jeudi 22 avril 2010

mort de Charles Fourniau

C


décès de Charles Fourniau


Charles Fourniau est mort mercredi 21 avril 2010 au soir. Historien du Vietnam, il avait passé l'agrégation en 1949 et il est l'auteur d'une oeuvre abondante.

- cf. Répertoire des historien(ne)s du temps colonial

- cf. "Charles Fourniau se souvient" : Association d'amitié franco-vietnamienne (2008)

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lundi 12 avril 2010

Indochina, An Ambiguous colonization, 1858-1954

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Indochina, An Ambiguous colonization,

1858-1954

Pierre BROCHEUX et Daniel HÉMERY



Présentation, en langue anglaise

Combining fresh approaches with an historical synthesis, this book presents general history of French Indochina. Focusing on economic, social, intellectual, and cultural dimensions, it intends to treat Indochina's entire history from its inception in Cochinchina in 1858 to its crumbling at Dien Bien Ph in 1954 and on to decolonization.


Combining new approaches with a groundbreaking historical synthesis, this accessible work is the most thorough and up-to-date general history of French Indochina available in English. Unique in its wide-ranging attention to economic, social, intellectual, and cultural dimensions, it is the first book to treat Indochina's entire history from its inception in Cochinchina in 1858 to its crumbling at Dien Bien Ph in 1954 and on to decolonization.
Basing their account on original research as well as on the most recent scholarship, Pierre Brocheux and Daniel Hemery tell this story from a perspective that is neither Eurocentric nor nationalistic but that carefully considers the positions of both the colonizers and the colonized. With this approach, they are able to move beyond descriptive history into a rich exploration of the ambiguities and complexities of the French colonial period in Indochina.
Rich in themes and ideas, their account also sheds new light on the national histories of the emerging nation-states of Vietnam, Laos, and Cambodia, making this book essential reading for students, scholars, and general readers interested in the region, in the Vietnam War, or in French imperialism, among other topics. Caption translations work provided in part by Nina Fink.

biographie des auteurs, en langue anglaise

Pierre Brocheux is Professor of Contemporary History at Universite Paris VII-Denis Diderot and the author of Ho Chi Minh: A Biography and The MeKong Delta: Ecology, Economy and Revolution, 1860-1960. Daniel Hemery is Professor of Contemporary History at Universite Paris VII-Denis Diderot and the author of In the Servitude of Power: Energy and Civilization through the Ages, among other books.

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Product Details

  • Pub. Date: March 2010
  • Publisher: University of California Press
  • Format: Hardcover, 508pp
  • Sales Rank: 268,118

Synopsis

"An important, well-conceived, and original piece of historical synthesis."—Peter Zinoman, author of The Colonial Bastille: A History of Imprisonment in Vietnam

"Indochina is the first and best general history of French colonial Indochina from its inception in 1858 to its crumbling in 1954. It is the only work to avoid 'nationalist,' 'colonialist,' and 'anticolonialist' historiographies in order to fully explore the ambiguity of the French colonial period. A major contribution to the national histories of France, Vietnam, Laos, and Cambodia."—Christopher Goscha, Université du Québec à Montréal

"An important, well-conceived, and original piece of historical synthesis."—Peter Zinoman, author of The Colonial Bastille: A History of Imprisonment in Vietnam


Biography

Pierre Brocheux is Professor of Contemporary History at Université Paris VII-Denis Diderot and the author of Ho Chi Minh: A Biography and The MeKong Delta: Ecology, Economy and Revolution, 1860-1960. Daniel Hémery is Professor of Contemporary History at Université Paris VII-Denis Diderot and the author of In the Servitude of Power: Energy and Civilization through the Ages, among other books.


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vendredi 27 novembre 2009

Exposition Louis-Gustave Binger à Saint-Maur-des-Fossés

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Exposition sur

l'explorateur Louis-Gustave Binger

à Saint-Maur-des-Fossés


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mardi 10 novembre 2009

la "violence légitime" de l'État colonial (Fremigacci)

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la "violence légitime" de l'État colonial

Jean FREMIGACCI


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L'État colonial s'est voulu tout sauf violent.
Et pour cause, puisqu'il s'est perçu et proclamé comme civilisateur par essence. La violence n'a donc pas découlé de l'arbitraire du pouvoir comme on le croit, mais de la loi. Il convient donc de revenir sur les origines et la nature de la loi comme pure expression de la volonté de l'État  structurant le régime colonial, sur son langage, sur son instrumentalisation offensive et défensive, tout cela dans un contexte de déconnection des réalités locales qui tout à la fois fait surgir un danger de totalitarisme et donne au système son trait majeur, une hypocrisie structurelle.

Jean Fremigacci



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Affiche du rassemblement indochinois protestant
contre l'interdiction et la saisie de publications en Indochine
sous le gouvernement Chautemps. [vers 1937]

source : Anom

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lundi 26 octobre 2009

témoins de l'Indochine française

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avez-vous connu l'Indochine française?

appel à témoins


Dans le cadre du tournage de notre second film documentaire concernant l'Indochine (Paroles d'Anciens d'Indochine - La vie coloniale) nous recherchons des témoins ayant vécu en Indochine : Planteurs, administrateurs, commerçants, policiers, professeurs... d'origines indochinoise, française, africaine etc

Nos travaux sur l'Indochine ont pour impulsion l'amitié et la révolte. Amitié pour une région du monde fantastique et révolte pour la méconnaissance de notre histoire commune depuis le XVIIe siècle à 1954. Mené par Stéphane Boudy un professeur de philosophie, auteur et réalisateur, le point de vue de ces recherches se veut curieux, réfléchi et équilibré. Ce second film s'intègre dans le cadre d'une série de trois Paroles d'Anciens d'Indochine, le dernier ayant pour cadre le Laos, le Cambodge et le Vietnam.

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CONTACT: Etienne Weber 0630197583
www.compagniedubarrage.com

930428489
Indochine, film de Régis Warnier

La Compagnie du Barrage
www.compagniedubarrage.com
5, Place du Marché des Chartrons
33000 Bordeaux  France
Tel:  + 33 (0)5 56 44 30 11
mail: compagniedubarrage@yahoo.fr

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album d'images du chocolat Pupier, 1936

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mardi 29 septembre 2009

aspects positifs de la colonisation

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le PCF et les aspects positifs

de la colonisation


 

 

Lamentable...!
Dans un communiqué, le "responsable national DOM-TOM du PCF" proteste contre l'attribution, par l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, d'un prix évoquant les "aspects positifs de la colonisation".
Il aurait mieux fait de se rendre au siège de cette Académie et se renseigner sur la réalité de son travail, de son histoire et de son bilan.
L'Académie des Sciences d'Outre-Mer a été fondée, sous un autre nom, par Paul Bourdarie, qui avait lancé, en 1906, la Revue Indigène, islamophile et partisane d'une politique indigène libérale. Bourdarie est aussi à l'origine du projet de Mosquée à Paris.

Par ailleurs, l'Académie des Sciences d'Outre-Mer possède une bibliothèque importante et c'est un lieu de travail pour de nombreux chercheurs. Elle est, certes, plus attachée au savoir positif (dans le sens de "positivisme savant") sur l'époque coloniale qu'à la répétition pathologique des formules dépassées d'un anti-colonialisme de salon.

Quant à la question de savoir si la colonisation a eu des aspects positifs, la réponse est évidemment "oui", à côté d'aspects négatifs et révoltants. Il en va de la colonisation comme des grands processus historiques, on ne saurait les restreindre à une seule dimension… (ni réduire leur appréhension au bilan positif/négatif... évidemment).

Michel Renard

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- communiqué de presse

«Les aspects positifs de la colonisation» récompensés : le PCF proteste !

Fondée en 1922, l'Académie des Sciences d'Outre-Mer est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministère de l'Education Nationale. À ce titre, cette académie reçoit des subventions de fonctionnement de l’État.
Chaque année l'Académie décerne des prix destinés à récompenser les publications relevant de son champ d'action. Rien de plus logique jusqu’à présent.
Mais parmi les prix littéraires de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, un prix annuel pour un montant de 4000€ récompense un ouvrage traitant des «aspects positifs de la colonisation».
Le PCF exprime son étonnement et sa réprobation devant cette situation scandaleuse et intolérable. Il demande au gouvernement de réagir sans tarder.

Jean-louis Le Moing, Responsable national DOM-TOM du PCF
Paris, le 28 septembre 2009

 

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le fondateur de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer,
Paul Bourdarie (1864-1950),
fut l'un des "créateurs" de la Mosquée de Paris

 

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débat

 

 

Pourquoi, je ne trouve pas lamentable

la position du PCF

Désolé, je ne trouve pas du tout lamentable le communiqué du PCF à propos de l'attribution d'un prix pour un ouvrage qui "traite des aspects positifs de colonisation". Que vous ne soyez pas d'accord avec cette position exprimée par le PCF, c'est votre droit le plus absolu, mais porter un jugement de la sorte sur une position qui ne dissimule pas ses raisons, je le trouve inacceptable.

Je suis historien universitaire tunisien, il est hors de mon propos de me mêler dans la vie politique française, de même que je précise que je connais bien la bibliothèque de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer et ses trésors, j'avoue qu'on est bien accueilli et bien servi. Mais là n'est pas l'objet de la protestation du communiqué, il s'agit d'attirer l'attention, encore une fois de plus, sur cette manière d'écrire l'histoire sur commande ou bien de dicter une lecture "idéologique" de l'histoire.

Encore une fois ce n'est ni par des lois, ni par des prix qu'on peut imposer une vision d'un système balayé par l'histoire. L'Académisme en histoire repose sur une lecture des différentes facettes et composantes d'un passé. Autant, je refuse la lecture nationaliste de l'histoire des pays anciennement colonisés, réduisant l'histoire de la période coloniale à une série noire d'atrocités, jalonnée par une histoire apologétique des combats héroïques des nationalistes et de leurs leaders, de la même manière et la plus ferme, je refuse une vision unilatérale, qui s'en tient uniquement aux aspects positifs de la colonisation. L'ère coloniale fait bel et bien partie de l'histoire des métropoles et des pays colonisés.

Le système colonial est système abominable basé sur la recherche de solutions à travers l'exploitation d'autres pays, cependant, une lecture raisonnée peut montrer que la réalité était beaucoup plus complexe et que le passage d'un certain nombre de pays par cette phase historiqe les a entraîné dans un processus de modernisation et de changement au niveau de leurs structures économiques et sociales. La présence européenne en dehors de l'Europe ne peut être réduite à celle des colons exploiteurs, aux gendarmes,aux soldats... Cependant, il faut préciser que l'objectif prioritaire de cette présence était l'exploitation des richesses d'autrui. Mais l'historien qui respecte son métier ne peut omettre de constater que cette présence a entraîné un certain nombre de transformations socio-économiques, d'une introduction d'un système scolaire moderne, de nouvelles institutions politiques (syndicats, partis politiques, associations...).

Une écriture objective de l'histoire, ne peut que tenir compte de tous les aspects d'un passé pluriel, elle refuse forcément les visions manichéennes, cette histoire doit s'écrire en partage entre les historiens des pays de la métropole et ceux des pays nouvellement indépendant, c'est une écriture en partage d'un passé commun. C'est le sens que je donne à la position exprimée par le PCF qui s'est élevé contre l'encouragement par une institution publique financé par l'argent de tous les contribuables mais qui veut encourager une lecture unilatérale du passé en ne montrant que les aspects positifs. Pour finir, je m'opposerai avec la même rigueur et fermeté contre toute lecture tronquée de l'histoire le limitant à une série de victoires ou le réduisant à un tableau noir.

Habib Kazdaghli
Professeur d'histoire contemporaine
Université de Tunis-Manouba

Email : habib.kazdaghli@yahoo.fr
Date de publication : 29/09/09 - 14:36

 

 



réponse à Habib Kazdaghli


1) Sur le fond, nous sommes plutôt d'accord.
En témoigne votre allusion : "le passage d'un certain nombre de pays par cette phase historique [la colonisation] les a entraînés dans un processus de modernisation et de changement au niveau de leurs structures économiques et sociales. La présence européenne en dehors de l'Europe ne peut être réduite à celle des colons exploiteurs [tous les colons n'étaient pas "exploiteurs", c'est même une minorité d'entre eux qui l'étaient], aux gendarmes, aux soldats".
Ou encore cette phrase : "l'historien qui respecte son métier ne peut omettre de constater que cette présence a entraîné un certain nombre de transformations socio-économiques, une introduction d'un système scolaire moderne, de nouvelles institutions politiques (syndicats, partis politiques, associations...)".
Voilà ce qu'on peut appeler des "aspects positifs".
Comme vous, nous sommes "contre toute lecture tronquée de l'histoire la limitant à une série de victoires ou la réduisant à un tableau noir". Voilà pour l'essentiel.

2) Par contre des formules comme "le système colonial est un système abominable" [la présence coloniale relève-t-elle d'un "système"…? personne ne l'a montré…] ; ou comme "système balayé par l'histoire" [qu'est-ce qui finalement n'est pas "balayé par l'histoire"…?], relèvent plus d'une vision idéologique que de la rigueur historienne. Je pense même que la période coloniale a suscité des modernités que de nombreux pays "décolonisés" sont loin d'avoir assimilées (je n'ai pas la Tunisie à l'esprit en disant cela, au contraire).

3) Personne, en France, n'écrit l'histoire "sur commande". Et ce n'est pas le montant des prix attribués par l'Académie des Sciences d'Outre-Mer qui permettra une quelconque "commande"… Mais il est agréable qu'une institution soit sensible à autre chose que le discours repentant sur la période coloniale.

4) Quant à la position du PCF, je ne vois pas quel "courage" elle manifeste. Il ne faut pas exagérer… Le courage serait justement, pour le PCF, de revisiter son passé pour éviter ces postures "gauchistes". Comme si l'Académie des Sciences d'Outre-Mer était une nouvelle Bastille…!!

Michel Renard

 

 

 

Date de publication : 29/09/09 - 16 : 48

Le livre de ma femme et ses aïeux  pieds-noirs

 

 

Je ne trouve pas lamentable la position du Parti Communiste, je trouve également juste la réplique de monsieur Michel RENARD.
Pour ma part, j'ai écris sous la dictée de madame Xuân Lan, Jeannette ULMANN, le livre témoignage "Indochine, une passion jamais éteinte" (éditions-elzevir.fr). Elle y relate en premier paragraphe son origine Pieds-noirs, puis pieds-jaunes (terme approprié pour désigner ceux qui ont colonisé l'Indochine). L'écrivaine a fait un poème sur son père et ses aïeux coloniaux, en Algérie, depuis les années 1850, puis en Indochine. Tous n'étaient pas, loin de là, des esclavagistes.

Toutefois, ayant habité des années de ma jeunesse aux Antilles Françaises, j'ai pu constater que dans ces départements, dans les années 1950. Les béquets se comportaient aussi mal que les fameux colonialistes d'Afrique et d'Asie. C'est bien regrettable, mais c'est le système libéraliste et capitaliste lié au profit sans scrupule, qui en est la cause. Croyez-vous sérieusement que certains patrons français ne font pas de colonialisme franco-français ? cette époque bananière existe encore, il suffit de voir les révoltes récentes. Oui, j'estime que l'on doit enterrer ce sinistre passé, mais que l'on s'occupe du scandale de notre pauvre peuple de travailleurs de métropole et d'outre-mer qui souffre de l'injustice.

 Serge Ulmann

Date de publication : 30/09/09 - 02 : 06
ulmann.serge@orange.fr

 

 

 

drapeau
l'Académie des Sciences d'Outre-Mer

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mardi 28 juillet 2009

Oujda : le livre de Saïd Zerzouri

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un siècle de football à Oujda


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"Ce livre est un récit d’une multitude de traditions et d’évènements sportifs qu’a connus la ville d’Oujda (Maroc) depuis la période précoloniale jusqu’à l’an 2000. Il expose la manière dont les gens sont passés des jeux traditionnels aux sports modernes suite à l’occupation de la ville par l’armée française à partir de 1907. Il explique comment le pouvoir colonial a exploité le sport, en particulier le football, à des fins politiques visant à acculturer et à contrôler la jeunesse d’Oujda qui, à son tour, en a fait un moyen et une arme de lutte et de résistance contre ce pouvoir colonial à une époque où les relations entre d’une part, les européens et d’autre part les musulmans, étaient très tendues.

Il relate aussi les années de gloire et de revers du football dans l’est du Maroc depuis la période de colonisation jusqu’à sa nationalisation après l’indépendance.

Il rend hommage aussi, malgré toutes les dissensions entre les communautés, aux vedettes françaises, algériennes et marocaines qui ont marqué le football national et international et qui resterons à jamais  gravés dans nos mémoires bien qu’ils nous aient quittés."

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SOMMAIRE

I - Introduction :                            1

La période précoloniale

II - Période précoloniale, celle des jeux et des loisirs :            4

La période coloniale

III - Période coloniale : L’occupation française en 1907 :            19

1- Phase de réticence, de méfiance et de discrimination :        20
a- Le sport militaire :                    21
b- Le football civil :                    25
1- Sporting Club d’Oujda (SCO) et France-Maroc    25
2- Sporting Club France Maroc d’Oujda (SCFMO)    27
c- Construction d’un terrain de football en 1921 dans
la nouvelle ville « le Stade Municipal »            30
d- L’école et son caractère discriminatoire sur le plan culturel
et sportif entre 1920 et 1935 :                32

2 -  Phase de rapprochement, d’essai et d’initiation :            41
a- Essor du sport corporatif et début d’acculturation
des occupés dans les années trente :            41
b- La période 1939-45 et le début d’une nouvelle histoire
sportive à Oujda :                    46
c- l’Union Sportive d’Oujda (USO) :            46
d- Le football comme moyen de contrôle de la jeunesse
des quartiers périphériques d’Oujda à partir de 1940:        49

3 - Phase de nationalisme sportif (marocains et algériens d’Oujda)
à partir de 1940:                            51
a- La Jeunesse Sportive Musulmane d’Oujda (JSMO) :    51
b- La naissance du Mouloudia Club Oujda (MCO)
de football :                        52    b-1- L’emprunt du nom et sa signification :        54
b-2- L’emblème choisi et sa signification :        55
b-3- Le choix des couleurs et leur signification :    56
c- Le début du championnat dans la Ligue du Maroc
de 1946 à 1950:                        58
d- Le football de la période située entre la montée
en division d’honneur et l’indépendance (1950 à 1956) :    64


La période postcoloniale

IV - La période postcoloniale, de la gloire à la relégation :            75

1 - Diversification, multiplication et abondance des pratiques
sportives :                            75
a- Le développement des équipes de football dans
les quartiers juste après l’indépendance (1956) :        75
b- La période glorieuse du football à Oujda
de 1957 à 1962 :                        76
c- L’équipe du FLN à Oujda en 1958-59 :            91
d- Les hommes forts de cette période glorieuse :        102
d-1- Monsieur Belhachemi Mostafa le légendaire :    103
d-2- Monsieur Benbrahim Mohamed le sauveur :    105
e- Comment s’est formée l’équipe de l’Union
Sportive Musulmane d’Oujda (U.S.M.O.) ?            106
2 - La première période du déclin du football à Oujda
à partir de 1963-1970 :                        110

3 - La période de consécration du football d’Oujda
de 1970 à 1980 :                            118

4 - La période de crise du football à Oujda de 1981 à nos jours :    144
    a- La période située entre 1981 et 1988 :            144
    b- Le sport scolaire :                    151
    c- Le football en crise de 1989 à nos jours :            155

5 - Le football et la femme à Oujda :                160

V – Conclusion :                            165

BIBLIOGRAPHIE :                            168

Constatation :                                170



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samedi 4 juillet 2009

Janos Riesz - littératures africaines et coloniales francophones

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la fécondité de l'échange entre Littérature

et Histoire selon Janos Riesz

Marc MICHEL


- «Astres et désastres», Histoire et récits de vie africains de la Colonie à la Postcolonie, Georg Olms Verlag, Hidesheim, Zurich, New York, 2009, 396 p.

Sous ce titre intrigant, Janos Riesz dont on connait les contributions incontournables sur les littératures africaines et coloniales francophones, publie en un recueil considérable une partie de ces contributions, revues et réécrites.

Le titre de l'ouvrage suscite évidemment la curiosité. Dans sa première contribution, Janos Riesz s'en explique en précisant qu'il s'agit d'une figure de pensée dans les relations entre la France et ses anciennes colonies ; il  relève cette figure dans une série de poètes français et la met en rapport avec des œuvres majeures de la littérature des colonisés.

L'ouvrage fait suite à un premier livre intitulé De la littérature coloniale à la littérature africaine publié en 2007 et rassemble des textes dispersés, ayant fait l'objet de communications sur deux décennies, de 1987 à 2008. Janos Riesz en a gommé, autant que faire se peut, les recouvrements et les a ajustés aux dernières informations disponibles.

L'ensemble du volume est divisé selon trois grands axes : le discours historique dans les textes littéraires, les récits de vie et les écritures autobiographies, les espoirs et échecs des indépendances. Précisons qu'il s'agit ici des colonies et des indépendances d'Afrique noire et que, sauf l'exception d'une communication sur "Charles de Foucauld et le Désert", il s'agit de l'Afrique noire et d'auteurs très majoritairement africains : Léopold Panet, Dadié, Mariama Bâ, Lumumba, Kourouma, Ousmane Sembène, Kossi Efoui, Sénouvo Agbota Zinzou, Senghor. Il s'élargit aux écrivains antillais de la Négritude comme le grand poëte Léon Gontran Damas. Le cas de Lumumba est évidemment particulier puisqu'il ne fut en aucune manière écrivain, si bien que Janos Riesz analyse seulement le personnage dans la production romanesque africaine.

Il est difficile de rendre compte d'un tel ouvrage. Un des mérites du volume est de rappeler  à la mémoire l'importance de certains textes plus ou moins oubliés : par exemple, la Relation d'un Voyage du Sénégal à Soueira au Maroc du métis Panet, «indigène» (entendons ici habitant) du Sénégal ou encore les Carnets de prison de Bernard Dadié.

ce que l'Histoire doit à la Littérature

Un autre mérite est d'appréhender des textes dont on ne savait pas trop quoi faire comme les fameuses autobiographies recueillies par le célèbre ethnologue allemand Dietrich Hermann Westermann publiées en Français en 1938. Le décryptage et la mise en situation de ces textes en sont formidablement faits par Janos Riesz qui en prouve ainsi la valeur historique.

La fécondité de l'échange entre Littérature et Histoire est d'ailleurs au centre de l'ouvrage. Janos Riesz nous montre à quel point les œuvres et les auteurs ne peuvent être séparés du contexte de leur production et des circonstances de leurs vies.

Cela peut paraître une évidence quand il s'agit d'autobiographies. Janos Riesz en montre cependant la richesse méthodologique à propos de certaines œuvres oubliées, et pourtant très instructives, comme le roman de René Maran Un homme pareil aux autres dont l'analyse pourrait être rapprochée du fameux Peaux noires, masques blancs de Franz Fanon. Il est aussi évident en ce qui concerne Tiaroye racontée et mis en scène par Ousmane Sembène, bien que sur ce point il eût été utile de tenir compte du démontage de la fabrication littéraire et cinématographique de celui-ci.

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René Maran (1887-1960)

Le décryptage ne se fait pas dans le seul sens de l'Histoire vers la Littérature ; il indique aussi ce que la première doit à la seconde en matière de mythes et de symboles, par exemple à propos de l'Orphée noir dont Jean-Paul Sartre et Léopold Sédar Senghor ont fait, selon Janos Riesz, un mythe «utile à l'Afrique». La propension des chercheurs et des écrivains africains en situation «post-coloniale» à une relecture des œuvres littéraires est aussi très sensible à propos du même Senghor.

On peut ne pas être toujours convaincu par tous les travaux historiques auxquels se réfère Janos Riesz, il reste que sa méthode d'aller et venue entre Histoire et Littérature permet de renouveler et d'enrichir les approches réciproques. Le principal regret que me laisse ce livre est qu'il se cantonne encore à la littérature africaine en relation avec un passé colonial qui s'éloigne alors qu'une nouvelle littérature, riche, variée, neuve, s'est développée partout en Afrique, chez de jeunes écrivains, Emmanuel Dongola, Léonora Miano, Libar Fofana, pour ne prendre que quelques exemples, appelant à une confrontation non avec la «colonie», mais à une  proprement africaine

Marc MICHEL

- «Astres et désastres», Histoire et récits de vie africains de la Colonie à la Postcolonie, Georg Olms Verlag, Hidesheim, Zurich, New York, 2009, 396 p.

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Janos Riesz

- János Riesz, «Astres et Désastres» - Histoire et récits de vie africains de la Colonie à la Postcolonie

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mardi 19 mai 2009

colonisation et "judiciarisation" de l'Afrique

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palais de justice de Bobo-Dioulasso (Haute-Volta)



les prémices de la justice contemporaine

en Afrique noire

les coutumiers d’Afrique noire francophone à l’épreuve du modèle juridique français

Bernardo-Casmiro DO REGO

La justice se rendait autrefois, en Afrique noire, selon la coutume. La colonisation a donné lieu à rédaction des coutumiers à l’aune du modèle juridique français. Une évolution fondamentale.

Si le XVIIIe siècle européen est qualifié de siècle des lumières, c’est à bon droit que nous pouvons affirmer le XVIIIe siècle africain de siècle des résistances. En effet, les colons ayant pénétré l’Afrique noire dès les XVIe et XVIIe siècle entamèrent un vaste chantier de conquête aux XVIIIe et XIXe siècles. Les monarchies africaines, défenseurs de leurs terres perdirent à tour de rôle leur sceptre, laissant ainsi la mère Afrique à des inconnus venus d’outre-mer : la colonisation est née.

Cette dernière est décriée comme première cause du retard du monde noir ; mais n’a-t-elle eu que des conséquences négatives sur le vieux continent. Sans doute pas. Au-delà de la civilisation du monde noir, il importe également de préciser que la colonisation inscrivit l’Afrique dans l’histoire des peuples. Les sociétés primitives africaines dont il ne reste aujourd’hui quasiment point d’écrits doivent leur trace à ce qui en a été inscrit dans les archives ou les récits de la colonisation. Il n’est point dessein pour nous de faire ici l’apologie de la colonisation, ni de dénier l’exploitation de l’Afrique sous la colonisation.

Notre objectif est de rappeler l’impact de la colonisation dans l’étatisation du continent, ou du moins l’impact de la colonisation dans la «judiciarisation» du continent. En effet, pour asseoir leur autorité, il a fallu réformer les colonies. La France avait donc regroupé ces colonies dans de vastes ensembles territoriaux : l’Afrique Occidentale Française (AOF) et l’Afrique Equatoriale Française (AEF). Confrontée à des incompréhensions, une justice divine (plutôt fétichiste) et arbitraire, la première étape de la réorganisation de ces ensembles fut l’identification des colonies à la métropole.

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Comment concilier une société traditionnelle, animiste ou islamique, avec une autre plus moderne et christianisée. La réponse fut semble-t-il de comprendre comment fonctionne chacune des colonies et d’essayer d’assurer une unité en leur sein. Était-ce en réalité cet esprit qui anima le colon ? Dieu le sait, nous ne le savons ; néanmoins tout laisse croire que cet esprit préfigura l’idée de rédaction des coutumiers qui commença à germer dans les esprits des colons.

Cette idée ne tarda pas à éclore : une circulaire AP du 19 Mars 1931 ordonne la rédaction des coutumiers. Les travaux débutent dans chaque colonie pour le recensement des coutumes. Nous avions dans un article, paru il y a peu, décrit le coutumier du Dahomey. Nous ne reprendrons pas cette description ici mais nous nous contenterons d’analyser l’idée d’une rédaction des coutumiers à l’aune du modèle juridique français. En effet, il s’agit ici de relever des généralités ayant motivé les colons et ayant commandé une mise au point des coutumiers dans les territoires conquis. En réalité, dans l’attente d’une prochaine publication d’une compilation des plus grands coutumiers d’Afrique noire francophone, nous avions jugé utile de vous noter ces traits majeurs. Avant toute chose, il convient de rappeler la notion de coutume.

Concilier les règles françaises et règles africaines

La coutume est un ensemble de pratiques répétées et spontanées d’un territoire donné suivies sur une longue période et s’imposant à la population qui l’accepte et l’érige en norme. M. Gillesen, spécialiste de la question dira que c’est «un ensemble d’usages d’ordre juridique qui ont acquis force obligatoire dans un groupe sociopolitique donné, par la répétition d’actes publics et paisibles pendant un laps de temps relativement long».

Un coutumier peut donc être conçu de deux façons différentes : soit par recueil, soit par compilation. La deuxième hypothèse est celle retenue dans le cadre de l’Afrique noire francophone. En réalité, la plupart des coutumes africaines peu importe les territoires et les régions étaient constituées de règles abstraites gouvernées la plupart du temps par des considérations animistes, qui mieux est, vodouïstes. Ces règles furent jugées sauvages par les Occidentaux déjà clonés aux règles des droits de l’Homme.

La principale préoccupation fut d’épurer ces pratiques afin de les dépouiller des superstitions dont elles étaient jugées colorées. Précisons néanmoins que l’objectif était de doter ces territoires de règles qui leur seraient imposées, c’est-à-dire une façon pour les Occidentaux d’affirmer leur suprématie et d’asseoir leur puissance. Pour mieux adoucir l’imposition, la mise en place de coutumiers censés reprendre les us et coutumes de ces territoires sera le perron qui offre l’assentiment des indigènes.

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En revanche, il faut remarquer que la diversité des cultures, ethnies, langues rendait la justice impraticable avant la colonisation et l’arbitraire s’érigeait en maître mot ; aussi, faut il ajouter qu’à partir du processus de colonisation, des tribunaux français furent installés dans les colonies et ceux-ci devaient concilier les règles françaises et les règles indigènes ou requérir dans d’autres cas auprès des dignitaires locaux la répression de telle ou telle autre coutume à l’égard d’un délit ou d’un crime ; ce qui implique une insécurité juridique.

À mille lieux du berceau de l’humanité, la France vivait au XVIIIe s. une révolution intellectuelle. La raison est apparue comme guide de la pensée humaine, rejetant aux calendes grecques toute explication du monde par la foi ou la religion. La France traverse un siècle des lumières avec une intelligentsia inspirée. Plusieurs codes ont été édités dès 1800 : le code civil en 1804, le code de procédure civile en 1806, le code de commerce en 1807 et le code pénal en 1810. Le système judiciaire français à l’heure coloniale était donc très organisé et très structuré. Il revenait impérieux aux colons de réorganiser le système judiciaire au sein des colonies, en le calquant sur le système de la métropole.

En finir avec l’atrocité, les tortures et les actes de barbaries qui existaient dans les territoires était une première façon d’expliquer l’évolution. Sans rejeter ce dernier motif, on pourra relever trois autres raisons principales qui justifiaient la démarche coloniale. La première est la cause efficiente : l’établissement d’une loi écrite qui servira de base à tous les tribunaux. La deuxième est la vision de chacun des territoires comme un tout. La troisième est l’affirmation de l’autorité française. Les français cherchaient à s’imposer avec le moins de heurts possibles, de manière à éviter toute rébellion tout en anéantissant les dernières institutions royales qui pouvaient encore exister. À cette dernière raison s’ajoute l’idée de faire intégrer les territoires dans un ensemble d’espaces coloniaux, l’Afrique française.

En conclusion, on ne saurait renier que l’idée de la rédaction des coutumiers se veut une conciliation des besoins de la colonie avec ceux de la puissance colonisatrice. Car en réalité, si les colons cherchaient à imposer leur mœurs, l’Afrique a trouvé dans cette imposition française une sécurité juridique créant ainsi le fondement de sa justice et de son droit.

source : Afrik.com
mardi 19 mai 2009

- le blog de Bernardo-Casmiro do REGO, juriste en droit privé et en histoire du droit

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le "tribunal des races" à Yaoundé (Cameroun), 25 juin 1951 (source)

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lundi 18 mai 2009

réintégrer le Japon au sein de l'histoire mondiale (Arnaud Nanta)

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soldats japonais défilant à Singapour en février 1942



pour réintégrer le Japon au sein

de l'histoire mondiale :

histoire de la colonisation et guerres de mémoire

un article d'Arnaud NANTA


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