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études-coloniales
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27 avril 2013

Jean-François Paya au sujet de livre de Jean Monneret

9782841863082

 

à propos de l’ouvrage

La tragédie dissimulée – Oran 5 Juillet 1962

de Jean Monneret (2006)

un point de vue : Jean-François PAYA

 

[nous publions un point de vue dans un débat engagé depuis des années sur les massacres et disparus d'Oran en juillet 1962]

C’est avec un vif intérêt que j’ai pris connaissance du livre de Jean Monneret La tragédie dissimulée – Oran 5 Juillet 1962 en considérant qu’est très positif tout ce qui  contribue à lever le voile sur ce drame occulté même si nous avons des désaccords. C’est ce que j’avais dit publiquement à l’historien algérien Fouad Soufi au colloque de Jussieu en 2002 : «au moins que l’on en parle».

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Fouad Soufi (Oran)

À mon avis ce drame est significatif des premiers jours de l’Algérie indépendante, hors conflits, plus que ceux qui ont eu lieu de part et d’autres en pleines actions de guerre et de terrorisme abordés plus abondamment, selon les tendances et les opinions.

Mais venons en directement aux faits, notre ami comme beaucoup d’historiens se méfient de la mémoire et travaillent surtout sur les archives : mais faut-il encore qu’il y en ait, qu’elles soient fiables et qu’elles ne soient pas édulcorées ou caviardées ; j’avoue que, muni de dérogations, le chercheur dispose de sources d’investigations non négligeables, mais je suis resté sur ma faim.

En effet, plusieurs nouveaux documents sont cités dans cet ouvrage mais presque tous antérieurs au 5 Juillet (par exemple en annexe, un document 2e Bureau du 17/05/62) et peu de chose de nouveau sur cette journée : car comme je l’avais signalé dans la quarantaine de pages que j’avais écrites pour L’Agonie d’Oran (Monneret n’en utilise que deux extraits d’un article, forcément synthétique), il n’y a pas eu d’enquête effectuée et on ne peut trouver ce qui n’existe pas !

2e Bureau

Les seuls dossiers cités du 2e Bureau (p. 150) n’analysent pas les causes et les responsabilités (voir l’affaire d’un présumé tué par l’armée Française en Cote d’Ivoire ?) mais sont relatifs à un recensement non exhaustif de certaines disparitions signalées par différents services dans le désordre d’une population affolée qui quittait le territoire : 453 signalements ramenés à 365 après soustraction de gens retrouvés sans qu’on soit assuré qu’il y ait eu confrontation des deux listes et en faisant abstraction comme nous l’avons souvent dit de très nombreuses personnes isolées surtout de sexe masculin (famille déjà parties) qui de ce fait n’ont pas pu être signalées sur place, plus tard en France, elles n’ont pu être ciblées le 5 juillet (déclarations d’absence sur les lieux de résidence familiale), c’était des conditions différentes de la période antérieure qu’avait étudié avec brio notre auteur.

Par ailleurs, il aurait été intéressant de confronter ces chiffres à celui des «800 disparus du 5 Juillet» (dixit) que déclare être chargé de rechercher Jean Pierre Chevènement – Attaché Militaire au Consulat d’Oran après l’Indépendance, selon lui, il n’en a retrouvé aucun ! (voir son ouvrage).

Chevenement à 20 ans
Jean-Pierre Chevènement
à 20 ans (1959)

Le Consul M. HERLY déclara plus tard que ses services avaient enregistré 440 plaintes à Oran. Mais pour être passé personnellement au Consulat en cette période, déclarer des amis «disparus», j’ai pu constater qu’une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes et qu’on délivrait un récépissé au déposant ! Quant aux victimes musulmanes (près de 80), rien ne prouve qu’elles aient été toutes exécutées par l’ALN locale (reconstituée après le 19 mars) qui a le plus souvent «mis la main à la pâte» dans le massacre selon de rares témoignages de rescapés internés au Stade Municipal en «ville nouvelle» exécutés par petits groupes dans la nuit du 5 au 6 et jusqu’au 10 Juillet selon certains témoins musulmans.

Oran stade cp 1960
Oran, le stade (carte postale écrite en 1960)

Donc duplicité de l’ALN des frontières qui était rentrée ; depuis ce moment certains détenus n’étaient plus présentables, on n’en parle peu et donc : «fantasme des Oranais» car il n’y a pas d’archives au sujet de ces victimes musulmanes.

Il ne faut pas oublier que la riposte vigoureuse au F.M. de la Section du 8e RIMA en légitime défense contre la foule, aidée par des éléments armés, qu’on avait lancés contre la gare vers 13h à l’arrivée du train d’Alger (probablement pour perturber l’arrivée d’émissaires du GPRA, selon sources musulmanes) avait fait de nombreuses victimes, ramenées en ville nouvelle voisine par leurs corréligionnaires après le cessez le feu ; d’où confusion.

Ce fait imprévisible fut très édulcoré de part et d’autre et pour cause, il était prévu que l’armée française n’interviendrait pas et le FLN (mais lequel ?) le savait, donc pas d’affrontement conséquent officiel, aussi on laissait planer le doute d’une prétendue riposte d’un commando OAS dans l’hystérie ambiante (toujours témoins musulmans) cela était évidemment criminel.

 

Jean Monneret : contradictions ?

Ensuite, j’en arrive à mon enquête : Jean Monneret manifeste une contradiction : d’un côté, il met en doute (p. 162), avec raison, les témoignages publiés en Algérie «où la liberté d’expression est restreinte»… etc, et d’un autre côté, il préfère s’en tenir aux indications officielles fournies par Fouad Soufi – haut fonctionnaire en poste en Algérie (enfant au moment des faits) que nous avons vu en privé, et entre Oranais, au Colloque de Jussieu en 2002 et qui ne tient pas tout à fait le même discours qu’en public, sans aucune base d’archives.

On attend toujours sa thèse définitive, car même édulcoré, le massacre du 5 Juillet n’existe pas en Algérie, je le signale, car moins qu’en France, il n’y a eu d’enquête ! Bien sûr, il est évident qu’il ne peut reprendre à son compte la thèse du complot de l’EMG de Boumédienne dont le fils spirituel Bouteflika est au pouvoir en Algérie et on le comprend.

Néanmoins, il nous a confirmé et même en public (enregistré par moi) que la direction, disons «intellectuelle», de l’OPA du FLN d’Oran était majoritairement sinon pro GPRA mais surtout anti-État Major de l’extérieur, ce que nous savions depuis 40 ans sur le terrain (traité de «fasciste» par certains devant nous à l’époque).

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Le capitaine Bakhti, parachuté du Maroc à Oran, après le 19 mars, n’était pas a priori le chef incontesté de la zone autonome d’Oran mais d’abord le représentant officiel de la commission mixte de cessez-le-feu auprès de l’armée Française selon les «accords d’Évian». Évidemment il était en froid avec les précédents et les intrigues commencèrent dès ce jour (selon ces accords, l’ALN ne devait jouer aucun rôle politique jusqu’à l’élection d’une Assemblée Nationale).

Bien sûr, les manifestations du 5 Juillet, date emblématique, furent décidées par le Comité Inter-wilayas (anti état-major) à l’intérieur, sauf la Ve Oranie volontairement absente lors d’une réunion à Zémora après le 19 Mars (voir Mohamed Harbi) décision reprise par le GPRA à Alger ensuite, d’où le B.T. du 26 juin émis par le 2e Bureau cité par Jean Monneret et, bien que, je le répète, l’EMG d’Oujda ait interdit ces manifestations avec plus ou moins de succès à l’intérieur de l’Oranie.

Bakhti qui avait promis au général Katz que cela n’aurait pas lieu à Oran, devant l’appel lancé par Radio Alger aux mains du GPRA ne put que s’incliner après des débats préparatoires houleux (toujours témoins musulmans) car les masses qui croyaient encore à l’unité du mouvement n’auraient rien compris à Oran si la manifestation n’avait pas eu lieu.

Un défilé a priori pacifique et structuré avec de nombreux petits scouts (recrutés en masse pour la circonstance) en uniforme était prévu avec le syndicat UGTA, les organisations féminines etc… (nous avons des photos) mais c’était sans compter avec les agents de Boumédienne et certains partisans de Ben-Bella qui manipulèrent la foule. Le commandant du Service Social désarmé vit, avec sa secrétaire, les premiers coups de feu Bd Joffre sur le défilé. Bakhti le savait-il ?

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Oran, boulevard Joffre, 1956

Peu importe, le secret n’était pas si étanche car plusieurs mises en garde individuelles parviennent à certains Européens (voir Agonie d’Oran) de ne pas se rendre à Oran pour l’intérieur (témoignage personnel).

C’est pour cela que les «trois hypothèses» que signale J. Monneret ne sont pas contradictoires, elles sont même concomitantes (p.97). Quant à la «sempiternelle théorie du complot» qu’il dénonce, elle fait partie de toute l’Histoire intérieure du FLN, voir entre autre les ouvrages de deux spécialistes : Mohamed Harbi et Gilbert Meynier, ce dernier a même corrigé, suite à nos observations, la 2e édition de sa volumineuse Histoire intérieure du FLN alors qu’il s’était contenté de reprendre la version du Général Katz : «un affrontement de communautés avec 25 morts Européens !» «De coup d’État en coup d’État», G. Meynier – Science et vie, cinquantenaire en 2004 énumération : en 57 contre Abanne R. ; en 60 Tripoli ; en 62 contre GPRA ; en 65 contre B. Bella etc…).

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Cette politique manipulatoire et provocatrice émaille toute l’histoire de la rébellion depuis les origines du 1er Novembre 54 en passant par la liquidation d’Abane Ramdane «mort au champ d’honneur» l’éviction de Ben Bella et l’assassinat de Boudiaf, sans parler de l’utilisation du terrorisme islamique, plus actuelle. L’école de Boussouf, rompue aux méthodes du K.G.B., a fait recette en Algérie. La hantise de l’EM d’Oujda était que puisse se créer à Oran, de facto avec Mers el-Kébir, une enclave européenne. La volonté de chasser le maximum d’Européens avait été affirmée au congrès de Tripoli (27 mai - 7 juin 1962) après les accords d’Évian sous la pression de l’ALN extérieure (avant la destitution de l’EMG et de Boumedienne par le GPRA).

Boussouf
Abdelhafid Boussouf

D’ailleurs, nous l’avons dit, le même scénario fut tenté sans succès à Alger avec des sbires dirigés par Yacef Souadi, agent de Boumédienne (voir la presse) et le 6 Juillet le GPRA, dans un communiqué publié, avait gobé «l’attaque des éléments colonialistes de l’OAS»  à Oran. Ce faisant, cela l’obligeait d’admettre l’avancée de l’ALN d’Oujda qui imposait ses hommes aux postes clefs à Oran - ce qu’elle n’était pas habilitée à faire -, dont le préfet Soutïa ; bien sûr, cette ALN préférait user de prétextes et de manœuvres pour prendre le pouvoir (voir toujours Harbi et Meynier et d’autres). Il y en eu d’ailleurs aussi à Constantine sauf qu’il n’y avait plus d’Européens et lorsqu’elle ne put plus manœuvrer, ce fut le choc frontal avec les wilayas de l’intérieur au niveau d’Orléanville.

Faut-il rappeler que l’ALN extérieure n’entra qu’en septembre à Alger, il y aurait beaucoup de choses à ajouter que notre ami Monneret connaît bien, comme le fameux communiqué (classifié 2e B. n°1266/B2/GAOR signé Coadic) de l’EMG d’Oujda en date du 5 Juillet 62 qui après avoir vilipendé le GPRA, prépare ses troupes à «aller protéger la minorité Européenne», on ne peut faire mieux en cynisme pour des Pompiers Pyromanes, comme nous l’avons écrit (voir l'ouvrage L'Agonie d’Oran – volume 3).

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Pourquoi Jean Monneret ne tient-il pas compte de cette archive (alors qu’elles sont rares) que je lui avais cependant communiquée et reproduite dans L’Agonie d’Oran. Je n’ai pas compris non plus, pourquoi le fait pour le FLN de poser son drapeau sur les bâtiments publics, fut «une provocation»... Cela avait été fait dès le 3 juillet dans toute l’Algérie, nous l’avons vu avec douleur mais résignation et une grande partie de nos compatriotes, il faut le dire, avait participé au référendum du 1er juillet, surtout par crainte de cartes d’électeurs non tamponnées pour la suite, en se souvenant que l’équipe Susini appelait à voter «Oui» à Alger (entendu à la radio et vu dans la presse).

Il faut avoir vécu ces moments de désarrois pour se permettre de juger et nous avions bu la coupe jusqu’à la lie. Plus rien ne pouvait nous provoquer pour des gestes suicidaires alors que la France nous abandonnait. Il faut avoir vu dans les quartiers Européens des drapeaux dans les poubelles ! Alors suggérer que nous puissions tomber dans une provocation absurde !

Enfin, pour terminer au-delà de notre débat avec Jean Monneret, l’essentiel est que nous soyons d’accord pour dire que le massacre au-delà des causes et des chiffres fut effectué en présence de notre armée consignée dans cantonnement (voir plans dans PNHA n°92 et Agonie d’Oran 3) sur ordres venus du plus haut sommet de l’État.

Dans le cadre de ce livre qui, nous l’espérons, aura une plus grande audience que L’Agonie d’Oran et, qui après tout, fait aussi connaître notre thèse occultée, il aurait été bon pour souligner cette forfaiture de rappeler les effectifs et les unités dont disposait Katz à Oran : 12 000 hommes intra-muros (voir son livre et les archives) plus les forces extérieures qui étaient aussi l’armée française. Nous avons signalé cela dans la revue Pieds Noirs H.A. de Juillet 1998 sous le titre courageux de la rédaction «De Gaulle est bien responsable des Massacres de Juillet 1962 à Oran».

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général Joseph Katz

Il reste à étudier ce qui apparaît comme évident à mes yeux, et comme l’ont exprimé le Docteur J.-C. PEREZ et même des chercheurs algériens, pourquoi le choix politique gaullien du FLN ALN extérieur sur le GPRA et l’intérieur mais c’est un autre débat.

Toutes choses qui justifient aussi le titre de l’ouvrage de Jean Monneret est le silence assourdissant sur ce drame.

                                                                                              Jean-François PAYA (classe (54/2)
présent à la base de Mers El Kebir jusqu’à fin 1964,
à Rosas – Espagne, le 12 Mars 2006

 

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- voir aussi, Jean-François Paya, "Document ALN du 5 juillet 1962"

- contra : voir la défense du général Katz par Charles-Robert Ageron

 

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Commentaires
E
MASSACRE D ORAN 5 JUILLET 1962<br /> <br /> (Révélation de monseigneur BOZ adjoint de l évéque d'Oran disant avoir été averti la veille au téléphone des massacres à cause d'un faux prétexte sur un présumé retour de l'OAS a ORAN par partisans de l'ALN du Maroc qui avait intéret à faire pertuber la manifestation Enregistrement monseigneur Boz du 05 07 2006 (pour entendre l'enregistrement : enregistrez CERCLES AUDIO EN HAUT ADROITE °)ENREGISTRES LE 5/7/2006 LORS D UNE CONFERENCE DE L AUTEUR POUR LA SORTIE DU LIVRE ON RECONNAIT BIEN LA VOIX OU LE PERE BOZ CONFIRME BIEN LA PREMEDITATION DE L EMEUTE PROVOQUEE DU LENDEMAIN 5 JUILLET ET S ADRESSE A L AUTEUR QUI REPOND cette émeute provoquée permet à Boumédienne etBB de prendre le pouvoir en dépit des accords d Evian et de l exécutif provisoire et du GPRA d Alger ce ci est confirmé par d'autre témoignages nombreux
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J
Consignes qui rejoint celles reçues à l'intérieur du département controlé par Oujda reçues par des habitants de ne pas se rendre à Oran par crainte de "provocations OAS" indications qui se recoupent avec celles du père Coz
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E
Témoignage transformé en certitude vient de tomber depuis 2006 le père BOZ adjoint à l'evèque d'Oran a laissé un témoignage enregistré le 5/7/2006 à l'occasion d'une conférence sur le drame du 5 Juillet 62 ; où ce témoin déclare entre autre que la veille du 5 juillet ""les musulmans du village nègre lui ont téléphoné l'avertissant que le bruit (fallacieux) courant que les commandos OAS revenant sur Oran ,toute personne (européenne)qui sortirait ce jour là serait massacrée "".Ce qui confirme bien la préméditation de l'émeute provoquée et ,on ignore pourquoi cette archive ne fut pas divulguée plus tot celà nous aurait évité bien des discussions stériles mais tout le monde reconnaitra la voix caractéristique du révèrent BOZ et la date inscrite qui va avec diffusé à la suite - - - - -<br /> <br /> ECOUTER CET ENREGISTREMENT QUI DATE DE 2006 RECU DERNIEREMENT ? SUR LE MASSACRE DU 5 JUILLET<br /> <br /> "Expliquer ce massacre inouï" par provocation explicitée ci joint.<br /> <br /> Enregistrement monseigneur Boz du 05 07 2006 (pour entendre l'enregistrement : enregistrez CERCLES AUDIO A DROITE<br /> <br /> http://popodoran.canalblog.com/archives/2023/01/08/39773829.html <br /> <br /> <br /> <br /> SUITE A CES TEMOIGNAGES IL EST EVIDENT QUE NOS ARTICLES 256 de févier 1998 et 267 de mai 2000 dans l'Echo de l'Oranie basés sur nos informations et notre article dans "l Algérianiste de Juin 2012 soumis à des critiques de certains historiens se révèlent biens fondés Après le témoignage du père BOZ et tous les “embrouillis”de tous les Historiens La discussion semble définitivement close nous qui étions sur le terrain avions raison lorsque nous avancions que le massacre du 5 juillet qui ne correspondait à rien pour les musulmans gagnants de l'Indépendance sauf à faire fuir plus vite les Européens et à créer un désordre pour faire intervenir en dépit du GPRA l'armée en dissidence de Boumédienne<br /> <br /> C'ETAIT UN COUP MONTE LES EFFETS ET LES FAITS SONT LA C'est le résultat qui compte en HISTOIRE<br /> <br /> <br /> <br /> A la fin d'un de ces enregistrements on entend nettement le père Boz questionner l'auteur<br /> <br /> <br /> <br /> qui répond quant à savoir si monseigneur Lacaze (evèque d'Oran ) avait téléphoné ce 5 juillet au général Katz<br /> <br /> <br /> <br /> En revanche, par leur capacité à rétablir l'ordre à partir de leur arrivée,<br /> <br /> quelques jours plus tard, Ben Bella et les hommes de l'état-major pourraient<br /> <br /> bien avoir fait la preuve, aux yeux des Français, de leur capacité à gouverner, et<br /> <br /> s'être acquis leur bienveillance dans la lutte pour le pouvoir. ,c'est bien un des objectifs de ce massacre prémédité avec surtout leur intervention pour prendre le pouvoir *
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A
Accords secrets d'Evian strictement respectés<br /> <br /> Résultante du"DEAL"possible signalé par JF Paya pour favoriser la prise de pouvoir BB;Boumédiène en Juillet 62 ditot "Une seule chose importait pour<br /> <br /> De Gaulle :pouvoir terminer les essais Atomiques et d'armement" au Sahara !<br /> <br /> Tout a commencé au début des années 1950, quand l’armée coloniale procède, dans ce centre de tirs d’essais installé sur un plateau calcaire dominé par les falaises d’Oued Namous, à des manoeuvres de tir d’armes chimiques et bactériologiques. Après sept ans de guerre de libération, les indépendantistes du FLN et l’ex-métropole entament des négociations à Évian qui déboucheront sur un accord de cessez-le-feu et l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Mais les accords d’Évian contenaient une annexe secrète : la France conservera durant une période de cinq ans quatre centres d’essais au Sahara : Reggane et In Ekker, pour le nucléaire, Colomb-Béchar (futur B2-Namous) pour les armes chimiques et bactériologiques, et enfin Hammaguir pour la balistique et les fusées spatiales. À l’échéance du délai convenu, Alger et Paris confirment officiellement la fermeture de tous les sites sahariens de l’armée française. Sauf celle de B2-Namous. Guerre froide et course aux armements incitent Charles de Gaulle à obtenir de Boumédiène la prorogation de l’accord pour le maintien du centre de Beni Ounif. Contre toute attente,(POUR LES PROFANES°) le leader algérien concède une période supplémentaire de cinq ans. Il impose cependant une condition : B2-Namous sera exclusivement une affaire militaire. En d’autres termes, pas question d’y associer ou d’en informer les circuits diplomatiques, donc Bouteflika. Un accord-cadre est secrètement signé, le 27 mai 1967, entre l’ambassadeur de France et le commandant Abdelkader Chabou, secrétaire général du ministère de la Défense et homme fort de l’armée algérienne.Ainsi Jusqu'en 1978, l'armée française a conservé un site d'essais d'armes chimiques (à décontaminer) en Algérie, dans le Sahara, avec la bénédiction de Boumédiène en secret absolu .<br /> <br /> Source presse Jeune Afrique (mars 2013) aprés la visite de F Hollande en Algérie Aresky M du Groupe de Recherches sur Oran 5 Juillet 62
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J
DERNIERS COMMENTAIRES SUR "ETUDES COLONIALES·"CONCLUSION GROUPE DE RECHERCHES SUR ORAN 5 JUILLET 62 <br /> <br /> QUELQUES SOIENT LES POINTS DE VUE SUR LA"SPONTANEITE"OU SUR LA PROVOCATION ORGANISEE POUR CE MASSACRE <br /> <br /> CELUI CI N AURAIT PAS EU LIEU OU FORTEMET MINIMISE SI L ARMEE FRANCAISE AU VU justement DE LA SITUATION PRECEDENTE <br /> <br /> AVAIT FAIT SAVOIR URBI ET ORBI (COMME PROMIS ) QU ELLE DEFENDRAIT SES RESSORTISSANTS ON PEUT DONC PROCLAMER HAUT ET FORT <br /> <br /> CONTRAIREMENT A CERTAINS, LA RESPONSABILITE ECRASANTE DES <br /> <br /> AUTORITES FRANCAISES LEUR APPARENTE NEUTRALITE NE VALANT QU ENTRE LA LUTTE DES DIFFERENTES FACTIONS FLN/ ALN ou effectivement elle n <br /> <br /> avait théoriquement pas a ce mèler !Posté par ,JF PAYA
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J
Cher ami merci pour ces mises au point ; en effet je n’ai pas du tout démarré de polémique avec Jean Monneret c’est lui qui entrepris une critique très dure de mes recherches (et c’était son droit) dans son livre de 2006 :au lieu de s’en tenir à des réserves nuancées comme il l’avait exprimé dans nos correspondances début 2001 où je lui avais fourni des éléments sur celles-ci avec une vidéo d’études sur le dossier !<br /> <br /> M’interpellant publiquement dans son livre j’étais en droit moi aussi de lui répondre pour un débat à mon avis fructueux méme si le professeur .Pervillé le trouva exagéré ,il pourra s’en Inspirer pour écrire « sa leçon d’Histoire » !<br /> <br /> En effet mes conclusions au sujet de ce dossier du 5 Juillet 62 à Oran sans écho dans les médias ont commencé de paraître anonymement (précautions pour le terrain) P33 dans« l Agonie d Oran » vol II en 1996 : puis dans « l’Echo d’Oranie »en 98 sous la direction de Geneviève De Ternant et par un article Provocateur titré par la rédaction du Magazine PNHA en juillet 98 « De Gaulle responsable des Massacres d’Oran »cité par AG Slama dans la revue l’Histoire n 231 puis par autre article dans l’Echo de l’Oranie et par une publication de 40 Pages dans«Agonie d’Oran »volume III en Janvier2001 ;alors que nul Historien ne semblaits’intéresser à cette histoire à l’époque <br /> <br /> Enfin vint une« consécration »dans une revue non PN 5 Juillet 1962 Le Massacre d’Oran dans les « Dossiers Secrets de l’Histoire »No 42 en Sept 2002 (Bénévolement bien entendu) et en Janvier 2007miraculeusement comme »caution démocratique parmi 18 articles favorables au FLN un article repris de PNHA de 98 dans le Blog de la LDH Toulon qui sera affublé plus tard d’une « mise au point » en Janvier 2012 cliquer les "liens"<br /> <br /> http://ldh-toulon.net/le-5-juillet-1962-a-Oran-par-Jean.html<br /> <br /> J’ai eu d’autre part l’honneur dans « l Annuaire des Français d’Afrique du Nord « <br /> <br /> Ø > http://fr.calameo.com/read/000059729310077f2ef20<br /> <br /> Ø Sous la direction de notre compatriote René MAYER de me retrouver classe <br /> <br /> Historiens Page 161 de cet ouvrage Voila pour toutes précisions Bien cordialement avec aussi tous nos voeux Jean-François Paya
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A
A notre avis un historien dans le doute devrait indiquer pour le moins tous les paramètres et pièces disponibles). Provocation d'européens (qui provoquent les musulmans!) où provocation de musulmans (qui provoquent les européens !). Les 2 options de J Monneret, cela revient au méme : ce sont les européens qui en provoquant où en tombant dans la provocation (c'est à dire en provoquant les musulmans), sont fautifs du déclenchement des émeutes <br /> <br /> Si ce livre dédouane formellement l'OAS de toute responsabilité directe dans le déclenchement des événements du 5 Juillet, il reste plus ambigu pour "les européens" d'Oran. Il estompe la culpabilité du pouvoir central (c'est à dire De Gaulle) dans la non protection de nos ressortissants ( Katz semble isolé). Il ignore toute implication des "putschistes" d'Oujda de l'ALN extérieure. il privilégie une thèse d'auto provocation spontanée qui arrange beaucoup de monde !<br /> <br /> <br /> <br /> NB / Je ne comprend pas selon JM pourquoi les musulmans en manifestant et en hissant leur drapeau sur les bâtiments publics auraient "provoqué" les européens, cela était prévu dans toute l'Algérie. Par contre JM concède enfin dans cet article"comment savoir si des hommes qui tirent du haut d'un immeuble sont européens où musulmans <br /> <br /> ?" Si nous ajoutons que ces derniers avaient toutes les chances ensuite d'en réchapper JM finira un jour nous l'espérons par admettre la provocation venue de l'intérieur des factions FLN/ALN dans la lutte pour le pouvoir . <br /> <br /> ARESKI Groupe de recherches sur le 5 Juillet 62 à Oran<br /> <br /> voir aussi les recents témoignages sur la neutralisation de la force locale à Oran
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J
Le journal algérien " Le Quotidien d'Oran " du 20 Septembre 2006 qui avait longtemps occulté le sujet s'est senti obligé devant nos diverses manifestations et publications en France de publier un article sous un titre de diversion " Oran de nouveau dans l'engrenage de la peste de l'OAS " (voir sur internet) pour parler " des massacres contre les Européens à Oran entre le 5 et 7 Juillet 1962 " . Stigmatisant " la littérature des ultras du colonialisme, il utilise un article de l'Express du 14 Septembre et le livre de notre compatriote Jean Monneret " la Tragédie Dissimulée " qui table sur un total de 365 personnes disparues pour faire remarquer " qu'on est loin des chiffres avançés dans la littérature des ultras de l' OAS ".<br /> <br /> Comme nous l'avons signalé à l'auteur, ce chiffre qui serait basé sur une publication aléatoire du quai d'Orsay et sur des documents archivés du 2ème Bureau (références non données dans les annexes du livre) est relatif à un recensement non exhaustif de certaines disparitions signalées par certaines unités dans les rapports de routine au 2ème bureau de leur secteur, mais pas le fruit de recherches approfondies.<br /> <br /> Pour avoir eté sur le terrain en Oranie à cette époque, je puis témoigner qu'aucune enquête sur les causes et les conséquences du 5 Juillet n'a eté sérieusement entreprise. D'ailleurs J. Monneret n'a rien trouvé dans les archives.<br /> <br /> On peut même dire que des consignes pour ne pas enquêter ont eté données dés le premier jour du massacre. I<br /> <br /> l aurait fallu signaler que ceci se faisait dans le désordre d'une population affolée qui tentait de quitter le territoire et que de nombreuses personnes isolées (surtout masculines, familles étant parties) n'ont pu être signalées et ciblées plus tard le 5 Juillet en France. De même le fait que JP Chevènement, attaché militaire au consulat d'Oran a déclaré dans un ouvrage " avoir été chargé de rechercher les 800 disparus du 5 Juillet " sans en retrouver aucun à Oran ! (mission qui semble de pure forme).<br /> <br /> <br /> <br /> Se souvenir aussi que le consul M. Herly a déclaré plusieurs années après, que ses services avaient enregistré 440 plaintes mais selon certains témoignages dont le mien, une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes d'une même famjlle (deux amis en ce qui me concerne).<br /> <br /> Le quotidien Algérien sur la défensive déclare ensuite que des coups de feu ont eté tirés sur la manifestation (ce que nous n'avons jamais nié vu les témoignages recueillis tome I de l'Agonie d'Oran) " provoquant l'émeute puis la vendetta " en les impliquant bien sûr à des desesperados européens issus de l'OAS, thése non retenue en 1962 où les nouvelles autorités parlaient de " bandits de grand chemin musulmans " en éludant les responsabilités dues à la crise interne du FLN en Juillet 62 (voir notre enquête dans le Volume 3 de l'AGONIE D'ORAN ) et sans évoquer les complots pour la prise du pouvoir du groupe dissident Boumédienne - Ben Bella opposé au GPRA qui avait ses partisans dans l'organisation FLN d'Oran.<br /> <br /> <br /> <br /> Comme aucun européen n'avait eté pris, il etait évident qu'il etait très facile pour des provocateurs algériens de se fondre parmi les miliciens en civil ou en treillis militaires armés (il existe des films) .<br /> <br /> <br /> <br /> Toutes choses dont Jean Monneret ne tient pas compte. Par contre, il suggére dans son livre p 96 et 111 que ce seraient les Européens d'Oran qui auraient été provoqués par la pose des drapeaux Algériens sur les bâtiments publics : ici on sort de l'histoire pour entrer dans la pure subjectivité.<br /> <br /> <br /> <br /> Enfin il faudrait souligner l'importance de la présence des unités militaires françaises (12000 hommes intra- muros) consignées par le général KATZ sur ordre du pouvoir central à Paris. C' est ce qui fait la spécificité de ce drame et le fait que sous prétexte de rétablir l'ordre, l'ALN du Maroc est entrée en masse le 8 juillet à Oran pour prendre le pouvoir tout en liquidant ses opposants.<br /> <br /> <br /> <br /> Un autre objectif de la provocation fut de faire fuir un maximum d'européens d'Oran , ville où ils étaient les plus nombreux. Provoquer ce départ en masse était tout à fait dans la ligne du congrés FLN de Tripoli en avril 1962.<br /> <br /> Mohammed Harbi a affirmé qu'au delà de fausses contradictions idéologiques (marxistes /Islamistes par ex)<br /> <br /> c'etait surtout l'envie de postes de places et de butin qui animait certains de <br /> <br /> "l'extérieur" !<br /> <br /> Voilà toute chose dont le quotidien d'Oran ne pouvait bien entendu pas parler
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J
LA PIRE IGNOMINIE LA NEGATION DU CRIME<br /> <br /> <br /> <br /> le massacre imaginaire - Arts et lettres - El Watan<br /> <br /> www.elwatan.com/.../le-massacre-imaginaire-26-01-2013-200892_159.p...‎<br /> <br /> <br /> <br /> POUR Y REPONDRE LIVRE DEDIE AU MILLIER DE VICTIMES DE CETTE JOURNEE TRAGIQUE A DIFFUSER POUR ESSAI EN PRIORITE<br /> <br /> > http://fr.calameo.com/read/0002846255ab594028a60<br /> <br /> <br /> <br /> LES LIENS CONTENUS DANS CE LIVRE RENVOIENT AUX PLANS ARCHIVES <br /> <br /> TEMOIGNAGES ET PHOTOS DE L ENQUETE COMMENCEE SUR LE TERRAIN <br /> <br /> A ORAN DES 1962 ET POURSUIVIE DEPUIS SANS INTERRUPTION
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J
Vu le dossier sur de Gaulle et l Algérie dans le dernier No de INFO ET SAVOIR <br /> <br /> pour completer leurs infos "incomplétes "ci joint ce débat sur études coloniales Avec nos salutations JF Paya Références<br /> <br /> >ANNUAIRE DES FRANCAIS D AFRIQUE DU NORD <br /> <br /> JEAN FRANCOIS PAYA CLASSE HISTORIENS PAGE 161 <br /> <br /> > > http://fr.calameo.com/read/000059729310077f2ef20
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