vendredi 31 octobre 2008
connaissance de la langue arabe en situation coloniale
les manuels d’apprentissage de l’arabe
à l’époque coloniale
séminaire de Michaël Chik, Sylvette Larzul
et Alain Messaoudi
séminaire - Histoire de la connaissance de la langue et de la culture arabes
Étude des manuels d’apprentissage de l’arabe à l’époque coloniale
(France et Maghreb, 1800-1960)
Michaël Chik, Sylvette Larzul et Alain Messaoudi
2e vendredi du mois de 15 h à 17 heures
Salle de réunion de l'IISMM 96 Bd Raspail,
du 12 décembre 2008 au 12 juin 2009
Après la conquête d’Alger en 1830 se manifeste un intérêt sans précédent pour la langue arabe, et les ouvrages destinés à son apprentissage se multiplient, constituant un important corpus qui reste aujourd’hui méconnu. Destinés à un public diversifié (militaires, administrateurs civils, colons, voyageurs, élèves des écoles…), ces ouvrages reflètent des choix différents quant à la langue ciblée (arabe dialectal, arabe littéral, moyen arabe), au contenu véhiculé (littérature contique et sapientiale, actes administratifs authentiques, matériau ethnographique…) et aux méthodes mises en oeuvre (méthodes calquées sur celles de
l’apprentissage du latin, méthode directe…). Outre l’examen de ces spécificités, l’accent sera mis, dans une perspective historique, sur le contexte parfois polémique qui sous-tend cette production.
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12 décembre : Les ouvrages en usage dans les écoles arabes-françaises en Algérie (1850-1870)
9 janvier : Les manuels des professeurs de la Bouzaréa ou École Normale d’Alger (dernier tiers du XIXe s. -début du XXe s.)
13 février : L’œuvre de Desparmet (1904-1905) : orientation ethnologique et méthode directe
13 mars : Grammaires et cours d’arabe littéral : la grammaire de Silvestre de Sacy, modèle de référence
29 mai (4e vendredi de mai par exception) : L’enseignement de la littérature : une anthologie des XIXe et XXe siècles par Henri Pérès (1938) (exposé de Yahia Cheikh)
12 juin : Les manuels en usage au Maroc
jeudi 30 octobre 2008
lettre au journal "La Tribune" (Alger)
pas question
de "pensée philocoloniale"
Daniel LEFEUVRE
demande de droit de réponse au journal algérien La Tribune
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Daniel Lefeuvre
Professeur des Universités en histoire contemporaine
Université Paris 8
à M. A Ghezali
Directeur de La Tribune (Alger)
Paris, le 30 octobre 2008
Monsieur le Directeur,
Dans
un article publié par votre journal, le 29 octobre 2008, "Une
repentance collective plutôt qu'une repentance individuelle, Lettre
d'Ahmed Zabana à Guy Moquet", votre collaborateur, Nourreddine
Khelassi, me met nommément en cause comme membre d'un "influent courant
de la non-repentance" portant à bout de bras une "forte pensée
philocoloniale".
Cette affirmation est dénuée de tout fondement et elle est propre à jeter le doute sur la qualité scientifique de mes travaux.
Mes
ouvrages, en particulier Chère Algérie (réédition Flammarion, 2008),
et Pour en finir avec la repentance coloniale (rééd. Flammarion,
2008) comme mes articles ou contributions à des colloques ne sont en
rien porteur d'une pensée "philocoloniale", ni d'aucune nostalgie
coloniale, bien au contraire.
Persuadé que le souci de la vérité
et le respect dû à vos lecteurs constituent le fondement éthique de
votre démarche de journaliste, je vous serais reconnaissant de
m'accorder le droit de réponse qui me permettra de rectifier les
erreurs, approximations, amalgames qui constituent le fond de l'article
incriminé.
En vous en remerciant par avance, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l'expression de mes salutations distinguées.
Daniel Lefeuvre
lefeuvre.daniel@orange.fr
lundi 27 octobre 2008
Binger, explorateur de l'Afrique occidentale
un capitaine explorateur de l'Afrique
au temps des colonies
Claude AUBOIN
Présentation du livre par l'auteur
Biographie de Louis Gustave Binger (1856-1936).
Né à Strasbourg, décédé à L’Isle-Adam. Explorateur de la Boucle du Niger (Mali, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire) 1887-1889. Envoyé en mission par le gouvernement français pour délimiter les frontières entre la Gold-Coast anglaise (Ghana) et la Côte d’Or française (Côte d’Ivoire) 1892-1893. Premier Gouverneur de la Côte d’Ivoire 1893-1895. Directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies 1897-1907.
Son exploration de la boucle du Niger, recommandée par le général Faidherbe et subventionnée par le Ministère, et qu’il réalisa pacifiquement, fut une grande réussite. Elle apporta au monde des informations géographiques, géologiques, ethniques, botaniques sur de vastes régions inconnues de l’Afrique de l’Ouest. Jules Verne lui demanda conseils pour l’écriture d’un de ses livres. Il fit le récit de ses aventures dans un ouvrage en deux volumes qui fut un succès de librairie et constitue aujourd’hui la «mémoire» de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. La carte «Binger» fit référence auprès de l’administration, des explorateurs et des militaires, pendant de nombreuses années.
La pertinence de sa mission de délimitation de frontières, sa connaissance du pays et de ses habitants lui valurent d’être le premier Gouverneur de la Côte d’Ivoire. Il est reconnu aujourd’hui comme le «père fondateur» de ce pays comme me l’expliquait l’ambassadeur de ce pays en France.
Revenu à Paris pour raison de santé, il fut nommé Directeur des Affaires d’Afrique. Á ce poste, il dut préparer le règlement des grands problèmes africains de cette époque, et notamment l’affaire de Fachoda. Á sa mort, l’État lui fit des funérailles nationales. Il fut le grand père de Roland Barthes, le célèbre sémiologue.
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Une exposition sera présentée à partir d’Avril 2009 au Musée de l’Isle-Adam, sur le thème «Images d’une Afrique en mutation (1884-1914) autour de l’explorateur Gustave Binger», dont l’auteur est commissaire, sous le patronage de Monsieur Axel Poniatowski, député-maire de la ville, et qui accueillera bon nombre d’invités de prestige. Le livre y sera présenté.
Plusieurs conférences, sur ce même thème, sont dors et déjà prévues et organisées pour répondre à la demande de municipalités et d’associations.
La Côte d’Ivoire fait parler et écrire sur elle depuis quelques années principalement à cause du contexte politique et elle restera au devant de l’actualité dans les mois qui viennent puisque de nouvelles élections présidentielles, qui risquent d’être mouvementées, sont prévues dans les mois qui viennent.
J’ai estimé qu’il était intéressant de revenir sur la création et les premiers pas de ce pays qui fut confié à l’administration de Binger, afin de mieux comprendre ses difficultés présentes, son maillage ethnique, ses courants commerciaux mais également d’avoir une idée sur son potentiel géologique et forestier.
Claude Auboin
Biographie de Louis Gustave BINGER (1856-1936) Explorateur de l’ Afrique Occidentale, premier Gouverneur de la Côte d’Ivoire, Directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies. Ayant été au cours de ses deux grandes expéditions, tour à tour, botaniste, zoologue, géographe, sociologue, géologue, ethnologue et s’est entouré de photographes. Il a participé à la construction de l’Afrique moderne.
Livre au format 130 x 210, de 327 pages avec 85 illustrations.

en couverture, peinture de Richard Paraire
Bon de commande
(livraison prévue début décembre 2008)
AU TEMPS DES COLONIES «BINGER»
Explorateur de l’Afrique Occidentale
NOM : PRENOM :
ADRESSE :
E-Mail :
Nombre d’exemplaires : …….. X 22 € =
Frais de port : 3,90 € pour 1 exemplaire/ 5,10 € pour 2 exemplaires
Au delà, prière de contacter l’auteur.
Chèque de règlement à l’ordre de M. Claude AUBOIN
4, avenue Binder 95290 L’ISLE-ADAM
date et signature
contact : auboin.claude@wanadoo.fr
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édition du 21 décembre 1889 : "Du Niger au golfe
de Guinée", par L.-G. Binger
Binger Louis-Gustave, (Capitaine)
Du Niger au Golfe de Guinée par
le pays de Kong et le Mossi
Paris, Société des Africanistes, 1980,
reproduction anastatique de l'édition de 1892

édition du 12 janvier 1890
édition du 12 novembre 1897
photographie
cimetière Montparnasse à Paris

palais du gouverneur à Bingerville (Côte d'Ivoire) à l'époque coloniale...
...devenu aujourd'hui un orphelinat
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liens
- le blog de Claude Auboin (plusieurs documents iconographiques sur Louis-Gustave Binger)
- la mission du capitaine Binger en 1888, dans : "Document du mois : Traité entre la France et le roi de Djiéboudou, 4 mai 1897", capitaine Valérie Caniart (Service historique de la Défense)
Binger et Naaba Wobgho
Certes, Binger n'a pas joué un rôle primordial dans l'histoire du Burkina, ni même dans celle de la colonisation. Il a pourtant été l'un des premiers européens à visiter le royaume de Ouagadougou. De plus, son récit offre un témoignage des coutumes Mosse à la fin du XIXe siècle. D'ailleurs, saluer le Mogho Naaba aujourd'hui requiert le respect des règles pas si différentes de ce que l'on peut lire chez Binger.
Le compte rendu du voyage de Binger de 1887 à 1889, une somme de près de 1000 pages, publiée en 1892 par la "Société des Africanistes" est toujours une référence. Un livre tout à fait passionnant où l'on découvre, racontée par un de ses acteurs directs, la politique coloniale de la France (de l'Angleterre et du reste de l'Europe). Mais Binger, bien que militaire, et sûr de sa supériorité de blanc, a eu une approche assez moderne, proche de celle d'un ethnologue.
En juin 1888, il est au pays Mossi et rencontre celui qui deviendra le Mogho Naba Wobgho. Il trouve un royaume organisé, un roi dont la politique pas si naïve que ce que l'on décrit trop souvent à propos de cette époque.
Le texte de cet ouvrage est disponible sur le site de la BNF. On notera qu'il s'agit d'une publication dans "Le Tour du Monde", probablement antérieure à l'édition de la Société des Africanistes mais la BNF indique 1860, ce qui est impossible (1890 ?).
Source BNF, ouvrage de 1890
Cette illustration extraite de l'ouvrage a comme légende "Naba WOBGO de Ouagadougou à la
tête de son armée (Photo d'archives)" (sic). De fait, lors du passage
de Binger en territoire Mosse, Boukary, frère du Naba Sanom, n'était
pas encore le Mogho Naba Wobgho mais il s'agit bien de lui !
Malgré ce
premier contact pacifique et quasiment amical avec Binger, le Naba
Wobgho est connu pour avoir résisté aux Français, menés il est vrai
cette fois par les sanglants Chanoine et Voulet, héritiers des colonnes
infernales de Tureau, précurseurs de la division Charlemagne. Hélas, et
pour la honte de la France.
Allez, on se souviendra plutôt de Binger, malgré les préjugés (parfois bien lourds) qui l'empêchaient d'être totalement moderne.
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mardi 21 octobre 2008
le livre de Benchicou interdit pour "banalisation des crimes coloniaux"

Algérie : un livre apparemment
interdit pour
"banalisation des crimes coloniaux"
Les autorités algériennes ont saisi à l'imprimerie Mauguin de Blida, avant même sa parution, le nouvel ouvrage de Mohammd Benchicou intitulé
Journal d'un homme libre. L'auteur est l'ex-directeur du journal Le Matin. Selon le propos de la ministre algérienne de la Culture ,Khalida Toumi, cette décision a notamment été prise pour "banalisation de crimes coloniaux".
Sous le nom de Khalida Messaoudi, l'actuelle ministre était une responsable du RCD en 1997 et luttait pour les libertés démocratiques et contre la dictature en Algérie. Aujourd'hui, elle dit assumer cette censure.
Selon l'AFP, Mohamed Benchicou a déclaré : "Dans cet ouvrage, je raconte ce que j'ai vécu depuis ma sortie de prison le 14 juin 2006 jusqu'au 14 juin 2008. C'est une suite du livre Les geôles d'Alger. Le contenu n'est pas très favorable au pouvoir".
L'histoire, une nouvelle fois, semble alléguée pour régler d'autres comptes.
En France, les éditions Rivesneuves devraient publier prochainement le livre de Mohamed Benchicou.
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article du journal El Moudjahid,
21 octobre 2008
La décision d'interdire l'impression et la diffusion du livre du
journaliste Mohamed Benchicou, "Le journal d'un homme libre", a été
prise conformément à la loi, pour "banalisation des crimes coloniaux",
"atteinte à l'honneur" des personnes et "propos antisémites", a
indiqué, mardi à Alger, Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture.
Mme
Toumi qui intervenait lors de la conférence de presse animée
conjointement avec Mme Bience Gawanas, consacrée à la deuxième réunion
des ministres africains de la Culture, a affirmé qu'elle assume cette
décision, prise par ses soins "conformément aux dispositions de la
Constitution qui interdisent toute atteinte à l'honneur des personnes
et des corps constitués, après avoir consulté un nombre important
d'avocats".
Tout en rappelant que le code pénal algérien, dans ses
articles 144 et 296, consacre l'inviolabilité" de l'honneur des
personnes, la ministre qui affirme avoir lu le livre, a indiqué que
"Mohamed Benchicou accuse des responsables de vol, sans pour autant
donner une seule preuve" et porte atteinte au ministre de l'intérieur.
"Dans
ce livre, il y a aussi de l'antisémitisme", a-t-elle poursuivi,
soulignant que l'Algérie n'accepte pas le racisme, sous toutes ses
formes".
Elle a ajouté, par ailleurs, que ce livre "banalise" les
crimes de la colonisation, "du moment où son auteur fait un parallèle
entre un militant de la cause nationale et un général responsable de
l'assassinat de 4000 Algériens, de 5000 disparus et de la
systématisation de la torture pendant la guerre de libération
nationale".
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