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études-coloniales
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23 juin 2012

Algérie, le bilan 50 ans après (26 juin à Lyon)

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Algérie, 1962-2012 : un bilan possible ?

 

algerieforsemcliquer sur l'image pour l'agrandir

 

Meynier 50 ans après

 

Algerie_1962

 

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Commentaires
F
Une interview très intéressante Jf Paya ! Mes parents me parlent souvent de l'Algérie et de ce qu'elle est devenue depuis son indépendance ! Moi je trouve que le pays s'en est plutôt bien sorti, et qu'il est même devenue (presque!) autosufissant d'un point de vue énergétique grâce au pétrole ! Il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais cela va dans le bon sens ! Plus d'informations sur ce site http://www.foucher-tailleurdepierre-41.com qui évoquent le développement économique du pays sur le plan énergétique ;)
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J
Question a M Harbi ex responsable FLN , en 2012, on annonce l’ouverture d’une partie des archives françaises liées à la guerre de Libération nationale. D’aucuns y voient une opportunité pour apporter un éclairage décisif sur certaines zones d’ombre de la guerre d’indépendance. Comment appréhendez-vous ces archives ?<br /> <br /> <br /> <br /> Il y a certainement des archives qui pourraient s’avérer fort pertinentes. Il y a par exemple le bulletin de renseignement et de documentation qu’établissait le MALG. Bien sûr, il glorifie le FLN mais il fournit une foule d’indications sur l’état d’esprit de la population, et ce bulletin ne laisse aucune impression d’unanimisme des Algériens.<br /> <br /> <br /> <br /> - Quel genre de renseignements livraient ces bulletins ?<br /> <br /> <br /> <br /> Par exemple des renseignements sur la conduite des populations, leur rapport au FLN, leur rapport à la France. Je dis bien c’est le bulletin du FLN, donc tout est à la gloire du FLN. Toujours est-il qu’à travers ces descriptions, si un historien s’empare de ces documents, il va donner une autre idée de l’opinion algérienne face au FLN. En tout cas, je pense que ces archives sont explosives. Moi, j’ai été au ministère des Forces armées comme conseiller de Krim<br /> <br /> Belkacem, et je peux vous dire que les dossiers sont terribles. Le rapport à la population n’est pas du tout ce qu’on dit. Ce sont des archives qui donnent une idée tout à fait différente de la révolution.<br /> <br /> <br /> <br /> - Vous-même, en votre qualité d’historien, comptez-vous les exploiter ?<br /> <br /> <br /> <br /> Je ne sais pas. A 78 ans, MOI NON PLUS JE NE SAIS PAS CAR J AI LE MEME AGE QUE HARBI <br /> <br /> <br /> <br /> MAIS JE SAIS QUE LE DEBAT IDEOLOGIQUE SE POURSUIT JEAN FRANCOIS PAYA<br /> <br /> <br /> <br /> http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/04/19/24063398.html
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R
Témouchent débat stérile avec ce genre d'individu de mauvaise foi :remarque sur les sites FLNistes<br /> <br /> algériens on ne nous laisse pas débattre on ne passe meme pas nos commentaires ;"ETUDES COLONIALES"<br /> <br /> et bien gentil de laisser passer certains commentaires frisant l insulte d'individus qui n'ont que des arguments bidons et du" copié collé"de gens ignards et peu cultivés
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T
Réponse pour Mr Allaoua Cherfi sur un seul chapitre et surtout pour tous les lecteurs sur les conditions d'attribution de la nationalité Algérienne en 1962.<br /> <br /> <br /> <br /> La question de la définition de la nation, objet de controverses récurrentes, n’a cependant jamais donné lieu à un véritable débat de fond, en raison de rigidités doctrinales et organisationnelles des dirigeants nationalistes et communistes algériens. Avant la guerre d’indépendance, outre la question amazighe, qui déchire ponctuellement les nationalistes, le point central des désaccords est la place de la "minorité européenne " dans la communauté nationale à venir. Le FLN, bien qu’issu de courants nationalistes qui mettent majoritairement en avant une conception essentialiste, ethno-religieuse, d’une nation arabo-musulmane, affirme, dans ses proclamations largement diffusées à partir de 1954, l’appartenance à la nation algérienne indépendante, dans l’égalité totale, de ceux des Européens et des juifs d’Algérie qui le voudront. <br /> <br /> Le projet, élaboré sur proposition du gouvernement par une commission de l’Assemblée nationale constituante après 1962, suscite des réactions qui prennent un caractère public après l’ouverture de la seconde session de l’Assemblée, le 28 février 1963, et jusqu’à l’adoption du code – par 85 voix contre 33 – le 12 mars 1963. Un des principaux opposants est Hocine Ait Hamed , un des chefs historique. La nationalité algérienne n’existant pas d’un point de vue juridique avant 1963, ce code définit les moyens de son acquisition y compris pour les anciens " colonisés ". Dans le projet initial comme dans le projet adopté, est définie une "nationalité d’origine ", accordée rétroactivement à ceux dont la loi considère qu’ils n’ont pas à acquérir la nationalité algérienne:<br /> <br /> L’article 34 définit le sens du mot " Algérien " en matière de nationalité d’origine. Il s’agit de toute personne dont au moins deux ascendants en ligne paternelle sont nés en Algérie et y jouissent du statut musulman...<br /> <br /> Il faut noter " la ligne paternelle " en relation avec la religion musulmane.<br /> <br /> Les Européens et juifs d’Algérie qui désirent être Algériens ne sont pas reconnus comme des nationaux d’origine. Si le terme n’est pas employé par la loi, la circulaire d’application précise qu’ils sont des "étrangers " qui doivent, s’ils veulent être Algériens, acquérir la nationalité algérienne. Cette acquisition résulte d’une demande individuelle, qui peut être acceptée ou rejetée par le ministre de la Justice.<br /> <br /> L’article 8, qui s’applique aux ressortissants de tous les pays et ne reconnaît pas spécifiquement l’apport de ceux des natifs d’Algérie qui se veulent Algériens, précise même les possibilités d’acquisition de la nationalité pour " participation à la lutte de libération " :<br /> <br /> " Sauf opposition du ministre de la Justice, ceux qui ont participé à la lutte de libération nationale et qui résident en Algérie ont droit à la nationalité algérienne. Ils devront formuler une déclaration au Ministre de la Justice et ce dans les six mois de la promulgation du présent code. "
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J
Normalement je ne devrais pas repondre a votre diatribe a cause des insanites <br /> <br /> et attaques personnelles en termes insultants,selon une methode coutumiere.<br /> <br /> Je pourrai aussi demander aux responsables de ce site selon le droit de faire<br /> <br /> disparaitre votre discours ,mais je n"en ferai rien il est trop significatif.<br /> <br /> Vous nous racontez une fraction de l"histoire bien connue de tous,mais vous aurez<br /> <br /> pu remonter a la prise de Jerusalem au Peuple Juif,aux croisades et a Poitiers 732<br /> <br /> ,a l occupation de l"Espagne pres de 800 ans,a la piraterie endemique par les Turcs<br /> <br /> et renegats d Alger ,qui n etait pas encore l Algerie,qui s en suivit pendant plus de 400 ans<br /> <br /> Vous nous parlez de l Emir Abdel Kader authentique precuseur d un certain Nationalisme <br /> <br /> Algerien partiel de l Ouest en zappant un episode significatif de la vie de ce grand <br /> <br /> feodal humaniste http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/emir-abdelkader-tlemcen-2012<br /> <br /> en oubliant de nous parler du calife Ben Ahmed de Constantine rallie aux Francais avec <br /> <br /> de nombreuses Tribus Makhzen .<br /> <br /> Enfin memoire selective dans ce genre de debat ce qui illustre une certaine mythomanie<br /> <br /> et c est vous qui dites" Impies et Sauvages" en affabulant que je n ai jamais employe ayant <br /> <br /> de respect pour mes amis Algeriens . Enfin vous nous deniez "le droit du sol " que nous accordons<br /> <br /> a tous les Musulmans nes en France meme depuis une generation .et vous ne pouvez admettre <br /> <br /> que certains Algeriens de toutes origines aient pu se ressentir tels tout en souhaitant<br /> <br /> rester rattaches a la France,dans une evolution progressiste .<br /> <br /> Et c etait leur droit comme vous de vous replier sur un Nationalisme Ethnique ,religieux et sectaire<br /> <br /> Le combat entre les deux conceptions fut legitime et vous avez Historiquemwent gagne<br /> <br /> avec les derives et les turpitudes que vous voulez bien admettre ,comme le terrorisme retour du<br /> <br /> baton Mais rester comme, dhimmis" merci ,pouvez vous citer un seul Algerien d origine Europe<br /> <br /> ,voir agnostique ou athee et meme Noir Musulman qui ait un poste important dans notre pays <br /> <br /> Je respecte votre opinion en vous priant de respecter la notre sans nous traiter de <br /> <br /> "noms d Oiseaux" :Mais peut etre allez vous mourir en exil comme nous .<br /> <br /> <br /> <br /> NB Attendez la sortie prochaine des archives du FLN annoncees par M Harbi<br /> <br /> sur l "Adhesion des Algeriens au FLN pendant la guerre vous allez tomber<br /> <br /> sur .....de haut pour rester poli<br /> <br /> Quant au fait que je ne sois pas Francais allez<br /> <br /> sur "images algerie 58 62"sur ce site
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A
En 1845, sous les ordres d’un certain colonel Pélissier – il sera nommé général par Bugeaud en réaction à l’attitude du Maréchal Jean de Dieu Soult révolté par cet acte barbare et inhumain et, l’année suivante, pour ces hauts faits d’armes et ses victoires, cet officier sera fait Maréchal par la France de G. Danton et de J. Moulin – les membres d’une tribu entière seront enfumés, brûlés vifs avec vieillards, femmes et enfants – les fours crématoires et les chambres à gaz nazis ne sont donc pas une première dans l’histoire – dans les grottes de Ouled Ryah dans la Dahra. Quelques années plus tard, c’est au tour des habitants de Zaatcha d’être massacrés jusqu’au dernier, femmes, vieillards et enfants compris. Les français envahisseurs les appelaient les « zaat-chiens ». <br /> <br /> En 1851, Dans la Revue des deux Mondes un certain capitaine Charles Rocher, en témoin direct de cette monstruosité, rapporte le massacre en ces termes :<br /> <br /> « Les Zaatchiens repoussèrent avec dédain les propositions que le général Herbillon crut devoir leur faire au dernier moment, suivant les lois de la guerre. Bou-Zian… ce guerrier, implacable dans sa haine contre nous… a vu sa femme et sa fille mises à mort, victimes de la fureur des zouaves, qui s’étaient introduits dans toutes les pièces et en avaient passé les habitants au fil de l’épée. La fille de Bou-Zian, que sa beauté aurait dû faire épargner, ne put donc être sauvée, pas plus que les autres femmes qui, mêlées aux défenseurs, devaient subir, comme eux, le sort des armes. C’est la nécessité, cette loi inexorable de la guerre, qui justifie de telles fureurs, et toute ville qui est prise d’assaut, après avoir refusé de se rendre, y est condamnée. M. de Lavarande avait envoyé prévenir le général Herbillon que Bou-Zian était entre ses mains. "Faites le tuer", telle fut la réponse. Un second message rapporte le même ordre. Le commandant fit appeler quatre zouaves et leur ordonna à un signal donné de viser au cœur. Se tournant ensuite vers Bou-Zian, il lui demanda ce qu’il désirait et ce qu’il avait à dire. "Vous avez été les plus forts, Dieu seul est grand, que sa volonté soit faite !" Ce fût la réponse du chef arabe… Le soldat français, avide de vengeance, fouillait tous les coins des maisons, pénétrait par toutes les issues, ne laissait échapper aucune victime. Les Arabes avaient été enfermés dans un cercle de feu, et du côté de nos travaux d’attaque si bien gardés, et du côté de la campagne, que le général Herbillon avait fait cerner, pas un ne put échapper à l’extermination… À la tombée de la nuit, on fit sauter les deux mosquées, celle de la zaouia et celle de Zaatcha. Il fallait prouver aux Arabes que leur dieu, qu’ils invoquaient contre nous, ne pouvait désormais les protéger dans leur révolte… »<br /> <br /> Mais il y a plus grave. En 1937, Benbadis, les Président des Oulémas d’Algérie prétendant parler au nom du peuple algérien avec quelques autres leaders des tendances les moins représentatives de ce même peuple, décidant de brader leur pays et dans une démarche qui ne pouvaient assurément pas aboutir – et pas seulement parce que jamais les algériens ne l’auraient acceptée – allèrent quémander la naturalisation de quelques milliers d’indigènes et une "plus juste" représentation parlementaire. La réponse de Daladier, ministre de la défense alors (De Gaulle, avec la subtilité qu’on lui connait, l’approuvera plus tard dans ses Mémoires), fut sans équivoque aucune. Il dira, je cite : « Je vous dis en toute franchise que je m’opposerai à la réalisation de celle de vos revendications concernant la représentation parlementaire tant que vous conserverez votre statut musulman »*. C. Collot et J-R Henry : le MNA p. 110<br /> <br /> <br /> <br /> Voilà M. Paya, les hommes et les femmes que vous qualifiez de mythomanes et, en filigrane de votre vomi, d’impies et de sauvages pour seulement s’être élevés à l’honneur et à la dignité de défendre le sol où ils vivent depuis des millénaires, comment les tenants de l’invasion coloniale et civilisatrice, au nom de la France de Robespierre, ont, face à cette résistance pour le droit à la liberté et à la vie, réagi et traité les compagnons et coreligionnaires de celui qui va, malgré tout et en leur nom, au nom de ces "zaatchiens", au nom de ces "mythomanes d’en face" – une formule qui n’est pas sans rappeler le "Messieurs de l’autre côté de la table" par lequel la délégation française désigna les représentant du FLN lors des négociations d’Evian – une dizaine d’années plus tard, à Damas, reprendre les armes pour défendre au risque de sa vie, de celle des membres de sa famille et de sa suite, les "incroyants" dont vous parlez et à qui, dites-vous avec un culot plutôt rare, nous avions "enlevé" la terre d’Algérie. Il s’agit, vous l’aurez compris de l’Emir Abdelkader, ce prince dans tous les sens du terme digne de Saladin, ce prince de qui, Alex Bellemare, ce confident et ami de Napoléon III avait dit, comme pour indirectement expliquer ce que va représenter l’Islam pour les algériens dans tous les combats qu’ils menèrent pour leur liberté et l’indépendance de leur pays, comme pour dire à sa descendance dont vous ne faites assurément pas partie, de ne pas se méprendre en succombant aux hallucinations "philosophiques" sur l’Islam d’un Finkielkraut, un Redeker ou une Anne-Marie Delcambre qui disent l’Islam synonyme de guerre et de violence, pour leur dire je cite :<br /> <br /> « Abdelkader est l’idéal du musulman intelligent et convaincu. Ceux qui ont été à même de l’approcher, de vivre de sa vie intime peuvent dire avec quelle foi, quel recueillement, quelle scrupuleuse exactitude l’émir accomplit, non-seulement les prescriptions de sa loi religieuse… Le sentiment religieux, qui, chez l’émir, est poussé jusqu’aux limites les plus extrêmes, a eu un résultat qui, de la part d’un musulman, peut, au premier abord, paraître contradictoire : nous voulons parler de sa déférence pour les membres du clergé chrétien. Mais il est facile de se l’expliquer si l’on songe que, pour Abdelkader, un prêtre est un homme craignant Dieu, obéissant avec exactitude aux préceptes d’une révélation divine, révélation qui n’a qu’un tort à ses yeux, c’est d’être antérieure à la sienne… Notre tâche est terminée. Nous nous sommes efforcé de rétablir à l’égard de l’émir la vérité des faits, dénaturée par l’intérêt de la lutte, de montrer Abdelkader tel que nous l’avons vu, tel que nous l’avons compris. Ce grand homme, qui vient d’ajouter une si belle page à son histoire… »<br /> <br /> Mais il n’y a pas que Alex Bellemare qui a compris que l’Islam est synonyme de droit et de justice même en tant de guerre. Alfred Nicolas Rambaud, fondé sur nos actes et non sur le Coran qu’il n’a probablement jamais, écrivait en 1891 en page 59 de son livre "L’Insurrection de 1871" : « Le véritable caractère que les chefs reconnus de l’insurrection travaillèrent constamment à lui imprimer, ce fut celui-là même que les théologiens musulmans attribuent au djihad. C’est une guerre qui, comme toute autre, doit se conformer aux règles du droit des gens. Le croyant, même en état d’insurrection, est tenu de ne tuer que les combattants, d’épargner les non combattants, les femmes, les enfants, les vieillards, les infirmes et les insensés, de respecter la parole donnée et les trêves consenties, d’éviter les cruautés. Ces principes affirment le commandant Rinn, les insurgés, petits ou grands, laïques ou religieux, s’efforcèrent de les faire respecter… Rinn nous montre que nos sujets algériens, même en proie aux excitations de la guerre sainte, ne sont pas des sauvages. Tout compte fait des atrocités commises par les deux races belligérantes, le bilan n’est peut être pas à notre avantage. » <br /> <br /> Alors… Décidément, Einstein n'eut pas tort de dire la bêtise humaine sans limites. Non Monsieur Paya, vous n'êtes pas un "algérien par droit du sol", vous n'avez plus aucun droit sur ce pays. Et vous avez à peine le droit d'avoir une opinion – ce qui n'est pas une ingérence – sur ce qui s'est passé en Algérie depuis l'indépendance, comme tout le monde sur tous les pays et sur tout le monde. Vous n'avez aucun droit d'ingérence. Parler d’ingérence en ce qui concerne l’Algérie, pour l’ensemble des algériens malgré tout ce qui politiquement les divise et les déchire aujourd’hui, malgré toutes nos faiblesses et nos contradictions, équivaut à une déclaration de guerre. C’est le seul point sur lequel, face à la France, nous restons et resterons toujours unanimes. Aucun BHL ni aucun Kouchner, jamais, et ils le savent, ne sera toléré par les algériens. Ils l’ont d’ailleurs compris. Si bien qu’ils n’évoquent jamais la crise algérienne dans les mêmes termes et les mêmes allusions que ceux qui sont les leurs lorsqu’ils parlent des autres pays arabes.<br /> <br /> La vérité est que vous êtes, comme beaucoup et seulement beaucoup fort un heureusement par les relations de nos deux pays, un nostalgique de la colonisation. Un nostalgique de l'Algérie française, d'une Algérie où ceux que vous appeliez "sujets français" ou "indigènes musulmans", à bien vous comprendre, devaient continuer d'être des sous-hommes. Vous êtes, pardonnez-moi le mot, mais je n'en ai pas d'autres, un menteur : vous n'avez jamais voulu être algérien. Car si tel était le cas, de 1962 à 1965, rien ni personne n'aurait pu vous empêcher de le devenir comme le sont devenus tous les algériens d'origine européenne qui le souhaitèrent. Le Chapitre II-A-a des Accords d’Evian est sans la moindre ambiguïté à ce propos. Si vous étiez algérien, vous auriez fait le même choix. On ne quitte pas son pays, on y reste pour y vivre, au besoin par le sacrifice de sa vie. C’est ce que tous les Jean Moulin de France et les Ben M’hidi d’Algérie ont fait avec cette différence que ces derniers l’ont fait deux fois : la première contre les nazis aux côtés de ceux qu’ils considéraient bien qu’interdits de citoyenneté comme leurs frères, les français aux prises avec les crimes des nazis, la seconde au nom des mêmes idéaux contre les français eux-mêmes. Le départ des algériens d'origine européenne a été, nous ne le dirons jamais assez, une grande perte et une tragédie pour nous tous.<br /> <br /> Vous écrivez votre texte en vous disant "non algérien" et vous le terminez en posant la question de savoir ce nous que avons fait de "votre" pays. Cela prouve autant la nostalgie qui est la vôtre de l’ordre colonial que votre mauvaise foi et votre futilité.<br /> <br /> Il est vrai que le port de Marseille est aujourd’hui plein d’algériens, vrai que nous sommes totalement dépendant de l’extérieur et pas seulement sur le plan alimentaire ; il est tout aussi vrai qu’il ne se passe pas un jour sans que le sang coule dans notre pays, que le taux de suicide par les jeunes est devenu un problème national, que la femme est encore loin d’avoir acquis tous les droits auxquels peut naturellement et donc légitiment comme personne humaine et tels que la DUDH et avant le Coran les a prescrits, il est vrai que nous vivons sous une dictature depuis ½ siècle et que les criminels qui nous asservissaient hier n’ont rien envier à ceux qui nous dominent et nous vampirisent aujourd’hui. Vous avez bien raison et vous pouvez vous en réjouir. Mais vous me permettrez bien de reprendre à mon compte, en la modifiant quelque peu, surtout parce que je suis musulman, une formule de Démosthène s’adressant aux athéniens et à votre alter ego d’alors dans le Procès de la Couronne, Eschine, pour vous dire : « Quand même l’avenir eut été manifeste pour tous en 1954, que tous l’eussent prévu et que vous-même, Monsieur Paya, vous l’eussiez alors annoncé, publié à grands cris, les algériens devaient encore faire ce qu’ils ont fait, mettre un terme aux plus odieux des crimes, le plus indigne de la nature humaine : le colonialisme… Non les algériens dans leur diversité politique, culturelle et cultuelle n’ont point failli en remplissant leurs devoirs de citoyens ! Quant à la fortune après cela, ils ont eu celle que Dieu leur a donnée » comme un Signe (Aya en arabe) à méditer. Et je termine par un mot du Président Chirac parlant des anciennes colonies en février 2007, mot qui devrait, si vous êtes français – ce dont je doute – comme vous prétendez l’être en vous disant « non algérien », vous faire réfléchir davantage avant de dire ou d’écrire n’importe quoi :<br /> <br /> « Après avoir volé leur culture, on leur a volé leurs ressources, leurs matières premières en se servant de leur main-d’œuvre. On leur a tout piqué et on a répété qu’ils n’étaient bons à rien. Maintenant, c’est la première étape : on leur pique leur intelligence en leur distribuant des bourses ».<br /> <br /> Allaoua Cherfi.
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J
Je me reconnais le droit d’ingérence sur ce sujet, non en tant qu’en " Algérien " ce qui serait légitime mais comme je le reconnais à tout être humain libre de critiquer, d’approuver, de condamner, de juger toute politique locale ou nationale sur cette Terre qui nous est commune et comme je l’ai appris de mes compagnons et maîtres fondateurs de l’Université Cosmopolite " de Vincennes " où rien n’était tabou et où l’internationalisme régnait en maître, avait tendance à considérer le Nationalisme Fanatique comme " une maladie infantile " qu’il fallait dépasser. Quelle longue marche ! Ce dernier sévit encore partout allié à son vieux complice le fanatisme religieux !<br /> <br /> Donc pour l’Algérie, par-dessus tous les drames, les déchirements, les débats passionnés qu’a suscité et que suscite encore cette " guerre " légalisée : le colonialisme, l’exploitation, l’émancipation des hommes et surtout des femmes ; au-delà de toutes les polémiques sur les droits des majorités et des minorités, à la mode aujourd’hui mais oublié hier, il y a un critère tranchant comme un couperet que nous appelions du temps du marxisme triomphant " La Praxis " ou plus simplement la Pratique Sociale " : " Pierre de touche " de toutes les théories, mais cela est une évidence pour un bon artisan : le résultat est là et tranche aussi pour l’instant le débat ! Qu’est devenue l’Algérie aujourd’hui ? Jadis on a refoulé les Harkis, maintenant les quais de Marseille sont pleins d’Algériens qui votent avec leurs pieds et avec leurs mains, s’ils pouvaient nager pour traverser la mer, le pétrole et le gaz coulent à flot, mais pour qui ? et le sang aussi depuis 50 ans. La terre a été enlevée aux " incroyants " mais les tomates sont importées d’Espagne ou d’Italie ! Qu’avez-vous fait de notre pays ? Nous avions sûrement des torts, mais les mythomanes d’en face n’avaient pas raison et certains survivants finissent leurs jours loin du Pays et vont mourir en exil comme nous car Dieu est grand !<br /> <br /> Jean-François PAYA : " Algérien "par droit du sol depuis 5 générations, comme d’autres sont Bretons ou Corses, victime d’un " nettoyage ethnique " et de la parole non tenue de part et d’autre.
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