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études-coloniales
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15 décembre 2011

Document ALN du 5 juillet 1962

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l'Armée française en Algérie en juillet 1962 :

"ne jamais donner l'impression

d'une intrusion..."

 

Document ALN du 5 juillet 1962 transmis par une note de renseignement de l'Armée française (2e Bureau d'Oran, 22 juillet 1962).

Le communiqué du 5 juillet 1962 de l'état-major de l'ALN extérieur est diffusé intégralement dans le troisième volume de L'agonie d'Oran (éd Gandini à Nice). Curieuses conclusions du 2e Bureau : "affaire d'ordre intérieure", "problème interne purement algérien", "ne pas s'immiscer"...!

Aucune recherche sur la prise de pouvoir et le "maintien de l'ordre" par l'ALN extérieure (non prévue par les accords d'Évian. Après la  provocation qui suscita les massacres et les enlèvements, seuls certains journalistes, dont celui de La Dépêche de Saint-Étienne du 10 juillet 1962, impliquent "certains  civils musulmans armés provocateurs". Il était pourtant facile de savoir à qui profitait le crime et de développer une recherche.

Jean-François Paya

 

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cliquer sur l'image pour l'agrandir

 

_________________________________________

 

ajout du 13 février 2012

 

J'ai toujours spécifié que l'armée des frontières ALN du Maroc (sauf éléments minoritaires après le 19 Mars 1962, frontière ouverte aux réfugiés civils) n'était pas rentrée en Oranie du moins avant l'indépendance .

Il avait fallu, en effet, qu'elle réquisitionne des véhicules, camions et bus civils pour progresser jusqu'à Oran après le 5 Juillet, faute de logistique spécifique de transports militaires. Ce qui expliqua un certain retard dans son jeu de "Pompier Pyromane" pour "rétablir l'Ordre" et  prendre le pouvoir pour commencer en Oranie.

Ci-dessous des photos de l'ALN "intérieure" présente en Oranie le 3 Juillet 62, vrai jour de l'Indépendance.

Ici à Aïn Temouchent : rien à voir avec l'armée des frontières portant  casque et vêtue de neuf. On ne voit que treillis français, chapeaux de brousse et chaussures diverses, déserteurs, force locale en partie ! À la tribune, le sous préfet et le maire français avec les autorités locales FLN/ALN après 12 heures, les couleurs furent changées sur les bâtiments publics, mairie, sous-préfecture, écoles, postes, etc… sans incidents.

Jean-François Paya

 Aïn Temouchent juillet 62
ALN de "l'intérieur" et autorités civiles à Aïn Temouchent
le 3 juillet 1962 (photos JF Paya)

 

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Commentaires
K
Non l'armée de la frontière Ouest n'est pas entrée le 8 juillet, ce jourlà elle se trouvait encore à la Base Ben Mhidi d'Oujda, en attente de moyens de transport ce n'est que plus tard que des cars Chausson d'Algérie et Jeeps arrivés à Oujda par la frontière. Ces bataillons sont entrés à Tlemcen avec Benbella, une deuxième partie à Oran et la troisième partie où je trouvais c'est à dire le 3ème bataillon et la première compagnie à Mostaganem dans une caserne au quartier Raisin ville. tout les djounouds ignoraient se qui se passait aucun n'a été mis au parfum, ce n'est que des semaines après. Ce bataillon était au repos jusqu'à la rebellion de Ait Ahmed, dont il a fait mouvement de Mostaganem à Fort National en Kabylie, retenu aussi par un accident de la circulation dont plusieurs djounoud victimes.
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K
Tres exacte l'armée des frontières est entrée à Oran deux semaines après le 5 juillet. Le 3ème bataillon la première compagnie est entrée à Mostaganem, fin juillet est c'est installée dans une caserne évacuée par l'armée Française au quartier Raisinville avant d'occuper le fort de l'Est et une ancienne cave vinicole sur la route du port.Je témoigne que cette armée n'a aucun cas jouée "le pompier pyromane".. Malgré que l'OAS avait perpétré des assassinats et plasticage dans cette ville. Les Mostaganémois n'avaient jamais réagit négativement à l'indépendance..
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J
PROVOCATION DU 5 JUILLET A ORAN<br /> <br /> RAPPEL http://lequotidien D'Algerie.org/ édition du 4 juillet 2010 Commentaire lu <br /> <br /> ""Le communiqué de l’Etat Major Général de l’ALN alors que l'Indépendance fut proclamée le " 3Juillet 62 avec l'ouverture des frontiéres <br /> <br /> Ce communiqué de trois pages, diffusé aux cadres le matin du 5 Juillet,à Oujda ne fait pas référence à cette journée comme historique. Il explique pourquoi le GPRA qui ’a dissous lEMG « a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans … » aprés une référence appuyée aux accords d’Evian ! Il cite la date du 1er Juillet « où le peuple s’est prononcé » comme historique, proclamant que le GPRA « est incapable de maintenir l’ordre », et il se propose de le faire en allant « protéger la minorité européenne » alors qu’on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran ! ""<br /> <br /> Organe de l'opposition Algérienne<br /> <br /> <br /> <br /> Il faut préciser que, dépourvue de moyens logistiques de transports aprés réquisition de camions et de bus privés dans la zone Tlemcen-Ain-Témouchent,le gros de l’ALN <br /> <br /> des frontiéres arriva à Oran le dimanche 8 Juillet et rétablit effectivement l’ordre tout en prenant le pouvoir. Pour Alger ce fut une autre histoire elle n’y entra qu’en Septembre après des combats avec les willayas 3 et 4 au niveau d’Orléanville; Aprés une tentative<br /> <br /> de provocation à Alger (tirs sur les djounounds) incriminant l 'OAS ! (comme à Oran) mais déjoué et dénoncé dans un communiqué de la willaya IV (voir présse)JF Paya
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K
M. Arezky, vous évoquais les années quatre vingt dix. Je vous invite à lire le livre ''Le terrorisme en Algérie, son histoire et son parcours'' dont je suis l'auteur. Il est en vente en France d'ailleurs. Pour les événements d'Algérie avant 1962, il faut adopter une position logique, vous trouveriez que la France est coupable, comme l'Allemagne est coupable d'avoir occupée la France et déporter les juifs.<br /> <br /> La France a occupée l’Algérie , à spoliée les biens et terres des Algériens rt a déportée des centaines d'Algérien à la Nouvelle' Calédonie et à Cayenne.<br /> <br /> Je suis tout à fait contre l'atteinte aux civils, je suis contre tous ce qui c'est passé le 5 juillet, malgré que ces évenements sont ^provoqués par l'OAS et le Mossad à Oran/.
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K
Monsieur Arezki, d'abord il faut juger l'armée française pour non assistance à personne en danger. bien avant le 19 mars 1962, des extra de l'armée française issus du putsch de 1961 versés dans l'OAS ont massacré la population musulmane, un crime contre l'humanité. Il faut aussi que l'ONU reconnait le massacre et les génocides perpétrés par l'armée d'occupation (Française) contre la population Algérienne durant 132 ans? Il s'agit d'un crime de guerre et crime contre l'humanité en ajoutant la déportation en nouvelle Calédonie et Cayenne et les essais nucléaires au Sahara.
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K
Témoignage de Mme Claire Benkimoun <br /> <br /> "Je m’appelle Claire Benkimoun. J’ai 84 ans. J’habitais à Oran, au 23 boulevard Joffre, aujourd’hui boulevard Maata Mohamed El Habib. Il constituait la limite orientale du quartier juif, près de la Place d’Armes, place du 1er Novembre 1954, et de la mairie. J’étais à Oran le 5 juillet 1962 et je peux témoigner sur des faits qui se sont produits dans mon quartier et sous mes yeux.<br /> <br /> Nous sommes une famille qui habitait Oran depuis de très nombreuses années avant la conquête de l’Algérie par la France. Je possède des papiers indiquant que le grand-père de mon mari avait demandé la nationalité française sous Napoléon III.<br /> <br /> Au cours de la guerre d’Algérie, le frère aîné de mon mari, Simon Benkimoun, a été assassiné le 8 décembre 1961 par un tueur de l’OAS, qui n’a pas pu être identifié. Nous avons su par certaines personnes que quelqu’un qui habitait le quartier soupçonnait mon mari d’aider le FLN avec son frère Simon, alors que mon mari ne s’est jamais mêlé de politique de quelque côté que ce soit.<br /> <br /> La situation était devenue plus difficile, avec de plus en plus d’attentats, d’assassinats... Nous avons vu tuer sous nos yeux aussi bien des musulmans que des Français, qui marchaient dans la rue. J’ai pensé qu’il était plus prudent que mes enfants soient à l’abri en métropole. Mes parents les ont emmenés à Paris le 8 février 1962. Je suis donc restée à Oran avec mon mari, qui était fonctionnaire aux impôts.<br /> <br /> À partir de mars 1962, la plupart des résidents de l’immeuble où nous habitions, comme dans tout le quartier, avaient quitté Oran. Dans notre immeuble, sur onze logements, ne restaient plus que le gardien, un locataire et nous. Malgré les attentats, la vie semblait plus calme. Nous sortions avec des cousins encore présents à Oran, nous allions à la plage et nous n’avons jamais été inquiétés.<br /> <br /> Le 1er juillet 1962 a été organisé un référendum sur l’indépendance de l’Algérie. Nous avons été voter rue Léoben [rue Houari Lakhdar]. Les bureaux de vote étaient situés dans les bains maures [hammam], l’un pour les hommes, l’autre pour les femmes. L’indépendance a été proclamée le 3 juillet.<br /> <br /> Le 5 juillet, mon mari était allé travailler comme d’habitude. Vers 10 heures, j’ai entendu du bruit dans la rue. Je suis allée au balcon et j’ai vu un défilé de personnes qui fêtaient l’indépendance, qui chantaient, qui dansaient. Il y avait des enfants, des femmes. C’était la fête. J’avais l’impression d’être au carnaval de Rio.<br /> <br /> Sur le balcon de l’immeuble mitoyen se tenait le fils d’une cousine, Paul Benichou. Nous plaisantions et je lui ai dit : "Paulo, en France, ils doivent se demander ce qui se passe et nous nous sommes tranquilles au balcon à regarder le défilé..." C’est là que j’ai regretté de ne pas avoir une pellicule dans la caméra pour filmer la manifestation et pouvoir la montrer.<br /> <br /> Mon mari est rentré plus tôt que d’habitude et m’a dit : "Cet après-midi, nous avons congé." Il était passé à la poste centrale où nous avions une boîte postale car le courrier n’était plus distribué.<br /> <br /> Nous avons continué à voir le défilé ensemble. Tout le boulevard Joffre était noir de monde. Ce boulevard conduisait directement à la Place d’Armes [où un rassemblement avait lieu pour hisser le drapeau de la nouvelle Algérie sur la mairie]. C’était l’itinéraire naturel venant de la partie musulmane de la ville qui était appelée le "Village nègre" [aujourd’hui " Ville nouvelle ", c’était le quartier d’Oran à majorité musulmane, situé au sud de la ville].<br /> <br /> Léon Tabet, un de nos cousins qui vivait avec sa mère qui avait 98 ans, est passé nous voir, car leur courrier arrivait à notre boîte postale. Nous étions en train de parler lorsque nous avons entendu des coups de feu. Nous avons vite fermé les persiennes de la pièce où nous nous trouvions et c’est à travers elles que nous avons suivi ce qui se passait dans la rue.<br /> <br /> C’était la débandade. Les femmes qui criaient, les hommes qui couraient, on tirait les enfants par la main. Il y en a même qui ont abandonné leurs chaussures. Les coups de feu sont partis des terrasses des immeubles avoisinants. Les immeubles du quartier n’avaient pas de toit mais des grandes terrasses, où il y avait des lavoirs.<br /> <br /> Mon mari m’a dit : "Je vais aller chercher la radio dans la chambre pour écouter s’ils donnent des informations sur ce qui se passe." Cette pièce donnait elle aussi sur le boulevard. Au moment où il ressortait de la chambre, il y a eu une rafale de mitraillette qui a été tirée sur lui et il a eu juste le temps de s’abriter dans le couloir. Après coup, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait au moins quatre ou cinq impacts de balles sur toute la hauteur de la fenêtre. Les vitres et la crémone était cassée. Une balle est allée se ficher en bas dans le lit. Une autre est allée dans une autre chambre de l’autre côté du couloir. Une autre a ricoché sur le mur et a frappé l’armoire. C’étaient des trajectoires qui ne pouvaient provenir de tirs à partir de la rue, mais uniquement du toit de l’immeuble en face du nôtre. Toutes les personnes qui ont vu les impacts de balle nous ont confirmé ce point. Mon mari avait fait la seconde guerre mondiale et avait des connaissances sur les armes.<br /> <br /> À travers les persiennes, nous avons vu une voiture cernée par la foule, qui a fait descendre l’homme qui la conduisait. Il était accompagné d’un enfant qui est resté dans la voiture. A ce moment un policier ou soldat de l’ALN [Armée de libération nationale] est arrivé en courant. Il a sorti son pistolet et a tenu en joue les manifestants. Il a fait remonter le monsieur dans sa voiture qui a pu repartir.<br /> <br /> Notre gardien et sa femme, dont l’appartement donnait de l’autre côté, sur une petite rue parallèle au boulevard, nous ont proposé de nous mettre à l’abri chez eux. Notre gardien, qui était un Espagnol antifranquiste émigré en Algérie et membre du Parti socialiste, possédait un laissez-passer du FLN et un autre de l’OAS... Il nous a dit qu’avec lui, nous serions en sécurité. C’est lui qui nous a raconté que le gardien de l’immeuble d’en face, membre de l’OAS, lui avait demandé des renseignements sur mon mari et qu’il le suivait pendant un moment quand mon mari allait à son travail. Notre gardien lui a dit : "Cet homme ne se mêle pas de politique. Je réponds de lui." Nous n’avions pas de certitude, mais le tir qui visait mon mari est parti du toit de l’immeuble dont ce membre de l’OAS était le gardien...<br /> <br /> Notre cousin Léon nous avait quittés pour rentrer chez lui et retrouver sa mère. Il était descendu dès les premiers coups de feu. Le soir, en se parlant avec des voisins d’un balcon à l’autre, j’ai été prévenue qu’il n’était pas rentré à son domicile. Le lendemain, il n’avait toujours pas donné signe de vie. La ville était partagée en deux secteurs, l’un où nous habitions qui était sous l’autorité de la police du FLN et l’autre à majorité européenne placé sous la protection des gardes mobiles français. Il paraît qu’il n’y avait plus qu’une centaine de policiers du FLN pour assurer la sécurité dans notre quartier.<br /> <br /> Mon mari a continué d’aller travailler régulièrement. Les trois membres de notre famille qui vivaient dans l’autre secteur de la ville, n’ont pas voulu que je reste seule dans notre logement et nous sommes allés les rejoindre dès le 6 juillet dans leur appartement, car leur quartier semblait plus sûr. Tous les matins, cependant, mon mari m’accompagnait jusqu’à notre appartement du boulevard Joffre où je préparais notre futur déménagement.<br /> <br /> Le lendemain de la disparition de notre cousin, nous nous sommes rendus, avec les autres membres de notre famille, au commissariat central pour essayer d’avoir des informations. Nous avons été très correctement reçus. D’ailleurs le commissaire que nous avons vu était déjà dans la police avant l’indépendance. Mais, il n’y avait aucune nouvelle de notre cousin Léon.<br /> <br /> Nous nous sommes ensuite rendus au lycée Ardaillon, (Benbadis) qui était occupé par l’ALN. Là, on nous a indiqué qu’on ferait des recherches. Nous avons appelé les hôpitaux sans plus de succès. Nous avons appris que des personnes avaient été assassinées notamment boulevard Gallieni [boulevard de la Soummam], mais je n’avais rien vu de là où nous étions.<br /> <br /> Nous avons su qu’un monsieur avait été tué dans un immeuble derrière chez nous. D’après ce qu’on nous a dit, il avait chez lui une tenue militaire et des gens ont pensé que c’était un militaire français alors qu’en fait c’était un homme déjà âgé qui avait son uniforme de la territoriale [les Unités territoriales étaient composées de réservistes français].<br /> <br /> Petit à petit, nous avons eu des détails et avons appris qu’il y avait eu des gens tués, enlevés... Même si parfois, les rumeurs étaient fantaisistes. Ainsi, un rabbin était censé avoir été décapité et ses assaillants avoir joué au football avec sa tête sur la place d’Armes ! Ma mère l’a ensuite vu à Paris, tranquillement assis au Brébant, le café des Grands Boulevards où se retrouvaient les Oranais...<br /> <br /> Nous sommes restés avec l’idée que notre cousin avait été enlevé et tué. Un samedi après-midi, un mois après le 5 juillet, alors que nous faisions la sieste, nous avons entendu un coup de sonnette tonitruant. J’ai voulu aller ouvrir mais, par précaution, le cousin chez qui nous étions n’a pas voulu que j’y aille. Il a ouvert la porte et nous avons découvert Léon Tabet, l’air triomphant, malgré sa chemise et son pantalon douteux. Il nous a raconté ce qui lui était arrivé.<br /> <br /> Juste en sortant de notre immeuble, il a été pris à parti par des manifestants qui l’ont battu. Un policier algérien est arrivé. Il l’a dégagé et a vu qu’il était blessé. Il l’a fait conduire à un dispensaire que des religieuses tenaient au Village nègre. Il y est resté quelques jours. C’est pour cela que nos démarches auprès de l’hôpital dans les jours qui ont suivi le 5 juillet étaient restées vaines. Les religieuses se sont rendu compte que son état nécessitait des soins plus importants. Elles l’ont donc fait transporter à l’hôpital. Mais, à ce moment-là nous avions arrêté nos recherches.<br /> <br /> À l’hôpital, les médecins ont constaté que Léon avait une fracture du bras et de la clavicule. Il a été opéré par un chirurgien algérien et il est resté hospitalisé pendant un mois jusqu’au moment où on lui a dit qu’il devait quitter l’hôpital. Il est donc parti comme il était, en pyjama. Un parent avait accompagné sa mère en métropole vers le 20 juillet. Il ne l’a donc pas trouvée en rentrant à leur domicile.<br /> <br /> Il est allé dans l’immeuble où j’habitais, mais n’a trouvé personne. Il s’est rendu dans l’immeuble d’à côté où habitait ma grand-mère, qui était déjà partie mais où il connaissait des locataires. Là, une dame lui a appris que nous étions chez notre cousine. Elle lui a donné de l’argent pour qu’il aille chez le coiffeur, car il avait une barbe d’un mois, et lui a également donné une chemise et un pantalon, ceux avec lesquels nous l’avons retrouvé. Il a rencontré un ami de notre famille qui l’a accompagné jusqu’à nous.<br /> <br /> Nous avons contacté le consulat français qui avait été tout récemment créé. Comme nous devions partir, nous ne voulions pas le laisser seul. Le consulat français l’a pris en charge et l’a rapatrié en métropole où il a été installé dans une maison de retraite de l’armée.<br /> <br /> Avec la population musulmane, nos rapports étaient très corrects. Ma femme de ménage, qui était musulmane, avait cessé de venir car à deux ou trois reprises, elle avait été suivie par des petits jeunes du quartier qu’on voyait armés de grands couteaux. Elle est revenue, une fois l’indépendance proclamée. Cinquante ans après, j’ai enfin eu l’occasion de la revoir, car elle est venue à Paris et m’a rendu visite.<br /> <br /> De même, j’ai continué à aller chez un marchand de légumes musulman. Je n’ai pas rencontré d’animosité. Dans mon quartier, le 5 juillet, j’ai vu des gens qui étaient venus pour fêter l’indépendance. Je suppose que s’ils avaient eu l’intention de venir pour tirer sur des gens, ils n’auraient pas emmené des enfants et des femmes. Pendant au moins deux heures, les manifestants ont défilé dans le calme et sans agressivité. Ils ne regardaient même pas les balcons. Je sais qu’il y avait un autre défilé au boulevard du 2e Zouave [boulevard Hamou Boutlélis] qui aboutissait à l’ancienne rue d’Arzew, qu’on appelait rue du Général Leclerc [rue Larbi Ben Mhidi], où commençait le quartier "français". Je ne sais pas ce qui s’y est passé. (Souligné par moi, MB)<br /> <br /> Après l’indépendance, un collègue musulman de mon mari lui a proposé de rester en Algérie en lui indiquant qu’il pourrait avoir un poste important dans son service. Mon mari n’a pas donné suite. Il n’était pas question de rester alors que nos enfants étaient en métropole.<br /> <br /> Beaucoup de collègues non musulmans de mon mari étaient partis en métropole et n’avaient pas repris leur poste. Mon mari était en congés d’été à partir du 15 août et nous avions prévu d’aller à Paris. C’est ce que nous avons fait, le 11 août 1962. Quand, une fois à Paris, nous avons raconté ce dont nous avions été les témoins, certaines personnes nous croyaient, d’autres avaient l’air de trouver que nous étions favorables au FLN. Nous avons pourtant uniquement décrit ce que nous avions vu."
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J
Cher(e)s ami(e)s, <br /> <br /> je vous prie de trouver,sur ce blog la version sur les origines de la fusillade qui devait <br /> <br /> conduire aux massacres d'Européens, à Oran, le 5 juillet 1962, présentée par Gilbert Meynier, lors d'une journée sur "Paris et la guerre d'Algérie, Une mémoire partagée", le 19 mai 2009. <br /> <br /> Cette hypothèse est présentée avec toutes les précautions nécessaires. Néanmoins, <br /> <br /> elle semble suffisamment crédible aux yeux d'un historien scrupuleux comme Gilbert Meynier pour qu'il ait souhaité l'annoncer publiquement. Cette version témoigne par <br /> <br /> ailleurs, et une fois de plus, de l'intérêt qu'aurait l'ouverture des archives de l'ALN et du <br /> <br /> FLN à tous les historiens. Sauf à ce que certains documents soient dérangeants pour <br /> <br /> l'histoire algérienne officielle !
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K
On revient toujours à la case départ, on parle toujours des harkis et des collabos, et on n'oublie le vrais problème. Les Harkis et les collabos il en a dans tous les pays du monde. Ce"s personnes étaient libres de choisir un camp, ils ont choisi l’occupant, mais attention ce n'est pas tous les harkis sont des traitres, il faut d'abord connaitre les raisons qui les avaient poussés à s’enrôler dans la harka,? Comme certains Français engagés et du contingent ainsi que des intellectuels qui avaient ralliés le FLN à cette époque. Chacun a ses raisons, dont jusqu'à aujourd'hui ni la France ni l'Algérie n'a ouvert ce dossier très important et organiser des séminaires pour étudier les deux cas. On n'aimerait bien faire des études sur las raisons de la collaboration et d'engagement dans chacun des deux camps, pour trouver les failles que les deux gouvernements Français et GPRA ont provoqué, le résultat serait bénéfique pour les deux pays et tournera définitivement la page.<br /> <br /> Jusqu'à maintenant on ne fait que tourner en rond. Les français et les pieds noirs accusent le FLN c'est à dire l'Algérie, et les Algériens accusent la France pour crimes contre l'humanité et crime de guerre., comme si les accords d’ Evian n'ont jamais existé. Bien sûr je pense que ses clauses n'ont jamais été respectées. 52 ans après on aimerai bien passer aux choses sérieuses, souhaitant qu'un groupe de Français ceux qui sont nés avant 1962 ainsi de même un groupe d'Algériens, qui ne sont pas structurés dans des partis ou mouvements politiques et organiser une semaine de réflexion pour débattre avec une certaine logique toutes les questions relatives à tous les événements vécus jusqu'à 1966 et apurer tous les contentieux du passé douloureux qui se dressait aujourd'hui comme un fantôme . Et exiger des deux représentants des deux peuples d'établir de vrais relations entre les deux pays.basées sur les échanges économiques. Nous devrons parler de l'avenir car le passé bien que dramatique est passé et nous sommes obligés d'accepter sa douleur c'était malgré tout les conséquences d'une guerre.
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A
Certains commentaires disent n'importe quoi, les pro-français son des collabos, harkis,supplétifs du colonialisme traitre a leur pays,traitres a leurs frères. les harkis sont des collabos traitres supplétifs du colonialisme assassin pire que le colonialisme?. la France a toujours refusé de pardonner a ceux qui ont collaboré avec le fascisme, et elle vient nous donner des leçons, nous demander de pardonner aux collabos harkis traitres a la patrie? Comme Jeanette boughrab fille de tortionnaire sanguinaire a soir el ghozlane ou de nombreux moudjahidines moururent sous la torture, l'Algérie n'a pas besoin des harkis traitres.son père était chefs de la harka et participait aux opérations de l'armée coloniale notamment les interrogatoires et les sciences de tortures cotre les moudjahidines prisonniers (FLN) même cette fille de harki , en parlant de son père sur une chaîne de télévision française quand el était dans le gouvernement Sarkozy elle disait qu'elle était fier de lui et ce qu'il a fait en Algérie pour la France?.
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A
Laissez tomber Bouteflika et Boumediene, c'est un problème algero-algerien, et sa mère l'Algérie? C'est notre problème interne. On ne veut pas d'ingérence ni manipulation ni intoxication?. Vivre libre, indépendant même misérable? La dignité n'a pas de prix? Mieux vaut vivre enchainé près de celui que l'on aime, que libre au milieu des jardins la tète base, près de celui que l'on hait? Malgré il y a du haut et du bas. Je suis nationaliste dans le sang et J'aime mon pays? Moi je parle de l'odieux colonialisme francais. Le colonialisme français dans sa globalité comme dans ses composants est une souillure provenant de l'oeuvre de Satan, ses partisans se rencontrent sur ses propagations perverses celle-là même qui sont poussés par les instincts prédateurs voraces des colonisateurs sans foi ni loi français et animés par la théorie du colonialisme expertes dans la construction des instruments impitoyables de prédation cultivées dans l'art de mettre en servitude les objets de leurs convoitises parmi ses moyens les plus redoutables, le colonialisme français sape le moral des colonisés et anesthésie leurs sensibilités morales et spirituelle, le colonialisme impure et profanateur, est venu en Algérie portant l'épée dans une main et la croiux dans l'autre main afin de s'implanter comme colonisation de peuplement. il est certain que le colonialisme sur le soldat, l'espion déguisé en missionnaire et le médecin est une structure animal prédatrice marchant sur quatre pâtes, c'est par ces moteurs que le colonialisme a mis en panne les talents, les possibilités et le génie de millions d'Algériens il a ainsi pu saper leur effort, figer leur mental, rendre inerte leur loguision, rendre stériles leurs idées il a ainsi privé l'humanité de millions de potentialités en énergie créatrice, en cerveau ferond, ou mental imaginatif, en idée généreuse qui sont un prodigieux capital dont l'humanité aurait profité et utilisé pour résoudre ses problèmes, mais que le colonialisme aux allures fascistes a saboté, détruit, détourné du bien pour laisser les collectifs humains sans ressources capable d'ériger des cités, de promouvoir des civilisations et de se mettre au service de l'humanité, le colonialisme est la forme la plus pessimiste et la plus cynique dans la destruction de l'humain ? le colonialisme francais existe toujours dans l'esprit de beaucoup d'Algériens, les français qui n'ont jamais admit et n'admetteront jamais que les pauvres bougnouls que nous sommes les ont chassés dehors de notre pays? mieux vaut vivre enchainé près de celui que l'on aime, que libre au milieu des jardins près de celui que l'on hait. la dignité de l'homme n'a pas de prix. Cordialement.
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