études-coloniales

Ce site édite une revue en ligne qui encourage les recherches consacrées à l’histoire coloniale et post-coloniale, à l'histoire des constructions mémorielles et des immigrations d’origines coloniales

mardi 28 juillet 2009

Oujda : le livre de Saïd Zerzouri

Oujda_couv

un siècle de football à Oujda


Oujda_couv


"Ce livre est un récit d’une multitude de traditions et d’évènements sportifs qu’a connus la ville d’Oujda (Maroc) depuis la période précoloniale jusqu’à l’an 2000. Il expose la manière dont les gens sont passés des jeux traditionnels aux sports modernes suite à l’occupation de la ville par l’armée française à partir de 1907. Il explique comment le pouvoir colonial a exploité le sport, en particulier le football, à des fins politiques visant à acculturer et à contrôler la jeunesse d’Oujda qui, à son tour, en a fait un moyen et une arme de lutte et de résistance contre ce pouvoir colonial à une époque où les relations entre d’une part, les européens et d’autre part les musulmans, étaient très tendues.

Il relate aussi les années de gloire et de revers du football dans l’est du Maroc depuis la période de colonisation jusqu’à sa nationalisation après l’indépendance.

Il rend hommage aussi, malgré toutes les dissensions entre les communautés, aux vedettes françaises, algériennes et marocaines qui ont marqué le football national et international et qui resterons à jamais  gravés dans nos mémoires bien qu’ils nous aient quittés."

_____________________________________________________

SOMMAIRE

I - Introduction :                            1

La période précoloniale

II - Période précoloniale, celle des jeux et des loisirs :            4

La période coloniale

III - Période coloniale : L’occupation française en 1907 :            19

1- Phase de réticence, de méfiance et de discrimination :        20
a- Le sport militaire :                    21
b- Le football civil :                    25
1- Sporting Club d’Oujda (SCO) et France-Maroc    25
2- Sporting Club France Maroc d’Oujda (SCFMO)    27
c- Construction d’un terrain de football en 1921 dans
la nouvelle ville « le Stade Municipal »            30
d- L’école et son caractère discriminatoire sur le plan culturel
et sportif entre 1920 et 1935 :                32

2 -  Phase de rapprochement, d’essai et d’initiation :            41
a- Essor du sport corporatif et début d’acculturation
des occupés dans les années trente :            41
b- La période 1939-45 et le début d’une nouvelle histoire
sportive à Oujda :                    46
c- l’Union Sportive d’Oujda (USO) :            46
d- Le football comme moyen de contrôle de la jeunesse
des quartiers périphériques d’Oujda à partir de 1940:        49

3 - Phase de nationalisme sportif (marocains et algériens d’Oujda)
à partir de 1940:                            51
a- La Jeunesse Sportive Musulmane d’Oujda (JSMO) :    51
b- La naissance du Mouloudia Club Oujda (MCO)
de football :                        52    b-1- L’emprunt du nom et sa signification :        54
b-2- L’emblème choisi et sa signification :        55
b-3- Le choix des couleurs et leur signification :    56
c- Le début du championnat dans la Ligue du Maroc
de 1946 à 1950:                        58
d- Le football de la période située entre la montée
en division d’honneur et l’indépendance (1950 à 1956) :    64


La période postcoloniale

IV - La période postcoloniale, de la gloire à la relégation :            75

1 - Diversification, multiplication et abondance des pratiques
sportives :                            75
a- Le développement des équipes de football dans
les quartiers juste après l’indépendance (1956) :        75
b- La période glorieuse du football à Oujda
de 1957 à 1962 :                        76
c- L’équipe du FLN à Oujda en 1958-59 :            91
d- Les hommes forts de cette période glorieuse :        102
d-1- Monsieur Belhachemi Mostafa le légendaire :    103
d-2- Monsieur Benbrahim Mohamed le sauveur :    105
e- Comment s’est formée l’équipe de l’Union
Sportive Musulmane d’Oujda (U.S.M.O.) ?            106
2 - La première période du déclin du football à Oujda
à partir de 1963-1970 :                        110

3 - La période de consécration du football d’Oujda
de 1970 à 1980 :                            118

4 - La période de crise du football à Oujda de 1981 à nos jours :    144
    a- La période située entre 1981 et 1988 :            144
    b- Le sport scolaire :                    151
    c- Le football en crise de 1989 à nos jours :            155

5 - Le football et la femme à Oujda :                160

V – Conclusion :                            165

BIBLIOGRAPHIE :                            168

Constatation :                                170



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Posté par michelrenard à 17:02 - 7 - Algérie-Maghreb histoires - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Avis

Si vous nous présentez des extraits?

Posté par jilbido, lundi 27 juillet 2009 à 18:32

livre sur l'histoire sportive d'Oujda

Ce que je peux vous dire, j'ai vu dans ce livre des choses très interéssantes comme le contenu et de tres anciennes photos des joueurs qui sont passés dans les clubs de la ville, il y a des français, des algériens et des marocains, des photos de très anciens clubs qui n'existent plus pour le moment.

Posté par khalidoujdi, jeudi 30 juillet 2009 à 12:51

histoire sportive d'Oujda

C'est étonnant qu'il n'y-a-pas de traces de ce livre dans les librairies d'Oujda ?????!!!!

Posté par Krimou, jeudi 30 juillet 2009 à 20:55

histoire sportive d'Oujda

Apparemment il y a eu un petit problème d'impression mais il est disponible demain matin sûre.

Bonne lecture

Posté par khalidoujdi, jeudi 30 juillet 2009 à 23:06

enrichissement culturel

Bonjour amis intellectuels ;

Je suis bien aise de savoir qu'un nouvel ouvrage investigatif sur les loisirs footballistiques à Oujda ait vu le jour , sous la plume féconde du collègue Said Zerzouri.
Il serait intéressant de jeter un coup d'oeil conparatif et intuitif entre ce livre et celui que j'ai produit , il y a quelques mois , sous le titre évocatif et infiniment expressif :
**Oudjda Plaisance sur Isly ; L'Eclectique en Sport et Musique.** Smaili Moulay Abdelhamid.
New York * U.S.A.

Bon vent et heureux augures.

Posté par smaili, lundi 3 août 2009 à 16:20

sport à Oujda

Bravo Monsieur Zerzouri Said et un grand merci

Ca fait longtemps qu'on entend parler d'un travail sur le sport et les sportifs de notre ville malheureusement personne n'a pris l'initiative de le faire on parle beaucoup et on agit moins. Enfin il ya qlq un courageux qui fait un livre, sorte de mémoire, pour toutes les familles de la ville d'oujda, car j'ai acheté le livre et j'ai vu que le football était une affaire de toutes les famille de la ville quelque soit leur origine marocains ou algériens.
Bravo et on espère voire d'autres livres pour les autres sports.

Posté par karim, mercredi 5 août 2009 à 21:57

Des mensonges de la decolonisation!Quia lu Alexandre Gerbi

brûlot est récemment sorti aux éditions l’harmattan, Histoire Occultée de la Décolonisation Franco-Africaine. L’auteur, Alexandre Gerbi y expose une thèse peu en vogue : La France a lâché les colonies non pour des raisons morales mais économico-racistes. Enamouré de Bakchich et de son ton mordant, l’ami Gerbi nous a fait parvenir une petite missive expliquant son point de vue, que nous reproduisons ci-dessous. Le débat est ouvert.

« DÉCOLONISATION » : LETTRE OUVERTE AUX LECTEURS AFRICAINS ET FRANÇAIS DE BAKCHICH

par Alexandre Gerbi auteur de Histoire Occultée de la Décolonisation Franco-Africaine Ed. L’Harmattan, 2006

Où l’on découvre que la « décolonisation » de l’Afrique subsaharienne par le général de Gaulle est le plus grand scandale de la Vème République, mais aussi la plus grande imposture de l’Histoire de France…

Chers lecteurs et néanmoins amis,

C’est bien volontiers que je vous concède que le climat international des années 1945-1960 fut marqué par une conjonction de forces qui favorisèrent l’indépendantisme, en Afrique noire comme ailleurs sur la planète bleue. Mais je ne crois pas, en revanche, que ces forces suffisent à expliquer l’indépendance que le général de Gaulle fut contraint d’accorder, nous dit-on, aux anciennes colonies africaines de la France.

En effet, dans les territoires d’Afrique subsaharienne, d’autres forces, beaucoup plus rarement évoquées par les historiens, mais non moins puissantes, existaient alors, qui visaient au maintien de l’unité franco-africaine.

Ces forces, dont les figures de proue furent, notamment, Félix Houphouët-Boigny et Léon M’Ba, se sont heurtées, de bout en bout, au refus obstiné de la classe politique métropolitaine, et en particulier du général de Gaulle, d’accorder ce qui était la condition de leur victoire sur les partisans de l’indépendance : l’octroi de l’égalité politique pleine et entière, qui eût achevé de leur attacher les peuples dont ils étaient les représentants et les défenseurs.

Certes, le général de Gaulle eût probablement souhaité, dans un monde théorique ou onirique (voire sardonique), qu’une Communauté française continuât d’exister ; seulement, le Général voulait que cette Communauté demeurât sous la domination exclusive de la France métropolitaine, avec une Afrique en définitive vassalisée, ce qui était évidemment une absurdité, et pire : un scandale ignominieux car de nature anti-démocratique à connotation, il faut bien le dire, raciste. En d’autres termes, Charles de Gaulle caressait un rêve (ou un cauchemar…) impossible, et il le savait.

De façon plus réaliste et pragmatique, le Général, au fait des revendications fondamentales des leaders Africains et de leurs populations, savait pertinemment qu’à long terme une telle iniquité ne pourrait tenir.

Les murs ayant des oreilles, c’est à voix basse qu’il confia d’ailleurs à Alain Peyrefitte, en juillet 1962 : « (…) vous savez, c’était pour nous une chance à saisir : nous débarrasser de ce fardeau, beaucoup trop lourd maintenant pour nos épaules, à mesure que les peuples ont de plus en plus soif d’égalité. Nous avons échappé au pire ! (…) » Homme à la lucidité proverbiale, le Général savait que ce qui guettait la Communauté franco-africaine, une fois lui, de Gaulle, disparu (et son grand âge plaçait cette échéance, au plus tard, à moyen terme), c’était que les Africains obtinssent ce qu’ils avaient toujours réclamé : l’égalité.

PEYREFITTE, CONFIDENT TROP MÉCONNU

Avec pour conséquence directe, compte tenu des réalités démographiques, selon ses propres termes, la « bougnoulisation » du peuple français, du parlement français, voire du gouvernement français (ou plutôt franco-africain…). Il lui fallait donc, non pas de gaîté de cœur, mais afin d’esquiver ce qu’il estimait être un mortel écueil pour la « certaine idée » qu’il s’était toujours faite de la France, opter pour la seule solution efficace : la décolonisation.

Il expliqua à Alain Peyrefitte, toujours à voix basse, en 1962 : « (…) Au Gabon, Léon M’Ba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d’un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut. Heureusement que la plupart de nos Africains ont bien voulu prendre paisiblement le chemin de l’autonomie, puis de l’indépendance ».

Dans mon livre, j’expose la façon dont le Général s’y prit pour atteindre ce but, négociant en sous-main, durant l’automne-hiver 1959-1960, notamment avec Léopold Sédar Senghor et Modibo Keita. Au terme de pourparlers secrets, il leur accorda l’indépendance pleine et entière, le tout sans passer par un référendum dans les Etats concernés, contrairement à ce que prévoyait jusque-là la Constitution de la Communauté – une loi fut votée, à cette fin, en mai-juin 1960. J’invite chacun de vous, chers lecteurs, à s’interroger sur la raison pour laquelle il fut jugé plus sage de ne pas consulter les peuples, bien que le droit de ceux-ci à « disposer d’eux-mêmes » fût régulièrement mis en avant par les plus hautes autorités…

Mieux encore, de ces négociations très privées entre de Gaulle, Senghor et Keita, il ressortit que, devenue indépendante, la Fédération du Mali, groupant le Sénégal et le Soudan français, toucherait davantage d’argent de la France qu’elle n’en recevait jusque-là dans le cadre de la Communauté… Loin de recevoir les foudres du Général comme Sékou Touré à peine un an plus tôt, les sécessionnistes se voyaient ainsi accorder une véritable « prime à l’indépendance ». Autant dire que le chef de l’Etat français, en principe garant suprême de la Communauté, encourageait sa dislocation à coups de millions de francs…

Un arrangement négocié bien entendu à l’insu de tous, et surtout dans le dos des autres dirigeants africains, en particulier d’Houphouët et de M’Ba, que l’habile Général accula ainsi, malgré eux, à la sécession. Pourtant, on aurait tort de réduire cette affaire à un simple calcul « civilisationnel ».

Certes, la décolonisation permit d’esquiver efficacement la « bougnoulisation » du peuple français, et ses conséquences directes, celle du parlement et même du gouvernement français. Mais le « largage » visait, aussi, à organiser le néocolonialisme. Si les Etats africains étaient restés liés à la France dans un cadre strictement démocratique, le colonialisme aurait certainement été, de ce fait, aboli. Car par le jeu de la démocratie, l’exploitation des peuples d’outre-mer n’aurait pu perdurer. Les dirigeants français – européens ou africains –, dorénavant suspendus à la sanction des urnes des citoyens d’Afrique autant qu’à celle des métropolitains, auraient été contraints de traiter l’ensemble du peuple français, y compris au sud de la Méditerranée, avec dignité. Il eût fallu, par conséquent, procéder à la redistribution équitable de l’impôt, sous la forme de tous les services publics qui contribuent au développement efficace d’une nation : école gratuite, sécurité sociale, infrastructures, etc.

On le voit, loin de mettre un terme au colonialisme, la prétendue décolonisation orchestrée par Charles de Gaulle, avec la complicité de la majorité de la classe politique métropolitaine, visait en réalité la poursuite de l’exploitation de l’Afrique, sans que les peuples n’en bénéficient. De ce point de vue, en dépit des trompe-l’œil sémantiques, non seulement la décolonisation n’en fut pas une, mais elle fut en définitive très exactement le contraire. Autrement dit, les prétendues « indépendances » furent conçues, dès l’origine, comme de véritables tremplins du néocolonialisme…

En ce sens et paradoxalement, serais-je tenté d’ajouter en reprenant une célèbre formule de Lénine, on pourrait dire que la décolonisation, loin d’être une défaite du capitalisme, fut en réalité son « stade suprême », doublé d’une autre stade suprême : celui d’une forme rampante du racisme.

Un choix réactionnaire décidé par un « officier de filiation nationaliste et conservatrice, voire monarchiste » (Pierre Viansson-Ponté), aux yeux de qui la France était « avant tout une nation de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». Or, comme nous l’avons montré dans l’Histoire occultée, une telle conception de la « francité » s’oppose, de toute évidence et radicalement, aux valeurs de la République héritées de la Révolution de 1789.

De vous à moi, chers lecteurs, ce qui me frappe, à vrai dire, ce n’est pas tellement que cette vérité soit encore ignorée et tue, tant elle dérange de monde, et pour toutes sortes de raisons. Non, ce qui m’étonne le plus, c’est que la thèse qui prévaut encore exclusivement aujourd’hui est celle du général de Gaulle en personne, telle qu’il la « servit », si vous me passez l’expression, aux journalistes et au monde entier, lors de sa conférence de presse du 11 novembre 1959. Conférence de presse au cours de laquelle il fit mine de fustiger les partisans métropolitains de l’abandon, alors qu’au même moment, il négociait secrètement l’indépendance de la Fédération du Mali avec Léopold Sédar Senghor et Modibo Keita, dans les conditions que l’on sait… Bien à vous,

Alexandre Gerbi

PS;j'invite les responsables de ce site,dans le cadre d'une volonte exhaustive de "tout" dire sur la décolonisation et pour en finir avec cette vision salace d'une histoire orientée et partisane des agents fellaghas de ce pays,de proposer à Mr Gerbi de developper son propos au fil des pages de votre site.
Je suis sur qu'il s'agirait en l'espece d'une contribution,des plus enrichissantes,et pertinentes.
En vous remerçiant pour l'interet que vous pretez à mes post.
Bien a vous.

Posté par pickwicks, vendredi 7 août 2009 à 20:18

abonnement

Monsieurs,
je viens par la presente solliciter un
abonnement a titre gratuit.je voudrai recevoir via mon email pour toute information au sujet de l'histoire Africaine.
tout ce qui est attrait à la litterature et civilisation africaine ,j'en aurai besoin car je suis etudiant chercheur sur l'histoire africaine.
Notez que je me nomme Armand NGOUALA,je vis à la
republique du CONGO.


SALUTATION
Armand NGOUALA
02426399352

Posté par MR, mardi 18 août 2009 à 10:48

acquisition du livre

je ne trouve pas de trace de ce livre, pourriez vous m'aider à l'obtenir

merci

Posté par hassani, jeudi 27 août 2009 à 17:03

sport à Oujda

Bonjour Mr Hassani, concernant le livre sur le sport à Oujda, tu le trouve à Oujda chez les kiosques du boulevard, librairie du marché couvert (soussi), librairie AlBalouchi. Je ne pense pas que tu le trouvera ailleurs. bonne lecture

Posté par khalidoujdi, samedi 29 août 2009 à 12:43

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