une certaine rhétorique algérienne "anticoloniale" (Michel Renard)
les points aveugles d'une certaine
rhétorique
algérienne "anticoloniale"
Michel RENARD
La logomachie des propos officiels ou semi-officiels en Algérie devient insupportable. De ce qui était un stock d'arguments que le F.L.N. a utilisé dès 1962 pour capitaliser à son profit le "prestige" politique de la victoire dans la "guerre d'indépendance", le régime algérien a fait une véritable démagogie historique par laquelle il manipule les ressentiments et frustrations de la population et escompte mettre en difficulté son partenaire français.
Cette démagogie repose sur la mise en ignorance du passé et la mise en slogans du revendicationnisme mémoriel.
Ignorance du passé ? Pour la vox dominationis en Algérie, l'histoire coloniale se réduit au face à face permanent d'un monstre exploiteur, oppresseur et aliénateur et d'un peuple, victime souffrante, résistante et glorieuse. Il n'en a pas été ainsi. L'ambivalence des interrelations coloniales est mise en évidence par l'investigation historique qu'elle soit française ou, souvent, algérienne. Quant à la guerre d'Algérie (1954-1962), elle fut autant une guerre civile qu'une guerre contre la puissance française.
Mise en slogans ? Le recours aux notions de "crimes contre l'humanité" et de "génocide" se veut une force de frappe visant à anéantir sans réplique l'adversaire. Mais ces formules ne correspondent pas à la réalité historique. La France coloniale n'a jamais cherché à exterminer les populations algériennes. Et les affrontements pour la conquête coloniale n'ont pas été menés au nom du racisme ni du mépris. Une réponse à ces allégations a été présentée par les historiens Gilbert Meynier et Pierre Vidal-Naquet - ce dernier aujourd'hui disparu - dans leur analyse du livre Coloniser, exterminer, qualifié par eux "d'entreprise idéologique frauduleuse" (lire leur texte ici).
L'article critiqué ci-dessous est un véritable condensé de cette démagogie historique et politique qui a cours à Alger sans guère rencontrer de répartie...
Michel Renard
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article paru le 5 décembre 2007 dans le journal algérien El Watan
et sa critique en paragraphes insérés, de cette couleur
Il a refusé de présenter les excuses officielles
de la France à l’Algérie
La dérobade de Sarkozy
«Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité.»
En prononçant solennellement cette petite phrase, tant attendue, à Alger comme à Paris, Nicolas Sarkozy, qui a dû manifestement consentir un trésor d’efforts sur lui-même, a, en fait, lu un verdict injuste devant de très larges secteurs de l’opinion algérienne. C’est une qualification des faits qui nous renvoie tout droit vers les atrocités des années 1950. Et là, il faut bien reconnaître qu’il n’y a vraiment pas photo entre ce que fut la longue nuit coloniale et l’expression discursive du président français. En cela, tous les Algériens ont dû être déçus, voire choqués par le propos douillettement sympathique et faussement indigné de Nicolas Sarkozy à l’égard de la colonisation.
- "Atrocités des années 1950", "longue nuit coloniale"... le vocabulaire de l'outrance et de l'unilatéralité. Si on appelle "atrocités" les souffrances barbares qui ont conduit à la mort de nombreuses personnes pendant la guerre d'Algérie, il faut évoquer la torture pratiquée par l'armée française mais aussi les mutilations pratiquées par le F.L.N. sur les prisonniers français (émasculations...) et sur des populations civiles algériennes résistantes à l'embrigadement du F.L.N. (massacre de Melouza...) ou encore lors des massacres massifs de harkis à l'été 1962 et après. On ne peut concentrer la critique sur la première et délaisser les secondes. Elles s'équivalent.
Pendre Larbi ben M'Hidi comme l'a fait le commandant Aussarresses en février 1957 ou étrangler Abbane Ramdane à l'aide d'une cordellette comme l'a fait le "colonel" Boussouf en décembre 1957..., je ne vois pas la différence. Ce sont les mêmes ignominies.
Et c’est très chèrement payé puisque le chef de l’Elysée repartira demain avec 5 milliards d’euros de contrats dans l’escarcelle en contrepartie d’une énième provocation !
- Les "5 milliards d'euros" ne sont pas un cadeau algérien sans contrepartie économique...! Il s'agit de contrats négociés. Et si les entreprises françaises font des affaires, les dirigeants algériens aussi (qui dira les "commissions" détournées qui permettent à la nomenklatura algérienne d'acheter de l'immobilier à Paris et d'inscrire ses enfants dans les lycées de la capitale française...?).
En matière d'économie, il faudrait poser la question du bilan de 45 années d'indépendance : une économie qui doit importer l'essentiel de ses biens de consommation alors que l'État algérien a placé depuis l'année 2000, 43 milliards de dollars, soit la moitié des réserves de change, dans le système bancaire américain (cf. Peterson Institute for International Economics). Un système scolaire déficient, un système de santé sinistré, une agriculture dévastée, une administration sclérosée et corrompue, un système bancaire asphyxié... Un Algérien sur cinq au-dessous du seuil de pauvreté selon les normes officielles à Alger...
L'ancien ministre du Commerce Smaïl Goumeziane expliquait en avril 2000 : «De l’aveu même du président de la République, le commerce extérieur du pays serait entre les mains de dix à quinze personnes. […] Par ce biais, on estime qu’un milliard et demi à deux milliards de dollars fuient le pays chaque année. En trente ans, ce sont ainsi quelque 30 à 40 milliards de dollars de richesse nationale qui s’en sont allés se loger offshore dans les comptes numérotés de quelques banques internationales vertueuses, ou s’investir hors du pays dans l’hôtellerie, dans l’immobilier ou dans le négoce international.»
Le nouveau locataire de l’Elysée nous apprend en 2007 – nous les indigènes –
- Il n'y a plus "d'indigènes" aujourd'hui. Sauf peut-être dans l'esprit de certains dirigeants algériens qui appauvrissent leur peuple depuis un demi-siècle.
que le système colonial a été profondément injuste ! Quelle belle trouvaille sémantique ! Et quel bel euphémisme… ! Le président français dont on attendait un peu de courage politique pour quelqu’un qui a promis la rupture a donc préféré surfer sur le changement dans la continuité. Incassable, Sarkozy s’est donc laissé enfermé dans cet ego patriotique, typique aux militants de l’extrême droite française qui rechignent de nos jours à regarder leur passé aussi terrifiant qu’abominable en Algérie. Un passé fait de sang et de larmes.
- Ce genre de propos n'aura, à mes yeux, de valeur morale et intellectuelle qu'après une reconnaissance des vérités de cet autre "passé terrifiant" :

enfants "européens" victimes du F.L.N. à El-Halia/Philipeville le 20 août 1955
Il n'est pas possible d'exhiber les atrocités "du colonialisme" et d'en taire de semblables parce qu'elles ont eu pour auteurs des militants nationalistes algériens. Sauf à penser que la vertu ne doit pas être partagée, et qu'on peut condamner son absence chez son adversaire mais ignorer son défaut dans "son camp". On est alors privé de toute légitimité morale à exiger la moindre "excuse".
On attendait un peu cet épilogue provocateur aux entournures d’un homme qui a cru nécessaire de se faire accompagner par son secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Alain Marleix, pendant que le ministre algérien des Moudjahidine a été sciemment «zappé» de la liste du comité algérien d’accueil.
- Le ministre algérien des Moudjahidines, Mohamed Cherif Abbès, "zappé", a tenu des propos antisémites.
Un ministre raciste est-il soutenu en Algérie... et par qui...? Il faut en finir avec la langue de bois sur ce point. L'antisémitisme, la haine des juifs (et pas seulement des sionistes) sont largement répandus dans les milieux officiels en Algérie. C'est une pathologie politique dans de nombreux pays arabes et musulmans. On ne peut, sans incohérence mentale, prétendre condamner le "racisme de l'État colonial français" et se complaire dans cet antisémitisme généralisé. Sauf à prouver que l'argument du "racisme français" est complètement instrumentalisé.
Deux mots pour 5 milliards d’euros...
«Voilà le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien», a dit Sarkozy du haut de sa tribune devant les hommes d’affaires nationaux et, bien sûr, devant des millions d’Algériens «scotchés» devant le petit écran épiant la phrase – sentence –, qui allait sceller, croyaient-ils, définitivement les retrouvailles entre nos deux pays. Et, la déception fut à la mesure de l’attente. Pour la reconnaissance des crimes et la condamnation de la colonisation française, il va falloir repasser… Sarkozy ne sera pas – du moins pour l’instant –, l’homme qui allait réconcilier les deux peuples.
- On ne peut "réconcilier" les peuples sur la base de mensonges. En France, les approches du passé colonial en Algérie et de la guerre de 1954-1962 sont pluralistes. Il n'y a pas d'histoire officielle. Ce n'est pas le cas en Algérie. Les moyens de pression du pouvoir sur la production historienne sont ceux d'un État despotique qui enrégimente les intelligences et manipule les esprits.
La revendication d'excuses pour les "crimes de la colonisation" n'est qu'une pièce dans un dispositif
idéologique basé sur le mythe d'une nation et d'un État algérien déjà constitués en 1830, d'une résistance générale et héroïsée face à la conquête et à la domination coloniale, d'une "guerre d'indépendance" consensuelle et d'un peuple dressé dès novembre 1954... Un mythe qui développe une vision unanimiste du nationalisme alors que plusieurs courants l'ont traversé. Un mythe qui veut cacher les effets ambivalents du colonialsme et notamment les apports d'une modernité qui a interrogé les archaïsmes et les oppressions de la société traditionnelle...
Comme en juillet dernier, lorsqu’il avait abusé des usages diplomatiques en déclarant qu’il n’était pas «venu s’excuser», devant son homologue algérien, le patron de l’Elysée a encore enfoncé le clou et remué le couteau dans la plaie, ce lundi au Palais du peuple. A croire qu’il n’est capable que du pire… Et, suprême injure, le président français s’est permis l’incroyable cynisme de mettre le bourreau et la victime dans le même sac. «Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés (…), ce sont toutes les victimes que je veux honorer.» Il faut reconnaître qu’avec une aussi grossière confusion des genres, Nicolas Sarkozy a dû faire baver de jalousie Le Pen et les tortionnaires de tout acabit qui reprennent du poil de la bête en France. Il est resté indéniablement en phase avec la scandaleuse rhétorique développée par son «UMP» en 2005. Pour un président qui veut «bâtir un partenariat d’exception» avec l’Algérie, il a fait preuve d’une maladresse verbale tout aussi exceptionnelle.
- Le "bourreau" et sa "victime"... Les rôles sont facilement distribués... Le dualisme de cette configuration ne permet pas d'appréhender la complexité des relations dans la société coloniale. Bien sûr, le militant F.L.N. torturé pendant la "bataille d'Alger" est une victime et son bourreau est facilement identifiable.
Mais qui osera qualifier de "bourreaux" les jeunes militaires du contingent, débarqués en Algérie depuis une semaine, qui tombent le 18 mai 1956 à Palestro dans une embuscade et dont les corps sont retrouvés atrocement torturés...? Témoignage du lieutenant Poinsignon : "On s'était acharné avec une incroyable sauvagerie. Ce que nous avons vu était tel que j'ai demandé par écrit un examen médico-légal pour déterminer les causes de la mort et si les mutilations avaient précédé ou suivi celle-ci. Je n'en ai jamais connu les résultats ; je n'ai même jamais su si cette autopsie avait bien été faite…. Torturés à mort, les jeunes soldats ont eu les yeux crevés… Les corps ont été vidés de leurs entrailles et bourrés de cailloux. Le FLN leur ont zébré les pieds à coups de couteau et leur ont coupé les testicules…."

Maurice Feignon, jeune médecin auxiliaire, torturé au fer rouge et à
l'eau bouillante avant d'être égorgé par des maquisards du F.L.N.
Qui osera qualifier de "victimes" (et de héros...?) les 220 hommes de l'A.L.N. qui le matin du 27 mai 1957 encerclent le village de Melouza - dont le tort serait de soutenir les Algériens messalistes et non le F.L.N. - et qui assassinent 303 personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants, tous mutilés...?

Melouza : des civils algériens massacrés par le F.L.N. en 1957
Et comme pour tirer une dernière salve avant son retour sans doute triomphant à Paris, l’invité du président Bouteflika fait un clin d’œil attendrissant à ses concitoyens qui ont quitté l’Algérie en 1962. Une façon bien subtile de tordre le cou aux autorités algériennes coupables, d’après lui, d’avoir renvoyé les colons chez eux et d’avoir fait preuve d’inhospitalité… «Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter.» Ainsi, aussi «profondément injuste» qu’il fut, le système colonial, suggère-t-il, était animé et encadré par des hommes et des femmes qui aimaient l’Algérie ! Et voilà qu’on est en plein dans l’article 04 de la scélérate loi du 23 février 2005 énonçant le rôle positif de la France coloniale !
Hassan Moali
- On peut considérer "juste" la lutte pour l'indépendance menée par une partie du peuple algérien. Mais on ne doit pas oublier que ce combat a aussi charrié des crimes et des abominations. Et que l'histoire ne s'écrit pas avec les catégories d'un simplisme opposant un bourreau et une victime.
Dans Apologie pour l'histoire, le grand médiéviste Marc Bloch écrivait en 1941 : "Longtemps, l'historien a passé pour une manière de juge des Enfers, chargé de distribuer aux héros morts l'éloge ou le blâme. Il faut croire que cette attitude répond à un instinct puissamment enraciné." Et en forme de rejet de cette histoire/juge, il exhortait à la production du seul savoir : "Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce, par pitié, dites-nous simplement quel fut Robespierre".
Les faits rappelés ci-dessus - et les photos montrées - sont largement connus. Même si on hésite encore à les intégrer dans l'écriture universitaire de l'histoire. À Alger, on taxera peut-être ceux qui les mentionnent de "révisionnistes", d'extrême-droitisme ou de je ne sais quoi d'autre... On aura ainsi une preuve supplémentaire que l'exigence d'une condamnation et d'excuses pour la période coloniale relève d'une controverse politique et idéologique qui manipule l'histoire. Rien de plus.
Michel Renard

Algérien assassiné par le F.L.N. :
où est le bourreau, où est la victime...?
Commentaires sur une certaine rhétorique algérienne "anticoloniale" (Michel Renard)
- Relativité du devoir patriotiqueArchives

HolocausteConfession d' un vengeur
Par Carmel Hesi et Charles Gilbert, publié le 26/03/1998
Après guerre, Joseph Harmatz fit partie d'un commando juif chargé de liquider des Allemands. Il raconte
A la fin de la guerre, c'était devenu notre seule obsession: rendre aux Allemands ce qu'ils nous avaient fait, oeil pour oeil. J'étais enragé, je ne vivais plus que pour cela." Pour la première fois, Joseph Harmatz avoue: en 1946, avec un groupe de partisans juifs, il a participé à l'assassinat de plus de 300 prisonniers allemands dans un camp, près de Nuremberg. Après avoir gardé le silence pendant cinquante ans, ce haut fonctionnaire israélien a fini par se décider à publier ses Mémoires, dans lesquels on découvre la terrible et douloureuse histoire de ceux qui s'étaient surnommés "les Justiciers": From the Wing (Vu de loin) sera édité par The Guilde of Books, en Grande-Bretagne, au mois de mai prochain.
Mais, sans attendre, Joseph Harmatz a accepté de se raconter à L'Express. Le jeune maquisard enragé est devenu un vieil homme chauve et rondouillard qui coule des jours tranquilles dans son appartement d'une banlieue chic, sur les hauteurs de Tel-Aviv. Ex-président mondial de l'Organisation internationale juive pour l'éducation (ORT), conseiller à l'Unesco, décoré par la France de la médaille du Mérite - pour avoir fondé, avec la famille Paquet, la Société de navigation franco-israélienne - l'ancien soldat de l'armée des ombres n'avait jamais accepté d'évoquer au grand jour cette période trouble de son existence. "Même mes deux fils, âgés de 40 ans, ne savaient pas." Il a attendu de prendre sa retraite pour révéler les dessous de cet épisode jusque-là tabou de l'histoire secrète d'Israël.
Harmatz fut l'un des principaux organisateurs de l'opération "Nakam" (vengeance, en hébreu), montée à la Libération par un petit groupe de combattants juifs. Il s'agissait carrément d'exécuter le plus grand nombre possible d'Allemands, pour les punir de la Shoah. "On voulait en tuer 6 millions, un pour chaque martyr des camps de concentration", raconte-t-il. Leur équipée durera un an, de mars 1945 à avril 1946, avant que les dirigeants sionistes, soucieux de ne pas ternir la réputation du futur Etat d'Israël, y mettent brutalement fin.
C'est une histoire de nuit et de brouillard, de crimes et de châtiment, qui resurgit par un étrange hasard au moment où le pape reconnaît la responsabilité des chrétiens dans la genèse de l'antisémitisme, et alors que l'Etat hébreu s'apprête à fêter ses 50 ans d'existence. Harmatz apporte des précisions troublantes sur l'opération "Vengeance"; il laisse notamment entendre que le premier président de la République israélienne, Chaïm Weizmann, dont le nom n'est jamais cité dans le livre, a activement soutenu les "Justiciers".
1943: jeune rescapé du ghetto lituanien de Vilnius, où son père s'est suicidé, Joseph s'enfuit par les égouts et rejoint un groupe de résistants juifs dans le maquis de la forêt balte. Il a alors 19 ans. Leur chef, Abba Kovner, est un jeune poète et écrivain de 27 ans, militant socialiste de la Jeune Garde sioniste, qui a monté un réseau pour organiser l'émigration clandestine des juifs rescapés d'Europe vers la Palestine. Kovner sera le cerveau et l'âme de l'opération. Une nuit de mai 1945, alors que, dans le sillage des armées alliées, on découvre l'horrible réalité des camps, il réunit chez lui une quarantaine de ces garçons et filles déracinés et hantés par la même idée: détruire à leur tour le peuple assassin. "Nous voulions recouvrer notre fierté, déclare Harmatz. Nous refusions qu'on puisse dire que les juifs avaient été menés à l'abattoir comme des moutons." Après tout, Churchill lui-même semblait leur donner raison. "L'idée de voir les juifs s'attaquer ouvertement aux assassins de leurs coreligionnaires me plaît, et je pense qu'elle causera une vive satisfaction aux Etats-Unis", avait déclaré le Vieux Lion au moment de créer la Brigade juive. Plusieurs officiers de cette division britannique rejoindront le groupe des Justiciers, comme le futur général de l'armée israélienne Michael Bengal, ou Haïm Laskof, qui deviendra chef d'état-major de Tsahal...
En 1945, Abba Kovner tient à obtenir l'appui des dirigeants de l'agence juive. Il se rend en Palestine, où il rencontre David Ben Gourion, le futur Premier ministre. Mais celui-ci refuse d'être mêlé à l'entreprise: "Nous prendrons notre revanche comme Etat, répond-il sèchement, en demandant des réparations." Un autre leader sioniste accepte pourtant de les aider: biochimiste de formation, Chaïm Weizmann les met en contact avec le Pr Ernest David Bergman, qui deviendra le futur patron de la recherche nucléaire israélienne - celui-ci leur permet de se procurer un stock d'arsenic - puis avec un industriel juif allemand, qui accepte de financer leur action en leur confiant une petite quantité d'or.
Les Justiciers ont planifié trois opérations pour mener à bien leur besogne. La première consiste à empoisonner le réseau d'eau potable des villes de Hambourg et de Nuremberg. Des partisans se font embaucher dans les réseaux de distribution. Pour épargner les innocents, on a prévu de fermer les vannes alimentant les quartiers où sont installés les camps militaires américains. Mais l'expédition capote à la dernière minute. Abba Kovner, qui devait ramener le poison de Palestine, est arrêté à Toulon et refoulé vers l'Egypte. Nullement découragé, le groupe se lance alors dans l'exécution du "plan B", en prenant pour cible 36 000 prisonniers SS parqués dans des stalags à proximité de Nuremberg. En avril 1946, ils s'introduisent en catimini dans la boulangerie qui alimente le camp et badigeonnent quelques milliers de miches de pain à l'arsenic. Interrompus par une patrouille de police, ils parviennent à s'enfuir de justesse. Le surlendemain, les journaux allemands évoquent laconiquement l'attentat. Bilan: un millier de détenus hospitalisés, dont 300 à 400 n'auraient pas survécu, estime Joseph Harmatz.
Ben Gourion arrête l'opération
La troisième opération concoctée par l'état-major de Nakam - basé à Paris - n'aura jamais lieu. Elle prévoyait de faire exécuter Hermann Göring, Rudolf Hess et une dizaine d'autres responsables nazis, en plein tribunal de Nuremberg, par un commando de juifs déguisés en policiers militaires. Mais, en Palestine, les dirigeants sionistes commencent à s'inquiéter: ils ne veulent pas que le futur Etat juif soit compromis par cette affaire d'assassinat. En mai 1946, Ben Gourion ordonne au chef de la Haganah en Europe de rapatrier les membres du groupe en Palestine. C'est là que Joseph Harmatz retrouvera sa mère, miraculée des camps, qui lui apprendra que ses deux frères sont morts en déportation.
Il reste aujourd'hui une dizaine d'ex-Justiciers encore en vie, la plupart installés en Israël. Joseph, qui refuse le qualificatif de sioniste et se dit partisan d'une confédération entre Israël et la Jordanie, assure qu'il n'éprouve plus la moindre haine envers ceux qu'il rêvait d'éliminer. "Tout cela appartient au passé, nous vivons dans une autre époque." Persuadé que la mission des Justiciers a été sabotée depuis le début, le vieil homme reconnaît qu'il valait mieux qu'elle se termine ainsi. "Weizmann était préoccupé par le passé et la Shoah, dit-il. Ben Gourion pensait à l'avenir. C'est lui qui avait raison." - QUE FAIT ZHORA DRIF?L'appel au secours de Djamila Bouhired

Née dans une famille de classe moyenne d'un père algérien et d'une mère tunisienne, elle est scolarisée à l'école française (il n'y en avait pas d'autres). Elle rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaillera plus tard comme officier de liaison, membre du « réseau bombes » et assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la Zone Autonome d'Alger pendant la bataille d'Alger. Elle dépose, le 30 septembre 1956, une bombe qui n'explose pas dans le hall du Maurétania. Elle recruta Djamila Bouazza qui, elle, déposa le 26 janvier suivant une bombe très meurtrière au Coq Hardi.
Aujourd'hui âgée de plus de 75 ans, Djamila Bouhired est malade et elle n'a pas les moyens de se soigner. Indignée devant l'indifférence des autorités algériennes, elle a décidé, comme un ultime recours, de lancer un appel à l'aide à ses concitoyens.
« Bonjour, je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. » C‘est par ces mots que l’ex-combattante du FLN a débuté sa lettre publiée dans le quotidien El Watan. Elle y décrit son dénuement, sa maladie, sa détresse, comme un appel au secours, cette lettre a suscité un énorme élan de solidarité à son égard.
Alors l’ex-combattante du FLN a décidé de devenir le porte-parole de ces anciens combattants. Dans une lettre ouverte adressé le 9 décembre 2009 au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, elle écrit :
« Monsieur,
Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent.
Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement.
Ces frères et sœurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’à vous-même et à tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre.
Avec mes sentiment patriotiques. » - Djemila BouhiredQUE FAIT JACQUE VERGES POUR LA MERE DE SES ENFANTS

Djamila Bouhired épouse Jacques Verges.
Née dans une famille de classe moyenne d'un père algérien et d'une mère tunisienne, elle est scolarisée à l'école française (il n'y en avait pas d'autres). Elle rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaillera plus tard comme officier de liaison, membre du « réseau bombes » et assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la Zone Autonome d'Alger pendant la bataille d'Alger.
Elle dépose, le 30 septembre 1956, une bombe qui n'explose pas dans le hall du Maurétania. Elle recruta Djamila Bouazza qui, elle, déposa le 26 janvier suivant une bombe très meurtrière au Coq Hardi.
En avril 1957, elle est blessée dans une fusillade et capturée par la 4eme compagnie du 9eme Zouave (cantonnée dans le palais Klein Basse Casbah) Elle est soupçonnée d'être une militante de la cause algérienne, inculpée pour ses actes d'héroîsme, torturée et condamnée à mort.
Son exécution est stoppée par une campagne médiatique menée par Jacques Vergès et Georges Arnaud. Ils écrivent un manifeste, publié la même année aux Éditions de Minuit, Pour Djamila Bouhired. C'est, avec le livre d'Henri Alleg La Question, l'un des manifestes qui alerteront l'opinion publique sur les mauvais traitements et les tortures infligés par l'armée aux combattants algériens. Devant le tollé international soulevé par sa condamnation, elle est finalement graciée et libérée en 1962.
Après sa libération, elle travaille avec Jacques Vergès – qu'elle épousera en 1965 (Veres se convertira à l'Islam) – sur Révolution africaine, un magazine centré sur les révolutions nationalistes africaines. De son mariage avec Vergès, elle a eu deux enfants, Meriem et Liess Vergès. Le 20 novembre 1995, elle a une petite-fille, Fatima Nur Vergès-Habboub, de sa fille Meriem et du mari de celle-ci, Fouad.
Sa vie a été adaptée au cinéma par Youssef Chahine dans le film Djamilah, sorti en 1958.
Chahine, pour la rencontrer, se rendra en Algérie en pleine guerre d'indépendance, mais n'y parviendra pas. Son parcours est aussi évoqué dans la première partie du film L'Avocat de la terreur, consacré à Jacques Vergès.
Elle se distinguera par sa discrétion, loin des médias, des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir.
Jacques Verges Il quitte la Réunion à 17 ans et demi pour s'engager dans la Résistance en 1942 puis passe en Angleterre, où il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL) le 22 janvier 1943. Plusieurs fois médaillé, il se bat notamment en Algérie, au Maroc, en Italie puis en France avec le grade de sous-officier. Il reste toujours profondément gaulliste et attaché à la personne du Général, on parle même de gaullo-communisme pour le qualifier idéologiquement. Il ne revient à la Réunion en voyage qu'en 1961 puis 1984
Le jeune avocat anticolonialiste demande alors au PCF et au PSU de s'occuper d'affaires en Algérie. Il milite alors pour le FLN et défend leurs combattants, dont l'emblématique Djamila Bouhired, qui avait été capturée par les paras français, torturée puis jugée et condamnée à mort pour attentats à la bombe en Algérie notamment au Milk-Bar (5 morts, 60 blessés dont beaucoup de civils), sa cliente devient pour quelques années son épouse et ils ont deux enfants, Meriem et Liess Vergès (dont Fatima Nur Vergès-Habboub, sa petite fille venant de Meriem). Il quitte le PCF en 1957.
À l'indépendance de l'Algérie en 1962, Jacques Vergès s'installe à Alger et devient le chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères. Il fonde alors une revue tiers-mondiste financée par le FLN, Révolution africaine. Jacques Vergès rencontre Mao Tsé-Tsoung en mars 1963 et se rallie très rapidement aux thèses maoïstes. Il est alors destitué de ses fonctions et doit rentrer à Paris
De 1970 à 1978 Vergès est très à l'Est de la France.« très à l'est de la France »). Le juge Thierry Jean-Pierre, qui a écrit un livre sur les frères Vergès, argue d'une fuite en avant : « À l'époque, il est mal. Michel Debré veut sa peau, et le Mossad veut le tuer, car il défend des Palestiniens. Il part du jour au lendemain, en Asie, agent des services secrets chinois. Ils l'utilisent au Cambodge et au Viêt Nam ». Dans le documentaire L'Avocat de la terreur, de Barbet Schroeder, il reconnaît avoir été ponctuellement présent à Paris de manière clandestine pendant cette période. Le cinéaste retient également la thèse d'un problème financier personnel comme seule cause de sa disparition.
Aujourd’hui âgée de plus de 75 ans, Djamila Bouhired est malade et elle n’a pas les moyens de se soigner. Indignée devant l’indifférence des autorités algériennes, elle a décidé, comme un ultime recours, de lancer un appel à l’aide à ses concitoyens. - Hommage à BouchafaHOMMAGE A BOUCHAFA

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Né le 29 décembre 1903 au Douar Harbil (département de Constantine), il immigre en France après la Première Guerre mondiale. Ouvrier dans une usine de Clichy, militant communiste et un temps permanent de la section coloniale du PCF, Salah Bouchafa est membre fondateur de l’Étoile nord-africaine. En 1930, il est le gérant du journal Le Réveil Colonial publié en arabe. En 1931, l’année même de l’exposition coloniale de Paris, Salah Bouchafa est le responsable de la section nord-africaine de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) pour les questions coloniales. En 1937, il préside la Ligue de Défense des musulmans nord-africains.
Antifasciste, il refuse la victoire de l’Allemagne nazie et continue à militer dans le PCF clandestin. Il est arrêté le 27 juin 1941 à Clichy, puis interné au camp de Compiègne. Le 23 janvier 1943, il est déporté au camp de concentration de Sachsenhausen où il reçoit le matricule 59101. En 1944, il est déporté au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le 6 avril 1944. Il reçut, à titre posthume, la mention « mort en déportation » et « mort pour la France ». Après guerre, la Ville de Paris donna son nom à un foyer pour travailleurs algériens (aujourd'hui détruit) rue Lecomte dans le 15e arrondissement. - La fin d'un mondeMohamed MOKRANI

El Hadj
Bachagha
Commandeur de la Légion d'Honneur '
Date de Naissance : 1815
Lieu de Naissance : Bordj-Bou-Arreridj
Pays de Naissance : Algérie
Date de décès : 5 mai 1871
Lieu de décès : Aumale Inhumé à B.B.A
Pays de décès : Algérie
Présentation :
El Hadj - Grand chef kabyle - Commandeur de la Légion d'honneur
Faits marquants :
1870 - Commandeur de la Légion d'honneur
1871 - Fait alliance avec la confrérie religieuse des Rahmaniya et déclenche l'insurrection de 1871 contre les français
Dates importantes :
Combat de l'Oued-Soufflat sera abattu par les troupes françaises le 5 mai 1871
Contexte :
Fils de Ahmed El MOKRANI, grand chef Kabyle qui avait permis le succès de l'expédition des "portes de fer", il voit ses pouvoirs réduits : le khalifa hérité de son père est supprimé, il est nommé Bachagha et subordonné au commandant supérieur.
Bachaga de la Medjana, il trouve son fief bien réduit, même si sa superficie en reste importante, et si son influence s'exerce bien au-delà des limites administratives :
(Les féodaux algériens alliés de l’armée française, voyaient leur influence en perte de vitesse à mesure que s’appauvrissait le peuple (en particulier la grande famine de 1857, attise la rébellion). et que les prérogatives des militaires passaient aux mains des civils et que se consolidait le nouveau régime qui rognait leurs privilèges).
Un voyage à la Mecque puis à Paris où il sera invité à la cour de l'Empereur l'émerveillera. Il rentrera enchanté d'être l'allié d'un tel pays si important dans le monde.
En 1861, il reçoit la Légion d'honneur puis sera commandeur et en 1870 deviendra membre du Conseil Général de Constantine.
Mahieddine, fils de l'Émir Abd-el-Kader, se trouve en Tunisie. Il prépare la Djihad (Guerre Sainte) et aidé par l'armée turque, il va reconquérir l'Algérie.
Alerté dans son exil de Damas, l'Émir Abdel-Kader désavoue son fils et manifeste sa réprobation avec vigueur.
El Mokrani n'est pas prêt pour la Djihad, ni même pour sauter le pas.
Son orgueil est encore retenu pas ses engagements envers la France.
Mais le gouvernement civil était l'effroi du bachagha ; ce qu'il voyait, ce qu'il entendait, ce qu'il lisait dans les journaux n'était pas de nature à modifier ses sentiments. Le décret du 24 octobre 1870 naturalisant les Israélites ajouta à son amertume : Je consens, disait-il, à obéir à un soldat, je n'obéirai jamais à un Juif ni à un marchand. La situation se tendait de plus en plus. On s'efforça de calmer Mokrani sans y parvenir : Les Français, disait-il, sont bien ingrats et injustes envers ma famille; ils veulent me jeter dans l'insurrection. Il renouvela sa démission. Le 14 mars, à la Medjana, un conseil de famille fut tenu dans lequel on décida une manifestation armée pour obliger le gouvernement français à compter avec les grands chefs. Le Bachagha ne voulait ni massacres ni pillages; il se proposait de bloquer et d'isoler les villes, d'où les Français ne pourraient plus sortir, afin de les contraindre à acheter par des concessions l'alliance des grandes familles : Je me bats, disait Mokrani, contre les civils, non contre la France ni pour la guerre sainte.
Mais devant la déliquescence du pouvoir, il passe le pas.
Le 15 mars 1871, toujours respectueux des formes, El Mokrani écrit au général Augeraud et au Capitaine Olivier pour leur redire qu'il n'obéira pas aux civils et les informer : Je m'apprête à vous combattre, que chacun aujourd'hui prenne son fusil. .
Il fait couper les poteaux du télégraphe, la conduite d'alimentation d'eau et déploie environ 15 000 hommes autour de Bordj-Bou-Arreridj qui fut pillée et incendiée; la petite garnison retirée dans le fort fut délivrée par une colonne de secours.
El Mokrani se réfugie dans les montagnes et s'allie au vieux cheikh El Haddad, à la tête de 100 000 hommes qui viennent d'entrer dans la guerre sainte en une quinzaine de points entre Alger et Collo.
Il lancera les tribus dans une formidable insurrection qui durera neuf mois et s'étendra jusqu'aux portes d' Alger à l'ouest et, au sud, jusqu'au Sahara.
Malgré les changements intervenus dans la politique française où un militaire, l'Amiral de Geydon, a remplacé les civils en Algérie et que Thiers a succédé au "juif ", le Bachaga continue à se battre.
Près d'Aumale, le général Cérez a entrepris de pacifier la région - au combat de l'Oued-Soufflat, entre Dra-el-Mizan et Bouïra, auquel participèrent 8 000 Indigènes, le Bachagha fut tué d'une balle qui le frappa entre les deux yeux. La nouvelle vola de crête en crête et parvint ensuite dans la plaine. Les fusils se turent. Lorsque Cérez le sut, il demeura un instant sidéré, puis il eut ce mot : Sa mort nous a sauvés et, cependant, loin de me réjouir, elle me cause beaucoup chagrin car il fut un adversaire courageux, loyal et brave. Il fit mettre ses troupes au garde-à-vous, l’arme au pied, à l’endroit même où elles se trouvaient et rendit hommage à la mémoire de son ennemi.
Son frère Boumezrag fait enterrer le corps à la Kalaâ des Béni-Abbès à l’ombre du Djurjdura qui l’a vu naître et grandir. Enfoui sous terre au cœur de sa forteresse natale sans signe distinctif.
(Les Ouled-Mokrani , famille kabyle installée depuis le quinzième siècle, s'étaient constitués une sorte de principauté qui s'étendait de l'Oued-Sahel au Hodna).
La rébellion se poursuivra jusqu'en janvier 1872.
Féodal anachronique, El Mokrani représente la dernière grande figure d'une noblesse militaire algérienne. Sa mort marque la fin d'une conception de la vie.
N.B :Les cinq frères d'El Mokrani et son fils qui ont pris une part active à la rébellion sont condamnés par la cour d'assises au bannissement en Nouvelle-Calédonie . Ils y sont restés quelques années et furent pour beaucoup amnistiés pour avoir aidé les autorités calédoniennes à stopper la révolte de 1878. Seule exception, le fils d'El Mokrani n'est rentré en Algérie qu'en 1927
En Algérie : Commémoration
Kalaâ NAth Abbès : commémoration de la mort de bachagha El Hadj El Mokrani
Le village de la kalaâ Nath Abbès, dépendant de la commune d’Ighil Ali, wilaya de Béjaïa (Bougie), s’apprête à commémorer le 135e anniversaire de la mort de Mokrani au champ de bataille. (2006)
Source : Revue P.N.H.A n° 106 - Comment écrire l'histoire d'un pays qui n'existait pas.ECRIRE L’HISTOIRE D’UN PAY QUI N’EXISTAIT PAS.

ABDEL KADER INTERPRETE SA DEFAITE COMME UN FAIT DIVIN QUI DONNE LA TERRE D’ALGERIE AUX CHRETIENS.
AVANT 1830 LES POPULATIONS ARABOPHONES PRATIQUAIENT LA RELIGION MUSULMANE ALORS QUE LES POPULATIONS BERBÉROPHONES PRATIQUAINT LA RELIGION ANCESTRALE BERBÈRE( PAGANISME).DE FAIT ELLE N'ÉTAIT PAS MUSULMANE.ON PEUT DIRE QUE 85 POUR CENT DES ALGÉRIENS N'ÉTAIENT PAS MUSULMANS AVANT 1830
AVANT 1830, L'ARABE ÉTAIT PARLÉ ESSENTIELLEMENT DANS LES VILLES.DANS LES RÉGIONS MONTAGNEUSES ET LES CAMPAGNES, LE PARLER ARABE ÉTAIT TOTALEMENT IGNORÉ POUR LES POPULATIONSQUI S'EXPRIMAIEN EN BERBÈRE
Le gouverneur turc d'Oran, Hassan, en fuite, demanda asile à celui dont il avait mis la tête à prix. Le marabout allait lui offrir l'hospitalité et ses services, mais Abd el-Kader s'y opposa énergiquement : le bey d'Oran dut se rendre quelques jours plus tard aux troupes françaises. Mahieddine, choisi comme chef de l'insurrection, marcha avec ses troupes d'abord contre la garnison turque de Mascara, qu'il massacra sans pitié ; puis il combattit courageusement les Français sous les murs d'Oran avec son fils Abd el-Kader
Le 16 mai 1843, forçant Le chef musulman à se replier au Maroc. Bugeaud traverse deux fois La frontière pour tenter de capturer l'insaisissable. Tous les prisonniers d'Abd el-Kader témoignent de sa générosité, de son empathie. Talonné aussi par les Marocains, l'Algérien se rend en 1847 « Dieu m'est témoin de nos ultimes efforts pour défendre notre terre et notre foi. S'il ne nous a pas donné la victoire, c'est que dans son infinie sagesse, il a décrété que cette terre devait appartenir aux chrétiens. »
Guy de Maupassant « Alors on part pour l’intérieur du pays avec les idées que les journaux algériens vous ont inculquées. On gagne un cercle militaire et on se présente chez ces légendaires capitaines de bureaux arabes, ces ogres féroces, ces monstres, ces spoliateurs !!! On trouve des hommes charmants, instruits, pleins de réflexion, de douceur et de pitié pour l’Arabe. Ils vous disent « C’est un peuple enfant qu’on gouverne avec une parole. On en fait ce qu’on veut, il suffit de savoir le prendre. » Et savez-vous ce qu’ils font, ces capitaines de bureaux indigènes ? — Ils défendent l’Arabe contre les vexations et les exactions du colon ».
L’historien Jean Lacouture a également retenu pour les évènements de Sétifque « des unités de troupes noires tuèrent et pillèrent pendant quarante-huit heures ». Ces différents faits nourrissent l’accusation des massacres. Ce qui ressort des archives militaires et des travaux de Vétillard en tempère non la réalité mais la dimension. Ainsi, de combien d’avions l’état-major dispose-t-il pour ses opérations ? De douze chasseurs et douze bombardiers légers. Combien effectuent-ils de missions d’assaut ? Vingt en quinze jours. La marine ? Un croiseur, le Duguay-Trouin, au large de Bougie. Le 10 mai, au plus fort de l’insurrection, il tire vingt-trois coups de 155 pour disperser des rassemblements des tribus insurgées.
Ben Bella lors d’un discours en 1965 disant que nous avons fait cette révolution seulement et uniquement pour asseoir l’hégémonie de l’Islam.
La mentalité des poseurs ou poseuses de bombe s’echauffaient les esprits en prévoyant une apocalypse pour la population française. Ces femmes cultivées au doux regard adeptes de la philosophie des Lumières pour certaines qui posaient les bombes se se trouvaient après leur explosion dans un grand orgasme que leur avait donné la puissance de tuer. Le plaisir se prolongeait par une contemplation narcissique leurs victimes dans les journaux.
Ferhat Abbas, dans son Testament politique, écrit en 1945 et resté inédit jusqu'en 1994, condamne « les organisateurs d’émeutes, ceux qui avaient poussé à la violence des paysans désarmés ... ceux qui tels des chiens sauvages se sont jetés sur Albert Denier, secrétaire de la section communiste, auquel un salaud sectionna les mains à coup de hache »
Les émeutes de Sétif sont présentées habituellement, comme une immense "ratonnade", visant à exterminer de paisibles manifestants sans mauvaises intentions
L'origine de l'exaspération est à chercher dans la disette due à la guerre, à la famine (« Je crois pouvoir affirmer que 50% au moins de la population se nourrissent d'herbes et de racines » , écrivait Albert Camus en juin 1939 dans Alger Républicain
J'ai été amené à reprendre la rédaction de plusieurs passages m'appuyant principalement sur le livre de Jean-Louis Laplanche, dernière étude sur le sujet. On arma bien des prisonniers de guerre allemands et italiens pour aider à la repression, mais ceci figure dans le développement. La manifestation de Sétif du 8 mai est tolérée, son effectif n'était plutôt de 4000 que de 10000. De nombreux civils participent à ce premier massacre de la manifestation du 8 mai. Les combattants indigènes ne sont pas encore rentrés un Algérie à ce moment là, et autres précisions. Il reste à parler de Guelma.Vicq 17 janvier 2007 à 22:56 (CET)
Quant au journal " L'Humanité ", il incriminait des " provocateurs hitlériens " pour les évènments de Sétif, Guelma et le massif des Babors..
Messali avait à l’arrivée des Américains fin 1942 chassé de son partie les éléments hitlériens. La question est de savoir ce qu’ils sont devenus.
Les autorités médicales françaises estiment qu’il y a au moins 6000 tués et 14 000 blessés
Un ordre d'insurrection sera donné le 23 mai par le PPA mais aussitôt annulé.
Le Manifeste du peuple algérien du 10 février 1943, réclame une Constitution où l'égalité absolue entre hommes quelle que soit la race ou la religion sera proclamée. L'additif au Manifeste du 26 juin 43, approuvé par le Gouverneur général Peyrouton, prévoit la création d'un État algérien à la fin de la guerre et la participation immédiate des représentants musulmans au gouvernement de l'Algérie.L'administration française ne cherche le calme et ne cherche pas a affronter frontalement les lobby locaux pendant que les troupes « indigènes » participent aux combats en Italie, en Corse, à l'île d'Elbe puis au débarquement de Provence (Ben Bella combattra au Monte Cassino en avril 1944). L'ordonnance du 7 mars 1944 de De Gaulle retarde l’application des promesses faites et ne reprend que le projet Blum-Viollette rejeté en 1936 par les colons, en proposant le droit de vote pour 65 000 algériens.
À Sétif, la manifestation séparée des manifestations officielles, est autorisée à condition qu'elle n'ait pas de caractère politique : « aucune bannière ou autre symbole revendicatifs, aucun drapeau autre que celui de la France ne doit être déployé. Les slogans anti français ne doivent pas être scandés. Aucune arme, ni bâtons, ni couteaux ne sont admis ».
Cette manifestation commence à envahir les rues dès 7h45 heures, estimée à plus de 10 000 personnes, chantant l’hymne nationaliste Min Djibalina (De nos montagnes), défile avec des drapeaux des pays alliés vainqueurs et des pancartes « Libérez Messali », « Nous voulons être vos égaux » ou « À bas le colonialisme ». Vers 8 h 45 surgissent des pancartes « Vive l'Algérie libre et indépendante » et en tête de la manifestation Aïssa Cheraga, chef d'une patrouille de scouts musulmans, arbore le drapeau algérien. Tout dérape alors : devant le café de France, avenue Georges Clemenceau1, le commissaire Olivieri tente de s’emparer du drapeau, mais est jeté à terre. Selon un témoignage, des Européens en marge de la manifestation assistant à la scène se précipitent dans la foule. Les porteurs de banderoles et du drapeau refusent de céder aux injonctions des policiers. Des tirs sont échangés entre policiers et manifestants.
Un jeune homme de 26 ans, Bouzid Saâl, s'empare du drapeau algérien mais est abattu par un policier ou par un manifestant. Immédiatement, des tirs provenant de policiers provoquent la panique.
Les manifestants en colère s'en prennent aux Français, au cri de "n'katlou ennessara", et font en quelques heures 28 morts chez les Européens, dont le maire qui a cherché à s'interposer, et 48 blessés. Il y aurait de 20 à 40 morts chez les colonisés, et 40 à 80 blessés. Il ya aura aussi plus de 800 Algériens fidèles à la France qui seront abattus.
L'armée fait défiler les tirailleurs algériens, qui n'ont pas tiré2, mais, alors que l'émeute se calme à Sétif, dans le même temps, des émeutes éclatent aux cris du « Djihad » dans la région montagneuse de petite Kabylie, dans les petits villages entre Bougie et Djidjelli. Des fermes européennes isolées et des maisons forestières sont attaquées et leurs occupants assassinés.
Le mouvement s'étend très rapidement, et, le soir même à Guelma, une manifestation s'ébranle. Le sous-préfet Achiary, un ancien résistant, fait tirer sur les manifestants21. On relève un mort et six blessés parmi les manifestants, 5 blessés dans le service d'ordre. Le cortège se disperse. Le sous-préfet dispose de trois compagnies de tirailleurs en formation, tous musulmans. Il consigne la troupe et fait mettre les armes sous clés. Un bataillon d'infanterie de Sidi-Bel-Abbès, convoyé par des avions prêtés par les Américains, arrive le 9 dans la journée pour évacuer des petits villages d'« Européens » qui sont encerclés par les émeutiers.
Le témoignage de M. Lavie, minotier à Héliopolis, est instructif sur l'état de panique des Européens : « Dès la fin du méchoui du 8 mai, je décide de transformer le moulin neuf pour abriter la population d'Héliopolis, et tous les colons des environs que j'ai pu joindre. Au cours de l'après-midi, je fais construire un réseau de barbelés, long de 300 mètres, électrifié sous 3 000 volts et alimenté par le groupe électrogène de la minoterie. Meurtrières percées dans les murs d'entrée, portes obstruées par des herses renversées sur six mètres de profondeur et défendues par des feux croisés. La population protégée a vécu dans ces conditions pendant un mois jusqu'à ce que l'ordre soit rétabli ».
Se produiront des violences contre les Européens dans le Constantinois, surtout dans les fermes isolées. Des femmes sont violées, des actes de barbarie sont commis. Le nombre total d'Européens tués aurait été de 102. Parmi les victimes, on trouve des modérés du « troisième camp », tels le maire de Sétif, ou Albert Denier, le secrétaire du Parti communiste, qui aura les deux mains tranchées2
Sur ce mythe de la manisfestation spontanée et pacifique de Sétif du 8 Mai 1945, tout avait été prévu à l'avance. Le 1 juin 1945 Messali Hadj fait défiler 20 000 personnes à AlgerLes dirigeants clandestins du PPA surtout à partir de Mars 1945 adoptent une tactique de harcèlement progressif sur tout le territoire avec trois objectifs: Attirer l’attention internationale sur les revendications des indépendantistes et prouver la détermination des indigènes à obtenir l’indépendance. Mobiliser les foules autour d’un objectif commun, instaurer un climat pré insurrectionnel en vue d’un insurrection radicale et brutale en prenant en mains les militants de l' A.M.L. (amis du manifeste et de la liberté) Provoquer les forces de l’ordre de façon croissante jusqu’à la réponse qui entraînera l’insurrection populaire et fera tomber le régime colonial français afin d’entrainer l’intervention des forces Anglo-Américaines.
La ou l’analyse des faits ce compliquent des témoignages d’officiers aviateurs français disent que les militaires français aurait refusé de monter dans leur avion et attestent que des aviateurs anglais ont reçu l’ordre de prendre place dans les avions français et un observateur américain sera présent du côté de l’armée française.
Contrairement aux écrits des anti-colonialiste, des humanistes, de certains journalistes et de l’historien Planche Jean-Louis, la manifestation de Sétif n’avait rien de pacifique, ni de spontanée. Les évènements de Mai 1945 à Sétif, trouvent leur fondement dés la signature de l’armistice le 22 Juin 1940.
Après la défaite Française, une multitude d’actes et d’incidents sont survenus dans l’ensemble du Magreb.
Le 30 Juillet 1943, un notable indigène de Constantine signale aux autorités civiles et militaires les faits suivants :
Le mot d’ordre suivant circule parmi mes coreligionnaires :
Armez vous et attendez »
En Juin 1944, Le bulletin de renseignement N° 16 du commissariat d’Etat aux affaires musulmanes indique : « Les partis nationalistes
placent leur confiance dans la période qui suivra l’Armistice, moment où ils ont l’intention de réclamer avec véhémence, l’application immédiate de leurs programmes »
En Décembre 1944, L’armée apprend l’existence d’un important trafic d’armes entre la Tunisie et le Sud Algérien. Dépôts d'armes enterrées dans le Sud Tunisien par les Américains constitués des armes prises aux Italiens défaits en 1943. M. Brive administrateur principale de la commune mixte d’ Oued-Marsa n’hésitait pas à prévenir par écrit les autorités civiles en ces termes.
« La révolte gronde »
En Février 1945, la ligne insurrectionnelle prend forme.Pour les dirigeants musulmans, il faut à tout prix proclamer l’indépendance avant l’Armistice. Selon M. Mohammed Harbi : Le PPA, les AML et les oulémas se réunissent pour examiner l’éventualité de tenir un congrès national pour proclamer l’indépendance de l’Algérie. Messali est informé de ce projet alors qu’il est en résidence surveillée à Reibell. Sa tentative d’évasion échoue, il est transféré à El-Goléa puis à Brazaville le 23 Avril 1945.
En Avril 1945, Dans la région de Zeralda, un garde forestier et sa femme sont assassinés, leur fille est violée. A Tazmalt, au nom de l’islam, des jeunes musulmans se réclamant des AML, empêchent la vente et le transport de boissons alcoolisées. A Biskra, les scouts musulmans troublent une fête regroupant les autorités civiles et militaires. Ils envahissent la salle et jetent des pierres sur le service d’ordre. Quelques jours plus tard, le préfet Lestrade-Carbonnel de passage dans la ville est chahuté toute la nuit par des scouts musulmans.
A Alger, un trac est distribué pendant plusieurs jours : « Frères musulmans, la bête impérialiste se défend ! A vous de l’exterminer. »
Alger Lors de la manifestation du 1° Mai à Alger, ou 20 000 messalistes défilent il y eu entre 4 et 10 morts selon les divers témoignages.
Rachid Bouchareb, le réalisateur du film Hors-la- loi (qui a fait un flop sur les écrans français), a vu des centaines de tués allongés et alignés sur les trottoirs de Sétif ; il a vu des hommes tirer des balcons, des soldats français procéder à des exécutions sommaires ; il a même vu des miliciens faire feu avec des fusils de chasse sur des manifestants musulmans pacifistes et désarmés.
Cette vision “cinématographique” de la tragédie de Sétif, le 8 mai 1945, a déclenché des passions justifiées contre son film. Est-il excusable ? Né à Paris de parents algériens, et non en Algérie, huit ans après les faits, Rachid Bouchareb ne fait qu’épouser la version algérienne de l’histoire. Celle qui a été forgée pour que la France plie le genou de la repentance et du remords. Ici, la vérité historique importe peu : c’est d’une “reconstruction” qu’il s’agit.
Roger Vétillard n’est pas algérien, mais il est né à Sétif et en 1945.
Il n’est ni journaliste ni historien mais médecin, un professionnel méticuleux et persévérant qui a voulu rassembler tout ce qui existait sur cette tragédie, laquelle l’a d’autant plus marqué qu’il devait y perdre deux cousins, avant que la guerre d’Algérie ne vienne bouleverser sa famille. Il a publié deux gros ouvrages sur le sujet et affirme, pièces à l’appui, que le « nombre de fausses informations qui circulent à propos des événements de mai 1945 est à peine imaginable». Il s’agit bien des « événements de mai 1945 » et non pas de la seule émeute de Sétif. Or on a lu tantôt que, “selon les autorités françaises”, ces événements auraient provoqué la mort de 15 000 Algériens, et tantôt de 45 000, selon les autorités algériennes… Les émeutes et la répression se sont déroulées du 8 au 22 mai 1945, soit durant quinze jours : l’armée, la police, la gendarmerie françaises, les milices armées ont-elles pu faire entre 1000 et 3000 tués par jour – c’est-à-dire dix ou vingt fois plus par jour que durant la guerre d’Algérie elle-même ?
Les archives existent, rapports de police, témoignages, comptes-rendus militaires, ordres échangés ; il y a même eu une thèse sur le sujet. Le service historique des armées a publié l’essentiel des pièces il y a déjà vingt ans. Roger Vétillard a repris dans son étude (parue en 200
toute la matière disponible. L’historien Jean-Louis Planche a lui aussi cherché à reconstituer scrupuleusement la vérité.
Les drapeaux doivent être retirés, un policier tire…
Sétif est à l’époque une ville de 40 000 habitants située à 300 kilomètres à l’est d’Alger, dans le Constantinois. Le matin du 8 mai 1945, un cortège que l’on évaluera entre 4 000 et 8 000 manifestants, conduits par 200 scouts musulmans, se dirige vers le monument aux morts pour célébrer la victoire. C’est la raison pour laquelle, dans un pays qui est encore en état de siège, ce défilé est autorisé. Mais surgissent alors dans la foule des drapeaux algériens interdits, des banderoles nationalistes pour célébrer l’“Algérie indépendante”. Tout cela a été préparé. Le sous-préfet appelle la troupe pour dresser un barrage, mais ses hommes sont en petit nombre : les drapeaux doivent être retirés. Un policier tente de s’en emparer. « C’est le signal de la bagarre, écrit alors le général Henry Martin, qui commande le 19e corps d’armée à Alger. Des coups de feu éclatent ; les manifestants se répandent dans la ville, assaillant à coups de feu, de couteau ou de bâton, les Européens rencontrés. On entend : “Tuons les Européens”… »
Qui a tiré le premier ? Il semble bien que ce soit le policier, pour se dégager. en l’air ou à bout portant ? Un jeune manifestant tombe. Affolement. Des jeunes gens se mettent à attaquer le commissariat central. Puis c’est le déchaînement : jardiniers, commerçants, employés, colons, un directeur d’école, sont sauvagement agressés, atrocement mutilés. Le maire de la ville, socialiste nommé par les autorités de Vichy, est tué ; le chef de la section locale du parti communiste a les deux poignets tranchés. Le soir, on relève quatre morts parmi les émeutiers, mais vingt-huit parmi les Européens et quarante-sept blessés graves. À partir de ce moment, l’émeute s’étend dans tout le Constantinois.
Pour comprendre le déchaînement, ces événements doivent être situés dans le contexte du moment. L’Algérie compte alors trois départements français, soit six à sept millions d’“indigènes” musulmans et huit cent mille Européens. Alger a abrité le gouvernement provisoire du général de Gaulle, le pays a été bouleversé par les convulsions politiques qui ont déchiré les Français. Le 10 février 1943, influencé par le kémalisme, le panarabisme et la propagande allemande qui cherche à soulever les populations locales contre la tutelle française, Messali Hadj, créateur du Parti populaire algérien, lance un manifeste réclamant le pouvoir et l’indépendance. Un pharmacien de Sétif, précisément, Ferhat Abbas, se joint à lui. Pour calmer ces revendications, le général de Gaulle publie le 7 mars 1944 une ordonnance reconnaissant à tous les habitants d’Algérie l’égalité des droits, mais sans leur accorder la citoyenneté française et le droit de vote. « Trop tard », commente Ferhat Abbas.
Au moment où il le nomme en Algérie, au mois d’août 1944, le général de Gaulle donne au général Martin une consigne stricte : « Empêcher l’Afrique du Nord de glisser entre nos doigts pendant que nous libérons la France. »
Les événements étrangers précipitent les choses : le Japon humilie la France à Hanoi, le 9 mars 1945. La conférence des Nations unies qui s’ouvre le 25 avril à San Francisco fait miroiter leur indépendance aux peuples encore sous tutelle impériale. Une rébellion surgit en Syrie et au Liban, le Général doit y envoyer des renforts et bombarder Damas, avant de céder sous la pression britannique. « En Algérie, écrit-il dans ses Mémoires de guerre, un commencement d’insurrection, survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes, a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau. » Dès le 1er mai, des incidents ont en effet éclaté à Alger (la police a tiré), à Oran, à Mostaganem et ailleurs. On crie “À bas la France” et “À bas les juifs”. Les autorités redoutent la répétition de ces incidents au moment où l’Allemagne capitule ; la troupe est consignée.
Au lendemain de la terrible journée de Sétif, l’insurrection se répand. Elle éclate à Guelma, sous préfecture de 16 000 habitants dont 4 000 Européens. L’émeute dure cinq jours de suite. Au début, la police et la troupe ont tiré en l’air. Mais cela dégénère. “À bas de Gaulle ! À bas Churchill et les juifs !” Le jeune sous-préfet de Guelma, gaulliste musclé, héros de la Résistance, André Achiary, ne dispose pour maintenir l’ordre que d’un faible dispositif. Il décide de former des milices d’Européens armés. Et là se produisent des représailles et des exécutions sommaires.
Le 11 mai, les autorités d’Alger ont reçu un télégramme du général de Gaulle : « Veuillez affirmer publiquement la volonté de la France victorieuse de ne laisser porter aucune atteinte à la souveraineté française sur l’Algérie. Veuillez prendre toutes mesures nécessaires pour réprimer tous agissements antifrançais d’une minorité d’agitateurs. » Le commandement militaire estimera le nombre des insurgés à 40 000. « Dès l’annonce des premières révoltes, observe Roger Vétillard, les chars, l’aviation, dans une moindre mesure l’artillerie et, plus tard, la marine, participent à la remise en ordre du territoire. »
Conformément aux consignes reçues de Paris, la répression est sans pitié. Des villages situés autour de Sétif, Guelma et Kherrata, sont rasés. L’historien Jean Lacouture a également retenu que « des unités de troupes noires tuèrent et pillèrent pendant quarante-huit heures ». Ces différents faits nourrissent l’accusation des massacres. Ce qui ressort des archives militaires et des travaux de Vétillard en tempère non la réalité mais la dimension. Ainsi, de combien d’avions l’état-major dispose-t-il pour ses opérations ? De douze chasseurs et douze bombardiers légers. Combien effectuent-ils de missions d’assaut ? Vingt en quinze jours. La marine ? Un croiseur, le Duguay-Trouin, au large de Bougie. Le 10 mai, au plus fort de l’insurrection, il tire vingt-trois coups de 155 pour disperser des rassemblements des tribus insurgées.
Relevées en 1945, les pertes côté européen sont, selon les sources, de 102 à 113 victimes ; il y a deux fois plus de blessés. À cela s’ajoutent quelque 800 musulmans assassinés par les émeutiers pour leur francophilie. Côté musulman, le commandement militaire dénombre alors 2 628 tués ; le quotidien l’Humanité cite à l’époque le chiffre de 6 000. C’est la radio du Caire qui, la première, parlera de 45 000 victimes, bilan qui sera par la suite officialisé par le régime algérien. Plus on s’éloigne des événements, plus le chiffre gonfle : le 8 mai 2003, le quotidien officiel du parti gouvernemental, El Moudjahid, cite le chiffre de 100 000 ! Les corps ont-ils tous disparu dans la chaux vive ? Qui furent donc les responsables de cette répression ? Le gouverneur général de l’Algérie, Yves Chataigneau, était un gaulliste que les pieds-noirs avaient baptisé Mohammed en raison de ses sympathies musulmanes ; il agissait sous les ordres du ministre de l’Intérieur, le socialiste Adrien Tixier ; le ministre de l’Air, responsable des ordres donnés à l’armée de l’air, était le communiste Charles Tillon. « Le mouvement insurrectionnel, écrivit le gé néral Martin, n’a pas été l’oeuvre de fa méliques mais de fanatiques et de racistes. Le mouvement n’avait pas pour but initial la guerre sainte, mais cet argument fut employé par les meneurs pour décider la masse et la fanatiser…»
Était-il nécessaire de faire passer cette répression au chiffre flou pour de la barbarie, d’en gonfler jusqu’à l’absurde le nombre des victimes ? Sans doute le fallait-il pour excuser et justifier les massacres du FLN qui allaient commencer neuf années plus tard. François d Orcival
Les pertes avaient été très lourdes de part et d'autre. L'administration annonça officiellement cent vingt morts et deux cent cinquante blessés chez les Européens, mille cinq cents morts chez les Musulmans. La répression judiciaire fut confiée à des cours martiales qui prononcèrent 1 476 condamnations pour 4 600 prévenus.
En 1971, le général H. Martin exprime son indignation dans un article paru sous le titre Le mythe des quarante-cinq mille musulmans victimes de la répression.
«Un mythe consiste à grossir démesurément un fait réel, écrit-il - ou un noyau détaits réels - à l'enrichir de détails propres à encourager la fraternité ou à exciter les haines...
Le mythe des représailles massives qui, en 1945, autour de Sétif et de Guelma, auraient été exercées par des colons ou des fonctionnaires survivants (après le massacre initial d'une centaine d'Européens) ainsi que par les troupes chargées de rétablir l'ordre a été soigneusement entretenu par les partisans de l'indépendance algérienne... Pour soutenir de l'extérieur le soulèvement les «frères musulmans» lancent sur les ondes de la radio du Caire, la fable de quarante-cinq mille musulmans systématiquement massacrés dans le Constantinois, procédé de guerre psychologique propre à donner mauvaise conscience aux Français non musulmans d'Algérie, comme à ceux de la métropole...
«Affirmer, répété, c'est la méthode efficace des publicitaires ou des propagandistes. C'est ainsi que l'on crée des mythes, et ils ont la vie dure ! Faut-il, comme beaucoup d'historiens de seconde main, les accepter passivement ? Ne faut-il pas chercher sans cesse la vérité ou, tout au moins S'en approcher ?» En 1972, le général adresse une lettre au directeur du journal Le Monde : «Dans Le Monde (n° du 9 novembre 1972) vous avez commencé de publier une série d'articles sur Sétif. Votre article initial contient, au sujet des troubles dramatiques de 1945, des indications que j'estime fausses. Elles vous ont sans doute été données sur place de façon tendancieuse... Je démens que les troupes du général Duval, troupes essentiellement constituées par des musul-mans, aient «décimé des douars entiers», comme si une haine raciale ou reli- gieuse avait pu les animer contre d'autres musulmans. En ce qui concerne le mythe des quarante- cinq mille victimes, vous trouverez en annexe photocopie de la mise au point que j'ai fait publier dans Historia Magazine...
Le Journal de marche du commissaire politique Abdelhamid Benzine servira de vérification par l’expérience. L’auteur est un dirigeant communiste, mais il a été d’abord un militant nationaliste de la génération de 1945. Son témoignage présente l’avantage d’avoir été écrit au maquis en 1956 et conservé sur place dans une cache jusqu’à la paix. La théorie est simple et logique. Depuis l’origine des sociétés, la convoitise du bien d’autrui a causé les guerres comme les révolutions. Depuis 1945, le fait atomique a bouleversé la condition même de la guerre. La seule forme d’agression capable d’atteindre son but, « s’emparer d’un territoire, soumettre des populations et disposer de leurs richesses » ] est désormais la Subversion. La guerre subversive ou révolutionnaire vise directement la conquête du pouvoir, la soumission de la population. « La Subversion agit par des moyens appropriés sur les esprits et sur les volontés pour les amener à agir contre toute logique, contre toute règle, contre toute loi ; elle les conditionne pour en disposer à son gré. Elle est l’arme idéale pour manipuler des populations, s’imposer à elles, s’emparer du Pouvoir et le conserver. » Fomentée par une puissance étrangère, la guerre subversive prendra l’aspect d’une guerre civile pure de toute intervention extérieure. « Le rôle de la subversion sera de préparer l’affrontement des divers éléments d’une même population et de les amener par étapes à entrer en lutte ouverte contre le Pouvoir. » Par tous les ressorts de la propagande, elle attisera les mécontentements, et tentera le noyautage de la nation et de l’État. « La prise du pouvoir par des moyens pacifiques reste l’idéal visé par la Subversion ; elle est l’aboutissement logique d’une action psychologique bien conduite. » Si le processus du « Coup de Prague » ne peut être mené à bon terme, l’action directe, préparée par l’action psychologique, sera entreprise. Elle sera conduite par un état-major installé à l’étranger, avec l’appui moral et matériel de l’étranger. « Les cadres supérieurs responsables de la mise en place des organisations subversives puis de la conduite de la guerre révolutionnaire seront généralement des étrangers ayant la nationalité de l’agresseur et à ses ordres directs. Mais les cadres moyens et subalternes, ceux qui feront effectivement la guerre, destinés à entrer directement en contact avec les populations, devront être recrutés dans le pays même à conquérir. » L’arme essentielle de cette conquête est le terrorisme. « Le terrorisme frappera l’appareil de l’État à la base. Fragile et pratiquement sans défense, il sera facile de le désorganiser et de le détruire. Le terrorisme ne frappera pas en aveugle, il sera sélectif. » Après des attentats visant à affoler l’opinion, « il cherchera systématiquement à paralyser la vie d’une région. Les petits cadres, tous les individus en mesure de faciliter l’exercice du Pouvoir seront supprimés ou neutralisés ». « Les habitants, dans la rue, à leur travail, chez eux, dans les transports en commun, partout et en tout temps devront craindre pour leur vie et avoir le sentiment que le Pouvoir n’est plus en mesure d’assurer leur protection. » Ainsi la population « sera obligée de se soumettre à la volonté des terroristes, seuls capables de la ménager » . Elle se laissera embrigader dans la guerre contre le Pouvoir. Mais cette adhésion acquise par la terreur ne sera jamais définitive. La maintenir à tout prix sera encore la tâche du terrorisme. Et l’auteur de citer les archives d’un tribunal militaire du FLN, saisies en décembre 1958, prouvant que du 1er novembre 1954 au 17 avril 1957, plus de 2.000 personnes auraient été condamnées à mort et exécutées dans le seul canton de Michelet (arrondissement de Fort National) - Engel et le fait colonialEn 1848, Friedrich Engels, qui sera bientôt l'associé de Karl Marx, est correspondant à Paris pour le journal britannique Northern Star. Sous le titre "Défense de l'impérialisme progressif en Algérie" , voilà ce qu'il écrit dans l'édition du 20 janvier 1848:

"A notre avis, c'est très heureux que ce chef arabe [Abdelkader] ait été capturé. La lutte des Bédouins était sans espoir et bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l'Algérie est un fait important et heureux pour le progrès de la civilisation. Les pirateries des Etats barbaresques, jamais combattues par le gouvernement anglais tant que leurs bateaux n'étaient pas molestés, ne pouvaient être supprimées que par la conquête de l'un de ces Etats. Et la conquête de l'Algérie a déjà contraint les beys de Tunis et de Tripoli et même l'empereur du Maroc à prendre la route de la civilisation. Ils ont été obligés de trouver d'autres emplois pour leurs peuples que la piraterie, et d'autres méthodes pour remplir leurs coffres que le tribut payé par les petits Etats d'Europe.
"Si nous pouvons regretter que la liberté des Bédouins du désert ait été détruite, nous ne devons pas oublier que ces mêmes Bédouins étaient une nation de voleurs dont les moyens de vie principaux étaient de faire des razzias contre leurs voisins ou contre les villages paisibles, prenant ce qu'ils trouvaient, tuant ceux qui résistaient et vendant les prisonniers comme esclaves. Toutes ces nations de barbares libres paraissent très fières, nobles et glorieuses vues de loin, mais approchez seulement et vous trouverez que, comme les nations plus civilisées, elles sont motivées par le désir du gain et emploient seulement des moyens plus rudes et plus cruels. Et, après tout, le bourgeois moderne avec sa civilisation, son industrie, son ordre, ses "lumières" relatives, est préférable au seigneur féodal ou au voleur maraudeur, avec la société barbare à laquelle ils appartiennent." - VIOLS DE FEMMES PAR LES GOUMIER EN ITALIEWikipedia

Les crimes de 1944 en Ciociarie ont été commis sur les populations civiles par les troupes d'Afrique commandées par le général Juin lors de la bataille du mont Cassin, en Italie.
Entre avril et juin 1944, le corps expéditionnaire français, constitué pour moitié de goumiers marocains, de soldats algériens, tunisiens et de tirailleurs sénégalais, se rend coupable de crimes de guerre en Italie centrale et méridionale et en particulier dans les environs du mont Cassin, une région localement appelée Ciociarie.
Selon la source italienne la plus récente, un projet de loi du sénat italien daté de 1996, plus de 2 000 femmes ont été violées (de 11 ans pour la plus jeune, à 86 ans), ainsi que 600 hommes1. Ces chiffres ne sont toutefois soutenus par aucune archive française2.
Ces événements ont servi de toile de fond à un roman d'Alberto Moravia (La Ciociara), ainsi qu'au film de Vittorio de Sica, La Paysanne aux pieds nus.
Sommaire
1 Contexte
2 Les crimes
2.1 Les viols
2.2 Témoignages sur les « marocchinate »
3 Les réactions des autorités
4 Les archives et les travaux des historiens
4.1 Pseudo message du général Juin
5 Les « marocchinate » au cinéma
6 Notes et références
7 Annexes
7.1 Article connexe
7.2 Bibliographie
7.3 Liens externes
Contexte
Les goumiers étaient des troupes coloniales françaises irrégulières appartenant aux goums marocains, ils formaient approximativement une division mais avec une organisation moins stricte et constituaient le CEF (Corps expéditionnaire français) avec quatre autres divisions : la 2e division d'infanterie marocaine, la 3e division d'infanterie algérienne, la 4e division marocaine de montagne et la 1re division française libre. Les goums étaient sous les ordres du général français Augustin Guillaume.
Le 14 mai 1944 les goumiers passèrent par un endroit réputé infranchissable dans les monts Aurunci et contournèrent les lignes de défense allemandes dans la vallée du Liri, permettant au XIIIe Corps britannique d'enfoncer la ligne Gustav et d'avancer jusqu'à la ligne de défense suivante que les troupes allemandes avaient préparée, la ligne Adolf Hitler. C'est après cette bataille qu'eurent lieu les violences sur les populations civiles.
Les crimes
Les viols
Les viols commis par les goumiers marocains après la bataille du mont Cassin ont donné naissance au terme « marocchinate » (littéralement « marocanisés », dans le sens de « violé(e)s par des Marocains »3). « Marocchinare » (« marocaniser »), a pris la signification de « violer » dans l'expression populaire italienne.
Mais ce phénomène n’est pas né dans cette seule région de l'Italie : la première mention de viols commis par des goumiers date du 11 décembre 1943. Selon l'historien français Jean-Christophe Notin4, il s'agit des « premiers échos des comportements réels, ou plus souvent imaginaires, dont les Marocains devaient être accusés ».
Au début des années 1950, l’Unione Donne Italiane, organisation communiste féminine, a cherché à obtenir des indemnités pour environ 12 000 femmes victimes de violences sexuelles de la part du corps expéditionnaire français. Mais les chiffres à cet égard divergent beaucoup. L'historien italien Giovanni De Luna le situe entre un minimum de 300 (nombre des inculpations) et un maximum de 60 000 (nombre total des demandes d'indemnisation).
Témoignages sur les « marocchinate »
Le maire d'Esperia (commune de la province de Frosinone) a affirmé que dans sa ville, qui comptait au total 2 500 habitants, 700 femmes furent violées et quelques-unes en moururent.
Selon un témoignage recueilli par le professeur Bruno D'Epiro5, on raconte que le curé d'Esperia chercha en vain à sauver trois femmes des violences des soldats : il fut attaché, sodomisé toute la nuit et mourut des suites de ces violences.
À Pico, selon quelques témoignages, des soldats américains auraient voulu se joindre aux goumiers pendant que ces derniers accomplissaient les violences, mais ils en furent empêchés par leurs officiers.
Cependant ces violences ne se limitèrent pas à cette seule zone de l'Italie : le phénomène aurait déjà commencé en juillet 1943 en Sicile, avant de se propager par la suite dans toute la péninsule et il n'aurait pris fin qu'en octobre 1944, avec le transfert en Provence des CEF. En Sicile, les goumiers auraient eu des heurts très sévères avec la population pour cette raison : on parle de quelques soldats qu'on aurait retrouvé tués avec les parties génitales coupées. Avec l'avancée des alliés le long de la péninsule, des événements de ce genre sont aussi rapportés dans le Nord du Latium et le Sud de la Toscane où les goumiers violèrent, et parfois tuèrent, des femmes et des enfants après la retraite des troupes nazies, sans épargner des membres de la résistance italienne.
Les mêmes méfaits se sont répétés lors de la prise de Freudenstadt, en Allemagne, les 16 et 17 avril 1945, quand au moins 600 femmes ont été violées par les troupes françaises, dont une partie de goumiers6.
Les autorités françaises ont pour leur part toujours nié la véracité de ces affirmations.[réf. nécessaire]
Les réactions des autorités
Le 18 juin 1944, le pape Pie XII sollicita le général de Gaulle pour qu'il prît des mesures face à cette situation. La réponse qu'il reçut du général montrait à la fois sa compassion et son irritation. La justice française entra donc en lice et, jusqu'à 1945, entama 160 procédures judiciaires à l'encontre de 360 individus. À ces chiffres, il faut cependant ajouter le nombre de ceux qui furent pris sur le fait et fusillés.
Les archives et les travaux des historiens
Un projet de loi du sénat italien de 1996 parle de 2 000 femmes et de 600 hommes violés1. Selon les archives du S.H.A.T7, établies à partir de documents émanant du QG de la Ve armée américaine où furent enregistrées les plaintes des victimes ou des parents des victimes, on dénombre 160 informations judiciaires concernant 360 individus. Il y eut 125 condamnations pour des affaires de viol, 12 pour attentats à la pudeur et 17 pour homicide volontaire. Les affaires les plus graves furent selon ces archives commises du 29 au 31 mai.
Le rapport du capitaine Umberto Pittali daté du 28 mai 1944 archivé par l'Archivio Storico del Ministero degli Affari Esteri (ASMAE - « Archives historiques du Ministère des Affaires extérieures ») décrit dans le détail les atrocités commises :
« Quiconque se trouve sur leur route est attaqué à main armée […]. Ils s’emparent de tout […], et si dans le groupe se trouvent des femmes, elles sont déshabillées avec violence en cas de résistance. Si, par exemple, ils s’engouffrent dans quelques fermes encore habitées, ils s’adonnent à un vrai saccage ; à la suite de quoi, les armes à la main, ils chassent les hommes des maisons et violent les femmes sans aucun respect ni pour les jeunes ni pour les personnes âgées. […] Dans tous les cas, on déplore que les actes de violence charnelle s’accompagnent de coups très violents. Les rapports médicaux mentionnent dans leurs diagnostics des déflorations associées à des lésions multiples, des ecchymoses et autres traumatismes […]. Dans l’ensemble, on peut affirmer, sans risque d’être démenti, que 90 % des personnes qui ont traversé la zone d’opérations des troupes marocaines ont été détroussées de tous leurs biens, qu’un nombre élevé de femmes ont été violentées, et que l’on a compté un nombre important d’hommes auxquels on a fait subir des actes contre nature8. »
À titre de comparaison, mais se référant à un effectif global des armées bien plus important que les bataillons ici en cause, l'historien américain J. Robert Tilly dans son ouvrage La Face cachée des GIs, rend compte de 379 dossiers archivés, de 879 cas dénombrés officiellement, et extrapolant sur ces bases pour tenir compte des affaires n'ayant jamais donné lieu à des plaintes estime que plus de 17 000 viols auraient été commis par les militaires américains pendant les campagnes de France et d'Allemagne entre 1942 et 19459. Les viols commis par l'Armée soviétique sont quant à eux estimés à de plus de deux millions de femmes allemandes violées en 1944-1945 (dont 100 000 pendant la seule bataille de Berlin)10,11.
L'historien Jean-Christophe Notin apporte d'autres explications4 :
sorte de « coupables passe-partout », ceux-ci sont loin d'avoir été les auteurs de toutes les atrocités de cette campagne. Certains journalistes anglais ont reconnu que les seuls incidents dont ils se souviennent n'impliquèrent pas des Marocains, mais des GI's12. Une enquête de 1946 constatera que le gouvernement italien versait 15 000 lires au plaignant à chaque dépôt de plainte, ce qui a pu encourager certaines dérives ;
selon le général Guillaume, qui commandait les goumiers marocains au moment des faits, la campagne de dénigrement est probablement née dans les milieux diplomatiques de l'Axe en poste dans les pays neutres ;
le Reich avait également tout intérêt à diffuser les pires rumeurs sur le Corps expéditionnaire français. Une grande partie des prisonniers allemands se sont déclarés surpris du bon traitement accordé par les Français après tout ce que leurs chefs leur avaient dit sur la cruauté des alliés. En mettant au pilori les Marocains, les Allemands auraient également tenté de leur faire endosser la responsabilité d'une partie de leurs propres crimes. De nombreux villages ont été massacrés par des éléments de la Wehrmacht ;
pour les Italiens, faire passer les nouveaux conquérants pour les pires démons permet sans doute d'effacer une part de l'humiliation nationale et de la déchéance du fascisme.
Jean-Claude Notin conclut « que les regrettables exactions avérées, débarrassées des élucubrations de ceux qui ont voulu faire porter aux Marocains le chapeau de leurs propres turpitudes, ne fassent toutefois jamais oublier que ce même idéal guerrier les fera libérer la France et conquérir le Reich. »13
Les explications apportées par Jean-Christophe Notin dans son ouvrage ont provoqué une série de critiques et de doutes par d’autre historiens, italiens et étrangers[réf. nécessaire].
Pseudo message du général Juin
D'après l'association nationale des victimes civiles de la guerre, le général Juin aurait promis et donné à ses soldats cinquante heures de « liberté » après la bataille. Un document édité en 1965 par l'association italienne, fait état d'une feuille volante en français et en arabe qui aurait circulé parmi les goumiers14 :
« Au-delà des monts, au-delà des ennemis que cette nuit vous tuerez, il y a une terre abondante et riche de femmes, de vin, de maisons. Si vous réussissez à passer outre cette ligne sans laisser un seul ennemi vivant, votre général vous le promet, vous le jure, vous le proclame : ces femmes, ces maisons, ce vin, tout ce que vous trouverez sera à vous, à votre bon plaisir et votre volonté. Pour cinquante heures. Et vous pourrez avoir tout, faire tout, prendre tout, tout détruire ou tout emmener, si vous avez vaincu, si vous l’avez mérité. Votre général tiendra sa promesse, si vous obéissez pour la dernière fois jusqu’à la victoire. »
— Traduction du texte tel que présenté en italien par l'association nationale des victimes civiles de la guerre8.
Aucun exemplaire de cette « feuille volante » n'a pu être présenté à ce jour et celle-ci n'a probablement jamais existé8. Cette accusation n'est soutenue par aucune archive française2. - LA COLONISATION EST UN RAPPORT SADO-MASOCHISTEL’ALGERIE FUT UN BOULET POUR LA FRANCE ET LA KABYLIE EST UN BOULET POUR L’ALGERIE.

IL AURAIT ETE PREFERABLE QUE LA FRANCE N’EUSSE JAMAIS CONNU CETTE CONTREE SANGUINAIRE QUI FAIT HORREUR.
Les motivations du colonialisme sont fondamentalement irrationnelles et trouvent une légitimation dans le domaine de l’idéologie mais pas dans la rentabilité. La colonisationeaurait des fondements psychanalistiques qui serait l’exploration de l’humain et la relativité de sa condition.
Contrairement aux idées reçues, la droite française était d'abord, dans les années 1880-1890, farouchement opposée à l'entreprise coloniale en Afrique. Pour elle, la France devait choisir entre la "Revanche", impératif patriotique, et l'expansion coloniale, chimère détournant les Français de la "ligne bleue des Vosges". Les énergies qui se dissiperaient dans l'aventure coloniale devaient être orientées vers les provinces perdues. Cet anticolonialisme nationaliste fut incarné par Paul Déroulède. Pour lui, jamais les colonies ne pourraient offrir une compensation à la perte de l'Alsace et de la Lorraine et c'est dans ce sens qu'il répondait à Jules Ferry : « J'ai perdu deux sœurs, et vous m'offrez vingt domestiques ». Quelques années auparavant, en 1884, devant le Sénat, le duc de Broglie, sénateur monarchiste orléaniste et ancien président du Conseil affirma face aux postulats de Jules Ferry que « les colonies affaiblissent la patrie qui les fonde. Bien loin que de la fortifier, elles lui soutirent son sang et ses forces. »Une large fraction de la droite resta hostile à l'Empire colonial comme le futur Général de Gaulle dès avant 1914.
On constate que la gauche a longtemps été colonialiste
Le 25 juillet 1885, Jules Ferry déclare devant la Chambre : "Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.".
Le ressort profond qui a motivé tant d’hommes à aller se perdre dans un territoire morne et sans eau au sein de population qui ne pensait qu’à les exterminer relève de la sadomasochie.
On s'adonne au sadomasochisme soit en tant qu'esclave (le dominé ou soumis), en tant que dominant (le maitre ou la domination) soit en subissant les deux.
Pellissier de Reynaud en 1836 se définit lui-même comme un fusionnaire, soit la France parvient à promouvoir une politique de fusion (et non pas d’assimilation) des populations algériennes et européennes en Algérie, soit il est préférable de quitter le territoire algérien : « Je ne sais si je m’abuse, mais plus je me pénètre des enseignements du passé, plus je consulte les documents du présent, les faits de l’actualité, plus enfin je combine les probabilités de l’avenir, et plus mon esprit est inondé de la conviction de la possibilité d’une fusion entre nous et les Arabes. Mais si j’étais séduit par de nombreuses illusions, si ma patrie plus avisée la considérait comme impossible, et que d’après cela elle ne fit rien pour l’amener, elle devrait abandonner l’Afrique, qui dans ce cas ne serait jamais pour nous qu’un incommode fardeau. Car, si l’on suppose aux Arabes trop d’aversion pour les Français pour qu’aucun rapprochement moral puisse s’opérer entre les deux peuples, il est clair que, braves comme ils le sont, ils se refuseront à reconnaître pour maîtres ceux dont ils n’auront pas voulu pour frères… Le système de fusion est donc le seul applicable ; s’il est impossible, il faut s’en aller, et le plus tôt sera le mieux. » (Annales Algériennes, t. 3, p. 445 - 446).
Au siècle des Lumières, l’anticolonialisme n’est pas une doctrine homogène : le colonialisme est dénoncé pour des raisons qui peuvent être philosophiques, morales ou économiques et les partisans de l’anticolonialisme ne dressent pas les mêmes analyses politiques. Parmi les auteurs concernés figure Denis Diderot et son Supplément au voyage de Bougainville, qui est une réécriture du Voyage de Bougainville.
C'est alors généralement dans les milieux libéraux que se trouvent les opposants à la colonisation. Ils s'opposent en particulier à cet argument selon lequel il faut apporter la liberté par la force. Yves Guyot écrit ainsi : « Il est étrange qu'il faille employer le canon contre les opprimés pour les délivrer de leurs tyrans ». Ils s'opposent au colonialisme, en particulier car il est pour eux le fruit du dirigisme et la volonté d'un État d'étendre son pouvoir. Guyot dénonce en particulier le colonialisme comme prolongement du « socialisme d'État ». Frédéric Bastiat a pour sa part dénoncé dans Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas l'erreur économique à vouloir coloniser l'Algérie pour s'approprier ses terres peu cultivées. Au Royaume-Uni, des libéraux comme Richard Cobden ou Herbert Spencer s'opposent vigoureusement à la politique d'expansion de l'Empire. Néanmoins, un libéral institutionnel comme Alexis de Tocqueville prit parti pour la colonisation de l'Algérie, s'opposant à la Chambre à Bastiat Guy Millière.
Nombreux sont les candidats à la colonisation qui après 10 ans d’effort rentrèrent en Europe plus pauvre qu’ils étaient au départ.Il fallait être inconscient pour s’installer en Algérie
Le vin d’Algérie inutile pour la métropole vendu 20% plus cher et un pétrole à 1,10F tandi qu’il était à 0,10 cm dans le Gol Persique.
"Si je discute avec toi et que tu l’emportes sur moi au lieu que je l’emporte sur toi, as-tu nécessairement raison et ai-je nécessairement tort ? Si je l’emporte sur toi, ai-je nécessairement raison et toi nécessairement tort ? ou bien l’un de nous deux a raison et l’autre tort ? ou bien avons-nous raison tous les deux ou tort tous les deux ? Ni toi ni moi nous ne pouvons le savoir et un tiers serait tout autant dans l’obscurité. Qui peut en décider sans erreur ? Si nous interrogeons quelqu’un qui est de ton avis, du fait qu’il est de ton avis, comment peut-il en décider ? S’il est de mon avis, du fait qu’il est de mon avis, comment peut-il en décider ? Il en sera de même s’il s’agit de quelqu’un qui est à la fois de ton avis et du mien, ou d’un avis différent de chacun de nous deux. Et alors, ni moi ni toi, ni un tiers ne peuvent trancher. Faudra-t-il attendre un quatrième ?" (TCHOUANG-TSEU).
« A moins d’être aveugle ou traitre, on peut avancer sans crainte, que la presque totalité des Algériens musulmans vomissent la forme actuelle de l’administration régalienne chargée de l’Algérie. »Marcel Reggui ou Amhoud Regui baptisé Marcel. Les massacres de Guelma.
Les économistes au début de l'entreprise coloniale s'opposaient avec force à ce processus qui n'était pas rentable.
L'opposition économique : La colonisation est coûteuse, et inefficace (pensée des économistes libéraux)
L'opposition des intellectuels et des chrétiens : La colonisation est marquée par le racisme et la sauvagerie des soldats de la métropole (Gide, Malraux, Céline...) et n'apporte
L'opposition traditionaliste : Les traditionalistes veulent un retour aux valeurs anciennes (défense du Coran, des traditions indochinoises...).
L'opposition moderniste : Certains individus s'opposent à la colonisation telle qu'elle existe, et souhaite la modifier ; ce sont souvent des individus partagés entre leur culture.(Camus).
Pour Lamartine la colonisation est une entreprise catholique
« Messieurs, un pays comme la France ne peut pas hésiter quatre ans devant sa propre résolution, sans déconsidération pour lui et sans dommage pour son avenir. Il fallait, il faut encore forcer la France à parler en posant plus nettement la question ; il faut lui dire : Voulez-vous conserver Alger au prix de trente millions et de trente mille hommes par année ? Voulez-vous conserver Alger avec un moindre développement et à des conditions onéreuses? Enfin vous n'en voulez-vous pas du tout ? Si vous n'en voulez pas du tout, retirez les troupes et fermez le trésor ; si ainsi que je l'espère vous voulez conserver Alger au moins comme colonie expérimentale et comme occupation militaire, déterminez dès aujourd'hui la forme, la mesure, les conditions de cette colonie, et rendez douze ou quinze millions aux contribuables. Vous mettez fin ainsi à cet agiotage scandaleux des terres de la régence, que l'on vend et que l'on revend sans y semer un épi, comme un papier de bourse qui va périr entre les mains du dernier possesseur. Vous rassurerez les colons en leur disant : Voici sur quoi vous pouvez compter, voilà jusqu'où vous pouvez vous étendre sous la puissante garantie de la mère patrie. Au reste cette délibération si fâcheuse sous d'autres rapports, aura eu au moins ce résultat, d'arracher au gouvernement ce mot, qui satisfait le sentiment national : nous n'abandonnerons jamais Alger. Mais ce mot qui suffit à notre orgueil ne suffit pas à nos intérêts ; il ne dit pas comment nous conserverons nôtre conquête. Selon moi, les questions devraient être ainsi posées.
La France doit-elle entrer dans le système des colonisations ?
Alger est-il la colonie qui convienne à la France, et qui lui promette de l'indemniser de ses dépenses - Dans le cas où, sous le rapport agricole et commercial, Alger ne présenterait pas tous les avantages désirables à la France, comme colonie militaire, comme avant-garde de la civilisation sur la barbarie, comme vedette sur la mer qui nous appartient, sur la Méditerranée, conserverons-nous Alger ? - Quelle sera la constitution définitive, la forme et la mesure de cette colonie ?Dans ma conviction, de grandes colonisations entrent indispensablement dans le système politique que l'époque assigne à la France et à l'Europe. L'Orient les rappelle, et le défaut de débouchés intérieurs les rend nécessaires à nos populations croissantes. Les orateurs qui ont parlé contre ce système, n'ont envisagé les colonisations que sous le rapport commercial et agricole ; ils ont négligé le côté politique de la question. Ne craignons-nous pas qu'on ne dise qu'il a suffi de quelques heures de discussion et de deux ou trois orateurs, pour nous faire abandonner un rivage qu'il nous a fallu deux ans de préparatifs, 60 millions et 60 000 hommes pour conquérir ?Quant au plan présenté hier par M. Passy, je ne le discuterai pas. Remettre les rivages et les villes de l'Afrique à des princes arabes, ce serait confier la civilisation à la barbarie, la mer à la garde de ses pirates, nos colons à la protection et à l'humanité de leurs bourreaux. Maintenant, comme colonie militaire, comme essai de colonie commerciale, devons-nous rester à Alger? Les conclusions, au moins tacites, des orateurs que nous avons entendus, me font craindre qu'ils n'aient fait germer cette pensée dans l'esprit de la chambre et du pays. Pensée funeste, Messieurs, pensée anti-nationale, anti-sociale, anti-humaine que nous devons repousser, comme nous repousserions la pensée d'une honte ou d'un crime. Eh quoi! Messieurs, les nations n'ont-elles donc qu'une balance de chiffres à établir ? et serions-nous descendus à ce degré de matérialisme social, que l'arithmétique dût s'asseoir seule dans les conseils de la chambre et du gouvernement et peser seule les résolutions de ce noble pays ? Si l'or a son poids, la politique, l'honneur national, la protection désintéressée du faible, l'humanité, n'ont-ils pas le leur ? Abandonnerions-nous ces mers à leurs pirates ? Les côtes de France, d'Italie et d'Espagne à leurs insultes ? Repousserions-nous les bénédictions de ces rivages que nous avons affranchis de leur terreur ? Laisserons-nous repeupler d'esclaves français et européens ces nids d'esclavage que nous avons détruits pour jamais ? Refermerons-nous notre commerce, à notre marine marchande cette route de l'Orient que nous leur avons rouverte au moment même où cet Orient va les appeler à des destinées nouvelles?
Abdiquerons-nous volontairement enfin cependant ce que la conquête d'Alger nous a donné sur le mahométisme dans tout l'Orient, et que nous perdrions le jour même où le drapeau français s'abaisserait sur le rivage d'Afrique ? Non, Messieurs, ce serait renier notre mission et notre gloire ; ce serait trahir la Providence qui nous a fait ses instruments dans la conquête la plus juste, peut-être qu'une nation ait jamais accomplie ; ce serait mépriser le sang de ces braves que nous avons sacrifié dans cet assaut donné à la barbarie ; et la pensée de l'abandon d'Alger, qu'heureusement le ministère vient de répudier, resterait éternellement comme un remords sur la date de cette année, sur la Chambre et sur le Gouvernement qui l'aurait consenti."
Alphonse de LAMARTINE - Discours du 2 mai 1834 à la Chambre des députés
Le colonialisme est une doctrine ou une idéologie justifiant la colonisation entendue comme l'extension de la souveraineté d'un État étranger sur des territoires situés en dehors de ses frontières nationales. La notion intellectuelle du colonialisme est cependant souvent confondue avec la pratique même de la colonisation étant donné que l'extension de sa souveraineté par un État implique dans les deux cas la domination politique et l'exploitation économique du territoire annexé.
Mais il y a plus qu’un simple caractère d’incompatibilité paradoxale entre le dit et le fait. On ne tarde pas, non plus, à concevoir un certain malaise entre les concepts de France républicaine et de colonialisme français. À la suite du paradigme réaliste qui dans le champ de la théorie des relations internationales théorisait le dilemme du canon et de l’identité, il nous faut ici rendre compte de ce que nous devrions appeler le dilemme de la colonisation et de l’identité. Une première expression de ce dilemme dans l’histoire française nous est bellement donnée par Gilles Manceron, qui rappelle la bataille argumentaire, parlementaire et d’opinion publique qui opposa les « colonistes » de la Révolution et les premiers parlementaires tenant mordicus à l’abolition de l’esclavage et à l’abandon du colonialisme, à la fin du XVIIIe siècle. Le slogan qui animait les anticolonalistes, « périssent nos colonies plutôt qu’un principe », représentait bien cette contradiction fondamentale entre le principe de la colonisation et le principe de la République à la française. Il n'est pas difficile de voir que cette contradiction a poursuivi la France jusqu’aujourd’hui, et, bien qu’elle ne constitue pas l’apanage de la « Patrie des droits de l’homme », catalyse les mouvements panafricains et antifrançais face aux traces laissées par l’idéologie coloniale française orientée vers la spoliation matérielle, l’exploitation économique, la domination politique et culturelle.
L'idéologie colonialiste a été développée durant la seconde partie du XIXe siècle par le mouvement colonial dans la plupart des États européens. Elle était fondée sur la notion d'impérialisme et tentait de donner un fonds de doctrine politique à la nouvelle vague de colonisation. Elle s'est appuyée sur la doctrine juridique élaborée depuis le XVIe siècle qui justifiait l'occupation de territoires sans maître ou non constitués sous forme d'État comme mode légal d'acquisition.
Elle s'est concrétisée par la mise en place d'une administration politique, militaire et économique de ce territoire, dirigée par les représentants du pays colonisateur et imposée à une population locale. Autrefois symbole de la puissance militaire et économique des peuples qui le pratiquaient, le colonialisme a été finalement reconnu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme une relation inégalitaire s'opposant au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le paradoxe souvent est que la notion de peuple s’est constitué en opposition au colonisateur. Par conséquent la colonisation a accéléré la prise de conscience identitaire de populations disparates qui ont commencé se vivre par opposition comme un peuple.
Nous sommes les fils d'un monde nouveau, né de l'esprit et de l'effort français reconnaissait Ferhat Abbas.
Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L’entente, dans Les drames de la décolonisation, 1900-1975, paru Éditions Roblot, 1975, p.77, Jean Bonnet.
« Si j'avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste et je n'en rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n'existe pas. Je ne l'ai pas découverte. J'ai interrogé les vivants et les morts, j'ai visité les cimetières, personne ne m'en a parlé [ ... ]. On ne bâtit pas sur le vent. »
Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L'Entente, dans L'Afrique du Nord en marche, paru Éditions Julliard, 1972, p.123, Charles-André Julien.
« L'Algérie, pays mal aimé, ballotté par le vent des passions humaines, fut meurtrie, appauvrie, mutilée. Après le drame de la guerre, les musulmans connaîtront celui du vide et de la solitude. La communauté française, à cause des erreurs qu'elle a commises, s'est exilée de l'autre côté de la Méditerranée. Malgré l'accueil de la France, ces Français pleurent le pays qui les a vu naître. Les Algériens, de leur côté, pleurent un grand nombre d'entre eux. D'autres cadres sont venus de toute l'Europe. Ces cadres ne valent pas ceux que l'Algérie a perdus. L'Algérie est un vaste pays où beaucoup de choses restent à faire. Tous ses enfants y avaient leur place. La République algérienne, édifiée par les uns et les autres, pouvait dans les meilleures conditions, multiplier les richesses du pays, assurer son développement et sa prospérité et guérir ses blessures. Ces Français qui avaient grandi au milieu de nous et qui étaient aussi Algériens que nous, étaient un maillon qui rattachait notre pays à la civilisation et à la technique française. Nous, Musulmans, étions un autre maillon qui liait ce même pays à l'Orient et à l'Afrique. Nos chances de succès étaient doubles. »
Autopsie d'une guerre: l'aurore (1980), Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1980, p. 325
Quand les Français débarquèrent sur nos côtes, le mot Algérie n’existait pas. Notre histoire commence en 1845 comme celle de la France, en tant que peuple, a commencé avec les Capétiens. 1830, en cette terre d’Afrique du Nord, c’est le chaos, deux millions d’esclaves rançonnés par les pillards ou les féodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria ; des déserts, des marais pestilentiels, plus rien de ce qui avait été la paix romaine.
Mon pays la France (1963), Saïd Boualam, éd. Pocket, 1973, p. 23
Accomplir une "mission civilisatrice", issue de l'humanisme des lumières ou dans un esprit positiviste (ex. : Afrique, Amérique du Nord).
"Un pays comme la France, quand il pose le pied sur une terre étrangère et barbare, doit-il se proposer exclusivement pour but l'extension de son commerce et se contenter de ce mobile unique, l'appât du gain ? Cette nation généreuse dont l'opinion régit l'Europe civilisée et dont les idées ont conquis le monde, a reçu de la Providence une plus haute mission, celle de l'émancipation, de l'appel aux Lumières et à la liberté des races et des peuples encore esclaves de l'ignorance et du despotisme."
Francis Garnier, La Cochinchine française en 1864, E. Dentu éd., 1864, pp. 44-45.
En 1848, Friedrich Engels, qui sera bientôt l'associé de Karl Marx, est correspondant à Paris pour le journal britannique Northern Star. Sous le titre "Défense de l'impérialisme progressif en Algérie" , voilà ce qu'il écrit dans l'édition du 20 janvier 1848:
"A notre avis, c'est très heureux que ce chef arabe [Abdelkader] ait été capturé. La lutte des Bédouins était sans espoir et bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l'Algérie est un fait important et heureux pour le progrès de la civilisation. Les pirateries des Etats barbaresques, jamais combattues par le gouvernement anglais tant que leurs bateaux n'étaient pas molestés, ne pouvaient être supprimées que par la conquête de l'un de ces Etats. Et la conquête de l'Algérie a déjà contraint les beys de Tunis et de Tripoli et même l'empereur du Maroc à prendre la route de la civilisation. Ils ont été obligés de trouver d'autres emplois pour leurs peuples que la piraterie, et d'autres méthodes pour remplir leurs coffres que le tribut payé par les petits Etats d'Europe. »
"Si nous pouvons regretter que la liberté des Bédouins du désert ait été détruite, nous ne devons pas oublier que ces mêmes Bédouins étaient une nation de voleurs dont les moyens de vie principaux étaient de faire des razzias contre leurs voisins ou contre les villages paisibles, prenant ce qu'ils trouvaient, tuant ceux qui résistaient et vendant les prisonniers comme esclaves. Toutes ces nations de barbares libres paraissent très fières, nobles et glorieuses vues de loin, mais approchez seulement et vous trouverez que, comme les nations plus civilisées, elles sont motivées par le désir du gain et emploient seulement des moyens plus rudes et plus cruels. Et, après tout, le bourgeois moderne avec sa civilisation, son industrie, son ordre, ses "lumières" relatives, est préférable au seigneur féodal ou au voleur maraudeur, avec la société barbare à laquelle ils appartiennent."Engels.
Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères ; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) . Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami, Histoire des Berbères I, p.36-37, 40, 45-46. 1382)
Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie. Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.
Lettre du Père de Foucauld adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens,
parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917 :
"Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français, par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, ½uvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du medhi, il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du medhi..." Charles de FOUCAULD
Le socialiste Blum était capable d’écrire en 1925 : « nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science ou de l’industrie ».
La prise de conscience du coût inutile des colonies a progressivement renversé l'opinion des élites sur ce processus
L'opinion publique, est rapidement opposée au colonialisme, pour des raisons morales, et qu'il n'était pas favorable à la France.
La question des marchés captifs a d'abord été identifié comme une source de démotivation à l'innovation pour les entreprises nationales, cette dernière n'étant pas nécessaire dans un contexte d'absence de concurrence de la part des pays étrangers. Le résultat serait alors de ce point de vue une perte de compétitivité face aux autres économies avancées.
Seul le régime de Vichy a un temps préconisé le développement industriel des colonies, notant que le commerce avec des économies développées était plus profitable que celui avec des pays sous-développés. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, les capitalistes ont cédé au « complexe hollandais ». En effet, le constat de la croissance exceptionnelle de l'économie des Pays-Bas suite à l'abandon en 1949 de l'Indonésie troublait la thèse couramment admise sur l'influence économique positive de l'empire.
Finalement, la thèse de Jacques Marseille s'oppose à celle de Karl Marx sur le rôle du pillage colonial. Selon Marseille, il est notable que le développement récent du capitalisme a demandé au contraire un abandon des colonies, un « divorce par consentement mutuel ». L’astuce a été d’organiser cette rupture en faisant croire au colonisé que la rupture entre les deux parties était impératif pour son identité.
Ce ne seraient donc pas des raisons économiques qui expliqueraient selon Marseille l'attachement des métropoles à certaines de leurs colonies, mais plutôt des raisons politiques et militaires. L'empire aurait en fait constitué un « boulet » entravant la modernisation du capitalisme français.
Si un des divorcés en a largement profité, la métropole, le cas du second est plus nuancé. Si certaines anciennes colonies ont su développer un capitalisme efficace suite à leur émancipation, de nombreux pays, d'Afrique notamment, ont de nos jours des revenus par habitants inférieurs à ceux qu'ils avaient avant leur indépendance.
Dans son ouvrage de 1994, Mythes et paradoxes de l'histoire économique, Paul Bairoch partage la thèse de Jacques Marseille :
« A la veille de la Première Guerre mondiale, 98 % des minerais métalliques utilisés dans les pays développés venaient du monde développé ; le chiffre était de 80 % pour les fibres textiles et, comme nous l'avons vu, de plus de 100 % pour l'énergie. » (ibid.)
Seuls quelques rares produits entraînaient une dépendance vis-à-vis des colonies : le caoutchouc, les phosphates naturels... Au contraire, les pays du tiers monde étaient très dépendant des débouchés de la métropoles, car bien que les métropoles fussent quasi autosuffisantes, les colonies quant à elles exportaient à plus de 90 % des produits primaires.
Paul Bairoch note que les conséquences de la colonisation furent désastreuses : « Si l'occident n'a guère gagné au colonialisme, cela ne signifie pas que le tiers monde n'y ait pas beaucoup perdu ». Les territoires colonisés ne partagèrent pas la prospérité de leur métropole et, d'après Angus Maddison, le PIB de la plupart d'entre eux stagna entre 1820 et 1953.
Faut-il imputer ce bilan au capitalisme ? Pour Karl Marx, « la richesse coloniale n'a qu'un seul fondement naturel : l'esclavage » , mais Paul Bairoch souligne que l'Occident ne fut pas le seul colonisateur, tandis que l'esclavage a été aboli bien avant la fin des colonies.
"La société musulmane, en Afrique, n'était pas incivilisée ; elle avait seulement une civilisation arriérée et imparfaite. Il existait dans son sein un grand nombre de fondations pieuses, ayant pour objet de pourvoir aux besoins de la charité ou de l'instruction publique. Partout nous avons mis la main sur ces revenus en les détournant en partie de leurs anciens usages ; nous avons réduit les établissements charitables, laissé tomber les écoles, dispersé les séminaires. Autour de nous les lumières se sont éteintes, le recrutement des hommes de religion et des hommes de loi a cessé ; c'est-à-dire que nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu'elle n'était avant de nous connaître."
Extrait de Alexis De Tocqueville, Rapport sur l'Algérie, 1847 - Et maintenant que Faire ?Perso je trouve vos propos trés intéréssants ;mais trops longs et confus on ne sait si vous approuvez où infirmez

les copiés collés que vous nous envoyez parfois contradictoires !et maintenant qu'est ce qu'on fait ,?
il faut les discéquer pour y répondre aprés vérification des donnéeset faits historiques présumés!
Alors moi aussi je copie colle quelques textes de ce blog avec lesquels je me trouve en symbiose
et qui ne comportent aucun faits prétendus de cette narure Bien cordialement
Entiérement d'accord avec l'essentiel des propos suivants
:personnellement je trouve le débat "rôle positif où négatif Sur le colonialisme complétement stupide du point de vue historique c'est un fait c'est tout comme l'arrivée de Romains en Gaulle ! après les historiens font le tri ! (ex la civilisation "Gallo Romaine" )
Débat difficile sur le passé ,dialogue de sourds;
parfois entre Historiens Français pire avec les Algériens surtout en Algérie! a intéret limité Qui à commencé? Ah si les arabes etaient restés dans leur Désert en continuant de rançonner les caravanes et en attendant la rente pétroliére! Les Turcs au fond de l'Asie sans envahir
l'empire chrétien d'Orient,et de pirater en Meditéran et foutant la paix aux bérbéres christianisés plus proche des Occidentaux;Laissant aussi les Noirs d'afrique s'esclavagiser entre eux et pas par la traite Africaine en les énuquant;Les peuple Ibérique se développer tout seul sans l'occuper 800 ans Ah si Ah si !Mais aujourd'hui il faut surtout débattre sur le futur;pour l'Algérie Alliance privilégiée avec la France?,la Chine qui va nous bouffer tous;prochaine révolution en vue innéluctable vu l'arrogance de la caste dirigeante pire que les colons Français
conséquences d'une forte minorité Européenne en Algérie ?
Militantisme algérien et franco-algérien en Algérie coloniale
Engagements sociaux et question nationale Ouvrage récent de R. Gallisot
Peu importe les désacords ideologiques profonds
avec nombre de protagonistes présents dans ce dictionnaire que cela leur plaise ou non (et surement pas en général Marxistes comme des Russes en Afganistan)
ils sont la ;grace a la presence d une certaine colonie de peuplement européenne inconnue et impossible a dresser dans des pays arabos musulmans similaires et qui marque indelébilement
la terre d Algerie en evoluant vers plus de réalisme devant la marche de l·histoire
En 1962 a l'Indépendance il y avait 12 Millions d·'Hectares cultivés dont 9 par des Musulmans 3 par des Européens dont certaines grande compagnies Francaises et Etrangères souvent les meilleures et les mieux défrichées et cultivées sans doute le niveau de vie moyen des francais d' Algérie était nettement inférieur à celui des métropolitains et celui des musulmans encore plus bas à part les grosses fortunes y compris Musulmanes dans les MEMES PROPORTIONS que pays similaires SANS colonie de peuplement européen Alors voilà on ne peut refaire l·'Histoire Mais qu'en était- il dans l'·EVOLUTION ET NIVEAU DE VIE DANS LES PAYS MUSULMANS SIMILAIRES ET INDEPENDANTS sans colonie de peuplement aux mêmes époques ? Pays pétroliers avec situation aggravante ...........
A ma connaissance, aucun pays musulman n’a encore accédé à la démocratie et à la modernité (séparation du religieux et du politique, mode de vie industriel ultra-rationalisé, pluripartisme, alternance du pouvoir, liberté de conscience, d'expression, contrôle des richesses publiques) par des moyens révolutionnaires ou électoraux. Tous ceux qui ont essayé n’ont finalement échangé qu’une dictature militaire contre une dictature religieuse : Iran en 79, Algérie en 91-92 (là, la partie n’est pas encore jouée), Tunisie, Egypte, Lybie, Maroc en 2012, Syrie... Les sociologues et les historiens ont sûrement leurs explications sur ce phénomène........ Mais si les jeunes, la catégorie instruite, commencent le travail de sape, déclenchent la révolution (avec la bénédiction des Occidentaux), puis finissent par se faire déborder par les islamistes, ils ne doivent s’en prendre qu’à leur courte vue
Ce qui compte c'est la réalité des faits et la pratique sociale pierre de touche de la théorie comme disait un certain Mao!
Apres/débat difficile sur le passé ,dialogue de sourds;comme dit notre ami Areski très ironique
Parfois entre Historiens Français avec des intervenants plus "anticolonialistes" que les ex colonisés mais issus d'idéologies qui avaient soutenues PolPot et certains goulags tropicaux ;débat difficile aussi avec certains Algériens surtout en Algérie! a intéret limité Qui à commencé? on risque de remonter aux croisades et à la prise de Jérusalem par les uns et par les autres!.......
le débat sur le présent et l'avenir prospectif
peut se poursuivre comme nous l'avons dit en laissant le passé "historique" de coté sans rien renier de ses propres mythes,convictions où croyances dont personne ne pourra convaincre personne Alors "ésseman essabeq maout" Et maintenant que faire,? comme disait Vladimir - incohérent sebEncore un propos incohérent mon pauvre nouveau pseudo Seb il y a eu bien plus d algériens Musulmans

massacrés (au moins 20 fois plus que les pieds noirs
à peine 2000) par les fanatiques musulmans en 1962
et ça a continué en 90 et bientot encore gare à tes miches si tu reste "boulet"au pays ! - L’ambiguïté du bien et la réalité du mal.

L'histoire des hommes de ma famille ne me permet pas de me situer simplement dans le fait colonial, par ailleurs je porte depuis mon enfance les morts algériens des enfumages et les malheureux Français tués atrocement lors de cette guerre subversive où tous les coups les plus lâches étaient légitimés par la conquête de l'indépendance.
Quant à moi j'avais 10 ans en 1962 et j'ai vu vers midi dans la rue les gens se précipiter vers les postes de radio écouter la signature des accords d'Evian.J'avais suivi à travers les journaux le cortège de meurtres et des deuils. Je revenais de Saïgon et avant du Gabon en suivant la carrière de mon père que je vous livre.
En 1965 Boumédiène cumule la fonction présidentielle avec celle de ministre de la défense et avec celle de premier ministre du 20 juin 1965 jusqu'à sa mort, instaurant un Conseil de la Révolution du 20 juin 1965 au 10 juillet 1965. Il a été président du Front de libération nationale durant son mandat à la présidence de la république.
En 1965 le professeur agrégé du Val de Grâce, le médecin colonel André est envoyé en Algérie républicaine. Il est en train de mettre au point le traitement révolutionnaire de l’amibe dysentérique. : Le Flagyl. Il associe les équipes de médecins algériens qu’il forme à l’agrégation de médecine française. Boumédiène étant atteint de cette bactérie rentre en contact avec lui et accepte de tester le nouveau médicament.Le président est guéri, il soigne désormais tout le gouvernement, les anciens du FLN et les cadres de l’armée.
Il retient les professeurs agrégés de médecine Algériens qui avaient eu leu diplôme en France. Le doyen de la faculté de médecine le présentera des années plus tard aux étudiants comme le fondateur de l’enseignement médical en Algérie indépendante.
L’équipe franco algérienne constituée autour de la création du Flagyl se rend au congrès de médecine du Caire en 1967. Par leur intervention le congrès atteint plus de 6000 médecins du monde entier Chine et USA compris.L’ équipe médicale Algérienne est dirigée par le professeur Zerdani, son élève à l’agrégation, à sa découverte du traitement de l’Amibiase. Le communiqué est présenté au congrès de médecine du Caire.On lui propose le prix Nobel de Médecine à condition d’écarter les Algériens : il refuse.
Le professeur Zerdani sera abattu d’un balle dans la tête tirée à bout portant en présence de sa fille au moment de la crise islamiste. J'avais surpris un jour en 1967 madame Zerdani parlant à sa fille qu'elle s'étonnait que l'on puisse s'entendre avec des infidèles. Cette phrase ma glaça.
Le 25 avril 1968 survient l'attentat de Boumédiène par les CNS qui tirent sur sa voiture rue ex Michelet..
Le président de la République algérienne est blessé et perd deux dents; sa lèvre est coupée.
Sa voiture seule fonce vers l'hôpital ex Maillot et viens se réfugier devant notre maison de fonction au fond des allées. Boumédiène confie l'exécutif à mon père son médecin qui a la charge de régler le coup d'état en faisant défiler les cadres de l'état devant lui dans son bureau du service de Médecine pour prêter serment sur la Constitution. Se tient à côté de lui debout le chef des armées le colonel Amir.
Boumédienne n’avait alors confiance en personne pour donner l’Exécutif à son médecin depuis 1965, français et militaire en fonction.
L'Elysée téléphone à notre logement et je transmet l'information. Au bout d'une demi heure d'attente j'ai De Gaulle au téléphone qui me demande de lui transmettre un message.
"Charles De Gaulle, président de la république française apporte son soutien au représentant de l’exécutif le Colonel Louis Jean André,professeur de médecine du Val de Grâce en mission en Algérie." On se quitte et il me hurle que désormais je suis le représentant de la république française et que c'est comme tel que je dois me présenter. Je sors de notre logement et 200 fusils sont braqués vers moi et un sergent me demande de mettre les mains en l'air. Il ne parle qu'arabe et seul le capitaine du Génie Mostéfaoui me sort d'affaire. Le sergent me met à disposition une escorte et nous allons vers le bureau du nouvel exécutif. Je passe devant les membres du gouvernement qui me voient à peine.Arrivé devant la porte du bureau du chef provisoire de l'état algérien, un porte parole demande mon identité. Je me présent comme le président français m'a dit de le faire. Et mon père me voit débarquer dans son bureau.
Je lui dit que j'ai un message a délivré de l'Elysée. Il me répond faite , monsieur.Après avoir sorti mon texte, un silence s'installe. un des quinze officiers de l'Armée algérienne qui sont assis en face de lui, ouvre la fenêtre et transmet le message de De Gaulle. Des suites de "hola" se font entendre, puis survient une puissante colonne sonore comme celles des armées antiques après une bataille gagnée.
Bref je sors et je retrouve mes licteurs. Entre temps tout le gouvernement algérien me salue au garde à vous. Seul Bouteflika me scrute les deux mains sur ses genoux comme un gardien de but. mon père tiendra l'exécutif pendant 14 heures. L'affaire est terminé. Bouteflika demandera à mon père qui était le représentant de la France. "C'était mon fils, Degaulle n'avait que lui sous la main vu la situation." "Très bien." dit Bouteflika.
Son premier séjour va de 1965 à 1969.
Il repart en Algérie deux ans plus tard.Entre temps Boumediène est venu à l'hôpital Laveran de Marseille se faire soigner dans son service en hélicoptère depuis une base militaire.
Le médecin colonel André promu au grade de Général est aussi Inspecteur général des Armées retourne en Algérie comme chef de la Mission Médicale Française en Afrique.
En 1978 lors du retour de Boumédiène de Moskou Bouteflika lui demande d’aller la nuit au palais présidentiel à 10 heures du soir. Il se présente devant le portail du Palais présidentiel avec sa voiture de fonction et son chauffeur.Il entre en contact avec madame Boumédiène à l’interphone qu’il connaît comme patiente. On lui ouvre les portes. Il trouve le président comateux enroulé dans une couverture entouré de deux médecin russes en tenue de Jogging. Il demande l’accès au dossier médical. Les Russes le lui refusent madame Boumédiène lui donne. Il découvre qu’il atteint de la maladie de Waldenström . Il pressent qu’on veut le tuer. Il donne discrètement un message à l’homme qui sert le thé que Bouteflika lui avait indiqué comme un homme à lui d’appeler de toute urgence le gouvernement et de prendre d’assaut le palais présidentiel. Un coup d’état était en préparation. L’armée qui en fait se tenait à l’extérieur force l’entrée et investi les armes à la main le Palais. Puis arrive le gouvernement qui se rend compte de la situation. Les médecins russes sont renvoyés. Une équipe internationale médicale est constituée. Brejnev envoie son propre médecin qui est une femme.L’équipe russe est abasourdie de voir un général français aussi intime avec le gouvernement algérien.
Tous les médecins reconnaissent la maladie de Waldentström et ils demandent à ce dernier fort âgé de venir à Alger confirmer le diagnostique. Tous veillent jour et nuit. Le dernier jour de vie du président Boumédiène, ce dernier s’éveille mais ne peut parler à cause de sa trachéotomie. Le général André lui dit « Si vous me reconnaissez, clignez des yeux deux fois », c’est ce qu’il fit et ferma les yeux définitivement.
Wikipedia « Les premiers symptômes de la maladie de Houari Boumédiène apparurent lors de son voyage du 20 septembre 1978 à Damas (Syrie) où, alors qu'il était accompagné d'Ahmed Taleb Ibrahimi et d'Abdelaziz Bouteflika, ces derniers avaient remarqué sa fatigue inhabituelle. Le diagnostic avancé dès lors était « une hématurie avec tumeur maligne de la vessie ». Pour cela il choisit de se faire traiter en URSS du 29 septembre au 14 novembre 1978. Il décédera le 27 décembre 1978 à 4 heures du matin avec deux hématomes dans le cerveau. »
Les funérailles officielles auront lieu le 29 décembre 1978 au cimetière d'El Alia (à Alger)7.
Lors des funérailles au cimetière une voie, près de la sépulture, hurla en arabe : « Salope ». C’était la mère de Boumédiène qui s’adressait à l’épouse du président.
1986 Le général Louis André quitte la République Algérienne à la fin de son mandat. Bouteflika lui demande de présider le Conseil de la Révolution algérienne. Il décline l’offre pour diriger le Pharo à Marseille.
Il finira sa carrière après une carrière de Professeur agrégé du Val de grâce, Directeur du Pharo à Marseille et Ingénieur atomicien. A sa retraite il travaillera à l’Hôpital Hauphouet Boigny de Marseille.
En plus de ses fonctions médicales où il possède 8 spécialités i
Médaille Vermeil de la recherche scientifique,
Grand croix de l’Ordre national du Mérite,
Grand officier de la Légion d’honneur,
Médaille d’Or du service de Santé de l’Armée.
Commandeur des Palmes académiques
Médaille militaire
Le professeur Louis Jean André part de l’armée avec une retraite de Maréchal.Tous les ministres de la santé des anciennes colonies françaises ont été des médecins qui ont été ses élèves.L’un d’eux sera président de la Maurétanie. Il structurera à partir d’Alger, l’enseignement médical et la santé en Afrique.
Son grand père, Pierre André 1834/1902, qui avait 60 ans d’écart avec son père, fit son service militaire de 7 ans de 1854 à 1861. Il est envoyé en Juillet 1857 en Algérie comme canonnier premier servant au 12 e régiment d’artillerie monté qui est d'abord basé à Miliana et par la suite à Blida .Au moment de son départ on lui propose une concession en Algérie. Il refusera en répondant « Votre colonisation ne marchera jamais. »
En 1981 il est présenté au président Mitterrand par le haut fonctionnaire Marceau Long au poste de Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé de la Coopération et du Développement. Ils ne sont pas d’accord sur les objectifs à menerla question asiatique.
Jean Pierre Cot aura le poste et lors de son passage à Alger, il viendra un soir diner à sa résidence (Maison de l’intendant du dey d’Alger à l’hôpital ex Maillot.) Il lui dira que Mitterrand se fiche de son travail en Afrique du Nord sous prétexte qu’il a une dent contre les Algériens.
Mitterrand dira à son ministre Claude Cheysson « "les Arabes, vous savez, la force, ils ne comprennent que ça ».
En 1955
Au Gabon Léon Mba, chef des Fangs venait à Mitzic à l'est du pays il s'arrêtait à notre maison en toit de paille pour dîner.Comme mon père faisait 300 km à pied par trimestre en forêt tropicale à pied pour soigner les Fangs, le futur président du Gabon disait "Docteur parlez-moi de mon peuple." Léon Mba avait demandé à De Gaulle ) que le Gabon soit département français. Le médecin adjoint de mon père était Abbas Sidick premier chef de la première rébellion du Tchad. De Gaulle demandera à mon père d'aller au Tchad pour négocier avec lui. C'est son premier contact avec le général à Paris. Ils ne se quitteront même s'il ne sera jamais gaulliste de 58. Il sera un des ses émissaires secrets en Afrique en contacts permanents (obligés) avec Foccart.
Après avoir soigné 6000 lépreux au Gabon il fait une découverte fondamentale sur la lèpre. Il m'imposait la visite des léproseries à 4 ans pour démontrer la non-contagion de la lèpre. J'en ai encore un souvenir éprouvant. Raoul Follereau se déplacera à Mitzic pour le voir.
On fit de nombreuses visites chez Schweitzer à Lambaréné ( mon premier professeur de musique).
Mes premières références politico-morales furent Savorgan de Brazza et Félix Eboué.
A Alger notre résidence qui était celle de l'Intendant du dey Hussein en bordure Est de l'Hôpital se trouvait séparée d'une rue du cimetière de Bab el Oued. Je découvre un jour, par hasard où j'étudiais la sociologie du cimetière, à droite de l'entrée contre le mur, la tombe de Savorgnan; elle était à 20 m de la maison et presque dans l'axe.En effet il a fini sa vie à Alger.
Lors de notre déplacement de Mitzic à Makokou au bord de l'Ogoué, les vieux du pays me montraient le lieu de campement de l'expédition de Pierre Savorgnan de Brazza en 1874. Il sera enseigne de vaisseau et embarque sur la Jeanne d’Arc pour l’Algérie.
L'Ogoué, le Gabon, les Fangs venus de Fachoda, les Pygmées,Pierre Savorgan de Brazza, Albert Schweitzer, Félix Eboué, Edgar de Larminat Charles Degaulle, Léon M'ba, Raoul Folereau, Peter Towsend (venu à Mitzic), L'émir Abd el Kader, Edmond Pellissier de Reynaud, Louis Pasteur, Alphonse Laveran, Alexandre Yersin, Albert Calmette furent les pierres de fondation de mon Panthéon virtuel.
Puis au retour d'Afrique en allant en Vendée à Chaillé les marais d'autres assises seront posées avec le Général Jouffreau n°2 de l'Armée secrète qui avait sa maison dans ce village. Il sera 'arrêté à Bordeaux et envoyé dans un camp en Alsace, son fils appartiendra au réseau de résistance Mithridate et sera déporté. derrière Jouffreau planait l'ombre du général Delestraint chef de l'Armée secrète avec celle de Jean Moulin. la Vendée où mon grand père maternel sera le vice président du Conseil général pendant 50 an. Il était vétérinaire et Radical socialiste.
Herriot lui écrivait "Vous êtes le fer de lance de la Démocratie en terre vendéenne."La Vendée c'est aussi Georges Clémenceau né à Mouilleron en Pareds et Delattre de Tassigny.
Ainsi je fus forgé au serment de Koufra, aux Forces françaises libres, la marche sur Paris et la libération de Strasbourg (serment tenu)sur fond de la marche militaire Lorraine.
Mes instructeurs furent les tirailleurs sénégalais et les goumiers de Montecassino sans oublier les soldats algériens de 14/18 et les spahis.
Mon père président national des pensions militaires a rétabli de gré à gré en Algérie secrètement les pensions des goumiers qui l'avaient perdue lors de l'Indépendance algérienne.C'est uniquement par moi (pour éveiller aucun soupçon) que passaient leurs dossiers pendant mes 14 et 16 ans..
A Alger on fit la connaissance du professeur de droit et archéologue Pierre Salama (à Alger indépendante) beau frère de l'avocat anti-colonialiste de Messali (entre autres) Dechézelles qui venaient régulièrement à Chaillé les Marais l'été.
J'ai fait partie de goûter d'enfants à Chaillé les Marais en présence de la générale Jouffreau, et des maréchales Leclerc de Hauteclocque et Delattre de Tassigny.
Puis Richelieu à Luçon, Rabelais à l'abbaye de Maillezais édifiée dans la seigneurie de Chaillé les Marais sans oublier saint Hilaire de Poitiers passant à Chaillé.
Je vois encore dans la maison familiale de Chaillé les Marais les cantines vertes où sont peintes en lettres blanches CHAILLE LES MARAIS VENDEE FRANCE/MITZIC GABON
La Troisième République cherche ses héros. Brazza, officier de marine aristocrate italien, élégant, héroïque, révolté par l’esclavagisme, apôtre de la paix, et surtout désintéressé, a un profil parfait à tous ces égards. On pense donc pour lui au Panthéon et à la récupération de sa gloire intacte. Mais Thérèse refuse l’honneur. Son corps est alors inhumé au Père Lachaise, puis déplacé, trois ans plus tard, à Alger où vivent sa veuve et ses enfants. - Massacres évitablesEn 1962, il y a eu plus d’Algériens tués par d’autres Algériens que de colons français tués par des Algériens. C’est exactement comme en France en 1945 où les Français se massacraient surtout entre eux au lieu de tuer les Allemands. Les nazis en France ont été combattus par l’armée américaine, ne n’oublions pas.

Tout cela est très dommage, car ces massacres en Algérie étaient parfaitement évitables. Il suffirait que ces colons français arrivent à traiter les indigènes comme leurs égaux au lieu de les coincer dans un statut de sous hommes. - Réponses diversesPour Ben Zetoun c'est trop long vos" copies collés "

impossible à lire il fait synthétiser votre pensée
et donner vos sources et auteurs de référence
Pour Seb il a été démontré que dans la période historique 1830/1962 dans les autres pays arabos musulmans sans colonie de peuplement notable les conditions pour le peuple ;sociales,sanitaires, de "sous hommonies" ont étées bien pire qu'en Algérie où meme à 50% les musulmans votaient et avaient un embryon de représentation méme faussée mais mieux
que dans les pays "fréres" ou pas de vote du tout ::statut en évolution constante vers une émancipation totale qui serait fatallement arrivée sans besoin de massacrer plus de fréres que ne l'a fait l'armée française et en tout cas pas les pauvres colons dont seulement 2% étaient
des nantis avec aussi autant de riches musulmans
qui voulaient garder leur status coranique privé
et donc rester Frnçais de seconde zone ce qui etait plus avantageux pour eux "talleq" 3 fois et je peux changer de femme par exemple!pour eux pas "sous hommes" mais "homme supérieur au Roumi"qui lui est coincé avec sa femme
Quant aux massacres que vous reconnaissez c'etait
une stratégie du FLN/ ALN sous peine de mort si non exécution poue soi méme et sa famille souvent exécutés à contre coeur contre ceux qui vous avaient soigné et fait du bien et où souvent on préférait travailler que chez un"Khémmas" musulmans bien plus dur et payant moins bien
à coup de batons ! - mauvais choixLe statut inférieur des indigènes était peut être « en évolution constante » selon Zidour, aucun peuple dans le monde ne peut accepter d’être des sous hommes dans leur propre pays après plus d’un siècle de cohabitation avec les colons français.

Les Algériens avaient réclamé pacifiquement leur indépendance pendant des décennies sans succès. La révolution armée était une suite inévitable à cause du refus des Français.
Si en 1945, les Américains n’avaient pas débarqué en France, les résistants français seraient aussi obligés d’utiliser la violence du terrorisme sauvage à grande échelle, c’est le seul moyen de tenir tête face aux nazis qui étaient dix fois plus forts. C’était la même chose pour le FLN face à l’armée française en Algérie.
Ces Algériens n’avaient pas le choix, ils ont tout essayé avant d’arriver aux massacres. Les Français par contre avaient le choix, ils ont mal choisi. Dommage pour eux. - Mémoires familiales.A part trois petits paragraphes sur l'arrivée au pouvoir de Boumédiène, sur les prémices de sa maladie et de l'héroïsation de Savorgnan de Brazza. Tout le reste du texte appartient à ma mémoire et a mon vécu à côté de mon père. C'est de l'information de première main. Mon père en ce moment a commencé à écrire ses mémoires.

Pour info sur la situation de l'Algérie avant 1954 concernant le docteur Zerdani qui avait fait ses études de médecine à Lyon.Il n'était pas encore professeur agrégé. L'administration française le nomme à un poste à l'hôpital de Tizi Ouzou. Il se présente chez le directeur qui le fait attendre pendant trois heures. Puis on lui donne un papier qui le démissionne. - Merci Ben ZetounRien compris l'obnubilé par l'Allemagne et 45

qui émmérge à nouveau !avec enflure des mots "sauvagement" (pour nos fréres,qui se sont massacrés entre eux pire que pour et par les Français!er c pas fini malheureusement"dommage pour nous "
Il pollue volontairement les débats relire mon texte tres clair;de plus dit des c sotises ne voyons pas les resistants Français aller tuer des femmes et des enfants en allemagne ils ne visaient que des combattants ,pour les sous hommes c est maintenant
en Algérie et bientot ils vont en effet se reveiller!ALORS NE PLUS TENIR COMPTE de l'obsédé ignard éliminé ainsi d'autres débats
qui tente de saboter les infos primordiales
avec des élucubrations morbides
Par contre cher Ben Zetoun merci de vos précisions
nous recommandons d imprimer vos textes si vous ne pouvez les publier en France car difficile en Algérie trop d'infos explosives ! - L'Algérie est une tonneau des Danaïdes rempli de sangL’ALGERIE UNE TERRE OU LA POPULATION A ETE PLONGEE PENDANT DES SIECLES DANS L’OBSCURITE LA PLUS EFFARANTE.

L’ALGERIE EST LE TONNEAU DES DANAÏDES REMPLI DE SANG.
Le docteur psychiatre France Fanon chantre de la décolonisation constate que la névrose du peuple algérien remonte à plusieurs siècles. Ce qui fait que la France n’est pas responsable de tout.
« Le peuple algérien, cette masse d’affamés et d’analphabètes, ces hommes et ces femmes plongés pendant des siècles dans l’obscurité la plus effarante ont tenu contre les chars et les avions, contre le napalm et les services psychologiques, mais surtout contre la corruption et le lavage de cerveau, contre les traîtres et les armées « nationales » du général Bellounis. Ce peuple a tenu malgré les faibles, les hésitants, les apprentis dictateurs. Ce peuple a tenu parce que pendant sept ans, sa lutte lui a ouvert des domaines dont il ne soupçonnait même pas l’existence. »Frantz Fanon, Les Damnés de la terre
La colonisation a fait naître un sentiment national qui n’existait pas auparavant même si les conséquences sociales de cette économie dépendante, sont durement ressenties par l'ensemble des populations algériennes . Les Français d'Algérie disposent d'un revenu annuel moyen supérieur à 350.000 à francs par personne, alors que celui des Algériens est inférieur à 50.000 francs et représente moins de 20.000 francs pour la masse vivant du secteur traditionnel.
...
.Les populations d’Afrique du Nord étaient dans état arriération prononcé et la solution coloniale était un mal inévitable pour ne pas dire nécessaire..
" Il est inutile de parler de l'état des sciences à Alger ; ou elles n'existent pas, ou elles sont méprisées ; la médecine même y est sans prix. Leur science est toute dans des charmes et des amulettes "...
" Le Coran est toute leur littérature "... SHALÉR. (P. 77).
" L'imprimerie, cette grande source des progrès des Européens, n'a point encore été introduite en Barbarie. Les gouvernements ont craint que les lumières ne se répandissent, et que d'innombrables copistes ne fussent privés d'occupations et de moyens d'existence. Il n'y a donc point dans cette contrée de libre communication d'idées, et l'on n'y a pas fait le moindre pas vers la perfection. Les gens de lettres, appelés alfagui et talbi, pour l'ordinaire des imposteurs qui font usage du peu de talents qu'ils possèdent, avec la seule vue de maintenir la plus profonde ignorance dans la populace. Les Imans et les Musulmans, exclusivement dévoués à l'étude du Coran, forment une barrière impénétrable contre les connaissances. C'est, à leurs yeux, un crime d'apprendre l'arabe ou de recevoir d'un étranger la moindre instruction "... PANANTI. (P. 367).
Charles Robert Ageron : »Le régime colonial, ainsi que les prescriptions de l’Islam ont définitivement dissocié les deux communautés. »
En fait elles ne pouvaient se rencontrer faute d’un terrain commun et elles ont vécu dans des mondes parallèles en se haïssant.
Les cadres du FLN formés à l’idéologie soviétique au Caire pour structurer une guerre sbversive sans nom où les civils sont pris pour cible en criminalisant la poûlation..
Le Congrès de Tripoli en 1961 affirme éradiquer toutes formes de présence et d’influence française.La politique de la France est qualifiée d’impérialiste et tous maintien de lien est à l’avance condamné comme néocolonialiste.
Dans un article récent du Nouvel Observateur (28 février 2002), Jean-Paul Mari évalue à 250 000 Algériens et à 30 000 Français le nombre des morts de cette guerre meurtrière et cruelle. Le chiffre de 1 500 000 participe de la falsification historique et permet de mener une guerre mémorielle ignoble contre la France.
Le 3 juillet 1962, l’Algérie indépendante ferme la « parenthèse » de la colonisation française a partir d’une guerre subversive qui consiste a massacrer égorger, éventrer les populations civiles Française et musulmanes légalistes.
Si tout reste à faire et les cadres sont absents ont les a fait fuir volontairement par un atroce nettoyage ethnique.
La politique de l’OAS fut suicidaire et légitima la ligne dure du FLN qui purent inciter les massacres inouïes du 5 juillet 1962 d’Européens qui constituent un crime contre l’humanité.
Ben bella en 1989 confirme son opposition au maintien des Français en Algérie et de fait cautionne le nettoyage ethnique. « Je ne pouvais concevoir une Algérie avec 1 500 000 pieds noirs…Mais lucidement, je ne voyais pas le projet de mon Algérie, que je porte en moi, une Algérie révolutionnaire qui allait vers des options socialistes, qui allait combattre l’impérialisme… »
Le général de Boissieu dans ses Mémoires de Boumediène raporte que ce dernier reconnaissait : » Cette guerre nous a coûté très cher, elle nous acoûté 60 000 spécialistes Français d’Algérie qui nous manquent cruellement aujourd‘hui pour faire cécoller notre pays sur le plan économique. »
La soviétisation de la société se manifeste avec un programme d’inspiration marxiste qui est censé poser les bases du socialisme algérien qui impose une révolution agraire et la «socialisation des moyens de production » sont annoncées d’une manière scolaire et naïve, tout comme la promotion de la culture nationale arabo-islamique.
Messaoud Boukadoum l’a présenté comme un bloc ce qui est faux. En 1949 éclatera la crise berbériste et aujourd’hui la crise est plus grande que jamais.
Ben Bella en 1965 « Nous avons fait cette guerre seulement et uniquement pour asseoir l’hégémonie de l’Islam et par conséquent appliquer la Charia.
L’émergence d’une « identité algérienne », procède du patchwork qui emprunte tout à la fois aux modèles républicain, islamique et nationaliste qui sont en fait antagonistes.
la synthèse se révèle des plus difficiles pour ne pas dire impossible pour le régime autoritaire qui parvient rapidement au pouvoir. Après trente ans de cette transition menée par le fln, la crise actuelle que connaît l’ancienne colonie française témoigne de son échec. Se fondant sur le mythe mensonger d’un « peuple unanime » et revendiquant l’héritage exclusif du combat pour l’indépendance.
Le FLN ne parvient pas à imposer une légitimité démocratique ou la société est une démocratie sur surveillance militaire. Situation qui est obligatoire dans ce genre de situation.
L’économie est totalement déséquilibrée : le secteur industriel ne représente que 27 % de la production globale, la majorité de la population se consacre soit à un artisanat local déjà déclinant, soit à l’agriculture traditionnelle, incapable d’assurer la subsistance des populations locales. Dans les centres urbains, le chômage sévit et les bidonvilles se multiplient.
Le 3 Octobre 1988 m le pouvoir semble se libéraliser.
Quatre ans plus tard, l’interruption du processus électoral à cause de la forte poussée du fis referme cet intermède pour plonger l’Algérie dans une guerre civile larvée aux meurtres atroces de masses et individuels.Resurgit les mêmes méthodes qui dépassent le bon sens humain que celle de cette conquête de l’indépendance par tous les moyens qui est imposée comme fondement de l’identité algérienne.
Il faut augmenter la violence terroriste meurtrière pour imposer la terrer dans la population qui a mal voté.
« les islamistes veulent aller au paradis. Qu’on les amène et vite, je ne veux pas de prisonniers, je veux des morts. » Général Lamari.
« Exterminez-les, exterminez-les, eux et ceux qui les soutiennent, nous ne sommes pas là pour combattre les terroristes uniquement, mais tous les islamistes. » géneral Fodhil Chérif Il faut exterminer tous ceux qui ont voté pour Le FIS c’est-à-dire 3 000 000 d’Algériens.
Cette crise place l’Algérie devant ses choix :
Déjà en 1962 la guerre civile menace le pays par les diverses forces politiques prétendent au pouvoir : le gpra bien sûr, mais aussi « l’armée des frontières », forte de 31 000 hommes stationnés au Maroc et en Tunisie, le cnra ensuite, organe suprême de la révolution et les chefs des wilayas refusant toute soumission à l’état-major général..
Le 22 juillet, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider et Houari Boumediene, chef d’état-major de l’Armée de libération nationale (ALN), annonce la constitution du « bureau politique ». Des chefs historiques comme Mohamed Boudiaf ou Krim Belkacem s’insurgent contre ce coup de force institutionnel rapidement qualifié de « fasciste », les premiers affrontements ensanglantent le pays. Le « groupe de Tlemcen », alliance du FLN et de l’armée, scelle l’avenir du pays et présente le vrai visage du futur pouvoir. Cette période d’anarchie favorise de nombreux « règlements de comptes » qui aboutissent à l’exécution de nombreux harkis ou d’Européens. - Vers l'économie de marché en AlgérieL’urgence en Algérie est de sortir d’une économie de rente pour se lancer dans à une économie hors hydrocarbures (95%° du PNB dans le cadre de l'économie de marché

La gouvernance qui s'est trompé pendant 50 ans a la responsabilité de rétablir, l’Etat de droit, la culture de l’entreprise privée basée sur le savoir.Il apparaît un déphasage entre le discours officiel algérien et la réalité, considérant que l’Algérie risque à terme de se vider de ses cerveaux. - Dialogue de sourdLa France se trouve vis-à-vis des Arabes d'Algérie dans une situation dont elle ne peut sortir que par deux issues : la conversion des musulmans ou l'extermination plus ou moins lente de la race indigène. La fusion pacifique des musulmans et des chrétiens n'est qu'un rêve irréalisable.

Le Correspondant, Le Correspondant, éd. Sagnier et Bray, 1851, t. 28, p. 114 - ExterminationJournal des économistes

Dans notre premier article, nous avons développé cette suite d'idées : Une population indigène existe en Algérie : pour coloniser, c'est-à-dire pour faire cultiver l'Algérie par des Européens, il faut substituer des Européens aux indigènes. Cette substitution ne peut avoir lieu que par l'extermination des indigènes : nous avons supposé cette extermination obtenue et nous avons examiné quelle serait la population appelée à remplacer les indigènes : ce serait une population française; car ce ne serait pas pour des étrangers tels que les Maltais, les Mahonnais, les Espagnols et les Italiens, qui sont déjà plus nombreux que les Français en Algérie, que nous ferions les sacrifices en hommes et en argent que nous impose cette possession.[...] Probablement la France ne prendra pas la résolution d'exterminer les Arabes : ce n'est pas au moment où l'Angleterre a aboli l'esclavage et où l'on fait des efforts pour la suivre dans cette voie, que l'on voudrait donner un éclatant démenti à la civilisation en réhabilitant l'esclavage en Afrique. [...] Quoi qu'il en soit, l'extermination est loin d'être accomplie : la population africaine n'est pas clairsemée comme celle du Peau-Rouge : portée à 8 millions par M. le maréchal Bugeaud, elle ne peut s'élèver à moins de 2 millions et demi. Si l'on continue encore pendant quinze à vingt ans, les colonistes pourront s'établir en paix sur l'Afrique dépeuplée. [...] De quelque manière qu'on s'y prenne pour s'emparer des terres des indigènes, quelque principe que l'on invoque, c'est toujours l'extermination qui en est la conséquence.
Journal des économistes, revue mensuelle de l'économie politique, des questions agricoles, manufacturières et commerciales, Journal des économistes, éd. Presses universitaires de France, 1847, t. 17, L'Algérie, colonisation, p. 89,123 - plus que 2 issuesLa France pourrait aussi accorder la citoyenneté à ceux qui le demandent. Elle a décidé de les bloquer. Voir ici: http://hubertzakine.blogspot.be/2010/06/lalgerie-est-la-seule-colonie-moderne.html

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En Algérie, on avait donc choisi de maintenir à l’égard des musulmans la procédure la plus difficile, la plus contrôlée, celle de la naturalisation. Et on ne la facilitait pas ! Le parcours d’un postulant était parsemé d’obstacles : le dossier devait être constitué de huit pièces différentes - dont un certificat de bonne vie et moeurs ; l’indigène devait se présenter devant le maire ou l’autorité administrative et "déclarer abandonner son statut personnel pour être régi par lois civiles et politiques françaises" ; une enquête administrative était effectuée sur la moralité, les antécédents et surtout la situation familiale du demandeur ; enfin, le dossier était transmis avec l’avis du préfet et celui du gouverneur au ministère de la Justice, puis au Conseil d’Etat, avant qu’un décret ne soit signé par le président de la République.
La procédure de naturalisation était d’autant plus difficile que l’administration locale faisait preuve d’une rare mauvaise volonté. Tous les témoignages concordent en ce sens. C’est ainsi que, quelques semaines après la révolte de 1871, dans les premiers jours du mois de septembre, la population de Bougie vit avec surprise arriver de nombreux groupes indigènes appartenant à diverses tribus qui se rendaient auprès du juge de paix, pour remplir les formalités relatives à la naturalisation. Que fit l’autorité militaire de qui ces Indigènes relevaient ? Elle mit en prison les plus influents, de manière à intimider les autres. Puis les cavaliers du bureau arabe furent envoyés dans toutes les directions pour enjoindre aux Kabyles, que la contagion aurait gagnés, de rester chez eux.
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Les Algériens avaient ils d'autres choix que de les massacrer ? - Blad h'emma !Je commence à défricher vos propos personnels

où je trouve confirmé certains faits plus où moins connus !Quant à France Fanon je vous le laisse en prime il n'a jamais pu expliquer pourquoi la plus ancienne colonie indépendants Haiti demeurait la plus arriérée et rétrogade des décoloniseés suivantes de nos jours!comme idem j'avance que la plus colonisée (Algérie)des pays arabos musulmans à plus de chance de s'en sortir que les autres
mais pas inéluctable!(pas jugement moral:un fait)
http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2012/07/12/24699288.html#c51279883
lien où se trouve le texte suivant de Miloud collaborateur du débat à méditer /
"À ma connaissance, aucun pays musulman n’a encore accédé à la démocratie et à la modernité (séparation du religieux et du politique, mode de vie industriel ultra-rationalisé, pluripartisme, alternance du pouvoir, liberté de conscience, d'expression, contrôle des richesses publiques) par des moyens révolutionnaires ou électoraux. Tous ceux qui ont essayé n’ont finalement échangé qu’une dictature militaire contre une dictature religieuse : Iran en 79, Algérie en 91-92 (là, la partie n’est pas encore jouée), Tunisie, Egypte, Lybie, Maroc en 2012, Syrie... Les sociologues et les historiens ont sûrement leurs explications sur ce phénomène....
Votre dernier propos est évident ;lumineux ;
Mais que faire le poids de la tradition "rentiére"
qui remonte avant le pétrole ;dans le désert captation des caravanes d' Asie et dans la course maritime ;figée par un religieux difficilement réformable (Test:admettre sans les approuver l'apostasie;l'agnosticisme et l'athéisme)
Ne risque t elle pas de bloquer toute évolution positive pour longtemps ?Ma kan h'adja ! - Por favorBen Zetoun por favor épargnez nous les copiés collés des autres ,surtout des ingnards et imbéciles de 1847 nous l'Algérie on l'a construite cote à cote avec vos péres (50% des tribus avec nous)

avec de belles frontiéres et un beau désért et aussi un beau nom qui à été consérvé à la place de bérbérie où Numidie
Revenez à vos textes perso bien plus intéréssants !
Merci - Idée farfelueEtant donné l’effectif parsemé des soldats coloniaux français dans les colonies, l’idée d’exterminer les indigènes était de toute façon irréalisable. Les Français ont pu rester pendant un certain temps dans les colonies uniquement grâce à la naïveté d’un certain nombre de collabos indigènes qui ont cru à leur discours de « civilisation ». En l’absence de ce discours cosmétiques, la résistance des peuples colonisés serait incontenable et les massacres anti français seraient réalisés beaucoup plus tôt.

Les nazis en savent quelque chose, ils ont essayé d’exterminer les Juifs français en comptant sur les collabos français, on a vu ce qui leur est tombé sur la tête. - ENSUITE ?"Pour un Occidental, reconnaître la véritable nature de l’islam imposerait une série de conclusions et de conséquences impossibles à admettre. La logique qui en découlerait sort tellement des limites acceptables du champ culturel et idéologique politiquement correct, que nos intellectuels conformistes préfèrent ne pas savoir. et ils préférent avaler les prestations islamiques "modérées"comme du bon pain

CE LA NE VEUT PAS DIRE QUE LES ELECTIONS SONT INTERDITES A L INTERIEUR DE L OUMA QUI DOIT S ADAPTER LORSQU ELLE N EST PAS EN TERRE D 'ISLAM
OU FORTEMENT CONTAMINEE PAR LA LAICITE COMME L" ALGERIE MAIS SOURCE DE CONFLITS a venir"C'etait mes derniers propos ;Si Ben Zetoun ;d'actualité et pas remonter aux élucubrations des "économistes" bidons métropolitains de 1840 qui n'etaient pas sur le térrain comme nos compatriotes pieds noirs de toutes origines qui ont construit le Pays avec nous en nous poussant plus ou moins bien (en profitant pour une minorité)à sortir du féodalisme archaique où nous nous trouvions;habitués à une soumission forcenée aux "fréres musulmans Otomans :et à leurs vassaux indigénes Féodaux que nous avons retrouvé en 1962 pour beaucoup ex caporaux déguisés en généraux (grade innéxistant dans la véritable ALN
Alors assez de chicaias sur le passé ;souvent entretenues par des agents de l'extérieur à la solde des USA prosélytes; Chinois "incroyants" où que s'ais je ? qui souhaitent une rupture avec la France et qui ne comprénnent pas nos relations
privilégiées comme le vote des 2 Millions de bi nationaux aux Présidentielles Françaises ! - Qu'en pensez vous ?Pour ceux qui s'intéressent toujours à ce qui se passe dans leur Pays natal et qu'on le veuille

où non aura des impacts sur la France
le débat sur le présent et l'avenir prospectif
peut se poursuivre en laissant le passé historique de coté sans rien renier de ses propres mythes où de ses croyances et de ses convictions dont personne ne pourra convaincre personne du moins publiquement!(on sait pourquoi!)
Alors "ésseman essabeq maout" Examinons ce qui se dit "là bas" Par le journaliste Hocine Bellaloufi
"La politique ultralibérale d’Abdelaziz Bouteflika s’inscrit dans la continuité de la politique d’infitah (libéralisation ou passage à l’économie de marché) entamée depuis 1980. Elle en constitue le prolongement ainsi qu’une accélération. Les conséquences palpables, et non pas simplement les risques, d’une telle politique sont la désindustrialisation et la promotion d’une économie de bazar. La part de l’industrie dans la production intérieure brute est passée de plus de 25% au début des années 1980 à 5% aujourd’hui. L’Algérie importe l’essentiel de ce qu’elle consomme, de l’utile au superflu. Les immenses revenus pétroliers retournent directement dans les caisses des multinationales et des banques étrangères. L’explosion des importations automobiles illustre cette tendance. Des joyaux de l’Algérie indépendante, comme ceux d’El Hadjar et de ses mines, d’Asmidal, de Sidal… ont été bradés à des multinationales qui pillent les richesses du pays et le contraignent à importer ce qu’il produisait autrefois.
Enfin la société algérienne connait un processus de polarisation de classes sans précédent entre une minorité de nouveaux riches et une majorité qui peine à survivre : chômage massif, en particulier chez les jeunes, précarisation de l’emploi,inflation galopante qui mine le pouvoir d achat des masses
QU" EN PENSEZ VOUS CHER BEN ZETOUN ? - Katastrof Reflèchir Fissa!Analyse Reflèchir Fissa!

L’Algérie sans pétrole et gaz conventionnel à l'Horizon 2030
Par Le Matin DZ | 01/09/2012
Après 50 années d’indépendance politique, l’Algérie exporte toujours 98% d’hydrocarbures à l’état brut et semi brut et importe 70-75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%.
L'Algérie a-t-elle une stratégie pour endiguer la fin des réserves du pétrole ?
L’analyse de l’épuisement des réserves de pétrole pour l’Algérie est souvent évoquée dans les rapports internationaux, l’Algérie pouvant se réveiller un jour dans une situation très douloureuse, plus rapidement pour le pétrole, devenant importateurd’hydrocarbures au moment où la population atteindra 50 millions d’habitants. L’Algérie avec l’actuel modèle de consommation énergétique et sans découvertes substantielles -, ce qui a été le cas depuis 2000, puisqu'aucune importante découverte rentable, la hausse des recettes étant due essentiellement à la hausse du prix du pétrole, expliquant les amendements de l’actuelle loi des hydrocarbures - risque l’épuisement de ses ressources en pétrole (2020) et gaz conventionnel horizon 2030. - LES PROSTITUEES D'ALGERIE« Dieu sait que nos hommes, surtout les berbérophones, aimeraient se mettre bien avec les goumiers ! Peut-être pour retrouver quelque cousin avec lequel parler du pays.Encore plus sûrement dans l’espoir de se faire inviter au bordel que le 3 e Tabor a amené avec lui du Maroc. C’est là en effet le privilège exorbitant de cette troupe hors du commun ; il ya dans ces déserts une dizaine (ou plus)de prostituées berbères qui suivent partout les goumiers. C’est la tradition des goums. Il paraît que dans leur lointains villages à peine islamisés ces filles ne seront pas déconsidérées par leur présente activité ; ellesl’exercent souvent pendant un temps limité, faisant campagne à leur façon. Au retour, elles trouveraient facilement à se marier, surtout si elles se sont constitué une jolie dot. «Cette petite équipe de filles-qui ne comprennent ni l’arabeni, biensûr, le français-fonctionne sous la coupe d’une vieille maquerelle, la patrona, vétéran des campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne. » Medecin de bataillon en Indochine, 1947-51 Pierre Giudicelli. Isolement P 122

- L'oppression des Algériens du temps des Turcs" LES TROIS-QUARTS DU TERRITOIRE NE SONT PAS CULTIVES

" L'industrie est et doit être nulle chez des peuples plongés dans des ténèbres aussi épaisses. On y connaît aucun art agréable, et ceux de nécessité première y sont très imparfaits. Le plus important de tous, l'agriculture, est encore dans l'enfance. Les trois-quarts du terrain sont en friche, et le peu qui est labouré l'est sans intelligence "... RAYNAL (T. I, p. 82).
..." Ce sont les gouverneurs des provinces qui sont chargés de la perception des impôts. Aux soldats dont ces tyrans s'entourent , habituellement pour leur sûreté, se joignent deux fois l'an des troupes envoyées d'Alger, pour arracher aux peuples des contribution qu'on n'obtiendrait pas sans -cet appareil de guerre. Le pays est si misérable et si ruiné que les extorsions réunies ne s'élèvent jamais au-dessus de deux millions de livres. Le fruit de ces brigandages est porté deux ans de suite à la capitale par des subalternes, et la troisième par les beys eux-mêmes "... RAYNAL. (T. II, p. 137).
Un temps de prospérité a été constaté, puis est survenu un dépeuplement des campagnes et retour de la désertification des sols, des sédentaires redeviennent nomades pour échapper à l’oppression des vainqueurs turcs.
« Les Indigènes étaient donc extrêmement pressurés, plus encore par les vices du système employé, et par la rapacité des collecteurs de taxes, que par les exigences du Trésor public ; cependant, ces exigences augmentaient chaque jour, en même temps que celles de la milice et que l'abaissement des grande revenus dont la Régence avait jadis été enrichie par la course ou les tributs prélevés sur les petits Etats européens. Le mal devint de plus en plus grand ; des villes que Léon l'Africain et Marmol avaient vues commercantes et prospères se dépeuplèrent ; plus d'une disparut entièrement ; des régions jadis fertiles revinrent à l'état de déserts ; des peuplades fixées au sol redevinrent nomades, pour échapper plus facilement à l'oppression d.. vainqueur "... GRAMMONT. (P. 410-411).
L’ oppression turque est vécue comme insupportable au point de dépeupler a le pays où les habitants ont été amenés à quitter des plaines fertiles, pour se retirer au sein des montagnes, dans des positions moins accessibles, et sur les limites du désert. L’arrivée des Français enterrine la situation telle qu’il la trouve tandis que les autochtones revendiquent leur ancienne propriété en attaquant l’Armée française. L’engrenage des conflits se met en place
" Ce sont les gouverneurs des provinces qui sont chargés de la perception des impôts. Aux soldats dont ces tyrans s'entourent , habituellement pour leur sûreté, se joignent deux fois l'an des troupes envoyées d'Alger, pour arracher aux peuples des contribution qu'on n'obtiendrait pas sans -cet appareil de guerre. Le pays est si misérable et si ruiné que les extorsions réunies ne s'élèvent jamais au-dessus de deux millions de livres. Le fruit de ces brigandages est porté deux ans de suite à la capitale par des subalternes, et la troisième par les beys eux-mêmes "... RAYNAL. (T. II, p. 137).
..." Les impôts qui ne regardent que l'intérieur sont fixés d'après les préceptes du Coran. Si la même bonne foi présidait à leur perception, ce serait un far deau bien léger, et en même temps une grande source de revenus pour l'Etat. Mais, à Alger, l'administration turque a tous les vices d'une corporation privilégiée, sans aucun de ses avantages. Pour eux, la première co nsidération, c'est leur fortune privée ; sentiment qui se fortifie dans les coeurs, par le caractère factieux du gouvernement, et l'incertitude du titre en vertu duquel ils ont leurs places. Les beys et les gouverneurs des ,provinces sont responsables des impôts, et rien de ce qui peut être enlevé n'échappe o aux mains des agents militaires qui le savent. Une oppression aussi insupportable a dépeuplé le pays, en forçant les habitants à quitter des plaines fertiles, pour se retirer au sein des montagnes, dans des positions moins accessibles, et sur les limites du désert. Cet état de choses produira nécessairement l'abolition , de cette institution ; à moins que la Sainte-Alliance ne décide dans sa sages-se qu'elle leur doit son appui, ces hommes seront avant peu un fléau de plus pour la civilisation ".,. SHALER, (P. 47-4
.
..." Des confiscations, chaque jour répétées et souvent arbitraires, augmentent nécessairement le domaine national, qui doit finir par être immense. Les terres qui ne touchent pas aux principales villes sont de peu de valeur. Le commerce et l'agriculture sont réduits à l'état le plus déplorable, par suite du système de prohibition, qui défend d'exporter toute espèce de produits indigènes. L'importation n'existe que pour quelques articles, qui sont pour le gouvernement un objet de monopole.
Les Turcs qui sont à la tête du gouvernement ne suivent que des idées étroites d'égoïsme, et sont jaloux de toute prospérité qui n'est pas sujette à leur contrôle. On croirait. qu'ils ont par instinct une idée juste de l'état de la question. Car si on encourageait dans le pays musulman l'agriculture et le commerce, les avantages qui éen résulteraient naturellement, ne tarderaient pas à se manifester ; l'Etat s'enrichirait, la civilisation marcherait, la population s'accroîtrait, et alors cette poignée de féroces aventuriers trouverait de grands obstacles au maintien de l'autorité arbitraire qu'ils font peser sur le pays... " SHALER. ,(P. 37-3
." Le financier africain, toujours prêt à obtenir de l'argent par des violences et ,des extorsions, ignore ces calculs raffinés que possède un chancelier de l'Echiquier européen ; il lui serait ainsi édifficile de lever des taxes directes et régulières. Mais ce que quelques personnes appellent l'art de trouver,de l'argent, se pratique beaucoup plus aisément: à Alger qu'en beaucoup d'autres lieux. Que, ,par exemple, le dey soit pressé, il lui suffirait d'ordonner l'étranglement de deux ou trots gouverneurs, et de s'emparer de leurs trésors ; il fait décapiter quelques riches Maures, dont les biens se trouvent , confisqués ; il commande une irruption des Turcs chez les Bédouins ou les Kaïds indépendants, ou bien encore il déclare la guerre à quel-que, (puissance européenne faible ; et si on ne l'apaise pas par un .tribut ou présent fait fort à propos, ses croiseurs ne sont pas longtemps sans remplir son trésor ; enfin,, la dernière ressource de sa Hautesse est toujours une de ces intolérables oppressions appelées avarcas "... PANANTI. (P. 459-460).
" UN TEL MONOPOLE,, LE PLUS DESTRUCTEUR QUE L'ON CONNAISSE "...
..." Aucun des objets qui sortent du pays n'est assujetti à l'impôt, et par une ,raison fort simple, ce qui entre dans l'État peut être acheté indifféremment par tout le monde ; mais le gouvernement est ,le seul vendeur de ce qu'il est permis d'emporter. A l'exclusion des navigateurs et des , négociants; s'approprie les grains de toutes les espèces au prix commun de la place, et règle lui-même la valeur de, la laine, des cuirs, de la cire qu'on est forcé de livrer à ses magasins ; sans, avoir eu la liberté de les exposer au marché. Ce qu'il a obtenu pour peu de chose, il le fait m opter aussi haut qu'il veut, parce qu'il est .possesseur de marchandises de premier besoin, et qu'il n'est jamais pressé de s'en défaire. Un tel monopole, le plus destructeur que l'on connaisse, réduit à presque rien ce qu'une contrée si vaste et si fertile ,peut fournir aux besoins des nations. A peine les denrées qu'on en retire peuvent-elles occuper soixante ,à quatre-vingts petits , navires.
Une conduite moins oppressive aurait permis à toutes les facultés physiques et morales de se développer ; mais la tyrannie a craint ;que des peuples nombreux et riches ne devinssent trop impatients du joug sous lequel on les faisait gémir ; plutôt que de s'exposer à des révolutions qui doivent se faire plus tôt ou plus tard, une soldatesque insolente, avide et féroce, a consenti à voir le revenu public se réduire à très peu de chose "... RAYNAL. (T. II, P. 136-137). - Une Colonisation brune en 1962« En 1962, une colonisation brune (dans tous les sens du terme) s’est substituée à une colonisation blanche, qui reproduit à l’identique, parfois en pire (l’ancienne avait l’ambition de bâtir quand la nouvelle n’a eu de projet que de détruire), les pratiques coloniales. Cette vérité s’est dissimulée derrière l’éclat trompeur d’un tournant décolonisateur qui se résume au déracinement d’un million d’Européens d’Algérie, le rapatriement de l’armée française, avec les drames qui accompagnent de tels exodes, notamment pour les harkis et les pieds-noirs dans l’Oranais. Mais les Algériens eux, hormis de servir d’alibi magnifique, n’ont jamais acquis leur indépendance. Le seul vote, depuis 200 ans, où ils ont exprimé dans des conditions satisfaisantes leur opinion, a eu lieu le 3 juillet 1962. » Interview Lounis Aggoun, "La colonie française en Algérie. 200 ans d'inavouable" SAOUDI Rania

- LE SERMENT DES BARBARESLa Martingale Algérienne, Réflexions sur une crise

Abderrahmane Hadj-Nacer Ancien directeur de la Banque d'Algérie Essais
« J’écris, au seuil de la soixantaine et considérant ma formation et les fonctions que j’ai occupées je devrais sans doute livrer ici un livre d’économie, ne serait ce que pour dialoguer avec ces concitoyens persuadés que c’est la corruption et non l’absence de démocratie qui empêche le décollage économique du pays. Ces réflexions personnelles vont pourtant au-delà, cherchant à cerner les mécanismes socio-historiques qui ont conduit notre pays à s’enliser et ses enfants à vivre en permanence avec, dans la bouche, un goût amer. Elles expriment aussi la conviction que, pour la première fois depuis le néolithique, « Thamezgha » peut influer sur son propre destin. Cette prise de conscience, éclairée par notre Histoire, ne peut pourtant se faire que par la transmission. La conscience de Soi est absente du débat politique en Algérie. Notre désaccumulation ne se manifeste pas uniquement dans l’ingénierie, la gestion, la gouvernance mais aussi dans cette incapacité de nombre d’Algériens à ressentir et exprimer le respect de Soi, donc des autres. Elle nous conduit à un règne sauvage où dominent les rapports de violence. Mais qu’a-t-on fait de nos enfants ? On ne leur a rien transmisVoilà une des raisons pour écrire, maintenant. » A.H
Après une brillante carrière dans la haute fonction publique algérienne, Abderrahmane Hadj-Nacer revient, dans cet ouvrage, sur son parcours, son héritage familial, ses engagementsInquiet de la situation actuelle, des blocages multiples qui persistent, il livre ici une analyse sans concession – un rien désabusée – de l’état de son pays. Cependant, refusant de céder au fatalisme, il propose quelques pistes concrètes pour sortir de l’impasse
Gouverneur de la banque centrale d’Algérie(1989-1992) L’économie Algérienne n’existe pas, je peux pas dire plus, en réalité si nous étions en guerre il y aurait une famine totale Il est très facile de réduire l’Algérie à un état de dépendance mais qui dépasse l’imagination. Beaucoup de libéralisme, en fait a autorisé un comportement complètement débridé au niveau du commerce international a tel point que même les unités de production existantes ont été fermé ou alors sous couvert de terrorisme attaquées pour justifier Leur fermeture de sorte a ne devoir plus qu’importer.
Boualem Sansal
Le Figaro : Avez-vous la nostalgie de la présence française ?
Boualem Sansal : Comme 80% des Algériens. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes nostalgiques de la colonisation. Mais au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si de criantes inégalités existaient. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds-noirs. S'ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie.
Boualem Sansal, 1999, Paris, dans Le Figaro, 18-19 septembre 1999, p.14, paru 18 septembre 1999.
Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence. La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues.
Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 32
Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre. La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent que pour les hommes libres.
Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 335
Quarante ans est un temps honnête, ce me semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants.
Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 375
Kateb Yacine
Pendant ces treize siècles, on a arabisé le pays mais on a en même temps écrasé le tamazight, forcément. Ça va ensemble. L’arabisation ne peut jamais être autre chose que l’écrasement du tamazight. L’arabisation, c’est imposer à un peuple une langue qui n’est pas la sienne, et donc combattre la sienne, la tuer.[...] L’Algérie arabo-islamique, c’est une Algérie contre elle-même, une Algérie étrangère à elle-même. C’est une Algérie imposée par les armes, parce que l’islam ne se fait pas avec des bonbons et des roses. Il s’est fait dans les larmes et le sang, il s’est fait par l’écrasement, par la violence, par le mépris, par la haine, par les pires abjections que puisse supporter un peuple. On voit le résultat.
« Aux origines des cultures du peuple : entretien avec Kateb Yacine » (1987), dans Revue Awal, n° 9/1992 - Hommage à Kateb Yacine, Kateb Yacine, éd. MSH, 1992, p. 127
L'idéologie de la « nation arabe » et l'intégrisme musulman sont les deux principales forces qui s'opposent au progrès [en Algérie].
Kateb Yacine, 1985, dans Le poète comme un boxeur, paru Seuil, 1994, p.164, Kateb Yacine. - La colonisation comme accélérateur de l'identité algérienneAutrefois symbole de la puissance militaire et économique des peuples qui le pratiquaient, le colonialisme a été finalement reconnu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme une relation inégalitaire s'opposant au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le paradoxe souvent est que la notion de peuple s’est constitué en opposition au colonisateur. Par conséquent la colonisation a accéléré la prise de conscience identitaire de populations disparates qui ont commencé à se vivre pour la première fois comme un peuple arbo-berbère par opposition au colonisateur. Un islam refermé sur lui-même et l’endogamie conduira au rejet de la greffe.

Nous sommes les fils d'un monde nouveau, né de l'esprit et de l'effort français reconnaissait Ferhat Abbas.
Ferhat Abbas, 23 février 1936, journal L'Entente, dans Les drames de la décolonisation, 1900-1975, paru Éditions Roblot, 1975, p.77, Jean Bonnet. - PAS DE NATIONALITE ALGERIENNE EN 1830Contrairement à ce qu’affirme la propagande officielle algérienne, il n’y avait pas de nation algérienne avant 1830. Le pays est constemment divisé, où domine la trahison, le peu de cohésion et l’absence de nationalité.Les haines s’assouvissent dans le sang.

." Toutes ces peuplades se tenaient, armées et prêtes à une révolte générale, à laquelle il manqua seulement un chef assez habile pour donner un peu d'homogénéité aux éléments de lutte ; les Turcs ne durent la conservation de leur pouvoir qu'aux divisions incessantes de, leurs sujets, complètement rebelles par nature à tout sentiment d'union ou de nationalité "... GRAMMONT. (P. 410).
." En arrivant, dans la région, du Moghrob, ils (les Turcs) virent combien il y avait peu d'homogénéité, de liaison, de nationalité, parmi ces différentes populations entraînées sur le sol d'Afrique par les diverses invasions, ou résidus des peuplades primitives "... WALSIN-ESTERHASY. (P. 257).
Les camps ont pour objet de maintenir les Arabes et les Maures dans 'l'obéissance ; de lever le carache ou tribut, que l'on fait double à ceux qui s'y font contraindre ; de mettre à contribution les districts qui ne .sont pas entièrement soumis ; et enfin d'acquérir de nouveaux sujets, ce que les beys font en pénétrant assez avant dans les déserts du Beled-ul-Djérid. Mais comme il y a un grand nombre de districts dans ces déserts qui, attendu leur stérilité, ne paient pas le tribut, les beys ne font guère de campagnes sans y enlever beaucoup d'esclaves ; genre de spoliation qui leur est d'au.tant plus facile, que les Maures, n'étant point unis entre eux, se trahissent volontiers les uns les autres "...SHAW. (P. 192-193)
..." Les montagnes inaccessibles dans lesquelles ils (les Zevawis) vivent les mettent à l'abri des vexations des Turcs, mais entre eux ils se font des guerres éternelles, et le plus faible se fait soutenir par le commandant turc le plus voisin, qui ,profite de ces divisions pour les dévorer. Leur haine est implacable et n'est assouvie que par le sang "... VENTURE DE PARADIS. (P. 14)
" La ,plupart des ,montagnes, depuis le royaume de Sous jusqu'à la plaine du Kairoan, sont peuplées de nations indépendantes. Alger en a deux fameuses qu'il, n'a jamais pu soumettre : les Cabaïlis de Flissa et ceux de Zevawa. Les montagnes de Flissa règnent depuis Dellis jusqu'au Collo ; celles de Zevawa sont plus au midi., Les Zevawis ont près de 300 villages ; ils ne payent ni tribut, ni capitation, mais ils se font entre eux une guerre extrême et ne se réunissent que contre l'ennemi commun "... VENTURE DE PARADIS. (P. 13).
" La domination absolue du dey s'étend à quatre journées de la capitale ; au-delà, et, jusqu'à la ligne de Bilédulgérid, le pays est habité par des tribus errantes qui paient un tribut quand, l'armée fait son excursion annuelle "... PANANTI. (P. 152
" Anarchie perpétuelle dans l'intérieur du pays "... GRAMMONT., (P. XVI).
La colonisation a fait naître un sentiment national qui n’existait pas auparavant où les tribus étaient indépendantes et en guerres perpétuelles même si les conséquences sociales de cette économie dépendante, sont durement ressenties par l'ensemble des populations algériennes au fil des ans. C’est le paradoxe d’une colonisation : ëtre ou ne pas Etre . - L'Histoire devra s'écrire en dehors des thèses officiellesL’avenir devra passer par une remise en cause de cette « culture de guerre » (Benjamin Stora) et des mythes fondateurs qui constituent un obstacle à l’apparition d’un esprit républicain et d’un islam tolérant qui accepte les conséquences de la science. La pluralité, tant ethnique qu’idéologique, n’est pas compatible avec le langage manichéen et outrancier tenu aux jeunes Algériens depuis cinquante ans.

...
.Les populations d’Afrique du Nord était dans état d’ariération avant 1830
" Il est inutile de parler de l'état des sciences à Alger ; ou elles n'existent pas, ou elles sont méprisées ; la médecine même y est sans prix. Leur science est toute dans des charmes et des amulettes "
" Le Coran est toute leur littérature "... SHALÉR. (P. 77).
" L'imprimerie, cette grande source des progrès des Européens, n'a point encore été introduite en Barbarie. Les gouvernements ont craint que les lumières ne se répandissent, et que d'innombrables copistes ne fussent privés d'occupations et de moyens d'existence. Il n'y a donc point dans cetté contrée de libre communication d'idées, et l'on n'y a pas fait le moindre pas vers la perfection. Les gens de lettres, appelés alfagui et talbi, pour l'ordinaire des imposteurs qui font usage du peu de talents qu'ils possèdent, avec la seule vue de maintenir la plus profonde ignorance dans la populace. Les Imans et les Musulmans, exclusivement dévoués à l'étude du Coran, forment une barrière impénétrable contre les connaissances. C'est, à leurs yeux, un crime d'apprendre l'arabe ou de recevoir d'un étranger la moindre instruction "... PANANTI. (P. 367).
Charles Robert Ageron : »Le régime colonial, ainsi que les prescriptions de l’Islam ont définitivement dissocié les deux communautés. » - LE GENOCIDE PERPETREES ENVERS FRANCAIS D'ALGERIELes religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et le dynamisme - je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français - l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens.

Propos de Hocine Aït Ahmed, ancien chef historique du FLN, en juin 2005, Revue Ensemble, n°248 - Les Beaux voyages : Algérie (1912)EXTRAIT

C’était un Arabe avec qui j’avais de bonnes relations. Je lui demandai la raison de son acte.
Au lieu de répondre, il questionna :
-Tu les recherches, toi, le pierres de ce genre ?me demanda-t-il.
-Oui.
-Et bien moi je les brise pour la même raison que tu les recherches.
--Je ne comprends pas.
-Tu les recherches parce que ce sont les grands pères de tes grands pères qui y ont écrit des lettres qui sont les m^mes que les lettres de tes livres.
Ce sont des titres de propriété que tu cherches. Moi, je brise les pierres pour que tu ne trouves pas ces titre-là.
-Eh bien, continua l’oncle Paul, sous l’erreur de cet Arabe se cachait une vérité profonde. Les Romains sont nos grands pères en effet.Ecoute moi, René :
La terre appartient à ceux qui la mettent en valeur.
Enfin elle nous appartient encore une fois parce que nous l’avons de nouveau arrachée à la stérilité.
Nous devons continuer, et reprendre ici l’œuvre romaine.
Les conquérants haïssables, ce n’est pas nous, qui avons répandu et multiplié la vie sur cette terred4Afrique ; les conquérants haïssables ce furent précisément les Arabes qui n’y ont apporté que l’incendie et la mort.
Reste, traite les Arabes comme un frère aîné doit traiter un frère cadet, avec autorité sans doute ; mais fraternellement.
N’oublie jamais que les meilleurs d’entre eux, les chefs, sont sensibles à la politesse. »
Brieux.Les Beaux voyages : Algérie, Epilogue p97. 1912 - Le Système Foncier en Algérie d'aprés Karl MarxLE SYSTEME FONCIER EN ALGERIE AU MOMENT DE LA CONQUETE FRANCAISE

A. Modes de jouissance de la terre en Algérie à l’époque de la conquête française Mœurs, coutumes et institutions des indigènes de l’Algérie:
C’est l’Algérie qui conserve les traces les plus importantes – après l’Inde-de la forme archaïque de la propriété foncière. La propriété tribale et familiale indivise y était la forme la plus répandue. Des siècles de domination arabe, turque et enfin française ont été impuissants – sauf dans la toute dernière période, officiellement depuis la loi de 1873 – à briser l’organisation fondée sur le sang et les principes qui en découlent: l’indivisibilité et l’inaliénabilité de la propriété foncière. En Algérie propriété foncière individuelle et collective; la première surgit vraisemblablement sous l’influence du droit romain; elle domine encore aujourd’hui parmi les Berbères autochtones ainsi que chez les Maures et les Hébreux qui constituent le contingent principal de la population urbaine. Parmi les Berbères, certains, nommés Kabyles, habitant au nord de la côte de la Méditerranée, gardent beaucoup de traces de la propriété tribale et communautaire; ils vivent encore actuellement par familles indivises, observant strictement la règle d’inaliénabilité de la propriété familiale. La plus grande partie des Berbères a emprunté aux Arabes la langue, le mode de vie, les particularités du régime foncier. Les formes collectives de propriété, et en tête la forme tribale, furent sans aucun doute introduites par les Arabes. Dans la première moitié du VIIe siècle, irruptions des Arabes en Algérie, mais sans colonisation, donc sans influence sur les institutions locales; mais: Au milieu du XIe siècle, soumission volontaire de l’un des chefs berbères au Kalifat de Bagdad; les premiers Arabes fixés dans le nord de l’Algérie furent les Hilal et les Solaïm. L’absence de rapports amicaux de la part des Berbères autochtones donna à la conquête arabe, provisoirement arrêtée à la fin du XIe siècle par la fondation d’un empire maure unique, la possibilité de se soumettre progressivement tous les pays de la côte nord d’Afrique parmi lesquels l’Algérie. Dans leurs différends intérieurs, les principicules berbères se tournèrent souvent vers les milices arabes et les récompensèrent de leur appui par la cession, en toute propriété, de territoires importants, à la condition qu’elles se soumettent désormais à l’obligation militaire à leur profit.
C’est ainsi que dès la fin du XIIe siècle, on trouvait de nombreux colons arabes dans la partie côtière de l’Algérie actuelle, que l’on nomme le Tell. A la fin du XIVe siècle, les migrations des tribus arabes, aussi bien partielles que générales, cessèrent complètement. C’est pourquoi elles vivent encore aux mêmes endroits qu’il y a cinq siècles. Se mêlant largement aux autochtones, les Arabes occupèrent dès cette époque toute la côte nord de l’Afrique, où ils se trouvent encore. La vie pastorale, qu’ils avaient apportée d’Arabie, trouva dans les caractéristiques physiques du pays qu’ils occupaient la possibilité d’un nouveau développement. Le plateau nord-africiain, que ne coupe aucune grande montagne, est riche en vastes pâturages. Ceux-ci restèrent, du peuplement arabe initial à nos jours, la possession indivise des tribus nomades qui les parcouraient; la propriété tribale est transmise chez ces Arabes de génération en génération. Elle ne se modifia qu’à la suite des changements suivants:
1. Fractionnement (graduel) de la tribu en plusieurs branches;
2. Inclusion de membres appartenant à des tribus étrangères.
Donc: détachement des pâturages tribaux de parcelles d’importance secondaire (par la superficie) et en certains endroits remplacement de la propriété tribale par la propriété de voisinage, autrement dit, communautaire. Le système foncier développé chez les Kabyles sous l’influence arabe se distingue du système arabe en ce qu’il s’est éloigné davantage du type primitif de la propriété tribale. Certes, chez eux également:la responsabilité collective pour les droits et prestations en nature; il n’est pas rare de trouver l’achat, sur les fonds de la communauté, de bœufs, chèvres et moutons, dont la viande est ensuite répartie entre les familles composantes.
L’autonomie judiciaire et administrative des tribus leur était également connue; on voit apparaître chez eux comme arbitres dans des procès de succession les conseils tribaux; les autorités tribales peuvent seules accorder à quelqu’un la permission de s’établir parmi les Kabyles; aucune personne étrangère à la tribu n’est admise sans leur autorisation à acquérir de la propriété; ce sont les mêmes dirigeants qui répartissent les terres en friche en propriété entre des personnes qui les avaient rendues cultivables et les avaient travaillées trois années de suite. De plus: pâturages et forêts sont chez les Kabyles sous régime d’exploitation communautaire; en ce qui concerne la terre arable, il existe encore le droit de préemption des parents et alliés, l’achat tribal ou communautaire, le droit d’héritage de toute la communauté sur les biens laissés par l’un de ses membres; ce dernier droit est réglé différemment selon les "kanoun" – réglements coutumiers – des différentes branches familiales.
Chez certains, la subdivision tribale – le village – est appelée à hériter concurremment aux frères du défunt; chez d’autres, cela n’est possible qu’en l’absence de tout autre parent jusqu’au sixième degré. D’autre part, seule la famille et la famille indivise, apparaît encore chez les Kabyles comme sujet de droit pour ce qui touche les terres arables, donc la famille indivise est propriétaire de la terre; elle comprend le père, la mère, les fils, leurs femmes, enfants et enfants des enfants (petits-enfants), les oncles, tantes, neveux et cousins.
Ordinairement, les biens de la famille sont gérés par le plus âgé, après élection par tous les membres de la famille. Il achète et vend, afferme des terres, préside à l’ensemencement et à la récolte des céréales, conclut des accords commerciaux, paie pour la famille et encaisse les paiments qui lui sont dus; ses pouvoirs ne sont nullement illimités; pour tous les cas importants, en particulier pour l’achat et la vente de biens immeubles, il est tenu de consulter tous les membres de la famille.
A part cela, il peut disposer sans entrave des biens familiaux. Si sa gestion paraît préjudiciable aux intérêts de la famille, elle a le droit de le destituer et de nommer à sa place un nouvel administrateur. Le ménage de la famille indivise est entièrement entre les mains de la femme la plus âgée (Cf chez les Croates) ou de la plus qualifiée pour le diriger, chaque fois élue par tous les membres de la famille; il n’est pas rare non plus que les femmes se succèdent dans cette fonction.
La famille fournit à chacun de ses membres les instruments de travail, une arme à feu, les capitaux nécessaires au commerce ou à l’artisanat. Chacun de ces membres doit consacrer son travail à la famille, c’est-à-dire qu’il doit remettre tous les revenus tirés de ce travail entre les mains du chef de famille, sous peine d’expulsion de la famille. Pour ce qui est de la propriété INDIVIDUELLE, elle se limite pour les hommes – en ce qui concerne les biens meubles – aux habits; pour les femmes aux vêtements de tous les jours et à la parure qu’elles reçoivent en DOT (OU PLUTOT en cadeau) le jour du mariage; exception seulement pour les vêtements de luxe et les colliers de prix: ceux-ci demeurent propriété commune de la famille et ne peuvent faire l’objet que d’un usufruit de la part de l’une ou l’autre des femmes (cf CHEZ LES SLAVES DU SUD).
En ce qui concerne les biens immeubles reçus par l’un des membres, en donation ou héritage, ils sont considérés comme sa propriété INDIVIDUELLE, mais c’est la famille entière qui en a la jouissance. Si la famille n’a que peu de membres, les repas sont pris à une table commune et la fonction de cuisinière revient à tour de rôle à tous les membres féminins. Les mets une fois prêts sont servis à chaque membre par la maîtresse de maison (le chef de famille FEMME). Lorsque les effectifs sont nombreux, on partage chaque mois les provisions, à l’exception de la viande, répartie crue entre les membres de la famille, à intervalle indéterminés, après chaque achat et abattage de bétail. Lors de la répartition des provisions, le père de famille observe une stricte égalité entre les membres. Ensuite: existence de la vendetta comme institution: chacun peut être rendu responsable, c’est-à-dire payer de sa vie, le meurtre perpétré par un autre membre de la famille.
La famille indivise chez les Kabyles étant une union à la fois des personnes et des biens, reste phénomène bien vivant. A leur mort, les pères de famille enjoignent à leurs enfants de demeurer sous le régime de l’indivision. Cependant, dans la pratique, la séparation et le partage ne sont pas rares; à en croire la sagesse populaire, ce sont les femmes qui en seraient les principales responsables; dicton kabyle: "Trop parler au lit mène les familles au partage". Le partage des biens de famille est régi habituellement par les mêmes règles que le partage des héritages. On prend souvent en considération non seulement le degré de parenté, mais l’importance du bien apporté au patrimoine commun par une personne privée.
L’égalité des parts n’est observée que pour le partage des provisions annuelles, du grain, de l’huile d’olive, etc. Plus courante que le partage est la sortie de la communauté, qu’aux termes du droit coutumier tout membre peut revendiquer. Dans ce cas, il lui est attribué la part qui lui serait revenue par héritage légal, idem pour l’ensemble du bien individuel qu’il a mis à la disposition de la famille.
Après le départ d’un de ses membres, la communauté familiale continue à vivre comme avant, à l’état indivis. Donc, si la propriété individuelle du sol est connue des Kabyles, ce n’est qu’à titre d’exception. Là comme partout, elle apparaît comme le produit du lent processus de décomposition de la propriété tribale, communautaire et familiale. La dégradation des formes collectives du statut foncier, résultant ici comme partout ailleurs, de causes internes, fut considérablement accélérée, chez les Arabes et les Kabyles d’Algérie, par la conquête turque de la fin du XVIe siècle.
Conformément à ses lois, le Turc laissa en règle générale le pays aux mains des tribus qui l’avaient; mais une partie importante des terres non cultivées, qui appartenaient jusque-là aux tribus devint propriété domaniale. - Lettres de Karl Marx en AlgérieC'est Albert Fermé qui accueille Karl Marx en Algérie en 1882. Les lettres qui suivent sont extraites de la correspondance de Karl Marx et Friedrich Engels telle que reproduite dans MARXISME ET ALGÉRIE, René Gallissot, Collection 10/18, Julliard, Paris, 1976.

Lettres
Cher Fred (Engels) le 8 mars (avril) 1882
(...) Entre autres choses, Fermé me raconte que durant sa carrière de juge de paix et ceci régulièrement) on utilise une sorte de torture pour extorquer les aveux aux Arabes. ; naturellement, c'est la « police » qui s'en charge (comme chez les Anglais aux Indes) ; le juge is supposed to know nothing about all of it. Par ailleurs, raconte-t-il quand par ex. une bande d'Arabes commet un meurtre, la plupart du temps pour voler, et qu'au bout de quelques temps les auteurs réels ont été pincés, jugés et décapités, cette expiation ne suffit pas à la famille de colons lésée. Elle exige au moins qu'on « keppe » un peu in to the bargain une demi-douzaine d'Arabes innocents. Mais ici les juges français et surtout les cours d'appel résistent, tandis qu'ici où là quelque juge isolé et solitaire est exceptionnellement menacé de mort par les colons s'il ne laisse pas incarcérer à titre provisoire (la compétence du juge ne va pas plus loin), et impliquer dans l'instruction de l'affaire une douzaine d'Arabes innocents qu'on déclare suspects d'assassinat, de cambriolage, etc.. Nous savons bien que partout où un colon européen s'installe ou simplement séjourne pour ses affaires au milieu de « races inférieures », en général, il se considère comme plus intouchable que le beau Guillaume Ier. Toutefois, les Anglais et les Hollandais surpassent les Français pour ce qui est de l'arrogance impudente, de la prétention, de la rage vengeresse et de la cruauté digne d'un Moloch vis-à-vis des « races inférieures ». - Naissance d'une classe de privilégiées en AlgérieRéponse à "Qu'en pensez vous cher Ben Zetoun."

(Survol rapide)
La doctrine de l’Etat Algérien consistait à la main mise sur la rente pétrolière pour distribuer des subventions sous la forme de biens et de services subventionnés.
La rente, prive l’ économie d’une diversification, elle donne l’illusion à sa société que le pétrole est la seule ressource qui peut produire du développement,. La rente conduit à avoir entre 95% et 98 % des revenus extérieurs fondés sur le pétrole, ce qui est contre productif pour l’emploi et le développement d’une société civile.
L’absence d’économie diversifiée où le secteur pétrolier représente 1 % de l’activité professionnelle
La rente fait naître une société de classe :ceux qui en sont les détenteurs ont des moyens énormes à leur disposition pour produire un système sécuritaire qui réduit toute forme de contestation et de débat démocratique. La rente est la base d’un enjeu de contrôle d’une richesse qui ne se partage pas.. La rente l’Algérie face au Maroc au Sahara occidental.
Les grands travaux sont censés relancer l’économie , cette politique n’encourage toujours pas l’entreprise privée.
"Reconnaître que des réformes politiques, et non seulement des réformes sociales et économiques, contribueront à résoudre la crise est essentiel", a commenté Mohamed Lagab, politologue et professeur à l'université d'Alger.
Le discours de Bouteflika, manifeste un engagement pour la mise en oeuvre d'une démocratie moins sous contrôle en Algérie. "Mais, souligne Mohamed Lagab, Bouteflika n'a pas fixé de calendrier pour les réformes qu'il a annoncées et n'a pas encore limogé le gouvernement." - Le peuple algérien se réveille de sa torpeurLa guerre subversive en Algérie : la théorie et les faits (1975)dimanche 1er juillet 2007.

Guy Pervillé
Extrait
La doctrine du FLN est claire. La proclamation du 1er novembre 1954 est adressée en premier lieu au « Peuple algérien », qui est appelé à juger l’action des insurgés « d’une façon générale ». « Le Front de Libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne. » « Sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la Patrie. » En fait, ce point n’est pas aussi sûr, puisque le texte affirme successivement que « le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance » et que « notre mouvement national [est] privé du soutien indispensable de l’opinion populaire ». Ce qui est bien sûr est que « sans l’adhésion du peuple notre Révolution n’est qu’une chimère » [72]. La « plate-forme » du Congrès de la Soummam constate que l’action de l’ALN « a provoqué un choc psychologique qui a libéré le peuple de sa torpeur, de sa peur, de son scepticisme ». El Moudjahid, organe central du F.L.N. porte en sous-titre la devise : « La Révolution, par le peuple et pour le peuple ». Dans la région de Tlemcen, où il est commissaire politique, Abdelhamid Benzine constate quotidiennement la popularité de la Révolution. « Je termine ma tournée dans une région qui a peu vu les soldats de l’ALN. Il faut voir comment la population nous reçoit. L’autre nuit, un très vieux paysan rentre dans le gourbi où nous étions réunis. Il nous embrasse tout en larmes et dit : « Je peux mourir maintenant que j’ai vu les moudjahidines. » De vieilles mères, des malades, des enfants, tout le monde veut voir « ethaoura » [73]. Les femmes apportent leurs bijoux « pour nos djounoud ». Les jeunes demandent leur enrôlement dans l’ALN et sont déçus quand nous leur disons d’attendre qu’arrivent les armes. Tous mettent un soin religieux à nous recevoir, nous réservant pour le couchage leurs meilleures couvertures, et pour le manger leur meilleure nourriture. » [74] Nous nous efforçons d’être le plus démocratiques possible. La justice, par exemple, nous la rendons chaque fois qu’il est possible avec l’aide de la djemaa, c’est-à-dire, l’assemblée des responsables les plus actifs, les plus dévoués, les mieux respectés du village » [75] ... « Ce sont des questions où il ne faut pas se tromper car elles peuvent inspirer une plus grande confiance en notre Révolution ou faire douter d’elle. Ces jugements, nos paysans les interprètent comme ceux de la Révolution infaillible pour laquelle ils sacrifient tout » [76] ... « Tout le peuple est dans les rangs et se bat. Nous sommes tous « fellagha. » [77] D’où l’échec de la « pacification » : « Les soldats ne vous feront rien à condition que vous les aidiez à chasser les fellaga. S’ils viennent ici, vous êtes responsables et nous vous tuerons. » Ah ! Ces idiots de colonialistes qui ne comprennent jamais rien ! Dans cette même mechta où les autorités colonialistes tenaient ce langage, pas un seul habitant ne peut prétendre avoir échappé à la répression. On leur offrirait le ciel qu’ils ne l’accepteraient pas maintenant de ces hommes. » [ - LE MEPRIS DU CIVILLa guerre subversive en Algérie : la théorie et les faits (1975dimanche 1er juillet 2007.

Guy Pervillé
Extrait:
Ce danger n’est pas le seul. La terreur révolutionnaire risque d’être détournée au service de ressentiments particuliers. Mouloud Feraoun constate : « L’appareil administratif recruté sur place est presque toujours constitué par les anciens mécontents et les « fortes têtes », et des règlements de comptes, des comptes anciens, s’opèrent avec célérité au nom de la résistance et de la lutte libératrice... » [88] « Dans nos villages humiliés, ce sont les putains qui font la loi... » [89] « En général, les riches qui ont fait suer les burnous suent à leur tour de peur. Lorsque des gens de cette espèce tombent, leurs anciennes victimes s’en réjouissent ainsi que les jaloux. » [90] A. Benzine confirme : « Au début ils ne pouvaient pas admettre qu’un ancien berger vienne les commander. Maintenant, ils acceptent tout. De voir comment ces gens-là, ces ex-gardes champêtres, ces ex-présidents de djemaa se conduisent aujourd’hui, on peut être déjà satisfait des résultats de notre révolution. » [91] « Devant les gens qu’ils méprisaient hier, à qui ils faisaient embrasser le pan de leur burnous, ils se mettent aujourd’hui à genoux. » [92] Mais la déviation la plus nocive est l’accoutumance au terrorisme, pratiqué comme une fin valable en soi. « La guerre transforme les caractères et les blessures les plus profondes sont les blessures morales. En hiver dernier, je me trouvais dans les Aurès. Mon guide, un petit vieux, sec et combien dynamique, m’expliquait le plus naturellement du monde qu’il avait égorgé personnellement trois traîtres. Il ajoutait que pendant qu’il égorgeait le dernier (un garde champêtre), le poignard s’était brisé dans la trachée artère. Il me montrait ce qu’il restait de ce poignard et il en riait. » [93] L’exemple vient d’en haut. Parlant à un journaliste yougoslave, Krim Belkacem, ministre des Forces armées, déclara : « Une nouvelle recrue, avant d’être qualifiée, pour servir dans l’armée, doit assassiner au moins un colonialiste ou un traître connu. » [94] Le terrorisme a la valeur d’une épreuve initiatique, il sert de preuve suprême à la Vertu. Mouloud Feraoun constate les effets de cette conception générale : « Tout le monde a choisi de narguer le Français, d’en faire un ennemi afin de ne pas mourir en traître. Mais on continue quand même de mourir en traître afin que les « purs » se donnent l’illusion d’être vraiment purs, afin que les lâches apprennent à s’aguerrir... » [95] « C’est à qui se prétendra plus patriote que le voisin ou le compagnon d’armes. Chacun se sent en mesure de donner des leçons, de commander. Chacun est digne de commander et obéit en attendant mieux. Cette soif du galon double les vertus guerrières, fait commettre des injustices qui aujourd’hui déçoivent les villageois et demain les lasseront. » [96] Ainsi convient-il qu’il y ait des traîtres pour qu’on distingue les vrais patriotes. Si les traîtres n’existaient pas, il faudrait en inventer. Le tract du FLN interdisant toute participation des Algériens aux élections législatives françaises du 2 janvier 1956 déclare : « Chaque patriote se fera un devoir d’abattre son traître. » [97] Il s’en déduit que le nombre des traîtres doit égaler celui des patriotes. Situation de guerre civile inavouée [98].
Ces trois déviations convergent vers le mépris des « civils », c’est-à-dire du peuple. « Le moment venu, il faudra que nous nous fassions tout petits devant eux, les sauveurs, nous les mous ou les esclaves. » [99] « Vous n’avez rien fait pour la cause. Et maintenant vous voulez tous partir pour conquérir des lauriers à peu de frais. Non, maintenant c’est fini, nous avons gagné la partie. Pas question de partager les bénéfices. Nous vous avons libérés, nous serons vos chefs. Reste où tu es. Nous vous connaissons, vous ne valez pas cher. Vous n’avez qu’à continuer à nous héberger et à faire le guet. Si au cours d’un ratissage on vous arrête ou abat, vous n’avez que ce que vous méritez. » [100] Cette conception « seigneuriale » de la Révolution est en contradiction absolue avec la doctrine du FLN. C’est pourquoi les militants sincères l’appellent déviation. Suivant la théorie, au contraire, elle révèle l’essence même de la Subversion, entreprise de conquête et d’asservissement d’un peuple. Comment choisir, entre deux interprétations incompatibles d’un même fait, la seule véritable ? Il serait préférable de s’en tenir aux faits, mais ils appellent une explication. L’historien doit tenir compte du parti pris hostile qui colore la théorie militaire française. Sans renoncer à utiliser les sources extérieures au FLN, il ne peut expliquer les ressorts de son action qu’au moyen des concepts employés dans la « littérature », théorique et pratique, du Front, en les critiquant au besoin. Cette méthode ne peut verser dans l’apologie, car le FLN et ses militants ont fait preuve depuis l’indépendance, officiellement et à titre privé, d’un courageux esprit critique, sensible aux erreurs et aux fautes commises par les hommes et par l’organisation. - La guerre subversive en Algérie

(Extraits de l'exposé fait par Jules Monnerot au second colloque du Comité de Vincennes : Les conditions réelles d'une paix durable en Algérie, le 3 Novembre, 1960)
Les premiers cadres de la révolte algérienne ont été formés dans les camps Viet-Minh, et des mois avant la fin de la guerre d'Indochine, les communistes allaient chuchotant : "Après, ce sera l'Algérie". Si la rébellion algérienne avait éclaté plus tôt, l'agression communiste aurait été manifeste, et bien plus difficile à camoufler en décolonisation et en mouvement de l'Histoire. Par ce grignotage successif, il s'agissait de ne pas trop donner aux Américains le sentiment d'un investissement méthodique du monde libre. La révolte éclata quand Le Caire et certaines forces panislamiques du Moyen-Orient se furent mises d'accord, et entre elles, et avec le système communiste, et que la neutralité bienveillante des Etats-Unis eut été considérée comme acquise. La guerre faite à la France en Algérie constitue une variante remarquable de la tactique déjà mise en action par le système russo-communiste. Il y avait eu guerre par procuration menée par des satellites avec l'aide de techniciens communistes, comme la guerre de Corée et la guerre d'Indochine. En Algérie, il ne s'agissait pas de satellites, mais de formations politiques qu'on avait aidées à apparaître sous cette forme, et qu'on a bon espoir de satelliser par le soutien qu'on leur apporte. Le processus peut être très indirect. En première ligne derrière le F.L.N. il y a le panarabisme, en deuxième ligne, il y a le système communiste : quand la première réserve n'arrive à rien, on fait donner la seconde… - La guerre subversive en Algérie

(Extraits de l'exposé fait par Jules Monnerot au second colloque du Comité de Vincennes : Les conditions réelles d'une paix durable en Algérie, le 3 Novembre, 1960)
Utilisation des mots (suite) : paix , torture
En 1948, quand la campagne des "Partisans de la Paix" voulait vous faire signer l'"Appel de Stockholm", ils vous disaient : "Alors vous êtes pour la destruction atomique ? " Que de pauvres gens pour ne pas être montrés du doigt par leurs collègues se sont exécutés ! De même aujourd'hui on menace ceux qui ne sont pas partisans de l'abandon de l'Algérie d'un odieux chantage moral exactement du même type. On leur dit : "Alors, vous êtes pour la torture ? " La campagne sur les tortures est l'une des opérations de guerre psychologique les mieux réussies de l'époque. Analysons un peu. Il y a l'emploi du mot torture. Les sévices en question n'ont en général pas de rapport avec l'usage judiciaire contre lequel combattit magnifiquement Beccaria au XVIIIe siècle. En réalité si on lit, par exemple, le livre de M. Alec Mellor, La Torture, publié en 1949, on y voit que toutes les forces répressives du monde n'ont jamais cessé d'employer des sévices variés pour faire parler les délinquants.
Quand des bourgeois progressistes portent plainte parce qu'on leur a volé des couverts en vermeil, ils ne s'étonnent pas que le voleur avoue si rapidement. Leur conscience, si exquise quand il s'agit du terrorisme des fellaghas, ne leur fait point parvenir le moindre avertissement. Nul doute qu'ils ne pensent que si le voleur s'est mis à table, c'est en dégustant une tasse de Darjeeling, le petit doigt levé. Ces consciences toutes sensitives, irisées et frissonnantes de scrupules, en fait, travaillent à l'avènement des puissances les plus impitoyables. Comme Pascal avait raison : "Travaillons donc à bien penser, ceci est le fondement de la morale". On doit condamner et les sévices actuels et les tortures médiévales, mais il est erroné et malhonnête de dire qu'il s'agit de la même chose. Si une conscience de sensitive s'accompagne d'une intelligence lacunaire et d'un esprit critique émoussé, elle est ployable à tous les fanatismes. Ainsi des personnages, quant à eux, remarquablement dépourvus d'inhibitions humanitaires, téléguident en toute liberté d'esprit les scrupules de gens qui ne leur ressemblent pas, et qu'ils méprisent du haut d'un confort intellectuel extrêmement fruste. Pouvoir mener à bien des opérations de guerre psychologique de ce type suppose le contrôle d'un formidable appareil de martèlement psychologique, une implantation telle que de grands intérêts sont favorables à l'opération, et enfin le maniement à volonté des intellectuels les plus portés à l'esbroufe, les hommes-sandwich du XXe siècle. C'est une spécialité où la France se classe première.
A propos de cette campagne des tortures, il est une constatation difficile à éviter. Au début de la guerre d'Algérie, les communistes ont essayé d'agir directement sur les appelés du contingent. Cela s'est soldé par un échec total. Ils ont donc échoué avec le contingent composé en majorité d'ouvriers et de paysans. Ils sont en train de réussir par le moyen de l'U.N.E.F. [Union Nationale des Etudiants de France]. Or dans les universités, pas plus de 3% de l'effectif n'est d'origine ouvrière et paysanne. Le 27 Octobre [1960], à la Mutualité, c'était une manifestation de privilégiés qui se déroulait, tandis que les non-privilégiés accomplissaient leur devoir militaire. L'action psychologique communiste a obtenu dans notre société des résultats si sensationnels qu'à lire les journaux, on dirait que n'est apparue à personne l'énorme et rare indécence d'un étudiant sursitaire, parlant avec la permission du gouvernement et sous la protection de la police, pour accuser la France de génocide en Algérie, accusation que la France ne veut pas entendre à l'ONU et dont la fausseté est absolue, puisque les fellagas ont fait plus de victimes musulmanes que de victimes chrétiennes - La convoitise du bien d'autruiLa guerre subversive en Algérie : la théorie et les faits (1975)

dimanche 1er juillet 2007.
Guy Pervillé
La théorie est simple et logique. Depuis l’origine des sociétés, la convoitise du bien d’autrui a causé les guerres comme les révolutions. Depuis 1945, le fait atomique a bouleversé la condition même de la guerre. La seule forme d’agression capable d’atteindre son but, « s’emparer d’un territoire, soumettre des populations et disposer de leurs richesses » [10] est désormais la Subversion. La guerre subversive ou révolutionnaire [11] vise directement la conquête du pouvoir, la soumission de la population. « La Subversion agit par des moyens appropriés sur les esprits et sur les volontés pour les amener à agir contre toute logique, contre toute règle, contre toute loi ; elle les conditionne pour en disposer à son gré. Elle est l’arme idéale pour manipuler des populations, s’imposer à elles, s’emparer du Pouvoir et le conserver. » [12] Fomentée par une puissance étrangère, la guerre subversive prendra l’aspect d’une guerre civile pure de toute intervention extérieure. « Le rôle de la subversion sera de préparer l’affrontement des divers éléments d’une même population et de les amener par étapes à entrer en lutte ouverte contre le Pouvoir. » Par tous les ressorts de la propagande, elle attisera les mécontentements, et tentera le noyautage de la nation et de l’État. « La prise du pouvoir par des moyens pacifiques reste l’idéal visé par la Subversion ; elle est l’aboutissement logique d’une action psychologique bien conduite. » [13] Si le processus du « Coup de Prague » ne peut être mené à bon terme, l’action directe, préparée par l’action psychologique, sera entreprise. Elle sera conduite par un état-major installé à l’étranger, avec l’appui moral et matériel de l’étranger. « Les cadres supérieurs responsables de la mise en place des organisations subversives puis de la conduite de la guerre révolutionnaire seront généralement des étrangers ayant la nationalité de l’agresseur et à ses ordres directs. Mais les cadres moyens et subalternes, ceux qui feront effectivement la guerre, destinés à entrer directement en contact avec les populations, devront être recrutés dans le pays même à conquérir. » [14] L’arme essentielle de cette conquête est le terrorisme. « Le terrorisme frappera l’appareil de l’État à la base. Fragile et pratiquement sans défense, il sera facile de le désorganiser et de le détruire. Le terrorisme ne frappera pas en aveugle, il sera sélectif. » [15] Après des attentats visant à affoler l’opinion, « il cherchera systématiquement à paralyser la vie d’une région. Les petits cadres, tous les individus en mesure de faciliter l’exercice du Pouvoir seront supprimés ou neutralisés ». « Les habitants, dans la rue, à leur travail, chez eux, dans les transports en commun, partout et en tout temps devront craindre pour leur vie et avoir le sentiment que le Pouvoir n’est plus en mesure d’assurer leur protection. » Ainsi la population « sera obligée de se soumettre à la volonté des terroristes, seuls capables de la ménager » [16]. Elle se laissera embrigader dans la guerre contre le Pouvoir. Mais cette adhésion acquise par la terreur ne sera jamais définitive. La maintenir à tout prix sera encore la tâche du terrorisme. Et l’auteur de citer les archives d’un tribunal militaire du FLN, saisies en décembre 1958, prouvant que du 1er novembre 1954 au 17 avril 1957, plus de 2.000 personnes auraient été condamnées à mort et exécutées dans le seul canton de Michelet (arrondissement de Fort National) [17] - LES ENFANTS DE LA REVOLUTION DEVORESles archives d’un tribunal militaire du FLN, saisies en décembre 1958, prouvant que du 1er novembre 1954 au 17 avril 1957, plus de 2.000 personnes auraient été condamnées à mort et exécutées dans le seul canton de Michelet (arrondissement de Fort National).

Amirouche porte seul la responsabilité de l’opération sanguinaire d’épuration de la Wilaya III"Par Mourad Benachenhou
Extrait
Un article exhaustif et particulièrement accablant sur les épurations a été rédigé par le regretté professeur Charles Robert Ageron (6 novembre 1923 - 3 septembre 200
. La préparation de cet article sérieux, fondé sur des critères scientifiques rigoureux, au-dessus de toute critique subjective, a dû exiger une recherche documentaire approfondie ne négligeant aucune source écrite ou orale d’information sur les péripéties en cause. Son auteur a choisi de lui donner le titre suivant, suffisamment parlant pour refléter le contenu de ce travail de fonds : Complots et purges dans l’Armée de libération nationale (1958-1961), (Revue d’histoire du XXIe siècle, volume 59, 1998, pp. 15-27 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_1998_num_59_1_3775). Cet historien de métier donne des précisions incontestables et extrêmement détaillées sur ces purges et avance des chiffres terribles sur le nombre des victimes de ces épurations, chiffres basés non seulement sur les rapports de la gendarmerie et de l’armée ennemies, mais également sur des documents trouvés dans la sacoche de Amirouche par les soldats coloniaux, et sur des témoignages et des documents officiels algériens. Il mentionne également que des listes de noms de nombre de ces victimes existent dans les archives militaires de Vincennes. Il est loisible pour tout un chacun de consulter sur la toile web cet article écrit par un historien dont on connaît la sympathie pour le mouvement de Libération nationale, et dont la mort a donné lieu à des articles élogieux sur la presse nationale tant publique que privée.
2 812 suppliciés, selon Ali Yahya Abdenour !
Il faut également mentionner Ali Yahya Abdenour, que l’on ne peut dénoncer comme partisan du présent régime ou en provenance de la même zone géographique que celui actuellement au pouvoir ; Ali Yahya prononce cette phrase terrible dans une interview accordée au quotidien national La Nouvelle République, daté du 4 novembre 2004 (propos recueillis par Nadjia Bouaricha, voir : http://www.algeriawatch.org/fr/article/hist/1954-1962/novembre_04/ali_yahia_independance.htm). «Nous mêmes on a torturé et on a tué 2 812 jeunes étudiants, surtout des lycéens. La plupart de ces jeunes étaient des fils de paysans, même s’il y avait quelques fils de notables et de commerçants, de kaïds, mais la plupart étaient des enfants de paysans qui étaient instruits, représentant donc une menace pour les gens qui avaient pris le maquis et n’étaient pas instruits. » Cette affirmation ne demande aucun commentaire tellement elle est claire. Ali Yahya Abdenour est trop connu pour son combat en faveur des droits de l’homme et la démocratie, et sa personnalité est trop respectable pour qu’on s’avise, sans perdre sa propre crédibilité, à mettre en cause le chiffre terrible et les observations profondes qu’il fait sur les ressorts psychologiques et les motivations de revanche sociale qui ont animé tous les acteurs de cette tragédie digne de la mythologie grecque antique, où les meilleurs des fils de la Révolution ont été dévorés par les Gorgones à la violence gratuite et destructive et à l’abjecte laideur ! - QUI SONT LES ALGERIENSLA COLONISATION DE L’ALGERIE A CES DEBUTS FUT UNE CONQUETE DU CHRISTIANISME.CONTRE L’ISLAM(‘NON RENTABLE ECONOMIQUEMENT)

LA GUERRE INDÉPENDANCE EN ALGERIE FUT UN CONFLIT ETHNIQUE SUR FOND DE RELIGION.
MAIS QUI SOMMES NOUS ?
LES FRANCAIS SONT DES EUROPOIDES A 83% LES ALGERIENS SONT DES BERBERO-INDO-CAUCASIENS. A 63 %.
LES CAUCASIENS SONT LE SECOND GROUPE ETHNIQUE MAJORITAIRE DE L’ALGERIE ?
La France est l’ancienne Gaule colonisée par Rome puis donnée à des Francs par l’Eglise Catholique et Romaine pour la dirigée donnant des systèmes de gouvernance ( Mérovingiens,Carolingiens, Les haplogroupes ADN Y de territoire
La France est constituée de mélange disent certains pour justifier toute forme d’émigration.
Elle est en effet mélangée de population diverses mais peu nombreuses
70% de R1b ( populations venues des Mont du Zagros où elle vivaient en -23000 et du Moyen Orient où elle vivaient en -15000) Il est la base de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, du pays basque et de l’Angleterre
13% de R1a ‘population venues depuis l’Europe de l’Est , c’est un rameau nordique de l’haplogroupe R. Cet haplogroupe a été apporté par les invasions barbares ?
5% de I (lire i) sont les anciens Cromagnons venus des
13% de E (E1b1b1)qui est un haplogroupe né en Afrique,(Au Sud de l’Ethiopie) il y 60 000 ans ; Il va donner ce qu’on a appelé longtemps les Berbères (Amazigh). Cet haplogroupe est essentiellement issu d’Afrique du Nord en France mais quelque uns remontent aux néolithique est celui de la migration des Agriculteurs venus de Syrie (Mureybétien, Sesklien anatolien, Sesklien de Grèce, Starvéciens et Rubanés.
L’Haplogroupe J est celui des Arabes avec ses variantes J1, J2. Il colonisera la Mésopotamie , la Péninsule arabique, le Maghreb, la Grèce avant le néolihtique, l’Italie du Sud. Ils correspondraient aux Pélasges. Le poète de la renaissance Pétrarque est J 2 et ses ancêtres devaient être des Pélasges d’Italie.
Même si l’Haplogroupe J s’est répandu sur le futur territoire français il a disparu.
IL N’Y A PAS D’ARABE EN France MAIS DES AFRO-ETHIOPIENS ‘AFRASIENS EX AFRO ASIATIQUES). OU AMAZIGHS.
Comme me disait le président Boumedienne : « Ce sont les pires gardez_les. »
En Algérie les haplogroupes ADN Y (celui des hommes) est beaucoup plus complexe attestant des couches migratoires.
Le E1b1b1 est le plus important avec 26 % Ce sont les Berbères venus d’Ethiopie
Le G est à 21% est issu du Caucase et correspondrait à une migration par bateau au néolithique depuis l'Anatolie et du Caucase. Il serait lié au Cardial.Ce serait les Atlantes qui ont donné l’Atlas ? Staline était G.
Le F est un macro haplogroupe ancien avec16%Il vient des Indes où il est apparu en -50000 Il donne naissance au G,H,I,J,K.
Le J est de 8 % il est issu du J qui donne naissance aux Arabes vers -45 000. Ce sont les arabes de la conquête de l’Algérie
Le J2 est de 6% il est issu de la Grèce et de la Crète où il apparaît au début du néolithique.Il correspond aux Pélasges qui s’implantèrent à partir de la Tunisie .Ils ont des racines en DJUDJU ‘On songe au Djurdjura).
Le R1a est à 7 % il correspond à une diffusion en Ukraine et en Russie et devrait correspondre au fond Vandale.
I 2a est une évolution du Cromagnon, c’est l’Ibéromaurusien chevux blond et yeux bleus..
K est le second macro-haplogroupe qui donne naissance à toute l’Asie et l’Europe (L,M,N,O,P,Q,R,). Il est représenté à 5%.
Le R1b est un haplogroupe d’Europoïde qui peut autant être préhistorique que récent.
EN ALGERIE LES DEUX GROUPES HUMAINS DOMINANTS SONT LES AMAZIGH, , LES VIEUX INDIENS ET LES CAUCASIENS (GRANDS MECONNUS)
L’ALGERIE EST EN FAIT BERBERO- INDO-CAUCASIENNE FORMANT UN ENSEMBLE DE DE 47 %. LES ARABES DE LA CONQUETE PORTEURS DE L’ISLAM NE SONT QUE DE 8% QUI DOMINENT IDEOLOGIQUEMENT SUR UNE POPULATION DE 92%.
Les Algéries d’Alger (autochtones de la Régence) en 1881 ne connaissaient que la plaine de la Mitidja nous dit Maupassant ils sont consternés de l’arrivée massive d’étranger se déverser sur leur pays
L’Arabe c’est l’autre, le rural qu’il soit Berbère ou Arabe.ou Caucasien Les journaux
« C’est, au contraire, dans l’espérance de la plus part des Algériens, le signal de l’extermination de l’Arabe. « Plus d’arabophile » ce qui équivaut à ce cri :Vive les arabophages ! ». Le mot d’ordre est : « Extermination ». Qui parle ainsi ? Des Algériens d’Alger qui dirigent les affaires à la place du gouvernement<.
Maupassant poursuit :« Ces Algériens qui parlent ainsi sont des musulmans. : « qu’il est impossible de passer une demi- journée avec un Algérien intelligent et aimant l’Algérie sans l’entendre s élever avec violence, et peut être avec raison,contre le flot d’aventuriers étrangers qui s’est jeté sur son pays ».
L’ARABE C’EST LE RURAL QUI NE VIT PAS A ALGER ET C’’EST LE BERBERO-INDO-CAUCASIEN, - DECOLONISER LES ESPRITSDECOLONISER LES ESPRITS

Karl Marx,La critique de la religion.
"Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : L'homme fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore trouvé, ou bien s'est déjà reperdu. mais l'homme n'est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'Etat, la société. Cet Etat, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu'ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C'est la réalisation fantastique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine n'a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel. La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple. Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple."
La décolonisation de l'Algérie comme sa colonisation a été un fait tragique voulu par des « terroristes » de faible niveau scolaire sans expérience de la gestion d'Etat qui donnent naissance à une caricature de société légitimée par le fait que l’indépendance était l’évolution normale d’une colonisation qui au-delà de ces défauts graves ou de ses crimes devait donner au XX e siècle une perspective aux populations autochtones originaires du lieu.
C’est le mode de décolonisation qui a été une dichotomie
« Mais d'autres choses ont également changé : les deux bastions de la société sur lesquelles la nation algérienne devait se baser - une élite plus orientée au standard européen dans les villes et une majorité de la population loyale et liée à l'islam - ont perdu leur « orientation » actuelle en raison de la lutte nationale sanglante. Dans la vie citadine, culturelle et intellectuelle, la lutte culturelle violente des Islamistes radicaux contre les soutiens - surtout intellectuels - du système détesté, avec laquelle le GIA a commencé sa guerre contre l'Etat, a poursuivi le travail de nettoyage destructeur qui avait débuté avec les décisions étatiques d'épargner au peuple quelques efforts de modernisation et de lui rééduquer plus de vertus et de lignes de conduites « islamiques ». Les professeurs, les intellectuels et autres représentants de l'Etat à orientation occidentale, assassinés et émigrés, n'ont pas été remplacés par d'autres mieux appropriés. Dans ce domaine également, de nombreux efforts étatiques allant de soi ont été arrêtés et les partisans de libertés personnelles et civiques de façon occidentale ont diminué, leur influence repoussée et leurs idées définitivement séparées des masses. Ceci n'a pas été remplacé par une loi morale islamiste unificatrice, mais plutôt par une lutte sanglante entre des représentants radicaux et modérés de l'islamisme sur la juste voie à suivre. » De Nacer Boudjou, Longwy, 3 avril 2005.
Réponse de Hocine Aït Ahmed au journaliste français du Figaro magazine en février 1990 qui lui demandait comment était l'Algérie avant l'indépendance
« Les religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et le dynamisme - je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français - l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »
Propos de Hocine Aït Ahmed, ancien chef historique du FLN, en juin 2005, Revue Ensemble, n°248.
Les soubassements idéologiques sur lesquels s’appuient les régimes successifs algériens nient la réalité berbère de l’Algérie qui se fait au profit d’une définition arabo-islamique de la nation algérienne, socle d’une idéologie à caractère national-populiste dont les fondements se situent dans le panarabisme des années 50-60 à visage tiers-mondiste et à forte inflexion baathiste (du parti Baas).
Le régime algérien ne peut s’accommoder d’aucun pluralisme, qu’il soit culturel, politique ou linguistique.
La revendication de la séparation du culte musulman et de l’Etat français fut défendue à l’Assemblé Nationale française par Messaoud Boukadoum le 12 septembre 1947 au cours des discussions relatives au statut de l’Algérie. Dans son discours, le député du MTLD dénonça les atteintes à l’Islam et à la langue arabe en Algérie. Selon lui, « la colonisation française ne s’est pas contentée de s’approprier toutes les richesses économiques de l’Algérie et de les exploiter à son unique profit. Elle s’est attaquée également au patrimoine moral et intellectuel de notre peuple. Le peuple algérien a, en effet, une personnalité propre qui s’est forgée au cours de siècles, personnalité qui vient de son unité linguistique, historique, religieuse et de son unité de mœurs […] elle [la colonisation] pensait qu’un peuple vaincu par les armes, asservi économiquement et, de surcroît, privé de sa personnalité, deviendrait vite une véritable poussière d’individus, sans âme collective, et prêt à toutes les métamorphoses et à toutes les servitudes. Le peuple algérien est de religion musulmane, vous ne l’ignorez pas, et de langue arabe. Ce sera donc à ces deux éléments constitutifs principaux de la personnalité algérienne que la colonisation va s’attaquer ». Le député du MTLD ajoutait que « la politique de désislamisation et de désarabisation a été le fait principal de la colonisation dans notre pays »
La crise berbériste de 1949 : Ali Yahia Cid dit Rachid, étudiant en droit à Paris et membre du Comité directeur de la Fédération de France du PPA/MTLD, réussit à faire voter une motion dénonçant le mythe d’une Algérie arabo-islamique et défend la thèse de l’Algérie algérienne. Elle est acceptée à une majorité écrasante : 28 voix sur 32.
La révolte, on aurait dit au XVIII e siècle en France « la Grande émotion » d’avril 1980 en Kabylie, dit le « printemps berbère », apparaît comme une dénonciation à l’occultation des contradictions culturelles en Algérie. Elle contredit les auteurs comme Messaoud Boukadoum qui ont falsifié l’histoire en démontrant l’existence d’un seul antagonisme celui de la culture arabo-islamique opprimé par la culture française. Le soulèvement de 1980 induit la reconnaissance d’une autre contradiction qui s’exaspère entre les masses populaires berbérophones et la bourgeoisie urbaine implicitement dominante. Leur point commun avec les masses arabophones est que ces dernières sont victimes de ces mêmes contradictions !
Si la revendication berbère ne se vit pas comme nationale ou sécessionniste, mais seulement démocratique, sa reconnaissance implique un renversement culturel et à long terme politique et civilisationnel. La culture, constitue l’axe autour duquel sont développés les thèmes de l’expression émotionel des masses populaires et de la propagande du pouvoir central.
Le profil patrimonialiste du capitalisme d’État algérien, qu’on présentait sous les oripeaux du « socialisme spécifique ». La propagande algérienne des années 60-70 exploitait largement cette vitrine tiers-mondiste, pseudo-progressite et anti-impérialiste, au profit d’une intelligentsia occidentale bien pensante.
Nombreux sont les militants qui, en luttant pour la reconnaissance constitutionnelle des langues berbères, se battaient parallèlement pour la création de comités autonomes à l’université et à l’usine, pour l’autonomie syndicale, pour la sécularisation du politique à l’égard du religieux, pour l’amélioration des conditions de la femme et au final pour la reconnaissance, en 1986, de la première Ligue algérienne des droits humains (LADDH), avec l’aide de militants en exil et de l’opposant Hocine Aït Ahmed. Tout cela fut en fait le prélude à la très courte ouverture démocratique de la fin des années 80 qui allait consacrer le multipartisme.




















Les trois interventions majeures de la France en Algérie peuvent être considérées comme des crimes.
Le premier est porté contre la Régence turque qui asservissait l’Europe et les Autochtones.
Le second est d’avoir investi dans le pays en brimant la culture berbère et musulmane.
Le troisième uni les deux ennemis les chefs insurgés et l’Etat français dans la lutte contre l’islamisme fanatique et criminel
A1830/Mettre fin à la Régence mise en place d’une colonisation de peuplement .Comme le dit Ben Bella en 1989 « ces gens ont été blousé ». Dès que les autochtones accèdent à l’autonomie économique ils deviennent des concurrents aux intérêts des Français faisant apparaître une société raciste et bloquée de type Rhodésie. Il fallait être fou, aventurier ou déporté pour aller s’installer en Algérie. En 1861 après avoir accompli ses 7 ans de service militaire dont 4 en Algérie le 1er servant du XII e régiment d’Artillerie montée (Camp de Miliana et de Blidha) Marcellin ANDRE refusera la concession qu’on lui offre en répondant « votre colonisation ne marchera jamais. »
B1945/La France doit faire face à une insurrection de vaste ampleur, épaulées par des milliers de prisonniers allemands que les messalistes on fait évader de la prison de Sétif.Le programme de Messali est la fin colonie française d’Algérie à partir du 8 mais 1945. Les partisans de Messali Hadj conditionnent les populations civiles autochtones à tuer les Européens afin de déclencher une panique et provoquer leur départ. Les victimes françaises sont de 110 morts environs avec une centaine de blesser. Les évènements de 1954 à 1962 accomplira le projet messaliste de 1945 tout en éliminant les partisans de Messali comme au village de Melouza.
C/ La France avec le président Mitterrand et son ministre des affaires étrangères Roland Dumas soutiennent le gouvernement de la Républiqu Démocratique Algérienne suite aux élections de 1992 qui donne le Front Islamique de Salut vainqueur des élections. Il faut empêcher la venue d’un régime de type Iranien.Le parlement européen s’inquiète que les protocoles financiers ne comportent aucune disposition relative aux respects de Droits de l’Homme. Les deux ennemis se retrouvent unis dans un crime comme justifié par la volonté d’éviter une régression civilisationnelle. De plus l’ennemi qui a chassé les Français d’Algérie demande à la France de reconnaître la répression du 8 mai au 26 mais 1945 comme crime de l’humanité équivalent à celui des Nazis. Tout en omettant de dire qu’à l’époque où le FLN n’existait pas ; la répression effectuée par l’armée française avait empêcher le massacre de plusieurs dizaine de milliers de Français qui devait provoquer leur départ ;Les manifestant chantaint en arabe qu’il fallait tuer les Européens tout en ayant des couteaux et des haches sous leur burnous.
Les deux ennemis sont une association d’occasion, l’un continue son combat de pour humilier éternellement la France tout en survivant par son aide dans une guerre mémorielle incessante.
Les accords d'Evian ont établi une coopération bilatérale au sein d’une tensions diplomatiques permanentes sur fond de haine de l’autre et de haine de soi. Ces accords pragmatiques sont basés sur le pétrole et le gaz",. La victoire militaire de l’armée française a permis d’obtenir du FLN qui devenait le dépositaire de la victoire la présence de la France au Sahara et d'y faire ses essais nucléaires et chimiques. Situation qui a perduré sous Ahmed Ben Bella et ce Houari Boumediene. Après les années 1970"," les accords énergétiques ont été reconduits et renégociés à chaque étape de la vie politique algérienne, comme lors de la nationalisation de l'industrie pétrolière, avec la création de la Sonatrach. Ces accords stipulent une coopération technique pour la formation des ingénieurs,
Aujourd'hui, la France a vu la présence de ses compagnies du secteur énergétique diminuées, dès que l'Algérie s'est ralliée aux pays du Golfe. La coopération dans le secteur de la sous-traitance a continué. Renault est en train de renégocier le développement d'une chaîne de montage en Algérie". La France a plus intérêt à avoir des rapports avec Dubaï où on y trouve 80 % d’étrangers.
La prospérité et le développement moderne que connaissent aujourd'hui les Émirats arabes unis sont en grande partie le fruit des efforts de Zayid , premier président des E.A.U. Le nouvel État nait dans une période d'instabilité politique dans la région. Deux jours avant sa création, l'Iran reprend le contrôle des îles de la Petite et Grande Tunb, qui font partie de l'émirat de Ras el Khaïmah. Des troupes iraniennes débarquent également à Abu Moussa, un territoire de l'émirat de Charjah.Zayid est élu premier président des EAU en 1971, puis réélu tous les cinq ans jusqu’à sa mort en 2004. Il jouit d’un grand prestige sur la scène internationale[, grâce à son plus grand respect des lois humanitaires internationales et à ses efforts pour maintenir la paix dans la région[. Sous sa présidence, les EAU envoient des troupes afin de combattre pour la libération du Koweït en 1990-1991, et contribuent au mouvement pour le maintien de la paix au Kosovo2.Sous son influence, les EAU connaissent un essor économique leur permettant de se développer rapidement, et de devenir une force importante dans la région. Estimant que tous les citoyens ont leur rôle à jouer dans la construction du pays, Zayid prend des mesures pour améliorer le statut des femmes dans la société, en facilitant leur accès à l'éducation, et en leur donnant une place plus importante dans la vie politique du pays.À sa mort, son fils aîné, le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, lui succède en qualité de président des EAU et de souverain d'Abou Dabi.En 2011, le pays n’est pas touché par la vague de protestations et révolutions dans le monde arabe en 2010-2011, mais le gouvernement prend une série de mesures d’achat de la paix sociales et de mesures répressives en prévention.
Le serpent venimeux même quand on lui évite la mort vous pique de son venin mortel. Le président français jouit d'un a priori favorable notamment pour avoir refusé de voter la loi sur les "bienfaits du colonialisme". Jusqu'à quand ? Tant qu’il avalera des boas énormes.
Cette colonisation de l’Algérie a été un boulet économique et une impasse morale pour la France qui a perdu son temps et son argent. La vraie sécurité est l’indépendance énergétique absolue par de nouvelles technologies (qui sont gardées secrètes et qui vont être mis en place..