Bordeaux colonial de 1850 à 1940 (Christelle Lozère)

Exposition maritime de Bordeaux, le palais des Colonies
Bordeaux colonial de 1850 à 1940
Christelle LOZÈRE
Doctorante en Histoire de l'Art à Bordeaux III
Les premières expositions internationales à Bordeaux, 1850, 1854, 1859, 1865
Bordeaux, dont la tradition commerçante de son port
avec l’étranger était déjà bien établie, fut en 1850 la première ville
de France à prendre l’initiative d’inclure une section coloniale et
étrangère dans une exposition officielle. Organisée par la Société
Philomathique de Bordeaux, celle-ci ouvrit officiellement le 6 juillet
1850, au premier étage de l’aile droite de l’ancien Palais de Justice
(alors sis au 30, allées de Tourny). Artistes et industriels
répondirent en grand nombre à la manifestation et les Bordelais purent
admirer un véritable «bazar universel» d’objets d’art et industriels
venus de toute la France, mais aussi d’Algérie et des colonies – ces
dernières n’étant néanmoins pas autorisées, en raison des réticences
locales, à participer aux concours et à recevoir de récompenses. Très
vite, ce type de manifestations constitua un lieu privilégié de
diffusion des principes coloniaux : Londres organisa sa première grande
exposition universelle l’année suivante, Paris en 1855.

Exposition maritime de Bordeaux
Situées dorénavant sur la place des Quinconces, les
expositions bordelaises de la Société Philomathique, qui suivirent, en
1854, 1859 et 1865 témoignèrent de cet engouement pour les colonies et
les sections coloniales s’amplifièrent. En 1854, l’Algérie et la
Guadeloupe furent à l’honneur et récompensés. En 1859, la section
coloniale grandit en importance et accueillit en nombre des produits de
Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion, d’Algérie… mais aussi des
Landes, région alors considérée comme une «colonie en voie de
défrichement».
En 1865, les organisateurs affirmèrent
solennellement l’internationalité de la onzième exposition
philomathique qui intégra également l’Espagne et le Portugal. Les
Quinconces fut en fête pendant trois mois durant lesquels l’exposition,
qui s’étendait sur 12 000 m², accueillit pas moins de 300 000
visiteurs. Parmi les nombreux stands de l’industrie française, 51
exposants représentaient les Antilles, quatre l’île de la Réunion, deux
la Guyane et 34 l’Algérie. Une exhibition spéciale fut présentée dans
la nef latérale sud du Palais d’Exposition, dont l’une des sections fut
consacrée aux Antiquités celtiques et gallo-romaines, notamment issues
de la région d’Agen, mais curieusement mises en parallèle avec des
instruments de la Nouvelle-Calédonie d’époque récente. Ce type de
comparaison, s’inspirant directement du darwinisme, rappelle le rôle
alors prépondérant de la science dans l’affirmation d’une hiérarchie
des races, préfigurant et légitimant la cristallisation d’un racisme
populaire. On retrouvera six ans plus tard de tels rapprochements au
Musée Préhistorique du Jardin public qui associa des objets de la
préhistoire à des outils contemporains des “sauvages actuels”.
Les grandes Expositions Universelles et Coloniales de Bordeaux 1882, 1895 et 1907
Le
rendez-vous bordelais de 1882 propagea à son tour les valeurs
coloniales, renforcées par les récentes conquêtes des de la IIIe
République en Indochine et en Afrique (Afrique noire, Madagascar,
Maghreb). La douzième exposition de la Société Philomathique fut
déclarée «universelle» pour les vins et «internationale» pour
l’agriculture, les beaux-arts et l’industrie. Dans le bâtiment des
spiritueux, se côtoyaient des produits d’outre-mer, de Chypre,
d’Australie, de Nouvelles Galles du sud, du Chili ou de Ténériffe.
Furent
aussi présentées à cette occasion d’étonnantes collections privées
d’objets d’art exotiques, revenues des quatre coins du monde dans les
bagages de navires de commerce, de missionnaires, de médecins, mais
aussi à la demande d’amateurs, bien souvent préhistoriens, dès le début
du XIXe siècles : porcelaines du Japon et de Chine, armes turques et
indiennes, antiquités égyptiennes et mexicaines... De nombreuses
maisons bordelaises, profitant de la position de la ville comme tÍte de
ligne du commerce avec les Iles et les Colonies, s’étaient en effet
implantées dans les colonies, telles les Maurel et Prom au Sénégal,
Buhan et Teisseire à Gorée, Delmas et Cie en Afrique Noire, ou Denis en
Indochine…

Exposition de la Société Philomatique, 1895
Mais l’année 1895 marquera véritablement le triomphe
de la politique coloniale bordelaise. En effet, la grande Exposition
universelle de Paris, en 1889, vint marquer un tournant. Très
impressionnées par la section coloniale, les grandes villes de province
souhaitèrent dès lors se mesurer à la capitale, Lyon en premier en
1894, suivi de Bordeaux l’année suivante, et Rouen en 1896.
Toujours
organisée sur la place des Quinconces par la Société Philomathique, la
manifestation bordelaise de 1895 s’étendit sur 10 ha, dont 3 300 m²
couverts, et accueillit 10 054 exposants, dont 302 venaient des
colonies. Pour l’occasion, le célèbre architecte de l’exposition
universelle parisienne, Joseph Albert Tournaire, fut choisi pour la
construction des palais et des pavillons. Parmi les nombreuses
constructions (Pavillon du Gouvernement, Palais de la Presse…),
figuraient un Palais Colonial, un Pavillon de l’Algérie, ainsi que deux
villages exotiques.
Le Palais colonial, situé près de la porte
Nord, fut édifié en partie aux frais de la Chambre de Commerce de
Bordeaux. A l’intérieur de ce vaste édifice de 624 m² répartis sur deux
étages, toutes les colonies étaient représentées : Cochinchine,
Cambodge, Annam, Tonkin, Antilles, Tahiti, Réunion et les contrées
africaines.
Comme l’Exposition de la Société Philomathique de
1895 remporta un vif succès, marquant l’apogée de la politique
culturelle coloniale bordelaise en cette fin de siècle. La ville
renforça son image de grand port colonial et, en 1907, fut choisie par
la Ligue maritime française de Paris pour accueillir une nouvelle
grande Exposition Maritime et Internationale. L’ouverture officielle
eut lieu le 27 avril sur les Quinconces. Comme en 1895, le Palais
Colonial en constitua l’un des principaux monuments : d’une superficie
de 2500 m², il fut construit par l’architecte adjoint de la ville Léo
Drouyn (sous les ordres de Tournaire) dans un style arabe,
d’inspiration soudanaise, et se développait en arc de cercle.

Bordeaux, Exposition maritime, palais des Colonies (carte postale ancienne)
Les villages ethnographiques, 1895, 1904 et 1907
Comme
dans toutes les expositions coloniales depuis celle de Paris en 1889,
les villages exotiques constituèrent les principales attractions des
manifestations bordelaises. Le phénomène des «zoos humains» sillonna la
France et dura jusque dans les années 1930 . Bordeaux organisa par le
biais de Ferdinand Gravier (qui déjà avait fourni des objets africains
au Musée Préhistorique de Bordeaux, dès 1886) un village nègre et
annamite en 1895, et un village nègre, en 1907, à l’occasion de son
Exposition Maritime.
«Rien de si drôle, s’extasiait-on dans la
Petite Gironde, en 1895, que le mélange de ces Congolais, indolents et
superbes et de ces Indochinois, chétifs, remuants, fuyants, et tous,
avec leur imberbe visage ridé, semblables à de vieilles femmes».

Bordeaux, village africain, 1907 (carte postale ancienne)
En 1904, un village tunisien fut improvisé dans les
arènes de la Bennatte par un entrepreneur privé. Cette même année, un
ordre municipal fut instauré pour empêcher les spectacles de «faux
nègres». Des forains s’étaient en effet grimés en «noirs» afin
d’attirer la foule lors de la foire des Quinconces, présentant des
spectacles comme «les nègres, mangeurs de mous» ou «des nègres,
mangeurs de verres».
Mais ces exhibitions ne furent pas du goût de
tous les Bordelais. Dès 1895, un des organisateurs de l’exposition
bordelaise, publia, de manière anonyme, dans le catalogue d’exposition,
un article dénonçant ces pratiques avilissantes.

Bordeaux, village africain, 1907 (carte postale ancienne)

Bordeaux, village africain, 1907 (carte postale ancienne)

Bordeaux, village africain, 1907 (carte postale ancienne)
Les musées coloniaux à Bordeaux
Il fut créé à Bordeaux entre 1871 et 1907, cinq musées à caractère colonial. En
1871, une salle des colonies fut ouverte dans le Musée Préhistorique de
Bordeaux où des objets préhistoriques étaient comparés à des objets des
«sauvages actuels» (objets de la Nouvelle-Calédonie, de l’Océanie ou de
Madagascar, par exemple).
En 1877, fut ouvert un Musée de
matières premières et de produits fabriqués dans l’École supérieure de
Commerce de Bordeaux, rue Saint-Sernin où des objets d’Afrique, d’Asie
et d’Amérique du Sud étaient exposés. Malgré de nombreuses tentatives
auprès des Ministères, le Musée ne fut jamais reconnu officiellement et
disparaîtra en 1903 au profit du Musée Colonial de Bordeaux, crée en
1901, au Jardin Public.
À partir de 1894, les premières
collections du Musée d’Ethnographie et d’Études coloniales furent
constituées au sein de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de
Bordeaux. Ce ne fut qu’en 1900, qu’on parla officiellement de Musée
d’Ethnographie et d’Études coloniales de la Faculté de Médecine et de
Pharmacie de Bordeaux. L’année 1900 fut en effet particulièrement
heureuse pour l’agrandissement des collections accumulées depuis 1894.
L’Exposition Universelle Parisienne permit en effet au musée une
collecte d’objets, lui donnant des «dimensions» nationales.
En
1901, fut inauguré, sous l’impulsion marseillaise, le Musée Colonial de
Bordeaux au Jardin Public. Situé sur les terrasses du Jardin Public de
Bordeaux, dans l’immeuble de l’ancienne École de Sculpture,
l’établissement exposait les productions des colonies, illustrées par
des échantillons, des cartes murales, des photographies, des gravures,
et présentait des produits régionaux destinés à l’exportation. Suite
à des problèmes financiers, le Musée changea de direction dès 1904 et
le Dr Lucien Beille fut nommé à sa tête jusqu‘à sa fermeture dans les
années 1936. En complément du musée, s’ajoutaient une bibliothèque et
un laboratoire d’expérimentation rattaché aux serres coloniales, tandis
qu’un Office de Renseignement (Institut Colonial) était logé place de
la Bourse, au sein de la Chambre de Commerce.

terrasses du Jardin Public de
Bordeaux
En 1913,
l’Institut Colonial inaugura une Exposition temporaire de l’Afrique
Équatoriale Française dans un pavillon du Jardin Public. Elle fut
inaugurée le 29 juin par le gouverneur général de l’AEF, M. Merlin.
Deux des quatre salles étaient consacrées aux œuvres de l’Institut, la
troisième aux produits importés des colonies et la dernière aux
produits fabriqués dans la métropole, vendus dans les colonies et plus
spécialement sur le continent africain.
Enfin fut créé en 1907,
le premier Musée colonial normal de France à la Sauve-Majeure (près de
Bordeaux) qui avait pour but de favoriser la propagation de l’idée
coloniale en France en encourageant les jeunes instituteurs à puiser
dès la petite enfance, le goût des vocations coloniales. Dans le but de
compléter cet enseignement colonial, des conférences sur le monde
colonial furent données aux élèves par le Groupe Colonial Post-scolaire
de Bordeaux.
Cette association créée par Godefroy Ratton en 1904,
joua un rôle déterminant dans la diffusion de l’enseignement colonial
bordelais jusque dans les années 1940. Malheureusement, le Musée
colonial normal fut détruit en 1910 dans l’incendie de l’École. Une
résolution du Conseil Général de la Gironde projeta sa reconstitution à
Saint-André-de-Cubzac dans les nouveaux locaux de l’École Normale, mais
le projet n’aboutit pas.
L’enseignement colonial à Bordeaux
Dès
1890, les Universités bordelaises prirent conscience de la richesse que
pourrait lui apporter l’enseignement colonial. Émile Lappara, dans un
rapport sur les travaux des Amis de l‘Université de Bordeaux écrivit en
février 1900 :
«Qui oserait prétendre que nous ne sommes pas dans
un milieu excellent pour développer les vocations colonisatrices.
L’Université de Bordeaux est donc désignée par des penchants
héréditaires de la population qui vit d’autour d’elle pour former des
colonisateurs».
Alors que la Faculté de Médecine et de
Pharmacie de Bordeaux avait déjà créé un diplôme de médecine coloniale
et un cours de pathologie exotique, le 23 janvier 1902, la Commission
de l’Institut Colonial se réunit pour discuter de l’organisation d’un
enseignement colonial qui s’ajouterait aux cours déjà en place. Il fut
décidé la création d’un diplôme d’études coloniales correspondant à
celui de la Faculté de Médecine et à partir de 1902, l’ouverture d’un
cours d’Agriculture coloniale (professé par le Dr Lucien Beille, agrégé
à la Faculté de Médecine), d’un cours sur les produits coloniaux
(professé par M. Hugot, Dr en Sciences Physiques), d’un cours d’Hygiène
Coloniale (par le Professeur Le Dantec) et d’un cours d’Histoire de la
Colonisation et de Géographie Coloniale donné par le Professeur Henri
Lorin.
À la suite de longs pourparlers au cours desquels
l’Institut Colonial de Bordeaux trouva l’appui le plus empressé de la
part de l’Université, un arrêté du Ministre de l’Instruction Publique
intervint le 28 octobre 1926 autorisant la Faculté de Lettres de
l’Université de Bordeaux à délivrer un certificat d’études supérieures
portant le titre de certificat d’études coloniales. En 1927, l’Institut
Colonial fut rattaché officiellement à l’Université de Lettres.
Voici quelques cours dispensés par la Faculté de Lettres donnant droit au certificat d’études coloniales :
- Histoire de la Colonisation. 15 leçons.
- Idées et croyances des sociétés primitives. 4 leçons.
- Hygiène coloniale. 5 leçons
- Histoire de l’Art arabe. 6 leçons.
- Pays Arabes et Notions Ethnographiques et Littéraires.
- Établissements de l’Océanie : races, mœurs, coutumes, économie politique.
4 leçons.
Outre
les musées et l‘enseignement, de nombreuses Institutions de propagande
(Office du Maroc, Office général des Antilles et de la Guyane
française, la Ligue coloniale maritime de Bordeaux, l’Institut de la
France d’Outre-mer, le Groupe Colonial Post-scolaire de Bordeaux etc.)
et des Sociétés Intellectuelles furent créées dans le but de promouvoir
et diffuser l’idée coloniale à Bordeaux.

Ligue maritime et coloniale française
Les Foires coloniales de Bordeaux 1916 à 1940.
La
concurrence étrangère, allemande en particulier, et les
bouleversements, notamment économiques, causés par le premier conflit
mondial, obligèrent progressivement les autorités locales à modifier
leurs objectifs. Il ne suffisait plus de montrer les colonies et de
vanter leurs produits, il fallait désormais les vendre et ouvrir de
nouveaux marchés. À partir de 1916, Bordeaux organisa ses premières
Foires modernes. Installées sur la place des Quinconces, elles
accueillirent de nouveau les produits en provenance des colonies. Si
quelques particuliers, venus des quatre coins du monde, exposaient de
l’artisanat et des objets d’art locaux, les principales productions
étaient représentées dans des stands spécialement aménagés par les
Offices et les grandes firmes coloniales. Une abondante documentation
était mise à la disposition du public, ce qui ne suffit pourtant pas à
masquer le racisme ambiant inhérent à ce type de manifestation :
“L’Exposition sera donc non seulement universelle, mais quelque peu
rastaquouéresque. Ce n’était certainement pas là le but que se
proposaient les organisateurs”, put ironiser Mirador, chroniqueur au
journal marseillais Le Midi colonial.

Huilerie franco-coloniale
de Bordeaux
À partir de 1923 : Bordeaux, “Première foire coloniale de France”
En concurrence avec la ville de Marseille qui projettait après son
Exposition de 1922, la création d’une foire coloniale, Bordeaux devança
son adversaire en se proclamant première foire coloniale de France.
De simples stands, les colonies bénéficièrent à partir de 1923 de
pavillons démontables “plus dignes”: une pagode pour l’Indochine, un
palais arabe pour l’Algérie et la Tunisie, un souk pour le Maroc et un
bungalow pour l’AOF. Les Palais coloniaux, expressives allégories des
bienfaits répandus par la France sur tous les continents,
s’installèrent au milieu de jardins luxuriants et d’attractions en tout
genre, assurant un dépaysement total, les panoramas et dioramas
vendaient à l’envi de l’illusion, du rêve colonial.
Jusqu’aux années 1940, les plans de l’exposition furent dressés par l’architecte Raoul Perrier, qui composa une harmonie décorative fortement colorée, jouant des contrastes entre la blancheur des pavillons du Maroc ou de la Tunisie et les briques, marrons ou terres ocre d’Afrique. En 1935, l’Allée des Colonies exprima à la perfection l’ambition de toute une nation : véritable allée triomphale, elle proclamait l’avènement d’un empire qui se voulait moderne, qui se pensait invincible. En 1940, la Foire coloniale fut installée, pour la forme, mais n’ouvrit jamais au public car Bordeaux dut faire face à d’autres préoccupations...
Conclusion
Durant
toutes ces décennies, par ses expositions internationales régulières,
ses musées, son enseignement, son commerce avec l’outre-mer, ses
industries, l’action de sa Chambre de Commerce, son Institut Colonial,
etc., Bordeaux se placera comme une grande ville coloniale, peut-être
même “la grande ville coloniale de France” (hormis Paris). Elle servit
de modèle à beaucoup d’autres villes de provinces : Rochefort, fit
appel aux bordelais, pour son exposition de 1883 ; tout comme Nice,
pour son Exposition de 1884 ou encore la délégation rouennaise,
déclara, après une visite à l’Exposition bordelaise de 1895, que
Bordeaux avait dépassé le niveau des précédentes expositions de France.
L’élan colonial ne se sera pas arrêté à une simple propagande :
ce fut avant tout une histoire d’hommes souvent passionnés par
l’histoire en marche et qui mirent en scène leurs convictions à travers
d’ambitieuses démonstrations. Au-delà de motivations strictement
mercantiles, et sans sous-estimer le climat évidemment raciste qui
dominait à l’époque, il semble qu’un véritable goût de l’exotisme, de
la différence, de l’Autre ait aussi inspiré la plupart de ces
initiatives – et ce, non dans un unique but d’assimilation mais, sans
doute aussi, avec un réel désir d’échange et de partage.
Christelle Lozère
contact

docks de Bordeaux au cours de la Première Guerre mondiale,
The American Megro in the World War, par Emmet J. Scott (1919) - source
Commentaires sur Bordeaux colonial de 1850 à 1940 (Christelle Lozère)





















