
Moi aussi, j’ai connu ce beau village. J’ai couru dans ses rues, j’ai joué dans sa placette et sa petite foret comme vous le dites ; je suis même monté un jour au monument Boutin et j’ai contemplé le lieu dit Bouchebouk. A ce moment précis, je ne savais pas qu’il y avait eu une bataille entre l’armée française et nos ancêtres « barbares ». Vous à ce moment là, vous aviez la chance d’avoir l’oncle Raymond pour vous raconter l’histoire de vos ancêtres qui ont participé à cette bataille. Malheureusement, je pense que sa boite noire à lui était défaillante puisque qu’elle n’a enregistré que les sons venus du cockpit et a ignoré les voix qui venaient du fond de la carlingue et de la soute à bagages. Sa boite noire n’a pas enregistré les cris de détresse qui venaient des enfumoirs de la Dahra, ni ceux qui résonnaient dans les montagnes du constantinois et des femmes enceintes éventrées vivantes de Kherrata, encore moins celles des femmes kabyles vivantes dont on a sectionné des membres pour récupérer des bijoux (rapportait en 1853 par Baudicour dans son livre « la guerre et le gouvernement d’Algérie)
Mes oncles Raymond à moi m’ont raconté leur vérité ; celle de la mémoire collective, celle laissée et abandonnées dans les archives coloniales, celle de notre Aix en Provence d’Istanbul, celle des anciens écrits conservés dans les zaouïas.
Au lieu de vous raconter des légendes de grands mère, ton oncle Raymond aurait du jeter un coup d’œil dans les archives de l’administration de la première commune coloniale. Il aurait trouvé des très vieilles correspondances rédigées par les premiers officiers de l’armée française installés à Dely-ibrahim et adressées à leur supérieur hiérarchique ; ils disaient texto : Après la reddition et la retraite de la cavalerie et l’artillerie turque sur ordre du dey d’Alger, les trois cent autochtones musulmans habitants les environs autour de quelques marabouts ont résistés alors ils ont été tous éliminés et leurs familles refoulées vers le sud (Douera, Boufarik et la plaine de la Mitidja). Les consignes étaient claires : pas de prisonniers avant la prise d’Alger.
Pour votre information, le nom Bouchebouk, avec une déformation linguistique, signifie en arabe : bouk ett chabek (ton père a affronté… l’ennemi) et que Ibrahim le fou (Dely Ibrahim en turque) n’a jamais été un pacha. L’histoire de ce personnage a été retrouvée dans les archives de la bibliothèque de la faculté d’Alger à moitié détruite et brûlée en 1962 par des membres de l’OAS. Après des recherches, l’historien français raconte qu’Ibrahim avait une relation amoureuse avec une des femmes du pacha putchiste. La liaison découverte, le nouveau pacha décapite la femme adultère et enferme Ibrahim, son ancien allié du putch dans un asile de fou (Dar el nakhla ) situé à coté de l’emplacement où a été construite l’église Notre dame d’Afrique. Il a été gracié en quelques sortes pour service rendu et aussi parce que réellement, il était devenu fou à cause de la disparition de sa bien aimée.
Quelques mois plus tard, aidé par ses anciens soldats, il réussi à s’évader de cet asile et s’installe sur les lieux de ses anciennes conquêtes ; c'est-à-dire les collines de Haouch Ibrahim (Dely-ibrahim). Il a assisté en direct au débarquement de 1830 et à la bataille de Bouchebouk ; c’était le seul survivant. Il s’est retranché à la foret Oued lekhal (Emplacement actuel du complexe olympique) et, il a continué pendant deux ans à harceler avec son épée les nouveaux colonisateurs. On dit qu’il a abattu quatorze français parmi les militaires et les tout premiers colons. Le génie militaire a été obligé de brûler toute la foret de Oued lekhal et le maquis avoisinant cet endroit pour débusquer Ibrahim le fou et finalement le fusiller sans jugement sur la place publique ; c’était au mois de juin 1832, date du deuxième anniversaire de la bataille de Bouchebouk. Alors madame Schneider, je crois que le personnage n’était pas aussi diabolique comme vous le prétendez dans votre livre. Il ne faisait que défendre son territoire.
Dans votre livre, vous avez parlé de propagation de maladies survenues après le débarquement tel que la peste et le choléra. Même si vous semblez ignorer les causes, ton oncle Raymond aurait du vous l’expliquer ; lui qui a eu son père mort dans la bataille des Dardanelles. Des centaines de cadavres jonchés au soleil aux mois de juin et de juillet pendant des semaines ; cela ne pouvait créer que des épidémies et çà ce n’est pas spécifique qu’aux barbares que nous étions.
L’année passée, à Dely-ibrahim, j’ai rencontré, par pur hasard, vos cousins, les frères Becker avec leurs épouses. On a discuté longuement autour d’un café et quelques gâteaux et en présence de quelques natifs de ce beau village que vous avez connu certainement. A aucun moment, on a senti de la haine ou des rancoeurs. Au contraire, un sentiment bizarre me traversa l’esprit ; je voyais en eux des amis de longues dates qu’on avait retrouvés et, je crois que le sentiment était partagé. Je n’ai jamais été aussi à l’aise devant des étrangers qu’à ce moment là parce qu’au fond de moi-même, je reconnaissais qu’on avait une histoire commune et je les comprenais. Je les voyais comme nous, des victimes de la bêtise humaine.
Je ne suis ni un historien, ni la conscience nationale, mais le jour où j’ai lu votre livre ; j’étais déçu. Je ne comprenais pas pourquoi vous voulez remuer le coteau dans la plaie en traitant nos ancêtres d’incultes et de barbares et décrit nos contrés de sauvages parsemées uniquement de broussailles et de touffes d’arbustes. Vous avez dit qu’il n y avait pas de routes ni d’agriculture et qu’Alger était un repère de pirates, pour vous contredire ensuite et avouer que la cause principale de la conquête était la mésentente sur le remboursement de la dette du blé contractée par la république française. La logique est que pour exporter du blé, il fallait des surfaces cultivables, des agriculteurs et des routes pour transporter ces denrées au port d’Alger. Vous-même, lorsque vous parliez d’Ibrahim le fou, vous disiez qu’il avait en sa possession une ferme immense (Haouch Ibrahim). Je m’excuse, mais je crois que c’est une Contradiction totale et que vous-même vous n y croyez pas.
Je ne comprenais pas pourquoi, lorsque vous avez parlé des chevaux du village (Pompon et Bijou ; je les ai connus), vous les avez décrit comme les chevaux arabes des envahisseurs du VII siècle. Je suis d’accord avec vous ; çà c’est de l’histoire mais lorsque vous parlez de vos ancêtres les allemands, les espagnols, etc.… vous ne dites pas qu’ils sont aussi des envahisseurs du XIX siècle.
Je ne comprenais pas lorsque vous avez évoqué les cigognes venues d’Alsace, locataires du clocher de l’église, vous avez conclu : « elles ne sont plus les locataires du clocher mais les locataires du minaret. Et le nouveau registre de la langue a peut être modifié leur craquètement » Vous avez omis de parler des mites, des poux, des cafards et des rats d’égout de Toulon et de Marseille que vous avez ramené avec vous dans les calles de vos bateaux. Figurez-vous madame Schneider, vos cigognes d’Alsace sont bien parties et sont remplacées par des pigeons de chez nous que les cinq adhans de la journée (appel à la prière) ne les dérange plus.
Je n’ai pas compris pourquoi lorsque vous avez parlé du cimetière anglais et que vous avez rendu hommage aux anglais, aux allemands et même aux serbes, vous avez oublié de parler des juifs et des musulmans qui sont pourtant enterrés dans le même cimetière et, qu’eux aussi, ils sont morts pour la France.
J’ai eu les larmes aux yeux lorsque vous avez décrit le marchand « zabi » sal et répugnant ; vous disiez que vous ne vouliez pas lorsqu’il vous approchait pour vous montrer les vêtement à vendre. Et bien, figurez-vous madame Schneider que ce marchand ambulant avait un nom ; il s’appelait aami Mohamed et a laissé derrière lui des enfants et dix sept petit fils. Parmi sa descendance, figure deux ingénieurs, un médecin, une prof de lycée, un cadre supérieur dans une multinationale au Québec et deux émigrés en France parmi « la racaille » pour emmerder Le pen et consort. Si vous venez un jour en Algérie, ils vous approcheront et vous embrasseront sans complexe comme une grand-mère venue d’une contrée lointaine, qui sent toujours l’odeur de Dely-ibrahim et qui a connu leur grand père dans des circonstance tout à fait autres qu’aujourd’hui.
Je me suis senti insulté lorsque vous avez traité nos combattants et nos martyrs de terroristes alors que nous, on a toujours considéré Jean Moulin, les résistants, les insurgés qui ont participés à la libération de Paris comme des combattants de la liberté.
Madame Schneider, je vous avoue que si vous aviez écrit votre livre dans les années soixante, je vous aurais compris parque vous aviez tout perdu et que vous subissiez toujours les effets de la culture et la littérature coloniale et raciste d’avant guerre. Mais écrire l’histoire en 2006 avec un tel mépris et des rancunes non justifiées, çà ne peut pas passer inaperçu. Le monde a évolué, l’être humain a changé, les japonais sont devenus les alliés les plus surs des américains, les allemands et les français sont les piliers de l’union européenne et bien d’autres peuples qui se sont pardonner et réconcilier mais les nostalgiques de l’Algérie française du midi de la France sont restés comme des ânes coincés dans une route sans issue ; ils ne savent même pas qu’il suffit de faire demi tour pour ne pas mourir de faim et de soif. Comme disait Fellag (un humoriste algérien) : « in aal din Darwin » (il insulte Darwin)
C’est pour toutes ces raisons que je me suis permis de vous écrire et vous donner une toute petite partie de ma version de l’histoire parce que je pense que dans tous les cas, vous n’avez pas le droit d’insulter la mémoire d’un peuple. Même moi, je pense que, si un jour, vous venez visiter votre village natal, celui vos ancêtres, je vous accueillerais et je vous embrasserais comme une grande sœur parce que je suis sur que nous sommes tous des victimes de la bêtise humaine.
Un dely-ibrahimois fier d’être algérien.
E.mail : plume_livre@hotmail.com























C'est beau d'écrire sur son village natal que l'on soit d'un côté ou dans l'autre. Je n'ai pas lu ton livre certes. Mais vu tes photos anciennes.
Peux-tu chercher à retrouver les photos de mon village EL-MAIN du temps de la France au niveau des archives d'Aïx ? Redevenu poste militaire français avancé relevant de la 19ème DI/4X4 SP 86692 SAS de Béni-Hafed pour qui il était une antenne, puisque tu te trouves sur place, peux-tu par simple passion culturelle et curiosité si j'ose le dire me retrouver quelque chose ayant un lien avec la pacification en dehors des questions pouvant bousculer les sensibilités ? Je t'en saurai gré et te remercie même en cas d'impossibilité d'accépter ma formulation.
Alditas