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études-coloniales
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3 septembre 2012

l'honneur d'Hélie de Saint Marc

st marc

 

déclaration du Commandant de Saint Marc

devant le Haut tribunal militaire,

le 5 juin 1961

 

Ce que j’ai à dire sera simple et sera court. Depuis mon âge d’homme, Monsieur le président, j’ai vécu pas mal d’épreuves : la Résistance, la Gestapo, Buchenwald, trois séjours en Indochine, la guerre d’Algérie, Suez, et puis encore la guerre d’Algérie…

En Algérie, après bien des équivoques, après bien des tâtonnements, nous avions reçu une mission claire : vaincre l’adversaire, maintenir l’intégrité du patrimoine national, y promouvoir la justice raciale, l’égalité politique.

On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de nous-mêmes. Nous y avons gagné l’indifférence, l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette mission. Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours.

Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément

aimée, et cela d’un coeur léger. Alors nous avons pleuré. L’angoisse a fait place en nos coeurs au désespoir.

Nous nous souvenions de quinze années de sacrifices inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement. Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région, des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces, tombaient en pleurant dans la poussière de la route.

Nous nous souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre départ du Tonkin. Nous nous souvenions des villages abandonnés par nous et dont les habitants avaient été massacrés. Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois se jetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.

Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces villages et mechtas d’Algérie :

«L’Armée nous protégera, l’armée restera ». Nous pensions à notre honneur perdu.

Alors le général Challe est arrivé, ce grand chef que nous aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal de Lattre en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la victoire.

Le général Challe m’a vu. Il m’a rappelé la situation militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés.

Que nous devions sauver notre honneur.

Alors j’ai suivi le général Challe. Et aujourd’hui, je suis devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.

Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. Oh ! je sais, Monsieur le président, il y a l’obéissance, il y a la discipline. Ce drame de la discipline militaire a été douloureusement vécu par la génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.

Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis, comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant Saint-Cyr. Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules, devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos provinces natales.

Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à la France. Depuis quinze ans, je suis officier de Légion. Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par le sang reçu, mais français par le sang versé.

C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril, à treize heure trente, devant le général Challe, j’ai fait mon libre choix.

Terminé, Monsieur le président.

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Saint Marc en Algérie

 

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Commentaires
P
Non, elle n'en a tué que 300 000 ou 400 000 40 ans plus tôt, sans compter toutes celles qui ont précédé.
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Y
Aloua , tu raconte n'importe quoi et tu refuse de repondre sur le pourquoi ne pas parler des colons arabes aujourd'hui qui occupe l'Algérie berbère ? pourquoi donc l'arabe officiel , l'islam religion d'etat mepris de l'amazighité et exclusion et racisme de la part des arabes ou faux arabes ...?? tu ne dis rien ...l'arabe a fait pire que la france ..la France n'a pas tué 200 000 personne durant les années 90 !!
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A
Tout est bien qui fini bien
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A
Pour la même raison que les fanatiques de Vichy et leurs larbins français se sont élevés contre leur propre peuple, au service de l'occupant nazi de sinistre mémoire. Ce sont ces traitres qui donnèrent aux allemands l'une des figures les plus nobles et les plus glorieuses de France : le Préfet Jean Moulin.<br /> <br /> <br /> <br /> Dois-je vous rappeler Ya Si Roger l'ordonnance que le GPRF installé alors à Alger, promulgua le 18.8.1943 légalisant l'exécution de cette engeance de criminels par la résistance, sous le commandement du CFLN. C'est ce que fit le FLN pendant la Guerre de Libération. Et se peut-il que vous ayez oublié qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de ces traitres (9000 selon le chiffre officiellement) furent sommairement exécutés par les résistants, les vrais et ceux faux de la "dernière heure". Non Ya Si Roger vous devriez faire un peu plus d'efforts et vous comprendrez que la trahison n'est le monopole d'aucun peuple. <br /> <br /> <br /> <br /> Quant aux raisons pour lesquelles les arabes sont venus en Algérie... C'est un point qui méritent d'être discuté en effet mais sans passion et en remettant les choses dans leur contexte. Je vous invite à lire la "Cité Musulmane" de Pierre Rossi. Vous y trouverez la réponse complète. On ne peut pas en parler ici. D'abord parce que le sujet qui nous préoccupe ici est la plaidoirie du Commandant Saint Marc et des raisons historiques qui l'y ont amené, ensuite, vous ne me semblez pas suffisamment au fait de l'histoire médiévale pour en parler utilement.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour ma part, j'observe que non seulement et souvent vous n'avez aucune idée du sens des mots et des formules que vous utilisez (langue de bois par exemple), mais que vous écrivez pour le plaisir de construire des phrases.<br /> <br /> <br /> <br /> Sachez Monsieur, qu'en ce qui me concerne et c'est, je pense, valable pour tous les algériens:<br /> <br /> <br /> <br /> 1. je ne suis pas votre compatriote contrairement à vous qui êtes, a priori, prêt à faire n'importe quoi pour être le mien. Vous vous méprenez sur l'admiration et le respect que je témoigne malgré tout à la France...<br /> <br /> <br /> <br /> 2. Pour vous, je ne suis ni arabe, ni berbère, ni musulman, ni chrétien, ni juif, ni mouzabite, ni chaoui, ni kabyle ni rien de tout cela en particulier. Parce que je suis résolument et définitivement algérien. Et donc parce que je suis tout cela à la fois. Et si la Guerre 1954-1962 était à refaire, je la revivrai avec bonheur et sans la moindre hésitation pour jeter les ultras de l'Algérie française à la mer. Je parle des ultras et de personne d'autre. Car je ferais tout ce qui serait en mon pouvoir pour éviter que les ALGERIENS d'origine européennes s'en aillent. <br /> <br /> <br /> <br /> Avec mes excuses pour la commission de modération du site, un site que j'apprécie, je dis bonsoir et, <br /> <br /> <br /> <br /> Combat fini faute de combattants.
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A
Toujours les memes "copiés collés" du méme individu<br /> <br /> sur les horreurs avancées des troupes Francaise :il y en a autant des hordes arabes en Bérbérie et en Espagne où il fallu se convertir béssif à une religion inventée de toute piéce dans le désert <br /> <br /> par des pilleurs de caravanes alors ne pas discuter avec ce provocateur 9a ne sert à rien <br /> <br /> qu'en était il comme tu le dit dans les pays Arabo Musulmans dans la méme période Historique ;pas de brimades? pas de massacres?pas de traite Esclavagiste des Noirs Africains? pas d'exploitation,?Des éléctions, mémes partielles à 2 colléges ??? et puis aprés sans colons chrétiens se fut pire qu"au maghreb central <br /> <br /> qui ne s'appelait méme pas Algérie Alors laisse le se débrouiller avec ses problémes il repond ùeme pas à tes questions !comme on dit chez nous en Kabylie "laisse pisser le mouton,"<br /> <br /> http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/aube_verite_massacres.htm <br /> <br /> <br /> <br /> 8 mai 54/2 sur ce Blog
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R
Cher Compatriote vous reprenez la langue de bois <br /> <br /> et des histoire archi connues(dont la fable de Lyautey) si chacun etait resté chez soi les arabes en Arabie est les français en France tout cela ne serait pas arrivé ;mais vous n'avez pas répondu à la question pourquoi tant de Musulmans algériens furent avec les Français et pas pour le FLN si vous niez cette évidence plus la peine de discuter:Attendons la suite à bientot vous allez avoir beaucoup à faire si toutefois vous rester au Pays ,car l'opposition chez l'odieu colonialiste Français c estp lus facil!
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A
Oua 3alaïkoum essalam oua 3ala koul men attaba3a el houda !<br /> <br /> <br /> <br /> Je n'ai rien fait d'autre que réagir au rappel d'un triste et malheureux évènement de notre PASSE, commun hélas, un passé auquel nos millions de Jean Moulin ont mis un terme avec les moyens et les méthodes qui étaient les leurs à leur corps défendant et auxquels le colonialisme et ses monstruosités, les avaient contraints.<br /> <br /> <br /> <br /> Un langage de sourds n'aboutit à aucun résultat. Le combat des algériens en eut un qui fit l'admiration du monde entier, et celui des français d'abord. Et ce n'est pas aux Porteurs de valises et autre Pierre Chaulet ou Danièle Minn que je fais allusion. Ceux-là sont des algériens comme moi. Je le répète, je ne fais que réagir.<br /> <br /> <br /> <br /> Mais en parlant de réaction, et puisque pour justifier votre singulière lecture de l'histoire, vous citez les monstruosités dont nous dûmes faire preuve par endroits de notre combat libérateur, permettez-moi de vous rappeler que c'est dans vos écoles que nous avons, sur ce plan précis, nous qui n'avions ni chars, ni bombardiers, été formés.<br /> <br /> <br /> <br /> Permettez-moi de vous rappeler les vôtres en faisant témoigner non pas des algériens ou quelque autre étranger sympathisant de notre cause nationale, mais des français eux-mêmes.<br /> <br /> <br /> <br /> 1. Témoignage de Victor Hugo. Il a écrit dans "Choses vues 1849-1885 p. 286" : <br /> <br /> <br /> <br /> « L’armée faite féroce par l’Algérie. Le général Le Flô me disait hier soir : "Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes. Ils arrachaient les boucles d’oreilles aux femmes et les oreilles avec, ils leur coupaient les doigts des pieds et des mains pour prendre leurs anneaux. Quand un Arabe était pris, tous les soldats devant lesquels il passait pour aller au supplice lui criaient en riant : cortar cabeza ! Le frère du général Marolles, officier de cavalerie, reçut un enfant sur la pointe de son sabre, Il en a du moins la réputation dans l’armée, et s’en est mal justifié." »<br /> <br /> <br /> <br /> 2. Alfred Nettement, journaliste et historien catholique, a écrit dans son "Histoire de la conquête de l'Algérie" en parlant du massacre de ce que les soldats français appelaient les Zaat-chiens (pour Zaatchas selon le Capitaiene Charles Rocher témoin oculaire), je cite :<br /> <br /> <br /> <br /> « Pas un seul des assiégés ne demanda la vie, tous périrent les armes à la main L’opiniâtreté de la défense (des Zaatchas) avait exaspéré les zouaves. Notre victoire fut déshonorée par les excès et les crimes… Rien ne fut sacré, ni le sexe ni l’âge. Le sang, la poudre, la fureur du combat avaient produit cette terrible et homicide ivresse devant laquelle les droits sacrés de l’humanité, la sainte pitié et les notions de la morale n’existaient plus. Il y eut des enfants dont la tête fut broyée contre la muraille devant leurs mères ; des femmes qui subirent tous les outrages avant d’obtenir la mort qu’elles demandaient à grands cris comme une grâce. Les bulletins militaires insistèrent sur l’effet que produisit, dans toutes les oasis du désert, la nouvelle de la destruction de Zaatcha, bientôt répandue de proche en proche avec toute l’horreur de ces détails… »<br /> <br /> <br /> <br /> 3. Un autre témoignage pour que les lecteurs puisse objectivement juger. C'est celui de Amédée Dieuzaide, qui écrit dans son "Histoire de l'Algérie" (encore) à propos du massacre d'El Ouffia dans les environs d'alger, ceci de difficilement croyable venant d'êtres dits humains :<br /> <br /> <br /> <br /> « Tout le bétail fut vendu à l'agent consulaire du Danemark. Le reste du butin fut exposé au marché de la porte Bab-Azoun (à Alger). On y voyait des bracelets de femme qui entouraient encore des poignets coupés, et des boucles d'oreilles pendant à des lambeaux de chair. Le produit des ventes fut partagé entre les égorgeurs. Dans l'ordre du jour du 8 avril, qui atteignit les dernières limites de l'infamie, le général en chef Rovigo eut l'impudence de féliciter les troupes de l'ardeur et de l'intelligence qu'elles avaient déployées. Le soir de cette journée à jamais néfaste, la police ordonna aux Maures d'Alger d'illuminer leurs boutiques, en signe de réjouissance. »<br /> <br /> <br /> <br /> Ce témoignage-verdict fut corroboré quelques années plus tard, en 1891, par le Comte d'Hérisson qui parle en tant qu'acteur et témoin. Il écrivait dans son "la chasse à l'homme" que :<br /> <br /> <br /> <br /> « II est vrai que nous rapportons un plein baril d'oreilles récoltées paires à paires sur les prisonniers, amis ou ennemis.[...] Des cruautés inouïes, des exécutions froidement ordonnées, froidement exécutées à coups de fusil, à coups de sabre, sur des malheureux dont le plus grand crime était quelquefois de nous avoir indiqué des silos vides. »<br /> <br /> <br /> <br /> Ramenez tout cela Ya Si Roger, à ce que disait l'illustrissime Maréchal Saint-Arnaud de l'Emir Abdekader qu'il taxa de "barbare" 14.5.1842 :<br /> <br /> <br /> <br /> «Abdelkader nous a renvoyé sans condition, sans échange, tous nos prisonniers. Il leur a dit : "Je n’ai plus de quoi vous nourrir, je ne veux pas vous tuer, je vous renvoie". Le trait est beau pour un barbare.»<br /> <br /> <br /> <br /> Vous me permettrez d'ajouter à vos connaissances pour le cas vous l'ignoriez, que l'Emir, en 1937, signa un décret dans lequel il ordonna à ses moudjahidine (combattants) ceci :<br /> <br /> <br /> <br /> 1) Tout Français capturé au combat sera considéré comme prisonnier de guerre et sera traité en conséquence jusqu’à ce qu’une occasion s’offre pour son échange contre un prisonnier algérien.<br /> <br /> 2) Interdiction absolue de tuer un prisonnier désarmé.<br /> <br /> 3) Tout Arabe qui amènera un soldat français captif sain et sauf aura une récompense de 8 douros.<br /> <br /> 4) Tout Arabe ayant un Français en sa possession est tenu de le bien traiter. Dans le cas où le prisonnier aura à se plaindre de mauvais traitement, la récompense prévue pour l’avoir fait prisonnier sera supprimée sans préjudice d’autres sanctions.<br /> <br /> <br /> <br /> Alors, partant de là, Alfred Nicolas Rambaud, historien canadien, eut-il tort d'écrire en 1891 en parlant de l'insurrection de 1871 dont mon arrière Grand-oncle, Moulay Chekfa qui fut condamné à mort à Constantine le 1.5.1873 et qui mourut dans une cellule à Brest le 20.4.1874 pour avoir été l'un de ses plus hauts responsables, eut-il tort d'écrire :<br /> <br /> <br /> <br /> « Le véritable caractère que les chefs reconnus de l’insurrection travaillèrent constamment à lui imprimer, ce fut celui-là même que les théologiens musulmans attribuent au djihad. C’est une guerre qui, comme toute autre, doit se conformer aux règles du droit des gens. Le croyant, même en état d’insurrection, est tenu de ne tuer que les combattants, d’épargner les non combattants, les femmes, les enfants, les vieillards les infirmes et les insensés, de respecter la parole donnée et les trêves consenties, d’éviter les cruautés. Ces principes affirment le commandant Rinn, les insurgés, petits ou grands, laïques ou religieux, s’efforcèrent de les faire respecter… Rinn nous montre que nos sujets algériens, même en proie aux excitations de la guerre sainte, ne sont pas des sauvages. Tout compte fait des atrocités commises par les deux races belligérantes, le bilan n’est peut être pas à notre avantage. » En d'autres termes que la barbarie n'est pas forcément du côté des algériens.<br /> <br /> <br /> <br /> Et le Maréchal H. Lyautey, n'avait-il pas eu raison en français véritable, de déclarer en 1918, que « Les colons agricoles français ont une mentalité de pur Boche, avec les mêmes théories sur les races inférieures destinées à être exploitées sans merci. Il n'y a chez eux ni intelligence ni humanité. » Et c'est en effet ce que les allemands pensaient et disaient des français du temps de Bismarck. Déjà !<br /> <br /> <br /> <br /> Qui peut, après cela, après tout cela, oser encore dire que l'Algérie pouvait être et/ou (c'est selon) rester française.<br /> <br /> <br /> <br /> Pour finir et je le répète encore une fois et sincèrement : que la paix soit à tout jamais en, sur et autour de vous, peuple de France. Quant à l'infortune et aux misères actuelles qui déchirent notre pays, ne vous inquiétez pas, c'est le métier qui rentre... On s'en sortira comme on s'en est sorti en 1962. Je vous rappelle qu'il vous a fallu à vous, le pays de Danton et de Saint-Just, des siècles pour parvenir à mettre un terme à vos tyrans et à la tyrannie... de l’Église notamment, et de ses obscurantistes.<br /> <br /> <br /> <br /> Allaoua Cherfi.<br /> <br /> <br /> <br /> NB : S'il vous arrive de voir dans mes propos quelque incorrection, sachez que ce n'est nullement intentionnel de ma part. Cela ne pourrait être dû qu'à un manque de maitrise de la langue française que je suis obligé d'utiliser faute de pouvoir user de la mienne.
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R
QUE LA PAIX SOIT SUR LE PEUPLE ALGERIEN IL VA EN AVOIR PLUS BESOIN QUE LE PEUPLE FRANCAIS !<br /> <br /> Mais c'est toujours le méme langage de sourds ,vous procedes par affirmations péremptoires et langue de bois ;les études ;témoignages et archives prouvent <br /> <br /> que le peuple algérien n'était pas si unanime que celà dérriere le FLN du moins jusqu'àu coup de pouce décisif Gaulliste qui corréspond à la derniére citation toujours lumineuse A POSTERIORI DE VOTRE MEILLEUR ALLIE !<br /> <br /> les archives des services du FLN et témoignages prouvent indubitablement qu'une forte proportion de la population algérienne ne suivait pas le FLN jusqu'en 60 (abandon gaulliste) et qu'il fallut user de représailles terribles égorgements ;mutilations oreilles et nez coupés pour les convaincre (le FLN à tué plus de fréres que les soldats Français) <br /> <br /> Par exemple des renseignements sur la conduite des populations, leur rapport au FLN, leur rapport à la France. Je dis bien c’est le bulletin du FLN, donc tout est à la gloire du FLN. Toujours est-il qu’à travers ces descriptions, si un historien s’empare de ces documents, il va donner une autre idée de l’opinion algérienne face au FLN. En tout cas, je pense que ces archives sont explosives. Moi, j’ai été au ministère des Forces armées comme conseiller de Krim (c'estMohammed HArbi qui parle)<br /> <br /> Belkacem, et je peux vous dire que les dossiers sont terribles. Le rapport à la population n’est pas du tout ce qu’on dit. Ce sont des archives qui donnent une idée tout à fait différente de la révolution <br /> <br /> Alors on a beau jeu de citer les diatribes de soldats en campagne contre Abdel Kader sans dire<br /> <br /> qu'il y avait contre lui autant de combattants musulmans qu'il n'en commandait de méme qu'il en eu plus en opérations contre l ALN que dans cette derniére de 54 à 60 ;et puis le nombre d'habitants <br /> <br /> de l'algérie en 1954 par rapport à 1830 parle pour le reste alors l'Algérie crée par la France de toute piéce pas Française au sens de l'Héxagone <br /> <br /> vous avez raison; mais en tout cas pas FLN <br /> <br /> Donc on sera jamais d"accord et rien ne sert de discuter sur le passé QU'EST CE que L'ON fait <br /> <br /> Maintenant que vous venez plus volontiers chez nous que chez les chinois !et quand vous n'aurez plus de pétrole ?
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A
Oui commandant ! vous avez fait votre travail de soldat. Ce que vous déclariez au tribunal pour votre défense ne peut laisser personne indifférent. Même quand il s'agit de quelqu'un comme moi, votre pire ennemi avant 1962 en tant qu'algérien et plus encore en tant qu'être humain. En votre qualité de soldat vous aviez accompli la mission dont les autorités légitimes de votre pays, la France, vont ont chargé. Vous vous deviez de le faire parce que vous êtes un soldat. Vous deviez l'accomplir comme l'avaient accomplie ceux qui vous ont précédé et qui agirent sous les ordres de Bugeaud, Herbillon, Pélissier, Canrobert, Rovigo, Saint-Arnaud et de bien d'autres à partir de 1830 et tout le long des 132 ans de domination et de répression française en Algérie.<br /> <br /> <br /> <br /> Vous deviez le faire comme le fit le lieutenant-colonel De Montagnac qui écrivait dans une lettre datant du 15 mars 1843, je cite : "Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe : l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied. Qui veut la fin emploie les moyens appropriés, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. [...] Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens."<br /> <br /> <br /> <br /> Il n'a pas pensé et accompli cela de son propre chef. C'était un soldat qui n'a fait qu'obéir aux ordres. Le Maréchal Bugeaud donnait des ordres similaires en son temps. Il l'a dit. il l'a écrit.<br /> <br /> Dans le discours qu'il prononça le 14.5.1840, il avait dit : « Il faut une grande invasion en Afrique, qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Huns. » Et l'on connait tous le leitmotiv des Huns et d'Attila.<br /> <br /> <br /> <br /> Plus tard le Maréchal précisera sa pensée. Je cite l'une des plus humaines de ces déclarations. Pas celle où il parle de tout simplement exterminer les arabes. Le 18.1.1843, dans une lettre à La Moricière, général à l'époque, il écrit : « Plus d'indulgence, plus de crédulité dans les promesses. Dévastations, poursuite acharnée jusqu'à ce qu'on me livre les arsenaux, les chevaux et même quelques otages de marque... Les otages sont un moyen de plus, nous l'emploierons, mais je compte avant tout sur la guerre active et la destruction des récoltes et des vergers... Nous attaquerons aussi souvent que nous le pourrons pour empêcher Abd el Kader de faire des progrès et ruiner quelques unes des tribus les plus hostiles ou les plus félonnes. »<br /> <br /> <br /> <br /> Le lieutenant-colonel sus-cité, faute de loi permettant l'objection de conscience comme la France l'adopta après l'indépendance de l'Algérie, peut être considéré non pas seulement comme innocent mais comme victime malheureuse d'une cause qui n'est pas la sienne.<br /> <br /> <br /> <br /> Georges Clemenceau avait dit ceci de juste que "la guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser ou la confier à des militaires". Et c'est la raison pour laquelle, vous ne deviez pas vous mêler de politique. Et, de mon humble point de vue, c'est ce que vous aviez fait en vous mettant sous les ordres du Général Challe et de ses compagnons du coup de force manqué en avril 1961.<br /> <br /> <br /> <br /> D'ailleurs, indépendamment de la résolution des algériens décidés de recouvrer leur liberté et leur indépendance quoi qu'il leur en aurait coûté, 90,8 % du peuple français, en avril de l'année suivante, vous donna tort. <br /> <br /> <br /> <br /> Oui Commandant ! On vous a trompé. L’Algérie n'a jamais été française, et ne pouvait pas l'être sans son peuple. Cela non pas seulement parce que les algériens ne le voulaient pas, mais parce que le peuple les français lui-même ne souhaitait pas. Bien sûr et vous aviez raison de le souligner au tribunal. Il y avait des algériens comme Said Boualem qui le souhaitaient. Bien sûr que du côté français, il y eut des français pour prêcher l'égalité des droits. mais d'un côté comme de l'autre, ils étaient d'un nombre insignifiant pour peser sur la décision politique et donc pour changer le cours de l'Histoire.<br /> <br /> <br /> <br /> Comme Pierre Mendès-France et bien d'autres avant lui, le Général De Gaulle l'avait parfaitement compris. Il écrivait en page 47 et 49 de "ses mémoires d'espoir", ceci :<br /> <br /> <br /> <br /> « Après avoir caressé, puis perdu, des illusions successives quant à leur accession sans restrictions aux droits civiques et quant à un statut autonome de l’Algérie, les musulmans, dans leur ensemble, étaient désormais favorable aux "FLN" et à l’insurrection même s’ils n’y participaient pas… J’excluais du domaine des possibilités toute d’idée d’assimilation des musulmans au peuple français… La communauté musulmane, étant donné ses origines ethniques, sa religion, sa manière de vivre, après avoir été si longtemps traitée en inférieure, tenue à l’écart, combattue, avait une personnalité trop forte et trop douloureuse pour se laisser désormais ni dissoudre, ni dominer, surtout à l’époque où, d’un bout à l’autre du monde, chaque peuple reprenait en main sa destinée. L’intégration n’était donc pour moi qu’une formule astucieuse et vide. »<br /> <br /> <br /> <br /> ET QUE LA PAIX SOIT SUR VOUS ET SUR TOUT LE PEUPLE FRANÇAIS COMMANDANT !<br /> <br /> <br /> <br /> Allaoua Cherfi
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