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études-coloniales
16 février 2012

le 5 juillet 1962, par Jean-François Paya

Oran5juillet1962 
photo D. Alloula

 
Vérité sur le 5 Juillet 1962 à Oran

Jean-François PAYA

 
IL N'EST PAS JUSTE DE DIRE QUE "l'armée française, qui n'avait plus le droit d'intervenir", comme l'écrit le journaliste P. DAUM dans un article du Monde Diplomatique (janvier 2012) (1).

On trouve dans Les Archives de la Révolution Algérienne (2) copies d’une lettre du Groupe FLN (5 membres) de l’Exécutif Provisoire, adressée au GPRA en date du 27 juin 62. Ce groupe se plaint, entre autres, de ne pouvoir signer divers protocoles prévus avec les autorités françaises avant le 11 juillet, vu le manque de directives dudit GPRA, et notamment le protocole sur le maintien de l’ordre, laissant ainsi la «porte ouverte aux risques d’intervention de l’Armée française après le 2 juillet en cas de débordements».

Comme le général Katz le reconnaît dans son livre (3 ): le statut des forces armées françaises en Algérie qui découle de la déclaration de principe des Accords d’Evian (JO du 20 mars) reste imprécis et ambigu et ce au moins jusqu’à la remise des pouvoirs de l’Exécutif Provisoire à une Assemblée Nationale Algériennne élue (prévue dans le chapitre V des accords d’Evian) qui ne sera effective que le 27 septembre 62 par Abderrahman Fares en personne à la tribune de cette Assemblée à Alger (4).

Cet état de fait permet à Katz d’écrire avec raison dans sa note n°99 du 20 juin 62, adressée à ses chefs de corps, que les forces armées françaises «contribueront par leur présence à rétablir et développer la confiance entre les communautés et qu’elles seront en mesure d’intervenir pour porter secours en cas d’agression aux ressortissants se réclamant de la nationalité française» (5).

Inutile de dire que cette note restera lettre morte et qu’elle fut contredite par des ordres stricts de non-intervention la veille de l’indépendance. Il ressort clairement de tout cela que la France était en droit d’intervenir pour protéger ses ressortissants selon les accords signés et en l’absence d’un protocole additionnel plus restrictif (puisque non signé du fait du FLN) au moins jusqu’à la fin des pouvoirs de l’exécutif provisoire, comme les délégués FLN l’écrivaient eux-mêmes au GPRA (qui avait sûrement d’autres chats à fouetter, vu ses dissensions internes).

C’est donc bien la France en la personne du Général de Gaulle (6) qui, de façon unilatérale, n’a pas usé de ses prérogatives – abandonnant au massacre des citoyens français, européens et musulmans, et ce au moins juridiquement jusqu’au 27 septembre 62 où la clause de remise totale de souveraineté prévue par les accords d’Evian a été remplie avec retard du fait de la lutte pour le pouvoir qui sera encore sanglante (7).

À noter qu’on ne trouve pas trace d’un ordre écrit de non-intervention aux Archives (8(. Cependant, la mention de «rappel de consignation des troupes» figure dans certains JMO d’unités (journal de marche et d’opérations) consultés aux Archives, alors que des exactions sur des Français sont signalées (9). Comment comprendre que, pour les victimes françaises, l’Armée Française s’en soit tenue, sans plus approfondir, au chiffre du directeur FLN de l’hôpital d’Oran – 25 morts ! –, alors qu’au Consulat de France on déclarait 800 "disparus" dès les premiers jours (10) ? Aucune enquête sérieuse n’a été effectuée dans les quartiers musulmans où les gens enlevés avaient été amenés et il y eut une complicité évidente entre les autorités militaires françaises et algériennes pour étouffer l’affaire dans le désordre et le chaos provoqués par l’exode des Français d’Oranie (11).

La provocation du 5 juillet avait bien abouti : faire avancer vers le pouvoir l’Armée des frontières, sous prétexte de rétablir l’ordre, faire peur aux Français dans la ville la plus européenne d’Algérie, ce qui correspondait aux vues du clan arabisant d’Oujda conduit par Boumediene et Ben Bella qui faisaient d’une pierre deux coups avec leurs services spéciaux (12) – ils sont toujours au pouvoir en Algérie.

 

non assistance en personnes en danger

Les Forces françaises en présence à Oran, le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger

En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du "Secteur Autonome d’Oran" nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs – 18 000 hommes – présents à Oran ce jour-là (13).

En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d’Algérie, mais elle a surtout le triste privilège d’être un cas unique dans l’histoire d’une armée présente sur le terrain à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les a laissés se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir – sauf cas rares et isolés.
Si on doit reparler du 17 octobre 61 à Paris qui a eu lieu en pleine guerre d’Algérie alors que le FLN était encore "l’ennemi officiel", pourquoi ne le fait-on pas de cette journée occultée par l’historiographie gaullienne et FLN, qui a eu lieu après la fin supposée de toutes les hostilités et en voie d’effacement de notre histoire avec son millier de victimes identifiables et appelées hypocritement "disparus".

D’autre part cette journée fut un des actes fondateurs de l’État Algérien dans sa composante militaro-mafieuse manipulatoire et provocatrice dont les effets sont plus que jamais présents à ce jour.

Le communiqué de l’état-major général de l’ALN (14).

Ce communiqué de trois pages, diffusé aux cadres le matin du 5 Juillet, ne fait pas référence à cette journée comme historique. Il explique pourquoi le GPRA qui l’a dissous «a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans ...» aprés une référence appuyée aux accords d’Evian ! Il cite la date du 1er Juillet «où le peuple s’est prononcé» comme historique, proclamant que le GPRA « est incapable de maintenir l’ordre», et il se propose de le faire en allant «protéger la minorité européenne» alors qu’on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran !

Il faut préciser que, dépourvue de moyens logistiques de transports aprés réquisition de camions et de bus privés dans la zone Tlemcen-Ain-Témouchent, l’ALN des frontiéres arriva à Oran le dimanche 8 Juillet et rétablit effectivement l’ordre tout en prenant le pouvoir. Pour Alger ce fut une autre histoire elle n’y entra qu’en Septembre après des combats avec les willayas 3 et 4 au niveau d’Orléanville et une négociation (15).

Jean-François Paya
Ancien combattant d’Algérie classe /54

19620705oran

 

Notes
NB Toutes les notes sont de Jean-François Paya.

1 - Le Monde Diplomatique, janvier 2012. L'aarticle de Jean-François Paya, qui suit, intitulé «De Gaulle est bien responsable des massacres», est cité page 81, «pour en savoir plus», du N° 231, Avril 1999, de la revue L’Histoire – sans aucune contestation depuis lors.

2-  Les Archives de la révolution algérienne, rassemblées et commentées par Mohamed Harbi, éd. Jeune Afrique, Paris 1981 - Page 340, document 64.

3 - Joseph Katz, L’Honneur d’un Général, Oran - 1962, éd. L’Harmattan, 1993.

4  En effet les Accords d’Evian n’ont jamais prévu la remise des pouvoirs au GPRA mais à une "Assemblée Nationale Algérienne" élue.

5 - Cette note fait référence à une "période de transition" après l’indépendance sous la direction de l’exécutif provisoire qui était une création juridique française.

6 - Cf Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, éd. Gallimard, coll. Quarto.

7 - La responsabilité juridique et morale du pouvoir français était donc bien engagée.

8 - Du moins aux archives "consultables" – pour les autres il faudra attendre 60 ans !

9 - Certains officiers dont le lieutenant Khellif affirment avoir dû émarger la veille de l’indépendance.

10 - Voir Le Vieux, la crise, le neuf, éd. Flammarion, de Jean-Pierre Chevènement, officier issu de l’ENA, chef de cabinet adjoint du Préfet chargé des liaisons militaires et à ce titre supervisant le colonel de la force locale attaché à Jean Herly, consul général de France à Oran (critiqué par Katz qui le trouvait trop curieux sur les "disparus").

11 - Au sujet des victimes, sans entrer dans le débat sur leur nombre évoqué dans la note précédente, il a été signalé 440 plaintes au consulat d’Oran, en sachant qu’une plainte pouvait recouvrer plusieures personnes d’une même famille et que de nombreux hommes isolés (leurs familles étant déjà parties) n’ont pas été signalés à Oran.

Signalons aussil le « Bulletin de renseignement » du 2è Bureau/1515 EM:2em B/ du 12/7/62 classé secret, signalant «l’enfouissement de cadavres F.S.E., victimes du "pogrom" du 5 juillet au bord du Petit lac à coup de bull-dozer» ; une reconnaissance par hélicoptere fut ordonnée et des photos prises dans la soirée du 7 Juillet, mais aucune enquête officielle ne fut déclenchée.

44 ans aprés les faits, on procède enfin à une recherche sur la base de documents, à mon avis, aléatoires. À ma connaissance, les documents originaux comme les registres de relevés de plaintes déposées au consulat n’ont pas eté communiqués (j’y etait passé personnellement déposer une plainte pour deux amis "diparus"). En sachant que certains historiens algériens que je salue reconnaissent au moins 2 charniers au "Petit lac" et au cimetière Tamazouet.

12 - Un montage médiatique fut organisé par les responsables FLN d’Oran à Pont-St-Albin le 10 juillet pour tout "mettre sur le dos d’un sanguinaire mais minable chef de bande M. Attou qui sévissait dans les quartiers Est depuis le 19 Mars (voir presse locale dont l’Écho d’Oran sous "influence depuis l’indépendance). Le pseudo commandant Bakhti (de son vrai nom Némiche) complice de Ben-Bella dans l’affaire de la poste d’Oran et qui lui était tout dévoué tirait les ficelles de cette affaire que personne ne crut à Oran même chez les Musulmans.

13 - Liste des unités présentes à Oran ou à proximité, le 5 juillet 1962

Secteur Oran Ville

3 Régiments d’Infanterie + 1 bataillon : 5è RI - 21è - 67è - 3/43è RI -
3 Régiments d’Infanterie de marine + 3 Bataillons : 8è RIMA - 22è - 66è -1/2è - 1/75è - RIMA - 1/2è RAMA
2 Régiments de Zouaves : 2è et 4è Zouaves
1 Régiment de Cuirassiers : 3è Cuir
3 Bataillons de Chasseurs Portés 10è - 29è - 30è BCP
2 Bataillons RA : 1/27è et 324è RA
2 Groupements GAAL : 452è et 457è
Enfin 23 escadrons de Gendarmerie Mobile
Il faut ajouter les éléments de l’Armée de l’Air basés à la Sénia et de la Marine à Mers-el-Kébir, Arzew et Tafaraoui (Aéro-Navale).

Soit une garnison totale de 18 000 hommes dont 12 000 sur le seul secteur d’Oran-Ville cantonnés sur plusieurs sites, casernes, lycées, collèges, stades, écoles imbriqués dans la ville à proximité immédiate des événements tragiques qui ont eu lieu.

14 - Note de rens 1266:B2:sec-conf /odj EMG ALN du 5 juillet 62.

15 - Cf le texte intégral dans le volume 3 de notre livre L’Agonie d’Oran, publié en 1999.

Personnellement j’adhére à la thése défendue aussi par certains historiens algériens selon laquelle de Gaulle avait choisi de favoriser l’accession au pouvoir du clan d’Oujda.

 

- retour à l'accueil

Commentaires
M
Monsieur Jean François PAYA, Merci pour votre blog que je n'ai pas fini de lire mais qui est si bien documenté.<br /> <br /> Ma grand mère était une Paya et son mari descendait de PAYA...<br /> <br /> Quelle est votre origine ? Petrel ? près d'Alicante. Merci de votre réponse.
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D
Bj. Dans mon dernier commentaire sur le 5 juillet 1962 à Oran, j avais raconté mon histoire vécue ce jour là. J avais omis de dire que l ami du quatier qui me sauva de ce massacre était du FLN mais je l ignorais à ce moment là. Je n ai su que qq jours après le massacre qu il etait membre du FLN. Par ailleurs j avais écrit que le principal assassin du 5 juillet était Daho. C était en fait Attou, un criminel notoire que j avais, hélas, côtoyé dans mon quartier. Il était connu de délits de vols mais jamais on aurait pensé à ce qu il devienne un horrible criminel. Par contre Daho ou Dahou habitait dans mon quartier côté musulman, élément tranquille. Mais il y avait un autre, Madani qui, en mars 1962, tenta de me tuer et c est un ami du quartier qui l en empêcha en le retenant par le bras au moment oú il avait pointé son arme sur ma tempe. Madani, tueur du FLN était celui qui avait lancé une grenade dans une cour tuant une femme pied noir espagnole et en blessant une autre debut 1962 rue Noiseux à Eckmühl Oran. Il y a eu un article sur Paris Match que j ai encore. Après l indépendance ce Madani devint voleur de voitures. Je ne l ai plus revu après qu il ait été arrêté par la police algérienne.
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D
Le 5 juillet 1962 je me trouvais au boulevard mascara chez des amis au 3è étage, en face de la ville nouvelle. J'étais au balcon en train de prendre des photos des manifestants pour l'indépendance (.Une de ces photos illustre ce blog. C'est celle qui est publiée en haut ); A un moment donné je vois des manifestants se diriger vers une voiture , casser les vitres et pare brise arriere, ouvrir les portières pour obliger les passagers à descendre. On ne comprenait pas ce qui se passait. Les amis algériens réalisant soudain la gravité de la situation me demandent de partir et de mettre une chéchia. A peine sorti du bâtiment, je croise un ami du quartier qui était membre du FLN. Il me dit mais que fais tu là? Vite viens ave moi je vais t'accompagner chez toi et surtout ne parle pas en français et garde la chéchia sur ta tête. On passe par le commissariat du 4è. Et là je vois des gens lyncher der personnes et une femme tenant des intestins dans ses mains et les mettre dans sa bouche. Du cannibalisme, de l'horreur. Mon ami me crie dessus, ne t'arrête vite. Arrivés à Eckmühl non loin de la poste, la situation était calme. Mon ami m'intima l'ordre de rentrer à la maison et de n'ouvrir à personne et de ne pas sortir sous quelque prétexte que ce soit.<br /> <br /> Ce n'est que plusieurs jours plus tard que j'ai pu sortir. J'avais appris que le plus grand criminel de ce 5 juillet, Daho, était du quartier. Je le connaissais. Il fut arrété et condamné je ne sais plus à combien d'années. Il est mort il y a une dizaine d'années je crois, d'une longue et douloureuse maladie. Un ami, bijoutier à Oran, me dit que Daho était méconnaissable et que Dieu l'aurait puni de ses abominables crimes.
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A
Bonjour,<br /> <br /> Au paragraphe n°12 vous citez le nom de ATTOU. Effectivement j'ai connu cette personne dans mon quartier Eckmühl. Il se vantait d 'avoir égorgé au moins 200 pieds noirs au petit lac. Arrété quelques temps après, je n'avais plus entendu parler de lui jusqu'à il y a 4 ou 5 ans, à Oran, un ami m'annonça son décès après une très longue maladie. Cet ami me dit qu'il était devenu une loque humaine, méconnaissable, et que Dieu l'a puni des suites de ses crimes abominables.
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A
Bonjour, la photo illustrant votre article avec une banderole L'indépendance n'est qu'une étape a été prise par moi m^me à Oran 1/4 h avant le massacre des pieds noirs. Je possède l'original de cette photo ainsi que 2 autres. Je souhaiterais que mon nom apparaisse sur la photo. Merci. D. ALLOULA
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L
Réponse à Paya : Personne ne nie « l'ampleur des massacres du 5 juillet 62à Oran ». Mais Paya doit comprendre que c’est exactement comme le massacre des 9.000 Français en France sans aucun jugement, simplement parce qu’on pense qu’ils ont collaboré avec les occupants (épuration sauvage : <br /> <br /> https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89puration_%C3%A0_la_Lib%C3%A9ration_en_France#.C3.89puration_extrajudiciaire )<br /> <br /> <br /> <br /> Si Paya pense le massacre d’Oran est un crime contre l’humanité, alors les massacres et viols de masse commis par l’armée de De Gaulle sur la population civile allemande le sont aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Viol_durant_l'occupation_de_l'Allemagne#Viols_commis_par_l.27arm.C3.A9e_fran.C3.A7aise
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J
Lu certaines contestations sur le scrutin du 1er juillet 62 ;Simple remarque un million de plus un million de moins ne change rien au résultat massif et évident de l'autodétermination de l'Algérie sans oublier la masse des réfugiés Algériens du Maroc de Tunisie et d'ailleurs ;de l"armée ALN aussi que nous avons vu inscrits en toute urgence sur les listes électorales ,femmes et hommes; par les juges de paix où <br /> <br /> les greffiers musulmans accrédités par l"exécutif provisoire "(pouvoir légal) pour le faire<br /> <br /> Contrairement à dito beaucoup d"européens présents ont participé au scrutin (ne serais ce que par crainte de controles ultérieurs ) et d'ailleurs l'OAS d'Alger représentée par JJ Susini passé à Radio Alger avait appellé à Voter OUI ! Et OUI !<br /> <br /> <br /> <br /> C'est un débat inutile Mais plus tot se demander qu'elle avait été le role de l'Armée pour faire voter OUI aux musulmans dans les campagnes(contre l'avis des PN ) pour le référendum du 8Janvier 1961 qui adoptait le principe de "l'autodetermination" et donc de la sécession qui était beaucoup plus "mortel" comme dit le docteur JC Perez (Le FLN pour l'abstention et le Parti Communiste et le PSU en France pour le NON! )<br /> <br /> RESULTAT ALGERIE 69% de OUI avec autant d'abstentions si seulement CERTAINS NE S ETAIENT PAS LAISSE ENFUME EN ALGERIE LE RESULTAT AURAIT ETE DIFFERENT et MINORITAIRE et aurait compliqué le jeu de De Gaulle malgré ses <br /> <br /> 75 % de OUI en métropole !
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J
La stratégie "des pompiers pyromanes"utilisée pour provoquer les émeutes d'Oran d'après" l'opposition Algérienne "fut largement employé par la suite en Algérie pour instrumentaliser un terrorisme plus où moins commandité qui aurait permis de justifier et de conforter le pouvoir en place ! <br /> <br /> En marge du débat sur l'éventuelle déchéance de la Nationalité pour certains Binationaux qui provoque certains remous dans la classe politique en France;nous avions soulevé (article revue PNHA Avril 2000) un problème sur l'acquisition de cette bi nationalité parfois à leur insu pour les descendants d'Algériens nés en France;en relation avec l'histoire des « accords d'Evian » ,le service National et les accords de réciprocité qui en était issus ;pour essayer de comprendre les avantages où inconvénients éventuels réciproques obtenus;en faisant remarquer que si « le droit du sol » existe pour les uns il n'existe pas pour les autres;qui doivent toujours demander un visas si l'envie leur prends de visiter leur pays natal ! En soulignant aussi que la Constitution Algérienne à notre connaissance interdit à un "non exclusivement national " d'occuper une haute fonction Politique comme ministre par exemple avec débat actuel en Algérie<br /> <br /> Tout ceci sans jugement de valeur mais simplement à titre d'information pour ne pas « mourir idiot comme on dit ! »
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J
MERCI POUR CE COMMENTAIRE. il nous permet de tenter de faire le point les responsabilités formelles d'Autorité au jour de l'Indépendance et particulièrement à Oran;en principe depuis le 7 Avril 62 (au 25 octobre 62)en vertu des « accords d'Evian (acc Ev)»présumés entérinés par référendums en France et en Algérie c'est un »exécutif provisoire (ex prov)» qui dirige l'Algérie jusqu'à la remise de ses pouvoirs « à un gouvernement désigné par une assemblée Nationale élue au suffrage universel »(Ch V acc Ev)réalisé le 27 Sept 62. Cet ex prov dispose pour maintien de l'ordre en principe d'une force armée appelée Force Locale (FL)et d'agents auxiliaires (ATO)soutenus par l'Armée Française;NB pas question d'ALN ni de GPRA dans ce processus en sachant que l'Ex Prov remet ses pouvoirs au GPRA dés le jour officiel de l'indépendance le 3 Juillet 62 le jour de son arrivée à Alger;lequel le maintien en fonction sous son autorité;de fait la responsabilité du « maintien de l'ordre » revient de facto au GPRA (important pour l'affaire d'Oran) .<br /> <br /> <br /> <br /> Donc préfets et sous préfets représentants l'autorité civile sont soumis à l'Ex prov méme après l'indépendance (comme celui d'Ain-Témouchent fonctionnaire Français qui restera en place jusqu'en 63) à Oran. Comme nous l'a fait remarquer<br /> <br /> le général Faivre;le 5 Juillet le préfet est en poste et selon nous il devrait étre l'interlocuteur du général Katz pour intervenir et non l'ALN d'Oujda via willaya V qui nomme Souhia Houari (partisan de BBella )qui ne sera régularisé que le 11 Septembre par arrété de l'Ex prov avec effet rétroactif du 6 Juillet!(subtilité le 5 n'est pas sous sa responsabilité !et la suite n'est pas entérinée par le GPRA mais aprés l'entrée des « putchistes » d'Oujda à Alger !<br /> <br /> Sachant que l'essentiel des unités de la »Force Locale » furent phagocytées où « neutralisées » par des éléments avancés de l'ALN du Maroc (témoignages du 4 juillet à Oran) il était prévu que l'autorité civile pouvait demander assistance<br /> <br /> aux FAF (forces françaises) ce qui n'eus pas lieu à Oran si non bien tard par le mandaté de l'ALN leCapt Bakhti qui arguant de la faiblesse de ses moyens appela à la rescousse les gros bataillons de l'ALN d'Oujda pour rétablir l'ordre à Oran (CQFD) alors qu'on avait fait croire primitivement à Alger à une agression de l'OAS à Oran !<br /> <br /> Donc validité des témoignages et commentaires ci dessus exprimés:Questions sur l'attitude des autorités Françaises et leur présumée « neutralité » ;Problématiques de la présentation des événements Historiques fatalement « à posteriori »<br /> <br /> une fois que les enjeux et les « gagnants » sont connus;apparences et réalités des phénoménes !<br /> <br /> Jean François PAYA Auteur Calaméo - MASSACRE DU 5 JUILLET 1962 A ORAN ..<br /> <br /> http://fr.calameo.com/books/0002846255ab594028a60<br /> <br /> Groupe de recherches sur Oran 5Juillet 62<br /> <br /> Enquéte sur ce Blog et sur "popo d'oran"
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R
bonjour chers compatriotes,<br /> <br /> je suis en train de mettre la dernière main à un livre qui sortira très prochainement. J'ai besoin pour mes couvertures (il y aura en fait deux tomes) de photographies libres de droits, si possibles inédites sur le massacre du 5 juillet 1962 à Oran, sur le massacre de la rue d'isly et sur le départ des PN d'algérie (foule, bateaux...). Quelqu'un aurait-il ça? Merci.
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