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Deux ouvrages récents en

histoire coloniale  :

Jacques Frémeaux, Jean-Louis Planche



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- Les colonies dans la Grande Guerre. Combats et épreuves des peuples d'Outre-Mer, Jacques Frémeaux, éd. 14-18 (février 2006). commander

Quatrième de couverture
Entre 1914 et 1918, la nation, plongée dans la Première Guerre mondiale, n'a guère mesuré l'ampleur des efforts et des sacrifices de ce qui était alors son empire colonial. De nos jours encore, ces efforts et ces sacrifices sont largement méconnus. Jacques Frémeaux entend ici remédier à cette ignorance. Dans les histoires générales de la France contemporaine, l'empire colonial n'occupe le plus souvent qu'une place limitée, circonscrite à quelques paragraphes, au mieux à un chapitre unique. C'est sans doute une preuve des faibles rapports que la masse des Français ont entretenus avec l'épisode colonial. Lorsque la question bénéficie de plus longs développements, c'est, le plus souvent, à l'occasion de débats sur l'immigration en France ou sur le devenir des anciennes colonies, trop actuels pour ne pas biaiser les faits. Il n'est question ni de bâtir une légende dorée, ni de nourrir des rancœurs, mais d'aider, si possible, les descendants des combattants et des travailleurs de toutes origines, à mieux connaître les éléments communs de leur histoire, et, par-delà les clichés et les caricatures, à mieux se comprendre.

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Tirailleurs marocains pendant la Première Guerre mondiale



Biographie de l'auteur
Jacques Frémeaux, ancien élève de l'ENS de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, docteur ès-lettres, est professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne (université de Paris-IV).

- bio-bibliographie de Jacques Frémeaux

- commander : La France et l'Algérie en guerre : 1830-1870, 1954-1962 (éd. Economica, 2002)2717845666.08.lzzzzzzz_1_2207241203.08.lzzzzzzz_1_2717851488.08.lzzzzzzz_1_
- commander : Les Bureaux arabes dans l'Algérie de la conquête (Denoël, 1993)
- commander : Intervention et humanisme : le style des armées françaises en Afrique au XIXe siècle (éd. Economica, 2005)



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les massacres du Constantinois en 1945 :

un important travail de recherche

en archives

effectué par Jean-Louis Planche


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- Sétif 1945. Chronique d'un massacre annoncé, Jean-Louis Planche, éd. Perrin (avril 2006). commander


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maison d'Européens, incendiée à Kerrata en mai 1945


Quatrième de couverture
Le 8 mai 1945, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l'histoire de la France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et peut-être 30 000 Algériens sont tués par les Européens.
Grâce au dépouillement des archives des ministères de l'Intérieur, de la Guerre et de Matignon, à de multiples entretiens avec des témoins, des acteurs et des journalistes, Jean-Louis Planche reconstitue le processus de cette "Grande Peur", survenue dans le département d'Algérie le moins politisé. Il montre, à l'origine, l'imbrication entre les conséquences immédiates de la guerre mondiale (notamment la présence américaine), les ravages du marché noir qui a destructuré la société coloniale et une épuration politique manquée. Il explique comment on passe d'une psychose complotière à une peur de l'insurrection générale, puis à une répression aveugle. Il analyse le rôle des partis politiques prompts à instrumentaliser l'affaire, au moment où ils se déchirent pour le contrôle du pouvoir dans la France d'après guerre.
Résultat : deux mois tragiques pour le Constantinois et une chape de plomb qui, soixante ans après, continue de peser sur les relations franco-algériennes et de hanter la mémoire nationale. Ce livre lève enfin le voile.

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- note sur ce livre : Stéphane Haffemayer sur Clionautes

- un article de la presse algérienne (9 mai 2005) avec propos de Jean-Louis Planche : Ghada Hamrouche

- le site de l'Union Nationale des Combattants : le.cri.net


Ainsi Jean-Louis Planche a-t-il terminé cet ouvrage auquel nous le voyons travailler depuis des années, notamment au Centre des Archives d'Outre-Mer (Caom), à Aix-en-Provence. Il y a des cartons d'archives ouverts et des dossiers dépouillés derrière ce travail... (M.R.)

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Jean-Louis Planche au Caom en 2002



Extrait de l'introduction
"L'événement analysé est présenté sans en exclure la part souterraine. En mai-juin 1945, une brèche s'est ouverte au nord du Constantinois dans le tissu uniforme des jours. Ont alors déferlé les créatures surgies de l'inconnu, les monstres nés de «la fécondité de l'imprévu» dont Proudhon nous dit qu'elle «excède de beaucoup la prudence de l'homme d'Etat» (cité par Anna Arendt). De ces créatures de violence, les archives nous donnent une image fugace, mais concrète. Nous les décrirons de notre mieux. Le sociologue Edgar Morin nous rappelle que «le soi-disant irrationnel, l’événement, la crise, ont leur logique et leur structure». Étudier les forces à l’œuvre, dans «la perspective clinique» qu’il propose, permet d’espérer mieux comprendre comment, selon les mots d’un témoin, «une psychose colonialiste, où la frousse se mêlait à la haine» a pu provoquer un tel drame."

Jean-Louis Planche, Sétif 1945. Chronique d’un massacré annoncé, p. 17.

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