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La Sfhom va bien merci

Hubert BONIN *


Chers lecteurs d'Etudes coloniales, la SFHOM n'est absolument pas en péril !

Sa revue Outre-mers. Revue d'histoire a été cotée "deux étoiles" par le classement de l'Union européenne, donc juste après la catégorie "une étoile" où figurent notamment les Annales et la RHMC. Son portefeuille d'abonnés - fidèles à la version imprimée - oscille autour de 500, dont les deux tiers hors de France. Le nombre d'articles proposés se renouvelle sans cesse. Les "thèmes" semestriels sont prévus jusqu'en 2010, et des propositions affluent. Enfin, le nombre d'adhérents individuels se renouvelle lui aussi chaque année, malgré les décès des adhérents "anciens".

Par ailleurs, un site internet (www.sfhom.com) permet un lien permanent et publie des informations chaque semaine, avec des lecteurs au nombre quotidien de 40 à 80. Les thèmes sont bien appréciés par les lecteurs et les collègues ; leur principe a d'ailleurs été introduit il y a quelques années par Marc Michel et Daniel Lefeuvre eux-mêmes...

Nombre de jeunes chercheurs nous font des propositions d'articles, sur des "champs" thématiques et géographiques variés. Bref, ni l'association, ni la revue ne sont devenues des pièces de musée depuis qu'une équipe a succédé sereinement à l'équipe Michel-Lefeuvre il y a quelques années !

La SFHOM ne sent pas le formol ni le renfermé ! Et si des "juniors" revendiquent sa diversité, qu'ils lui proposent des articles ou même des livres, puisque l'association publie Les Publications de la SFHOM ! Une association, quelle qu'elle soit, ne vit que de la sève qu'y font couler ses adhérents !

Il ne sert donc à rien de ratiociner des lieux communs ! Il faut agir et seule l'action quotidienne au sein de l'association contribue à son rayonnement. Enfin, précisons qu'une partie des tensions internes provoquées par un noyau de "dissidents" (une demi-douzaine) provient de la volonté d'inféoder la SFHOM à une université du centre de Paris, alors que cette association a toujours, au moins depuis les années 1960 - quand elle s'est éloignée des milieux d'influence impériaux -, préservé son indépendance vis-à-vis de toute université, de tout centre de recherche, de toute chapelle, de tout clan, au nom précisément du pluralisme ! Mais le dialogue et le débat sont ouverts !

Une assemblée générale extraordinaire aura lieu au début d'octobre pour une rénovation des statuts et pour préciser la stratégie des années à venir. Mais seuls les adhérents pour l'année 2008 (55 euros) y auront le droit de vote, bien entendu !

Bien dévoué, l'un des membres du Bureau de la SFHOM.

Hubert Bonin

hubert_bio

* réponse à l'article : "Sauver la SFHOM" de Marc Michel et Daniel Lefeuvre, publié ici-même le 23 mars 2008


 contact : h.bonin@sciencespobordeaux.fr

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Mise au point


Après avoir pris connaissance de ce texte, évoquant notamment la dernière réunion de la SFHOM (mercredi 26 mars), plusieurs participants à cette assemblée contestent formellement les propos tenus par Hubert Bonin. Les allusions à «un noyau de "dissidents" (une demi-douzaine)» et à leur prétendue «volonté d'inféoder la SFHOM à une université du centre de Paris» sont proprement attentatoires à l'honneur des personnes en cause et ne correspondent à rien de réel. Par ailleurs, prétendre envers et contre tout que la «Sfhom va bien» relève de l'auto-suggestion plus que d'un constat serein et responsable de la situation.

Études Coloniales
14 avril 2008


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