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en lisant le livre

de Roger Vétillard sur le 20 août 1955

Jean-François PAYA

 

Il serait présomptueux de ma part de faire une présentation de cet ouvrage apres la préface avisée d’un historien comme le professeur Pervillé. Cependant j’aurais tendance à trouver Roger Vétillard modeste avec un point d’interrogation à la fin de son titre !

Ceci suite à sa démonstration sur l’émergence de la thématique islamique et du terrorisme ethnique massif qui trouva son apogée le 5 Juillet 1962 à Oran.

Mais ce qui me fascine, sans me surprendre, habitué "des coups tordus" dans ce conflit, ce sont les quelques pages que l’auteur consacre à la possibilité, argumentée, dont il semble convaincu, selon laquelle certains éléments de l’Armée et de l’Administration aient pu ne pas être surpris par ces événements dramatiques qui selon lui ont été a priori sous estimés dans leurs prévisions et leur ampleur.

D’aucuns risquent, comme ce fut le cas pour les massacres du 5 Juillet à Oran, de prétendre, même devant une certaine évidence, à «l’invention de véritables romans policiers» (Nouvelle Revue d’Histoire, 4H p 33).

Il est vrai que l’on disserte rarement «des trains qui arrivent à l’heure» et du non événement préalablement évité.

Pourtant il faudrait bien qu'un jour on parle de la tranquillité relative de la ville d’Oran en cette période et pourquoi les réseaux Bombes du FLN n’ont pu y proliférer ! et ce ne fut pas pour ce dernier faute de l’avoir envisagé.

Pour nous résumer il faudrait développer sur le fait que l’organisation urbaine était largement infiltrée grâce à un travail remarquable de renseignements et de contacts. De ce fait les émissaires ou formateurs généralement venus de l’extérieur étaient vite neutralisés par des opérations de guerre ciblées dont on ne retrouvera pas trace dans les archives militaires ou judiciaires ! Aussi point de Yacef Saadi et cie Oranais pour se pavaner ultérieurement.

Il faut aussi reconnaître que ce travail de l’ombre dans une guerre reconnue a posteriori, était moins gratifiant pour ces acteurs que sous les "sunligts" d’Alger !

Honneur à ceux qui firent "arriver les trains à l’heure" et peut-être encore aujourd'hui en les empêchant de dérailler.

Mais cela nous éloigne du livre de Roger Vétillard qui selon nous indique bien un véritable tournant dans la guerre d’Algérie

Jean-Francois Paya

 

Texte dédié entre autres au colonel SALA de Sidi Belabbes, polytechnicien, arabisant, capitaine au 2e Bureau d'Oran et à tous nos amis Musulmans de cette époque tragique.

 

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à Oran en 1941

Statue de Ste Jeanne d'Arc d’Oran érigée grâce à une souscription populaire dans toute l’Oranie en 1931 année de sa béatification. Exilée aujourd’hui à Caen en Calvados loin de beaucoup des siens.

jeanne-oran
à Caen

Jeanne d'Arc Oran à Caen
à Caen

 

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