mercredi 6 février 2008

Saint-Louis du Sénégal

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Saint-Louis du Sénégal

images d'une ville au passé colonial



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la rue principale de Saint-Louis, début du XXe siècle


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avenue de Guet N'Dar


Saint_Louis_panorama
panorama


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rue principale el-Gothni


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mairie


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place des Cocotiers


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quais du fleuve Sénégal


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Saint-Louis du Sénégal - description Unesco

Fondée par les colons français au XVIIe siècle, Saint-Louis s'urbanisa au milieu du XIXe siècle. Elle fut la capitale du Sénégal de 1872 à 1957 et joua un rôle culturel et économique prépondérant dans l'ensemble de l'Afrique occidentale. La situation de la ville sur une île à l'embouchure du fleuve Sénégal, son plan urbain régulier, son système de quais et son architecture coloniale caractéristique confèrent à Saint-Louis sa qualité particulière et son identité.

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histoire de Saint-Louis

- une histoire de Saint-Louis, sur le site officiel de la ville

- un passé historique, une situation privilégiée


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cartes et plans


290px_Senegal_carte


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carte des régions du Sénégal
(source : senegalaisement.com)


saint_louis


- une photographie aérienne légendée (site officiel de la ville)


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bibliographie


- Saint-Louis. Mémoires d'un métissage, Jean-Pierre Biondi, Denoël, 1987

Biondi_Saint_Louis_couv



















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dimanche 3 février 2008

qualifier les refus de l'autorité coloniale ?

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pirate ou résistant, est-ce important ?

Poser la question si Dê Tham était pirate ou résistant me paraît tellement déplacé. Dans les deux cas ce sont des gens qui ne respectent pas les lois imposées par l'autorité en place. Pour l'un c'est dans un but d'enrichissement personnel et pour l'autre c'est pour des motifs politiques.

Il faut savoir qu'en Indochine à l'époque, tous ceux qui se révoltent contre les francais sont appelés pirates. Même les compagnons de Phan Dinh Phung sont qualifiés de pirates (voir cartes postales de P. Dieulefils), c'est pour vous dire. Ceux qui gouvernaient l'Indochine à l'époque avaient tout intérêt à dire qu'ils avaient affaire à des bandits plutôt qu'à des révoltes populaires. Si Dê Tham avait voulu devenir riche, il aurait pu arrêter le combat après la trève de 1894 (trève et pas soumission) et garder les 4 arrondissements cédés par les francais. Sa devise «Trung Chân Ung Nghia Dao» n'avait rien de l'esprit d'un pirate.

Avez vous déjà vu un pirate qui a le support d'autant de soldats viets travaillant pour les francais (des collabos si vous voulez) dans l'affaire Ha Thanh Dau Doc en 1908 ? Pensez vous que Phan Chau Trinh et Phan Boi Chau avaient l'habitude de discuter avec des pirates ?

Pourquoi ne pas comparer De Tham aux résistants francais sous l'occupation allemande ? Francois Mitterand était bien considéré comme un résistant et pourtant il a travaillé pour Vichy, été félicité par Pétain et a même recu l'ordre de la Francisque. Son cas me paraît plus discutable. Pourquoi ne pas le comparer à Hô Chi Minh ? L'oncle Hô avait pu chasser les francais car il a fait ça au bon moment, la France était écrasée par l'Allemagne, sauvée par les US et survivait grâce au plan Marshall.

Théo

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réponse de J.-P. R.

Je ne sais pas qui est ce peusonyme Théo. Je n'ai pas trouvé le nom cité Phan Dinh Phung, ni dans le catalogue Dieulefils, ni dans le livre de Claude Gendre. Merci à M. Théo de me renseigner à ce sujet.

Est-ce qu'un commentaire historique a quelque chose à voir avec le mot "déplacé", c'est-à-dire malvenu, incorrect ? La comparaison de la fin ne me parait pas "déplacée", même si nous analysons les faits par rapport à des contextes chronologiques différents, comme c'était déjà le cas pour Hô Chi Minh. Alors anachronisme, quand tu nous tiens ! Cordialement.

Jean-Pierre Renaud

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réponse de Téo

Phan Dinh Phung

Dans le catalogue de Dieulefils, vous avez quelques photos intitulées : «Pirates capturés en 1887 pendant le siège de Ba-Dinh». Il s'agit d'une révolte dirigée par Dinh Cong Trang, compagnon de Phan Dinh Phung, le plus éminent des mandarins viets à l'époque, devenu résistant en réponse à l'appel du roi Ham Nghi.

J'ai peut-être mal choisi l'adjectif «déplacé» et je m'en excuse. La comparaison avec Mitterrand était pure provocation pour bien vous faire comprendre ce que je veux dire par «déplacé». Je suis content que vous ayez su rester cohérent jusqu'au bout. Car avec les ingénieurs francophones que je côtoie tous les jours pour mon travail, ce n'est pas du tout convenable de remettre en question le qualificatif «résistant» de l'ancien président.

Ah oui, concernant mon pseudonyme, ce n'est pas Theo mais bien Teo, un prénom bien vietnamien.

Teo

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trois exemplaires de la même image


pirates_1887__1_
pirates capturés en 1887 pendant le siège de Ba-Dinh


pirates_1887__2_
pirates capturés en 1887 pendant le siège de Ba-Dinh


pirates_1887__3_
pirates capturés en 1887 pendant le siège de Ba-Dinh

Études Coloniales


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samedi 2 février 2008

morts en Indochine originaires de Foix

Morts_Indochine___Foix_d_tail




monuments aux morts en Indochine



Morts_Indochine___Foix
commune de Foix dans l'Ariège (source)




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vendredi 1 février 2008

compte rendu de lecture : Le Dê Tham par Claude Gendre (Jean-Pierre Renaud)

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Le Dê Tham, un livre de Claude Gendre

Jean-Pierre RENAUD



Livre intéressant, très documenté et illustré de beaucoup d’images sur un personnage méconnu, en tout cas en France, de l’histoire du Tonkin au cours de la période 1885-1913. Véritable héros de roman, chef de bande de pirates, mais aussi rebelle à la présence française au Tonkin, l’ouvrage de Claude Gendre nous donne la chronologie minutieuse de la vie aventureuse du Dê Tham. Le sous-titre Un résistant vietnamien à la colonisation française mérite un commentaire particulier.

Dans son rapport de mission (1902), en qualité de Gouverneur Général de l’Indochine (1897- 1901), le décrivait effectivement comme rebelle «Le Dê Tham n’était pas un bandit, mais un chef annamite rebelle qui tenait la campagne contre nous depuis dix ans» (p.74), et il avait réussi, au cours de son mandat, à obtenir sa soumission en 1897, en combinant les opérations militaires et la négociation.

Il convient de rappeler que le Gouverneur Général avait absolument besoin de cette soumission, car comme l’a fort bien rappelé l’auteur, le Yen Thé, situé à une soixantaine de kilomètres de Hanoï, menaçait la présence française au Tonkin, alors qu’il avait besoin de la paix pour négocier en métropole un grand emprunt d’équipement  de 200 millions de francs, de l’ordre de 200 millions d’euros. L’auteur reprend les descriptions du Yen Thé dues à différents auteurs - notamment Gallieni et Lyautey - confrontés à sa pacification, précisément en qualité d’adversaires du Dê Tham, l’année précédant sa soumission supposée. Le Yen Thé était une jungle inextricable qui couvrait un relief aussi inextricable !

Le même rapport Doumer évoquait le démantèlement de deux bandes de pirates chinois dans les hautes régions du Tonkin, et cette évocation nous conduit à élargir la réflexion sur le rôle du Dê Tham au cours de cette période historique.


Pirate ou patriote ?

Car il est très difficile de démêler dans les hauts faits de ce rebelle ce qui relevait de la piraterie endémique du Tonkin et de ses convictions politiques, qualifiées aujourd’hui de nationales.

Aux yeux de Gallieni et de Lyautey, le Dê Tham était le chef d’une bandes de pirates, donc au cours de la première période de sa vie, au cours de laquelle les troupes coloniales ont combattu de nombreuses bandes de pirates, chinois et annamites. Gallieni avait réussi à pacifier les hautes terres du Tonkin, en obtenant la collaboration du Maréchal Sou, représentant de l’Empereur de Chine dans le Quang-Si.

Deux périodes méritent, à mon avis, d’être distinguées, la démarcation étant celle de la soumission du Dê Tham en 1897, soumission à plusieurs détentes, dans sa chronologie et son sens rituel. Car, que faut-il penser de cette soumission qui conduit le rebelle à bénéficier d’une «concession»  coloniale, contestable, comme celles attribuées alors à plusieurs centaines d’européens ?

Double jeu à l’asiatique, peut-être, mais doublée plus tard d’une cérémonie de soumission rituelle qui ne pouvait manquer d’avoir un retentissement politique dans l’univers confucéen du respect du pouvoir de la cour de Hué.

À la date de cette soumission, toutes les autres bandes avaient été décimées, chinoises, chinoises et annamites, ou annamites, car il était, une fois de plus, difficile de faire le partage entre la piraterie chinoise et la piraterie annamite, et les gouverneurs généraux ont été obligés d’obtenir la coopération de la Chine pour mettre fin à la piraterie chinoise du Tonkin.

pirates_D__Tham
groupe de pirates des bandes du Dê Tham

Les chefs des bandes pirates du Tonkin ont toujours manœuvré habilement entre les deux cours des fils du ciel, celles de Hué et de Pékin, la première se reconnaissant selon les rapports de force, comme plus ou moins vassale de celle de Chine.

Une situation politique et internationale aussi inextricable que celle du Yen Thé !

D’ailleurs le Dê Tham, au cours de la deuxième période de rébellion, postérieure à 1897, s’est trouvé l’allié paradoxal de rebelles chinois réformistes qui prônaient la république en Chine, alors que, lui, se plaçait toujours sous le «ciel» de Hué. C’est une fois de plus la coopération entre la France et la Chine qui mit fin à cette révolte.

Il est donc délicat d’examiner le parcours de ce rebelle sans  appeler en garantie l’arrière plan des relations entre France, Chine, et Annam, aussi bien au cours de la première période de rébellion qu’au cours de la deuxième, qui vit l’intervention d’un nouveau facteur international, la victoire maritime du Japon sur la Russie, en 1905, victoire qui eut un immense retentissement en Asie. Cette victoire était de nature à donner des ailes à la rébellion du Yen Thé, ce qui fut le cas. Le livre de Claude Gendre montre bien le type de relations qui pouvait exister alors entre le Tonkin et le Japon, lequel n’était pas encore perçu comme le nouveau conquérant de l’Indochine.

Alors double, triple, quadruple jeu ? Personne ne le saura, mais assimiler le Dê Tham à nos résistants de la Deuxième Guerre mondiale, me parait exagéré, sauf à souligner que la France eut en effet beaucoup plus de résistants de la dernière heure que de résistants de la première heure, mais laissons de côté les paroles de l’Évangile.

D’aucuns diraient sans doute que le regard de l’auteur est un peu trop marqué par une empathie pour son héros, et que l’esprit de son récit exprime peut être une sorte de remords colonial.

Mettre sur le même plan le Dê Tham et Hô Chi Minh, parait excessif, même si le roman national du Vietnam en a fait un héros de l’indépendance, car à partir de 1897, le Dê Tham n’eut pas vraiment de rivaux. Ils étaient tous morts ou ralliés.

Encore un mot sur les campagnes de presse évoquées par l’auteur (p.79) : le Tonkin d’alors ne comptait pas beaucoup de lecteurs, et la plupart d’entre eux étaient directement ou indirectement des salariés ou des «obligés» de la colonie, de l’ordre de quatre à cinq cents citoyens français. Doumer écrivait d’ailleurs qu’il ne lisait jamais les journaux locaux. Il ne leur trouvait aucun intérêt. Le sujet de la presse coloniale de la métropole et des colonies mériterait de faire l’objet de thèses, si ce n’a déjà été fait,  afin de mesurer le rôle de ces journaux, lequel, à mon sens, est souvent largement surestimé. En tout cas pour la période antérieure à 1914, et sans doute aussi entre les deux guerres.

Jean Pierre Renaud
le 24 janvier 2008

- voir : le Dê Tham, résistant vietnamien à la colonisation française, Claude Gendre


partisan_D__Tham
soumission du plus vieux partisan du Dê Tham et
de son gendre (carte postale ancienne)



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mercredi 30 janvier 2008

bagne de Poulo Condor / Con Son (Jean-Michel Rocard)

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un rappel historique sur Poulo-Condor

Jean-Michel ROCARD


La France a du mal à reconnaître les erreurs du passé : c’est le cas de celle, monumentale, du bagne de Poulo-Condor construit dans les années 1880 à l’image de celui de Cayenne (Guyane). Et les Américains, dans les années 1960, et les Vietnamiens de l’Oncle Ho eux-mêmes après leur indépendance ont utilisé ce même bagne, il faut le dire. En effet, les premiers ont été à l’origine d’une extension des camps d’internement qui étaient déjà nombreux sur l’îlot montagneux (environ 100 km2 de surface) ; les seconds s’en sont servis pour se débarrasser des opposants au régime communiste.

Cet archipel, à l’origine inhabité, situé en mer de Chine (appelée maintenant par les Vietnamiens "Mer de l’Est") à180 km au sud-est du Cap Saint-Jacques a un climat chaud et humide avec une végétation luxuriante et subtropicale. Au début des années 1700, c’était un "Établissement anglais" ; l’Empereur d’Annam "Gia Long" le céda à Louis XVI en 1787 mais "Poulo-Condor" (Pu Lao Kundur, en malais, veut dire "île aux courges") ne fut effectivement occupé par les Français qu’en 1861 (Second Empire). L’idée d’y construire un pénitencier d’où les bagnards n’auraient pas la possibilité de s’échapper s’imposa d’elle-même dans les années 1880. J’en ai eu la preuve, personnellement, car, jeune officier de marine pendant mon service militaire, j’ai participé à l’opération de sauvetage de quelques bagnards fugitifs qui avaient tenté de prendre le large en barque au début du mois de février 1953 et qui eussent été dévorés par les requins si nous n’avions pas été là !

Dans les années 1990, le gouvernement vietnamien décida de transformer l’archipel en lieu touristique et le bagne en musée du souvenir. Idée intéressante : en effet, la baie abritée par un cirque de montagnes est magnifique, les touristes sont attirés par les plages , avec possibilité de plongée sous-marine et par le parc national. Nous y sommes allés, mon épouse et moi, le jour du Nouvel An 2008. Elle, en touriste fort intéressée, et moi en pèlerinage : 55 ans après, les souvenirs étaient encore très proches, en particulier ma colère d’alors devant l’impossibilité où je me trouvais de témoigner mon indignation.

Jean-Michel Rocard
Toulouse le 9 janvier 2008

Quelques informations pratiques :
Comment accède-t-on à Con Dao ? Par un avion (ATR 72 de la Vietnam Airlines, 64 places, 45 mn de vol) depuis Ho Chi Minh Ville qui atterrit à l’aéroport de Con Son. Service minimum (un verre d’eau aux voyageurs classés en deux catégories = les touristes attirés par les plages plus que par l’histoire et les familles vietnamiennes qui viennent pour le devoir de mémoire, comme moi mais pas pour les mêmes raisons !)
A 13 km de l’aéroport, par une route sinueuse (jalonnée encore de bornes Michelin !), dominant la baie et son cirque de montagnes (586 m altitude max) et au loin les autres îlots de l’archipel, se trouve l’hôtel d’Etat "Saïgon Con Dao Resort". Accueil chaleureux, petits pavillons (anciennes maisons coloniales), bonne climatisation, propreté impeccable, bon restaurant, le tout en bordure de mer à côté de la villa du Gouverneur du pénitencier, elle-même transformée en musée du souvenir. À 500 m de là se trouve un hôtel privé à 5 * "Con Dao Resort" avec piscine, plage privée en face du port et bureau de tourisme Ces hôtels ont chacun leur site internet.Jean_Michel_Rocard

- cf. site de Jean-Michel Rocard

- Jean-Michel Rocard : biographie (en langue anglaise)


photos de Jean-Michel Rocard


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arrivée en avion

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le port qui n’a pas changé depuis 1953

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Une grande salle de détention

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corvée de nettoyage

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Le cimetière des dizaines de milliers de victimes
(dont le seul crime était de vouloir l’indépendance de leur pays !)


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liens

- quelques photos tirées du site photos.bidouze.com

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- aller voir ce site

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- Vietnam : retour à Poulo Condor, l'île du bagne

- carte situant l'île de Poulo Condor (Con Son)

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mardi 29 janvier 2008

conférence de Benjamin Stora

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France - Algérie :

sortir de la guerre des mémoires


Institut français des relations internationales

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Benjamin STORA
professeur d’histoire du Maghreb à l’INALCO
et auteur de nombreux ouvrages sur l’Algérie et les relations franco-algériennes,
dont le dernier Les mots de la colonisation, ss-dir., presses universitaires du Mirail, janvier 2008

France - Algérie :
sortir de la guerre des mémoires


mercredi 20 février à 18:00

Salle des conférences
27, rue de la Procession 75015 Paris
(métro : Volontaires)

Les relations entre la France et l’Algérie présentent des caractéristiques tout à fait uniques du fait d’une histoire partagée, d’une forte communauté immigrée installée en France et de relations économiques et culturelles très importantes. L’ensemble de ces liens ne peut se résumer à une relation d’anciens colonisateur et colonisé et si l’histoire est nécessaire pour comprendre l’aspect tumultueux de ces rapports, elle est néanmoins insuffisante pour en saisir tous les enjeux. Les procédures qui reviennent, de manière récurrente, sur la nécessité de la repentance française, sur l’examen de la conscience coloniale ou sur la signature d’un traité d’amitié détournent classes politiques et sociétés des deux pays de l’essentiel, c’est-à-dire satisfaire cette «gigantesque envie de vérité» pour rendre l’histoire intelligible en vue de construire l’avenir.

Présidence : Khadija Mohsen-Finan, chercheur, centre Moyen-Orient/Maghreb, Ifri

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Conférence «France-Algérie : sortir de la guerre des mémoires ?»
mercredi 20 février 2008 à 18:00

Bulletin-réponse à ne retourner qu’en cas de réponse positive
Inscription : par fax : 01 40 61 60 60 ou baniamer@ifri.org

Nom :                        Prénom    :
Société :                        Fonction :

Adresse    :
Tél :                Fax :                    Mèl :

N.B. Merci de retourner le formulaire dûment complété de votre mél et de votre fax Pour des raisons de sécurité, seules les personnes inscrites pourront être admises en salle de conférences, par ordre d'arrivée et dans la mesure des places disponibles. Nous vous remercions de nous retourner votre bulletin d'inscription en cas de réponse positive seulement.

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lundi 28 janvier 2008

indépendance des États africains

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indépendance des États africains



Afrique du Sud
indépendance : 31 mai 1961 (république, + sortie Commonwealth)

 

Algérie
indépendance : 3 juillet 1962

Afrique_portugais

Angola
indépendance : 11 novembre 1975
ci-contre à droite : Afrique portugaise

 

Bénin / Dahomey jusqu'en 1975
indépendance : 1er août 1960

 

Botswana / Bechouanaland jusqu'en 1966
indépendance : 30 septembre 1966

 

Burundi
indépendance : 1er juillet 1962

 

CamerounNyob__Moumi__Ouandi_
indépendance : 1er janvier 1960 (Cameroun oriental français)
indépendance : 1er octobre 1961 (Cameroun occidental britannique)
ci-contre à droite : Nyobé, Moumié, Ouandié

 

 

Cap-Vert
indépendance : 5 juillet 1975

 

CentrafriqueBoganda_Centrafrique
indépendance : 13 août 1960
ci-contre à droite : De Gaulle et Barthélémy Boganda à sa gauche (Centrafrique)


 

Comores
indépendance : 6 juillet 1975 (déclaration unilatérale)
indépendance : 3 janvier 1976 (France renonce à sa souveraineté)

 


Congo
indépendance : 15 août 1960

 

Côte d’Ivoire
indépendance : 7 août 1960

 

Djibouti
indépendance : 27 juin 1977

 

Égypte
indépendance : 28 février 1922

 

Éthiopie / ancienne Abyssinie
indépendance : depuis l’Antiquité

 

Gabonmba
indépendance : 17 août 1960
ci-contre à droite : Léon M'Ba, élu président du Gabon en 1961

 

Gambie
indépendance : 18 février 1965

 

Ghana / ancienne Gold Coastnkrumah2
indépendance : 6 mars 1957
ci-contre : Kwame N'Krumah, premier ministre (1957-60) puis président du Ghana (1960-66)

 

Guinée
indépendance : 2 octobre 1958

 

Guinée-Bissau
indépendance : 24 septembre 1973

 

Guinée équatoriale
indépendance : 14 octobre 1968

 

Burkina Faso / Haute-Volta jusqu'en 1984
indépendance : indépendance : 5 août 1960

 

Kenya
indépendance : 12 décembre 1963

 

Lesotho
indépendance : 4 octobre 1966

 

Libéria
indépendance : 26 juillet 1847

- Une société philanthropique américaine fut créée en 1816 : l’American Colonization Society. Son but était de favoriser le retour des victimes de la traite négrière sur le sol africain. En 1822, cette société philanthropique installa, à l'emplacement de l'actuelle ville de Monrovia, une colonie d'esclaves libérés, qui se constitua en république indépendante, dotée d'une constitution semblable à celle des États-Unis. À ce moment-la, le président des États-Unis était James Monroe (1817-1825). La ville, bâtie par les premiers esclaves libérés, prit le nom de Monrovia, en souvenir de James Monroe, et baptisèrent Liberia leur nouveau pays. Le drapeau fut calqué sur celui des États-Unis, avec une seule étoile, et l'anglais fut naturellement choisi comme langue officielle. Le Liberia devint en 1847 le premier État indépendant d'Afrique noire ! (source)image

ci-contre à droite : vers 1880, Noirs américains d'Arkansas partant pour le Libéria


 

Libye
indépendance : 24 décembre 1951

 

Madagascar
indépendance : 26 juin 1960

 

Malawi
indépendance : 6 juillet 1964

 

Mali
indépendance : 22 septembre 1960

 

MarocMaroc_1956_le_roi_et_Pinay
indépendance : 2 mars 1956

ci-contre à droite : Mohammed V et Antoine Pinay, ministre des Affaires étrangères

 

île Maurice
indépendance : 12 mars 1968

 

Mauritanie
indépendance : 28 novembre 1960


Samora_Machel

Mozambique
indépendance : 25 juin 1975
ci-contre, à droite : Samora Machel, premier président du Mozambique, mort dans un accident d'avion le 19 octobre 1986 au-dessus de l'Afrique du Sud

 

Namibie / ancien Sud-Ouest africain
indépendance : 1990


Hamani_Diori_Niger

Niger
indépendance : 3 août 1960
ci-contre, à droite : Hamani Diori, premier président du Niger

 

 




Abubakar__Nigeria_

Nigéria
indépendance : 1er octobre 1960
ci-contre, à droite, Abubakar Tafawa Balewa, premier ministre de 1960 jusqu'au 14 janvier 1966 (assassiné)

 




OugandaMilton_Obot_
indépendance : 9 octobre 1962
ci-contre à droite : Milton Oboté, premier ministre de l'Ouganda, en 1962

 

Rwanda
indépendance : 1er juillet 1962

 

São Tomé et Principe
indépendance : 12 juillet 1975



senghor_photo_3

Sénégal
indépendance : 20 août 1960
ci-contre, à droite : Léopold Sédar Senghor, président de la république du Sénégal de 1960 à 1980 ; ici, prêtant serment après sa réélection, le 9 décembre 1963 à Dakar

 

Seychelles
indépendance : 28 juin 1976

 

Sierra Leone
indépendance : 27 avril 1961

 

Somalie
indépendance : 26 juin 1960 (Somaliland)
indépendance : 1er juillet 1960 (Somalia + fusion)

 

Soudan
indépendance : 1er janvier 1956

 

Swaziland
indépendance : 6 septembre 1978

 

Tanzanie
indépendance : 2 décembre 1961 (Tanganyika)
indépendance : 10 décembre 1963 (Zanzibar)

 

Tchad
indépendance : 11 août 1960

 

Togo
indépendance : 27 avril 1960

 

Tunisieavril_1956
indépendance : 20 mars 1956
- chronologie tunisienne 1956
ci-contre à droite : Bourguiba et des députés de l'Assemblée nationale constituante en avril 1956



Zaïre
indépendance : 30 juin 1960


Kenneth_Kaunda

Zambie / ancienne Rhodésie du Nord
indépendance : 24 octobre 1964
ci-contre à droite : Kenneth Kaunda, président de la Zambie (1964-1991)


Zimbabwe robert_mugabe2
indépendance : 18 avril 1980
ci-contre à droite : Robert Mugabé, premier ministre de 1980 à 1987, puis président du Zimbabwe depuis 1987




 

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accord tacite entre Londres et les chefs du nationalisme

En lisant l'histoire de l'évolution de l'Afrique anglaise, on est frappé par la sorte d'accord tacote qui, en dépit des luttes violentes, ne cessa d'exister entre Londres et les chefs du nationalisme. Le Colonial Office n'hésita pas à ralentir leur action, à s'y opposer parfois brutalement, mais il ne persista pas lorsqu'il fut convaincu que cette action avait l'appui des peuples. Les historiens anglais, après avoir comparé, en la regrettant, la rapidité de l'évolution constitutionnelle de l'Afrique avec la lenteur des progrès du Canada au siècle dernier, reconnaissent, non sans fierté, qu'en Afrique il fut toujours en fin de compte trouvé aux revendications des nationalistes et d'accord avec ceux-ci, des solutions conformes aux structures législatives créées par la domination anglaise : le cabinet et le système parlementaire.

Henri_Grimal_couvHenri Grimal, La décolonisation, de 1919 à nos jours,
éd. Complexe, 1985, p. 227






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samedi 26 janvier 2008

l'aphasie des idéologues de la fracture

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l'aphasie de

Nicolas Bancel et Pascal Blanchard

face aux critiques historiennes


BancelLa revue Mouvements, qu'on a connue en d'autres temps plus rigoureuse dans ses parrainages intellectuels, a demandé à Nicolas Bancel [ci-contre en haut] et Pascal Blanchard [ci-contre en bas] de répondre aux critiques qu'avait suscitées la publication du recueil de textes la Fracture coloniale aux éditions La Découverte en 2005. Et notamment aux arguments avancés par le spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs, Jean-Pierre Chrétien, par l'anthropologue Jean Copans, par le politiste Romain Bertrand (Mémoires d'empire).
BlanchardLeur texte répond à certaines mises en cause mais évite soigneusement celles du livre Pour en finir avec la repentance coloniale de Daniel Lefeuvre, paru à l'automne 2006. Le procédé relève de l'agit-prop : au lieu de lire et de répondre aux arguments, on charge son adversaire de péchés imaginaires en escomptant que le lecteur sera dissuadé d'aller voir lui-même de quoi il s'agit. Privé de l'information nécessaire, il s'en remet au discours qu'on lui sert. C'est du "bourrage de crâne" comme celui auquel oeuvraient les commissions de contrôle de presse des régions militaires française entre 1914 et 1918. Rien de plus. Voici donc l'extrait de leur texte consacré à Daniel Lefeuvre ("l'anti-repentant..."), puis le même texte avec les critiques qu'appelle ce genre de rhétorique.

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L'anti-repentant ou le croisé de l'identité française

Nicolas Bancel, Pascal Blanchard

Le dernier des quatre ouvrages retenus ici s'inscrit dans le registre de l'attaque directe. Daniel Lefeuvre fait le procès d'un certain nombre de spécialistes de la colonisation qui ne "pensent" pas comme lui et cherchent à démontrer les mécanismes de leurs thèses par d'innombrables exemples, n'hésitant pas à jouer avec les faits, les statistiques et les démonstrations les plus abusives.
En fait, cet ouvrage est la version papier de l'activisme qu'il mène sur son site internet (études coloniales) – avec Marc Michel et Michel Renard -, pour une "véritable histoire coloniale" loin de toute "repentance". Daniel Lefeuvre publie ce livre (Pour en finir avec le repentance coloniale) après avoir été fortement critiqué pour sa participation au conseil scientifique du Musée de la France en Algérie initié par Georges Frêche à Montpellier. La Fracture coloniale n'est pas la cible privilégiée de l'auteur, dont les deux "têtes de turcs" sont Gilles Manceron et Olivier Le Cour Grandmaison. Mais l'ouvrage est cité comme étant représentatif d'un hypothétique "groupe de repentants". Nous renvoyons au compte-rendu, très argumenté, de l'ouvrage par Catherine Coquery-Vidrovitch. Précisons néanmoins un point essentiel. Catherine Coquery-Vidrovitch rappelle que la notion de "repentance" n'a "été utilisée par aucun historien" et qu'il est avant tout "injurieux à l'égard de collègues dont la conscience professionnelle est indéniable", ayant avant tout des objectifs "essentiellement politiques". Et de conclure, "ce que prouve ce pamphlet, c'est l'inculture de son auteur concernant la colonialité".
On atteint, en effet, avec l'ouvrage de Daniel Lefeuvre le summum du mélange des genres, entre prétentions savantes et veine polémique, ce qui autorise son auteur à toutes les outrances.
Pour résumer, parler d'une "fracture coloniale", serait la faire exister. D'où les anachronismes nombreux relevés dans la littérature polémique sur l'ouvrage, entre un projet débuté en 2001, une étude menée sur le terrain à Toulouse en 2003, une synthèse remise au Fasild et à la DIV en 2004, un ouvrage publié en septembre 2005 et les émeutes de novembre 2005. Nous serions non les analystes de la "fracture coloniale", mais les promoteurs de celle-ci. Pour quelques-uns de nos contempteurs, pour résoudre toutes les questions en jeu dans l'ouvrage, le plus simple serait de n'en point parler.

Nicolas Bancel, Pascal Blanchard
in Mouvements, n° 51, septembre-octobre 2007, p. 46-47.

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L'anti-repentant ou le croisé de l'identité française

[l'anti-repentant, d'accord ; mais pourquoi la référence à l'identé française est-elle accolée au terme de "croisé" : n'existe-il pas d'autre positionnement à l'égard de l'identité française que celle du croisé ?
Michelet, Marc Bloch, la Résistance, Braudel, Nora..., des croisés ?]


Pour_en_finir_repentance_couvdaniel_repentance_couvLe dernier des quatre ouvrages retenus ici s'inscrit dans le registre de l'attaque directe. Daniel Lefeuvre fait le procès [pourquoi procès ? pourquoi pas critique ? parce que celle-ci relève de la controverse intellectuelle que N. Bancel et P. Blanchard ne veulent pas assumer, et que celui-là est imputable à un procureur ou à un juge qui condamne ? – classique procédé discursif de victimisation…] d'un certain nombre de spécialistes de la colonisation [ce sont surtout des non spécialistes qui sont critiqués et contre lesquels sont invoqués les historiens sérieux] qui ne "pensent" pas comme lui et cherchent [ou : cherche ?] à démontrer [ou : démonter ? - dans sa syntaxe d'origine, cette phrase n'a aucun sens : qui est le sujet du reste de la phrase ? DL ou les "spécialistes de la colonisation"...?] les mécanismes de leurs thèses par d'innombrables exemples [le nombre d'exemples serait-il un défaut ? – par ailleurs, il n'y a pas que des exemples, mais des analyses], n'hésitant pas à jouer avec les faits [lesquels…?], les statistiques [établissez-le] et les démonstrations les plus abusives [en quoi seraient-elles abusives ? – tout un vocabulaire de l'exagération pour esquiver la confrontation sur le fond].

En fait, cet ouvrage est la version papier de l'activisme [pourquoi ce terme péjoratif pour décrire la publication de contributions et de documents relatifs à l'histoire coloniale sur internet ?] qu'il mène sur son site internet (études coloniales) – avec Marc Michel et Michel Renard -, pour une "véritable histoire coloniale" loin de toute "repentance". Daniel Lefeuvre publie ce livre (Pour en finir avec la repentance coloniale) après avoir été fortement critiqué pour sa participation au conseil scientifique du Musée de la France en Algérie initié par Georges Frêche à Montpellier [réduire une argumentation analytique à une imaginaire réaction épidermique de dépit..., encore un procédé rhétorique pour fuir le débat de fond]. La Fracture coloniale n'est pas la cible privilégiée de l'auteur, dont les deux "têtes de turcs" sont Gilles Manceron et Olivier Le Cour Grandmaison. Mais l'ouvrage est cité comme étant représentatif d'un hypothétique "groupe de repentants".

Nous renvoyons au compte-rendu, très argumenté, de l'ouvrage par Catherine Coquery-Vidrovitch. [le compte rendu de Catherine Coquery-Vidrovitch a été republié sur ce blog ainsi que la réponse de Daniel Lefeuvre que N. Bancel et P. Blanchard semblent ignorer parce que le site du prétentieux Comité de Vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) n'a pas eu le courage de la publier]. Précisons néanmoins un point essentiel. Catherine Coquery-Vidrovitch rappelle que la notion de "repentance" n'a "été utilisée par aucun historien" et qu'il est avant tout "injurieux à l'égard de collègues dont la conscience professionnelle est indéniable", ayant avant tout des objectifs "essentiellement politiques". Et de conclure, "ce que prouve ce pamphlet, c'est l'inculture de son auteur concernant la colonialité". [une injure n'a jamais fait un argument - si l'on veut respecter la déontologie des échanges intellectuels, le site du CVUH doit publier la réponse de Daniel Lefeuvre qu'il a mis en cause, on verra ce qu'il en est de la culture et de la rigueur historiennes des uns et des autres...]

On atteint, en effet, avec l'ouvrage de Daniel Lefeuvre le summum du mélange des genres, entre prétentions savantes et veine polémique, ce qui autorise son auteur à toutes les outrances [lesquelles... ?].
Pour résumer, parler d'une "fracture coloniale", serait la faire exister. D'où les anachronismes nombreux relevés dans la littérature polémique sur l'ouvrage
[il n'y a aucun anachronisme dans le livre de Daniel Lefeuvre...], entre un projet débuté en 2001, une étude menée sur le terrain à Toulouse en 2003, une synthèse remise au Fasild et à la DIV en 2004, un ouvrage publié en septembre 2005 et les émeutes de novembre 2005. Nous serions non les analystes de la "fracture coloniale", mais les promoteurs de celle-ci. Pour quelques-uns de nos contempteurs, pour résoudre toutes les questions en jeu dans l'ouvrage, le plus simple serait de n'en point parler. [c'est exactement le défaut de N. Bancel et P. Blanchard à l'égard du livre Pour en finir avec la repentance coloniale : censure des arguments et emphase du vocabulaire de la disqualification d'autorité. Au total un mutisme révélateur]

Michel Renard

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aucun argument historique

Michel Renard


daniel_repentance_couvAucun argument pour réfuter les analyses historiques de Pour en finir avec le repentance coloniale n'est fourni par N. Bancel et P. Blanchard. Ils n'aiment pas l'histoire positiviste. Il en allait déjà ainsi dans la Fracture coloniale. Les thèses de la "fracture coloniale" et de la "postcolonialité" qui expliqueraient le vécu et le langage de secteurs de la population française stigmatisés, ethnicisés, déréalisés, etc., ne s'appuient sur aucun travail historique. À la place, on trouve des assertions nébuleuses de sociologue affirmant dans le même temps que les "banlieues" ne sont pas un territoire colonial mais qu'elles sont un "théâtre" qui "ressemble à la colonie (parce que) les rapports humains y sont faux" (Didier Lapeyronnie, in La fracture coloniale, 2005, p. 209-218). On utilise le raccourci rhétorique bien connu : "tout se passe comme si..." qui permet l'économie de la démonstration tout en donnant l'impression qu'on l'a fournie : "La fracture sociale est ainsi alimentée par une fracture coloniale qui lui donne sens comme un ordre normatif, comme si l'immigration s'était inscrite dans la continuité du rapport colonial au-delà des indépendances" (ibid., p. 210). Où est la rigueur dans tout cela ?

L'allégation selon laquelle les "violences du fait colonial" et le "poids de ses héritages au sein de la société française contemporaine" (Fracture coloniale..., p. 20) sont à l'origine d'une "fracture coloniale" devenue une vraie crise française utilise une image militante du passé colonial qui altère gravement la réalité historique de la colonialité. En la schématisant à l'extrême.


les thèses historiennes de Daniel Lefeuvre

Daniel Lefeuvre a rétabli la vérité des rapports complexes et des processus historiques non univoques du temps colonial. Il a montré que les aléas de l'évolution démographique de l'Algérie au XIXe siècle ne sont pas à mettre au compte de la seule conquête et que le concept de "génocide" est totalement inadéquat. Il a montré que les violences militaires de la conquête ne portaient aucune spécificité liée à un racisme anti-arabe.

Daniel Lefeuvre a pointé le manque de méthode de ceux qui reprennent les propos de propagande des coryphées de l'Empire alors que la réalité invalide l'idée d'un apport décisif des colonies à l'économie de métropole. Il a rappelé, après d'autres tels Paul Bairoch et Jacques Marseille, que loin de remplir les caisses de l'État les colonies se sont révélées un tonneau des Danaïdes. Il a restitué la mesure statistique de l'immigration maghrébine après 1945 en métropole (moins de 1% de la population active) et conclu en conséquence à l'outrance des formules militantes selon lesquelles "les immigrés ont reconstruit la France après guerre".

Et sur ce blog, nous essayons de dire que la vérité historique du temps colonial, ce ne furent pas les "massacres" et les "violences". Ceux-ci ont existé mais ils ne sauraient résumer la totalité de cette histoire. Retenir comme grille de lecture deDiapositive1 cette époque la seule ligne de clivage entre dominateurs français et dominés résistants algériens, c'est revenir à une conception de l'histoire à la Jdanov. Au lieu d'alimenter une logomachie creuse sur la post-colonialité, il vaudrait mieux se pencher sur l'étude renouvelée de la colonialité tout court. On éviterait d'entretenir dans leurs clichés et préjugés les groupes militants des "Indigènes de la République".

Mais à quoi bon les appels à la rigueur historienne...? Un politiste comme Olivier Le Cour Grandmaison peut écrire Coloniser, exterminer et se faire étriller par deux historiens irréprochables (Pierre Vidal-Naquet et Gilbert Meynier)... il ne prend pas la peine de répondre. Il continue. Daniel Lefeuvre écrit un livre d'historien pour critiquer les stéréotypes des militants de la mémoire. On le snobe. Seule Catherine Coquery-Vidrovitch a pris la peine de répliquer. On se réfugie alors derrière son texte en oubliant qu'une réponse lui a été apportée...

Il est possible que le savoir historique, à la fois positiviste et problématisant, soit relégué par la puissance des schématisations idéologiques et des revendications mémorielles, toujours plus séduisantes que l'intelligibilité historienne... Il est malgré tout surprenant que ceux qui préfèrent ignorer celle-ci se revendiquent des sciences sociales, de la générosité humaniste, de la démocratie et de la citoyenneté. Toutes références qui, jusqu'à il y a peu, avaient partie liée avec le respect d'un savoir non-jdanovisé.

Michel Renard


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"le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s'y réduire,
la politique coloniale" - appel des "Indigènes de la République", janvier 2005



* cf. aussi "Réplique à un argument de Catherine Coquery-Vidrovitch : un historien peut-il faire dire ce qu'il veut aux statistiques ?" (Michel Renard)


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mercredi 23 janvier 2008

esprit économique impérial

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publication des actes du colloque

L'esprit économique impérial



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Hubert Bonin, Catherine Hodeir & Jean-François Klin (dir.), L’esprit économique impérial (1830-1970). Groupes de pression & réseaux du patronat colonial en France & dans l’empire, Paris, Publications de la SFHOM, janvier 2008 (850 pages).


Pour la première fois, un ouvrage à la fois analytique et synthétique confronte les acquis de l’histoire des réseaux et des groupes de représentation d’intérêts – issus de la sociologie historique, de l’histoire de l’État et de l’histoire d’entreprise – et l’histoire ultramarine coloniale.

Un lobby a-t-il véritablement structuré le «parti colonial» tel que l’ont isolé plusieurs collègues réputés il y a un quart de siècle pour l’orée de la IIIe République et articulé la politique impériale tout au long des régimes et des majorités ?

Cet ouvrage réunit des historiens chevronnés héritiers de l’école française d’histoire des colonies des années 1960-1970 et surtout toute une génération de «juniors» qui constitue un courant de chercheurs dynamique et prometteur, à la base d’une nouvelle école française d’histoire des outre-mers. Ce livre pionnier doit servir de levier à des débats mêlant histoire économique, histoire politique et histoire ultramarine.

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Douala (Cameroun), BNCI [Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie], 1952


Table des matières

Introduction, par Hubert Bonin

I. PISTES BIBLIOGRAPHIQUES
1. «Impérial», «impérialisme» : quelques jalons de réflexion
2. Patronats, élites, chambres de commerce & d’industrie, places marchandes : les enjeux socio-institutionnels et culturels de l’outre-mer impérial
3. Bourgeoisies, élites, développement capitaliste : cultures, valeurs institutionnelles, réseaux, représentation
4. Groupes de pression et réseaux d’influence patronaux

II. LES RÉSEAUX D’INFLUENCE AU COEUR DU SYSTÈME POLITIQUE

•    Francis Démier, professeur à l’Université de Paris 10-Nanterre, “L’esprit impérial” français confronté à la première industrialisation
•    Éric Anceau, maître de conférences à l’Université de Paris 4-Sorbonne, Deux façons de concevoir et d’appliquer la politique coloniale ? Le Prince Napoléon et Prosper de Chasseloup-Laubat, ministre de l’Algérie et des Colonies (juin 1858-novembre 1860)
•    Nicole Tixier, docteur en histoire contemporaine de l’Université de Nantes, La Chine dans la stratégie impériale : le rôle du Quai d’Orsay et de ses agents
•    Julie d’Andurain, doctorante en histoire contemporaine et chercheur-associé au Centre Roland Mousnier, Université de Paris 4-Sorbonne, Réseaux politiques et réseaux d’affaires : le cas d’Eugène Étienne et d’Auguste d’Arenberg
•    Xavier Daumalin, maître de conférenees à l’Université d’Aix-en-Provence, Le pouvoir d’influence de Paul Leroy-Beaulieu sur la politique africaine
•    Jean Vavasseur-Despérier, professeur à l’Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, Charles Jonnart et le «parti colonial» : économie et politique
•    Claude Prudhomme, professeur à l’Université Lumière-Lyon 2, Le missionnaire et l’entrepreneur colonial
•    Daniel Leplat, doctorant d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1-Sorbonne, Groupes de pression coloniaux et réseaux administratifs face aux usages et à la valeur de la piastre indochinoise (1945-1960)
•    Hugues Tertrais, maître de conférences à l’Université Paris 1-Sorbonne, Le patronat français et la Guerre d’Indochine

III. LES RéSEAUX D’INFLUENCE SUR LES PLACES RÉGIONALES EN FRANCE METROPOLITAINE

•    Laurent Morando, docteur en histoire contemporaine, Université de Provence, Les Instituts coloniaux de province (1893-1940) : une action efficace ?
•    Yves Péhaut, professeur honoraire de l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, Le réseau d’influence bordelais : la "doyenne" Maurel & Prom jusqu’en 1914
•    Hubert Bonin, professeur à l’Institut d’études politiques de Bordeaux et au GRETHA-Université de Bordeaux 4, La construction d’un système socio-mental impérial par le monde des affaires ultramarin girondin (des années 1890 aux années 1950)
•    Xavier Daumalin, maître de conférences à l’Université de Provence, Le patronat marseillais face à la politique de la préférence impériale (1931-1939)
•    Guy Durand, doctorant en histoire contemporaine, Université Paris 1-Sorbonne, archiviste, Marseille colonial : quels choix ? quels mythes ? quelles réalités ?
•    Yvan Kharaba, docteur en histoire contemporaine de l’Université de Provence, directeur de l’Académie François Bourdon (Le Creusot), La Chambre de commerce de Toulon et l’Algérie. Histoire d’un projet colonial avorté
•    Jean-François Eck, professeur à l’Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, Le patronat du Nord et la question coloniale
•    Jean-François Klein, maître de conférences à l’INALCO, chercheur au Centre Roland Mousnier Paris IV-Sorbonne, Une culture impériale consulaire ? L’exemple de la Chambre de commerce de Lyon (1830-1920)
•    Claude Malon, docteur en histoire contemporaine de l’Université de Paris 4-Sorbonne, chercheur associé au Centre Roland Mousnier Paris IV-Sorbonne, Doctrines et pratiques du patronat colonial havrais (1880-1960)
•    Nicolas Stoskopf, professeur à l’Université de Haute-Alsace (UHA-CRESAT), La culture impériale du patronat textile mulhousien (1830-1962)

IV. LES RÉSEAUX D’INFLUENCE AU COEUR DE LA PLACE MARCHANDE ET FINANCIÈRE PARISIENNE

•    Philippe Lacombrade, docteur en histoire contemporaine de l’Université Paris 10-Nanterre, Un esprit colonial parisien ? La Chambre de commerce de Paris et la formation de l’empire français (1880-1914)
•    Yann Bencivengo, doctorant en histoire contemporaine à l’Université Paris 1-Sorbonne,  Les réseaux d'influence de la banque Rothschild : l'exemple de la société Le Nickel en Nouvelle-Calédonie (1880-1914)
•    Hubert Bonin, professeur à Sciences Po Bordeaux, Les réseaux bancaires impériaux parisiens
•    Jean-Marie Moine, maître de conférences d’histoire contemporaine à l’Université de Tours, La sidérurgie, le Comité des forges et l’empire colonial. Mythes et réalités
•    Annie Lacroix-Riz, professeur à l’Université de Paris 7-Denis Diderot, Les réseaux patronaux franco-allemands dans l’empire au XXe siècle
•    André Nouschi, ancien professeur à l’Université de Nice, Les réseaux d’influence des groupes pétroliers parapublics français en Afrique subsaharienne

V. LES RÉSEAUX D’INFLUENCE SUR LES PLACES D’OUTRE-MER

•    Colette Dubois, professeur à l’Université de Provence, Institut d’études africaines, Charles Michel-Côte et la construction de l’espace économique de Djibouti-ville durant la première moitié du XXe siècle
•    Mohamed-Lazhar Gharbi, maître de conférences à l’Université La Manouba (Tunis), Groupes de pression et déploiement économique en Tunisie
•    Catherine Hodeir, enseignante d’histoire contemporaine à l’Université d’Amiens, chercheuse à l’IDHE-Paris 1-Sorbonne, Jouer Maroc, jouer Tunisie ? Le grand patronat colonial français tente le pari et le réalisme entre 1945 et 1956.
•    Patrice Morlat, docteur en histoire contemporaine de l’Université Diderot-Paris 7, éditeur, Les réseaux patronaux français en Indochine (1918-1928)
•    Caroline Piquet, maître de conférences à l’Université Paris 4-Sorbonne, chercheur au Centre Roland Mousnier (Paris 4-Sorbonne), Les réseaux d’affaires en Égypte : patronat européen, minorités locales et notables égyptiens dans la réforme et l’industrialisation du pays durant l’entre-deux-guerres.
•    Rang-Ri Park-Barjot, docteur en histoire contemporaine de l’Université de Paris 4-Sorbonne, chercheuse au CREOPS, L’influence du patronat des travaux publics dans le développement des
•    Pierre Singaravelou, doctorant en histoire contemporaine à Paris-1-Sorbonne, ATER à la MSHA-Bordeaux, L’empire des économistes. L’enseignement de ’’l’économie coloniale’’ sous la IIIe République
•    Félix Torres, docteur en anthropologie (EHESS), directeur de la société d’histoire conseil Public Histoire et historien, L’obstacle et le paradoxe : le destin contrarié de l’industrie sucrière de La Réunion aux XIXe et XXe siècles
•    Claire Villemagne, doctorante en histoire contemporaine à l’EHESS, Les Chambres de commerce du Tonkin, 1884-1894. Sociabilité culturelle ou mission économique ?
•    Marianne Boucheret, doctorante en histoire contemporaine à l’Université Paris 1-Sorbonne, Les organisations de planteurs de caoutchouc indochinois et l’Etat du début du XXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale
•    Gilles de Gantès, docteur en histoire contemporaine de l’Université Paris 7-Denis Diderot (LCAO) et chercheur associé à l’IRSEA, Le particularisme des milieux d’affaires cochinchinois (1860-1910) : comment intégrer un comptoir asiatique à un empire colonial protégé

VI. CONCLUSIONS GÉNÉRALES

•    Catherine Coquery-Vidrovitch : «Impérialisme», «impérial», «mise en valeur», «colonialistes», «parti colonial», etc.
•    Jacques Marseille : contribution au débat
•    Catherine Hodeir, En quête d’un lobby patronal, entre mythe et réalité
•    Jean-François Klein, Histoire ultramarine, histoire des représentations et histoire des réseaux d’influence et d’action


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Préfecture d'Oran, élections pour le renouvellement
en 1919 des membres de la chambre de commerce d'Oran
source : Caom

PRIX DE VENTE PUBLIC : 65 EUROS (+ FRAIS D’ENVOI).
PRIX DE VENTE EN SOUSCRIPTION INDIVIDUELLE, JUSQU’AU 15 FÉVRIER 2008 :
50 EUROS
(TTC ET FRAIS D’ENVOI INCLUS EN UNION EUROPÉENNE ET SUISSE)
(HORS UNION EUROPEENNE : FRAIS DE PORT EN SUS)


COUPON À DÉCOUPER (recopier) ET À ENVOYER À LA SFHOM :

NOM   
ADRESSE   
VILLE   
CODE POSTAL   
NOMBRE D’EXEMPLAIRES COMMANDéS    
SOMME DUE   

JE JOINS UN CHÈQUE DU MONTANT NÉCESSAIRE OU J’EFFECTUE UN VIREMENT SUR LE COMPTE BANCAIRE DE LA SFHOM [SOCIÉTE GÉNÉRALE ARCACHON FR76 30003 04000 00050424319/87]
Adresse de la SFHOM : 15 rue Catulienne 93200 Saint-Denis


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mardi 22 janvier 2008

les aventuriers modernes de Zoé

Diapositive1


Questions sur le naufrage «colonial» des aventuriers

modernes de Zoé, ou

la bonne conscience des 4x4

Jean-Pierre Renaud


Observons tout d’abord que le choix du nom d’Arche de Zoé était emblématique puisque cette association plaçait son aventure, au choix, sous le signe d’une martyre ou sous celui d’une impératrice byzantine corrompue.
Ce naufrage soulève plusieurs questions que nous allons examiner :

La première est celle du manque de culture générale africaine de ces aventuriers modernes de l’humanitaire et de leur absence complète de morale du respect des mœurs, des coutumes, et des traditions des civilisations africaines. Mépris et ignorance qu’ont renvoyés, en des termes inacceptables, et en miroirTCHAD_ANNIVERSAIRE grossissant, déformant, caricatural, la plupart des avocats en défense de ces aventuriers modernes. Avocats rémunérés par qui ? Je vous le demande.

Deuxième question : quel a été le rôle de l’État au niveau de ses représentants au Tchad et au niveau gouvernemental ? Il est tout à fait surprenant que l’action de cette ONG ait pu se déployer au Tchad sans que les représentants de l’État dans ce pays, civils et militaires, n’aient pas tout fait pour stopper leur action. Le même type de question est à poser aux autorités centrales qui ont donné ou se sont abstenues de donner des instructions d’interdiction d’accorder toute aide à l’ONG en question. Comment imaginer que dans le contexte de crise que connaît cette région, avec les initiatives qu’a prises le gouvernement pour contribuer à son dénouement, il n’ait pas été exactement informé du déroulement de cette grosse opération ?

Troisième question, peut être incidente de la deuxième, s’agit-il toujours, dans le cas d’espèce, du «pré carré» de la Françafrique ? Est-ce que dans cette affaire stupide, l’État n’a pas été conduit à agir, comme il l’a fait trop souvent depuis l’indépendance des colonies, comme si rien n’avait changé ? À N’Djamena, la plupart des avocats de la défense ont illustré cette étrange conception du droit international, arrogante et insolente, comme si notre droit national opulent, peut être trop, était un modèle de vertu dans l’application de la justice et de la lutte contre la corruption politique.

Quatrième question, celle de la liberté d’action dont jouissent à l’étranger, les ONG, sous le statut de la loi d’association 1901. On sait qu’en France, cette loi, véritable «mobilier» de la République, autorise presque n’importe quoi, à partir du moment où les associations ne mettent pas en cause l’ordre public ou n’obtiennent pas le concours de fonds publics. Les initiés savent que les contrôles sont faibles, sinon inexistants.

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Éric Breteau, président de l'association l'Arche de Zoé

À l’étranger, cette liberté soulève un problème national, à partir du moment où n’importe quelle ONG, de statut associatif, peut, comme sur le territoire national, prendre n’importe quelle initiative, même si elle met en cause la politique étrangère de la France et son image. Et l’affaire de l’arche de Zoé a parfaitement illustré l’absence complète de règles du jeu de ces associations à l’étranger. Il n’y a pas si longtemps on a vu une petite ONG du Jura mener une bonne action en Afghanistan et obliger l’État à tout faire pour libérer des otages inconscients, pour ne pas dire innocents.

Il appartient donc au Parlement de se saisir de ce dossier et de fixer  le cadre juridique de l’action des ONG à l’étranger : déclaration ou agrément, droit d’opposition aux initiatives avec, en cas d’infraction, l’abandon des intervenants en cause à leurs éventuelles infortunes. Car, il est tout à fait anormal qu’une association envoie ses ressortissants à l’étranger dans n’importe quelles conditions de sécurité, quitte, après, et en cas de problème, à se retourner contre l’État pour un sauve qui peut aux frais du contribuable.

Alors que beaucoup d’ONG françaises mènent des actions utiles à l’étranger, sans donner dans le tout 4X4, il serait dommage que ce genre d’affaire compromette le service humanitaire. Il est donc nécessaire que l’État réagisse.

Peut-être le nom du Noé, salvateur, aurait-il évité le naufrage !

Jean-Pierre Renaud
(1er janvier 2008)

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