samedi 27 octobre 2007
l'histoire de l'émigration des Algériens au Canada (Marion Camarasa)
Quand les hommes vivront d'amour...
quelques jalons sur l'histoire
de l'émigration des
Algériens au Canada.
Marion CAMARASA
"Quand les hommes vivront d'amour, il n'y aura plus de misère, et commenceront les beaux jours, mais nous, nous serons morts mon frère" . Ces paroles célèbres sont issues de la chanson québécoise de
Raymond Lévesque, qui écrivit cette œuvre en s'inspirant des malheurs causés par la guerre d'Algérie. Elle fut un succès populaire et peu de gens se doutent en écoutant cette mélodie qu'elle y fait allusion. Au Québec, lorsque Raymond Lévesque y retourne en 1958, la population s'intéresse d'avantage à ce conflit de décolonisation et la chanson revêt souvent une autre signification qu'en France ou de par le monde. Ainsi l'Algérie et le Québec partagent une mémoire commune qui a permis tout au long des années d'après guerre de forger une relation privilégiée entre ces deux gouvernements.
La communauté algérienne installée au Québec est fille de l'histoire algérienne. Elle ne peut se comprendre qu'en appréhendant les soubresauts de la politique algérienne depuis l'Indépendance et leurs conséquences économiques. Cet article tente de mettre en lumière les principales caractéristiques et les enjeux que soulève cette émigration atypique à bien des égards au Québec.
L'Algérie de 1962 est un pays à façonner. Toutefois, malgré ce rêve en marche, l'émigration qui a débuté au tournant du XIXème siècle, ne cesse d'évoluer et va même progresser, se dirigeant traditionnellement vers la France. Elle poursuit son installation, tout en restant cependant accrochée à l'idée d'un possible retour en
Algérie. L'arrêt de l'émigration en 1973 par Houari Boumédiène et la politique du regroupement familial, instaurée en 1974 par la France, modifia peu à peu son visage qui, d'immigration de travail passa à une immigration de peuplement.
Toutefois, cette émigration vers l'ancienne métropole est régie par des accords bilatéraux, avantageux pour les Algériens, entraînant alors la constitution d'une forte communauté, comptant au début des années 1980 près de 600 000 personnes. Cependant, on voit poindre le début d'un phénomène qui prit de l'ampleur dans les années 1990 : le départ vers le Québec. Ces flux migratoires sont le résultat de la dégradation progressive des conditions de vie et la détérioration du climat politique en Algérie. Le besoin de partir, de tenter de construire une vie meilleure à l'étranger devient le leitmotiv des ces Algériens, cadres, universitaires ou étudiants qui n'entrevoient plus de perspectives d'avenir dans leur pays d'origine. L'émigration politique vers le Canada n'aura pas lieu, les liens privilégiés avec la France seront toujours prépondérants dans ce domaine. L'évolution de l'histoire algérienne de ces quarante dernières années symbolise alors ces vagues migratoires successives.
L'arrivée en 1988 d'une ouverture démocratique (cependant bien vite refermée) n'a pas apporté une amélioration des conditions de vies bien au contraire, elle marque, avec la montée des violences islamistes, le début d'un phénomène migratoire sans précédent. La jeunesse algérienne ne rêve plus alors que de partir pour l'étranger et tout est bon pour réussir. La rumeur, immortalisée par Fellag dans l'un de ses spectacles, d'un bateau australien venant chercher des candidats à l'exil symbolise cette détresse morale et matérielle. Le Canada et surtout le Québec vont devenir cet "Eldorado à la sauce francophone" dont rêve tant les Algériens.
Canada terre d’immigration
Le Canada est l'un des pays symbole d'immigration, à l'image de son voisin américain. Il s'est ainsi construit, chassant les Indiens de leurs territoires et accueillant des vagues migratoires de plusieurs nationalités venant s'ajouter aux premiers colons, francophones et anglophones. Ce pays du nord a su, tout au long de la seconde moitié du XXème siècle se fabriquer une image lisse et policée. Monarchie parlementaire (la Reine d’Angleterre est reine du Canada, représentée par un gouverneur général, actuellement Mme Michaëlle Jean), le Canada n’a rapatrié sa constitution qu’en 1982, ne s’est doté d’un drapeau (l’unifolié) qu’en 1965. En 1931, par le Statut de Westminster, il devient pays à part entière et s’émancipe de la Grande Bretagne en restant membre du Commonwealth. Cette affirmation nationale se double d’une expansion économique et est la source des dissensions et des fissures du fédéralisme canadien.
Ainsi dès les années 1960, le Québec – jusqu’alors on parlait de Canadien-Français – revendique sa spécificité et la "Révolution tranquille" voit naître le concept du Québécois et du nationalisme moderne. Cette nouvelle théorie, portée par le parti de René Lévesque , revendique la spécificité du Québec, dans ou hors du Canada. Il promulgue, en 1977, la loi 101 protégeant le français dans la Belle Province . Le premier référendum sur la souveraineté-association organisé le 20 mai 1980 est rejeté par plus de 60% des Québécois. Des tentatives de réformes du système fédéral sont entreprises au cours des années 1980 et 1990, mais se heurtent toujours au refus de certaines provinces et même, comme en 1992, sont rejetées par référendum par le peuple canadien . En 1995 (le 30 octobre) le référendum sur la libre-association présenté par le Parti Québécois (PQ) est rejeté par une très faible majorité de Québécois (50,6% pour le Non et 49,4% pour le Oui) et démontre ainsi la très fragile constitution du système fédéral canadien.
Le Canada n’a cependant pas cessé d’être, au même titre que les Etats-Unis ou l’Australie un "pays de rêve" pour l’immigration. Jean-Claude Redonnet, ancien conseiller culturel auprès de l’Ambassade de France au Canada, présente ainsi ce vaste pays dans l’introduction de son ouvrage Le Canada : "Le Canada s’est forgé au cours des ans une réputation de sûreté et de responsabilité. Célébré comme terre d’accueil, il s’est vu également reconnaître les mérites d’honnête courtier de la paix et de serviteur du développement grâce à ses interventions dans le monde, sous ses propres couleurs ou celles des Nations Unies. […] Né de la colonisation et du peuplement, fondé par deux peuples rivaux, il se veut et se proclame autre et sait cultiver la différence, autre trait de son identité. Américain sans être à l’image des Etats-Unis d’Amérique, francophone sans être français, universaliste sans être dogmatique ni dominateur, le Canada se place à part dans le monde et prétend, dans un même temps, refléter le monde qui l’entoure. Champion de l’environnement et des ressources naturelles de la planète, avocat des droits de la personne et des communautés, il se présente comme un pays à découvrir ou à redécouvrir dans sa complexité géographique et dans sa richesse humaine, dans les contradictions internes de sa société, transcendées par une simplicité et un bon vouloir naturels".
Ainsi le Canada se revendique comme une terre d’immigration et menant une politique sélective de peuplement, accueillant de nombreux migrants chaque année, contingentés pour les besoins du pays. C'est pour ses besoins économiques et démographiques que le Québec va ainsi faire venir ces Algériens,
francophones, éduqués et offrant une perspective démographique que le Québec estime indispensable à son maintien dans l'ensemble canadien. Les échanges économiques et diplomatiques relancés depuis le début des années 1980 ne peuvent qu'encourager cette migration méditerranéenne sur les rives du Saint Laurent. En effet, de nombreuses ententes sont signées, notamment dans le domaine de l'éducation et les relations d'affaires s'intensifient avec les investissements québécois symbolisés par la société SNC-Lavalin, fer de lance des entreprises québécoises en Algérie.
communauté algérienne au Canada
La communauté algérienne a débuté son installation avant l'Indépendance. Toutefois, il s'agit de quelques dizaines d'individus seulement dont nous ne savons pas beaucoup de choses. En 1962 il n'y avait au Canada que quelques centaines d'Algériens : le ministère des Communautés Culturelles et de l’Immigration québécois propose le chiffre de 400 personnes dans un opuscule consacré aux différentes communautés culturelles du Québec pour la communauté algérienne d'avant 1961. Cette émigration originaire des pays arabes s’inscrit dans une vague d’immigration de toute évidence bien restreinte au Canada, dès la fin de la seconde guerre mondiale. L'émigration algérienne est extrêmement faible eu égard à l'importance des arrivées au Canada. Mais elle représente une évolution spectaculaire sur ces quarante dernières années et sans commune mesure avec l'augmentation de la population canadienne pour la même période.
La communauté algérienne s'est développée dans un rapport de 100, tandis que le Canada n'a accru sa population que dans un rapport de 1,8. À titre d’exemple, pour la période 1976-1980, la population d’émigrés algériens au Québec est très faible par rapport à l’ensemble de l’immigration de la province et infime sur l’ensemble du Canada. Ainsi de 1976 à 1980, le Québec a accueilli 83 582 ressortissants étrangers qui se sont installés et le Canada a absorbé quant à lui 456 455 nouveaux immigrants. Les Algériens émigrés étaient 285.
Durant ces vingt années, le nombre d'arrivées ne dépasse pas les 100 par an et plafonne entre 3 et 80. Nous pouvons retracer cette lente émigration par le biais des chiffres de Statistique Canada. Ainsi cette population a fait halte dans les proportions d'un tiers en France avant d'émigrer vers le Canada. Certains résidaient en Belgique, en Grande-Bretagne ou bien en Suisse ou encore en Italie, d'autres au Japon, au Danemark, au Liban, en Allemagne, aux Pays Bas, en Suède, en Espagne, au Brésil ou bien aux Antilles, mais dans un ordre de grandeur ultra minoritaire. En effet cela concerne pour chaque pays une dizaine de personnes. Il est également intéressant de souligner la venue au Canada, d'Algériens ayant résidés en Israël durant la décennie 1970. Il s'agit sans aucun doute de personnes de confession juive, des Sépharades.
La décennie 1980 peut se lire à la manière d’une courbe exponentielle. En effet, l’accélération des entrées est progressive mais relativement basse dans la première moitié des années 1980 et s’accentue fortement par la suite. De 1981 à 1985, on compte 290 immigrés algériens entrant au Québec, alors que de 1986 à 1990, leur nombre s’élève à 1 180. Lors du recensement de 1986, le Ministère des Communautés Culturelles et de l’Immigration fait état de 2 110 ressortissants algériens installés au Canada.
La politique d'immigration de la province de Québec, durant les années 1980, a enclenché un tournant, tant par les moyens de sélection mis en œuvre que par la sélection elle-même. Le gouvernement a souhaité mettre à l'épreuve la nouvelle entente signée avec Ottawa pour diversifier davantage ses aires culturelles de recrutement.
Cette demande accentuée, dès la fin des années 1980, est en corrélation directe avec la dégradation des conditions de vie et du climat sécuritaire en Algérie. Octobre 1988 et les événements sanglants qui y font référence ont entraîné un bouleversement et une augmentation marquée des départs vers le Canada. C'est le début d'une deuxième vague migratoire bien plus considérable et plus diversifiée que la première, tant sur le plan quantitatif que sur le plan de la nature de l'émigration. Au cours de l'année 1988, 236 Algériens ont obtenu le droit de résidence permanente au Canada, tandis que l'année suivante, ce chiffre s'élève à 437. 1990 voit s'accroître l'arrivée d'Algériens (491), chiffre qui ne faiblira plus durant toute cette décennie. Cette nette évolution se ressent à travers plusieurs facteurs et va alors entraîner une
politique de recrutement de plus en plus massive de la part des instances québécoises. Le Canada devient ainsi, à partir de la fin des années 1980, une destination de plus en plus prisée pour les Algériens de tous bords politiques, des islamistes aux démocrates, en passant par les sans opinions, les familles ou les hommes non accompagnés. Cette émigration, toujours composée d'élites, se modifie peu à peu en gardant toutefois ses caractéristiques fondamentales. [photo : Mustapha Kerouch, arrivé au Canada avec ses parents en 1995 - source]
Cette crise incontestable de la nation algérienne a entraîné le départ de près d'un million de personnes selon les chiffres de la presse quotidienne du pays. Ils sont peut être exagérés, mais il est avéré que l'Algérie a connu une hémorragie manifeste d'une très grande partie de ses élites durant cette période. Presque 40 000 personnes (sans compter les clandestins) ont alors émigré au Canada ayant eu la chance d'être retenus à titre de résident permanent. L'évolution est constante durant ces dix ans et Immigration Canada à la demande des Services Immigration du Québec et du gouvernement québécois, a augmenté le recrutement de cette population. Francophone et éduquée, elle répondait aux critères québécois.
De 1992 à 1996, 5 256 Algériens ont été reçus officiellement par le Canada, ce qui représente à peu près l'équivalent de 30 ans d'immigration pour cette communauté. La période ultérieure connaît une augmentation encore plus significative avec près de 14 500 résidents permanents reçus par le Canada. Ces six années correspondent à l'instauration par les autorités fédérales du moratoire sur les expulsions ayant offert la possibilité à de nombreux Algériens de s'installer au Canada. L'Algérie est devenue un pays de recrutement en expansion sans bien sûr qu'il puisse être comparé à des pays fournisseurs comme la Chine notamment. Cependant les événements du 11 septembre 2001 et leurs conséquences ont entraîné une dégradation de l'image des pays où la religion musulmane est très fortement implantée et des pays stigmatisés par le discours sécuritaire canadien. Aux yeux de la population canadienne et québécoise, le rejet de cette immigration en est d'autant plus marqué. Toutefois, cette immigration, après avoir atteint un seuil de stabilité autour de 3 000 à 4 000 Algériens par an, ne peut que devenir et pour plusieurs années une source de recrutement intensif d'immigrants pour la province de Québec.

fête de l'indépendance de l'Algérie, Montréal, 2002 (source)
L'implantation géographique de cette population, est dans des proportions bien plus importantes encore que la plupart des communautés au Canada, installée au Québec. Concentrée sur l'île de Montréal et sa proche banlieue elle est le fruit de la nature francophone et francophile de ces Algériens. Toutefois, la rencontre entre l'idée que se font les Algériens de la culture francophone québécoise et la réalité dans la société d'accueil amène nombre d'entre eux à modifier leur perception sur la nature française de cette province. Ils pensaient trouver une sorte de francité et d'Amérique française mais doivent se plonger dans une francophonie d'Amérique à bien des égards différentes de leurs idéalisations de départ. L'accroissement de la communauté algérienne durant la période 1996-2001 ne se conjugue pas avec une implantation régionale forte, bien au contraire. Le renforcement de l'attraction montréalaise et de son marché de l'emploi coïncide avec l'évolution de la nature de l'émigration algérienne au Québec. Les régions n'apportent pas à ces néo-québécois les conditions favorables d'une insertion sur le marché de l'emploi, capital pour une "intégration".
Avec l'afflux de la seconde moitié des années 1990, l'implantation géographique change également et l'attrait de la région montréalaise se transforme en attirance irrésistible. Cela traduit peut être aussi des changements perceptibles dans la société québécoise tout entière avec la désertification des régions rurales au profit de la métropole économique, Montréal. Cette tendance s'accentue au fil des ans et peut provoquer à plus ou moins long terme, des disparités et un dépeuplement de certaines contrées. De toute évidence, les politiques, développées par les autorités québécoises, d'incitations pour les immigrants à s'installer en province ne portent pas encore leurs fruits. Les Algériens qui, durant les premières décennies, s'installaient pour une petite partie hors de Montréal, ont alors modifié leurs stratégies et tendent à ressembler ainsi à l'immense majorité des immigrants au Québec qui se rassemblent à plus de 85 % à Montréal.
les Algériens, dans leur grande majorité,
restent au Québec
La mobilité géographique au Canada est assez importante du fait des migrations inter provinciales. Toutefois, les Algériens restent dans leur grande majorité au Québec. On retrouve une toute petite communauté en Colombie Britannique où le climat est plus doux ainsi qu'en Ontario, province la plus riche du pays. Cette tendance à la concentration s'accentue avec le temps du fait de l'arrivée d'Algériens qui s'installent là où la communauté est la plus présente. L'activité pétrolière qui a été intensifiée en Alberta ces dernières années a offert la possibilité aux Algériens de trouver des débouchés professionnels dans cette branche de l'industrie pétrochimique et une petite communauté est en train de s'organiser à Calgary, avec quelques milliers de personnes.

Algériens de Calgary, province d'Alberta (source)
Cette timide diversification de l'implantation géographique s'explique pour une large part par la difficulté à s'intégrer dans le marché du travail, au niveau des compétences acquises par l'immigrant. Ainsi les Algériens, spécialistes et diplômés dans les hydrocarbures, peuvent facilement trouver des débouchés en Alberta. Le boom économique lié à l'exploitation des sables bitumineux aidant, cela attire alors une population en quête d'insertion professionnelle. Cette nouvelle tendance migratoire de la communauté algérienne au Canada est cependant sans commune mesure avec le monde québécois. Elle apparaît pourtant comme une orientation à ne pas négliger dans les prochaines études sur cette émigration car elle symbolise dans des proportions toutes relatives une part de l'échec de la politique d'intégration du Québec en matière d'immigration.
Dès les années 1960 et ce phénomène ira en s'accentuant, vont se créer des associations à buts variés symboliques de cette émigration éclatée. Cette proto-communauté est tout de même déjà marquée par la caractéristique principale de l'Algérie et de son émigration : la fragmentation et la division. Ainsi cette
mosaïque d'opinions se traduit par des dissensions fortes et l'accentuation des clivages idéologiques entre "berbéristes" et "non berbéristes", démocrates et islamistes, FLNistes et anti-FLN entre autres. La politique et les choix de société (démocratique ou religieuse si l'on veut tirer à grand traits les différenciations essentielles) engendrent la reproduction du modèle sociétal algérien où les relations personnelles, les liens familiaux et régionaux, les structures presque tribales parfois, se poursuivent et même dans certains cas s'accentuent. (source photo)
L'émigration algérienne est multiple dès les premières années d'installation et la dynamique de cette proto-communauté est incarnée par le monde kabyle algérien. Ce sont les premiers à développer un petit système associatif à Montréal. Ils souhaitent faire vivre la culture berbère dans l'émigration, afin de dynamiser la langue et la perpétuation de cette civilisation. La montée de l'islamisme et de son cortège de violences et d'interdits, durant la fin des années 1980, va peu à peu modifier le paysage associatif de l'émigration. Ce phénomène s'inscrit dans l'accroissement et la modification de la nature de la population migrante en provenance d'Algérie. Les centres d'intérêts se diversifient et apparaît parfois, pour ces nouveaux émigrés, un sentiment de joie mêlé à de la culpabilité d'avoir laissé famille, amis, dans l'enfer de la violence. Le besoin d'aider, de réagir, de ne pas rester sans rien faire, génère alors la création d'associations d'entraide pour les Algériens. (Ce sentiment se reproduira au sein de la société kabyle du Canada lors des évènements du Printemps Noir en 2001.) Les réactions sont diverses, et là encore, la multiplication des initiatives et la fragmentation du mouvement de solidarité sont à relever.

Association des Algériens de Calgary (source)
Pas moins de neuf associations ont vu le jour pour porter secours et assistance aux Algériens restés au pays. Certaines furent très actives mais éphémères, n'arrivant par à surmonter les dissensions de fonctionnement, de conscience idéologique et de personnes. Cependant ce phénomène de soutien a apporté une visibilité de la communauté algérienne dans la société d'accueil et un intérêt différent porté sur elle par les élites politiques et militantes du Québec. Cette émigration des années 1990 s'implique alors dans les mouvements de solidarité et investit le champs des associations communautaires pour prendre part, et de manière très dévouée pour certains, aux actions politico-humanitaires. L'exemple le plus marquant et typique de ce nouveau phénomène est la création du Comité Québec-Algérie. Des personnalités syndicales, politiques, artistiques, des professions libérales ont alors pesé de tout leur poids pour sensibiliser la population québécoise au drame algérien.
Ce tournant idéologique a été capital dans la perception des Algériens par les Québécois. L'accentuation du sensationnel, la mise en scène par la presse des actions islamistes, ainsi que la découverte des réseaux terroristes et l'exploitation policière et médiatique qui en ont été faites, ont transformé l'image stéréotypée de l'Algéro-Québécois en un supposé terroriste pour une grande partie de la population. Ce sentiment s'est notamment développé avec la deuxième vague importante d'émigration algérienne essentiellement composée de jeunes hommes durant la décennie 1990-2000. Ainsi la sensibilisation de l'opinion publique québécoise s'est réalisée dans une double perspective, (volontaire ou non, nous ne nous prononcerons pas sur la question). Cette implication d'une partie des élites a offert un dynamisme nouveau dans le
mouvement associatif algérien : de confidentiel qu'il était dans les années 1970-1980, il a réussi à percer le rideau médiatique et à obtenir un soutien capital à la cause algérienne.
La politisation de la crise algérienne au sein de l'émigration n'a pas contribué à souder la communauté, mais à la fragmenter et à apporter la suspicion. Les associations ont cependant œuvré durant cette décennie noire à l'accueil des réfugiés, à la mise en place des organisations et à l'élaboration au sein de l'émigration algérienne, de l'idée première de structuration communautaire. Les années 2000 n'ont pas vu se concrétiser cette aspiration mais connaissent cependant une volonté d'organisation tant par les autorités consulaires que par les membres de l'émigration eux-mêmes. Le foisonnement associatif de ces dernières années démontre cette tendance, mais également ce morcellement. Même les associations berbères se multiplient et n'arrivent pas à unir leur voix, tant sur des questions culturelles, que politiques. Ce mouvement associatif est le reflet de cette émigration algérienne, éclatée, politisée, fortement identifiée culturellement et gardant des liens émotionnels très fort avec son pays d'origine.
Les difficultés d'insertion professionnelle durant la décennie 1990 ont engendré des rancœurs à l'égard de la société d'accueil. Ainsi, recrutés pour leurs compétences, ces émigrés, à leur arrivée, ne se voient pas reconnaître la valeur de leurs diplômes. Les ordres professionnels se ferment à leurs demandes et nombre de ces personnes sont alors obligées de travailler dans un domaine largement différent. Montréal est la ville qui possède les chauffeurs de taxis les plus instruits et les plus diplômés au monde. Cette réalité mine les immigrants, car l'insertion dans la société d'accueil passe immanquablement par une insertion professionnelle réussie. Elle engendre également des dissensions dans le couple car très souvent l'homme se retrouvant au chômage, la femme s'émancipe et tente de faire vivre la famille en occupant des emplois tels que caissières… Cette situation provoque des frustrations et se termine souvent par un divorce. D'autres
facteurs viennent parfois aggraver ce changement de vie. Le premier hiver est redouté mais très souvent perçu comme exotique, la magie de la neige, le tourbillon des flocons dans les tempêtes, tout apparaît assez nouveau, assez changeant.
Cependant, les autres hivers sont alors beaucoup plus compliqués à supporter, l'effet de surprise est parti et ne reste que le froid et beaucoup d'inconvénients ; le manque de soleil et le plafond nuageux quasiment quotidien éloignent davantage des rives méditerranéennes. Plusieurs Algériens nous ont dit, qu'ils ne pensaient pas, en ayant choisi le Québec découvrir une société complètement américanisée. Ils s'imaginaient qu'ils pourraient trouver quelques traces bien solides de la culture européenne et notamment française. Ils souhaitaient faire vivre une sorte de petite francophonie. La société québécoise est d'abord et avant tout une société nord-américaine, qu'on qualifiera de francophone et non une Amérique française. Cette distinction sémantique n'avait pas été perçue dans la traduction sociétale de ces émigrés. Leur surprise en fut d'autant plus importante. Les valeurs nord-américaines, construites autour de l'individualisme et du profit marquent profondément les relations humaines. Bien que se voulant "les plus latins des nord-américains", les Québécois ont adopté ce mode de gestion des relations humaines. L'omniprésence de l'argent, de sa valeur, du travail, transposent au second plan les valeurs humanistes et épicuriennes qui font défaut à la société québécoise. Les amitiés québécoises sont très difficiles à lier, le travail se substituant à beaucoup de choses.
Les Algériens sont alors assez étonnés et observent ces comportements avec l'œil du Huron. L'arrivée dans une grande ville telle que Montréal conduit effectivement à des changements importants ; et la perte des repères traditionnels s'exprime parfois par un certain vague à l'âme. La famille constitue un des piliers de l'identité algérienne, elle est construite autour d'une famille élargie à plusieurs générations et les liens de parenté se traduisent par des liens de solidarité très prononcés. L'émigré s'arrache alors à cet environnement familial et nombreux sont ceux qui ont tendance à vouloir reconstituer ce réseau en parrainant, en aidant et en faisant venir certains membres de leurs familles.

Algériens de Calgary (source)
La société québécoise renvoie une image assez repliée sur elle-même et l'emploi du "nous" est en cela significatif. Nous avons eu plusieurs conversations avec des immigrants montréalais et le sentiment général reste très souvent le même. "Le sentiment que porte sur nous la société sera toujours celui d'un immigrant, nous ne faisons pas partie pour eux du "nous québécois", le "nous" des "francophones pure laine"". Qu'on soit ingénieur, homme politique ou simple ouvrier, cette impression traverse les classes sociales. Elle se double parfois de la sensation d'un racisme latent, non affirmé et revendiqué, mais bel et bien existant. L'immense émotion qu'ont soulevé au Québec les événements autour des accommodements raisonnables en témoigne. Cette commission, sillonnant la province pour recueillir l'avis des habitants sur la question de l'immigration et de l'identité québécoise donne lieu à des débordements verbaux très violents qui ne sont pas finalement si étonnant dans cette société cloisonnée.
Les Québécois "de souche", surtout ceux vivants en dehors de Montréal, se sont sentis petit à petit dépossédés de leur identité et de toute leur histoire, faite pour une grande part de résistance aux anglophones. Certains immigrants, usant des politiques mises à leur disposition, ont ainsi revendiqué des droits (tels que des principes religieux) mettant en cause la liberté commune. Les Québécois ont alors la sensation d'être les oubliés de leur propre histoire et amorcent un repli identitaire et culturel sur eux-mêmes qui se traduit aujourd'hui par les propositions et les discours recueillis auprès de la population, dans la commission Bouchard-Taylor, sur les accommodements raisonnables. Cette question identitaire cruciale pour l'avenir du Québec mériterait d'associer l'ensemble de la population, ainsi que d'élaborer des réflexions politiques et culturelles sur l'avenir du Québec. Il serait alors souhaitable pour une meilleure compréhension mutuelle de se replonger dans l'histoire de ce pays et de ces immigrants ce qui apporterait une mise en perspective historique bénéfique à la construction de la nation québécoise.
Cette recherche identitaire, où se mêlent regrets et espoirs déçus pour les uns, où les racines profondes des individus ne coïncident pas avec les principes affichés pour les autres, après avoir été transcendée, devrait aboutir à une cohésion inter ethnique favorisant l'intégration de tous les immigrants.
Marion Camarasa
docteure en histoire
Bibliographie
Il est à noter qu'aucune étude sur l'émigration algérienne au Canada n'avait été faite jusqu'à ce jour tant au Canada, qu'en Algérie et qu'en France.
* Académie Universelle des Cultures, Migrations et Errances, Introduction par Paul Ricoeur, Grasset, Paris, 2000.
* AKTOUF Omar, Algérie entre l’exil et la curée, L’Harmattan, Paris, 1989.
* AMAR Marianne, MILZA Pierre, L'immigration en France au XXe siècle, Armand Colin, Paris, 1990.
* BENMALEK Anouar, Chroniques de l'Algérie amère, Pauvert, Paris, 2003.
* BENRABAH Mohamed, Langue et pouvoir en Algérie : histoire d'un traumatisme linguistique, Coll. Les Colonnes d'Hercule, Antaltica Séguier. Biarritz Paris, 1999.
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* CHOUINARD Denis, L'ange de goudron, scénario du film, Lanctôt éditeur, Outremont, 2002.
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* FERHI Salah, "L’émigration algérienne aux Etats-Unis et la formation d’une élite", Hérodote, n°94, 3ème trimestre 1999.
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* HIFI Belkacem, L'immigration algérienne en France, origines et perspectives de non-retour, Coll. Recherches universitaires et migrations internationales, L'Harmattan, Paris, 1985.
* KEPEL Gilles, Jihad, Expansion et déclin de l’islamisme, Ed. Gallimard, Paris, 2000.
* MARTINEZ Luiz, La guerre civile en Algérie, Coll. Recherches Internationales du CERI, Karthala, Paris, 1998.
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* SAYAD Abdelmalek, Histoire et recherche identitaire, suivi d'un Entretien avec Hassan Arfaoui, Éditions Bouchene, Saint-Denis (France), 2002.
* SAYAD Abdelmalek, La double absence. Des illusions de l'émigré aux souffrances de l'immigré, Coll. Liber, Ed. Seuil, Paris, 1999.
Biographie
1996 : Lycée Jules Fil, Baccalauréat mention scientifique, Carcassonne
1996-2004 : Université Toulouse le Mirail, Toulouse
• 1996-1999 DEUG et Licence d’histoire mention géographie
• 1999-2000 Maîtrise d’histoire mention Très Bien
• 2000-2001 DEA d’histoire et civilisations mention Très Bien
• 2001-2007 Doctorat d’histoire mention Très Honorable
• 2001 échange franco-québécois dans le cadre du CREPUQ
Articles et publications
• Les Cahiers d'Histoire Immédiate, n° 20 Automne 2001 GRHI : Un Mouvement de soutien aux démocrates algériens
• Publication Internet : dans le cadre du GREC "les Algériens dans l'Ouest canadien" (site du GREC mentionné plus haut)
• Publications dans un ouvrage collectif, Le Canada Revisité, Canada revisited, dir. M. Kaltembach et M. Rocard, Edition Universitaire du Sud, Toulouse 2005.
• Publication d'un entretien sur le site Internet de l'Association des Algériens de Calgary 2007.
Colloques et Tables rondes :
• 2001 participation à la Table Ronde organisée par le GRHI La société civile et les associations en France au XXème siècle.
• Avril 2003 participation au Colloque du GREC à Toulouse : La réinvention de l'Ouest canadien
• mars 2004 participation au Colloque du GREC à Toulouse : Un nouveau regard sur les marges du Canada
• mars 2006 participation au colloque international sur les Etudes Post Coloniales, Toulouse, dans le cadre du CAS (laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes)
• intervention sur la chaîne communautaire CNJT Montréal dans l'émission la caravane du Maghreb Octobre 2007
Commentaires
Bravo Docteur
Bravo Dr Marion Camarasa pour l'effort effectué pour la réalisation cette thèse
waouh
un CSQ dans la poche, une ambition , mais la j'ai rien a dire
Les Maghrébins du monde
Il est intéressant, scientifiquement parlant, de consacrer des travaux académiques ( articles, colloques, thèses, journées d'études, etc...) aux Maghrébins d'Europe et de l'Amérique du Nord; mais il faut dire que ces Maghrébins se trouvent partout dans le monde et que leurs destins et itinéraires sont aussi variés que riches et contradictoires; il y en a en Afrique, en Australie, en Amérique Latine, en Asie , sans parler de la Calédonie; une mémoire plurielle et universelle à reconstruire de toutes pièces; hélas, quel projet ?
Ahmed JDEY, Historien
interessant
Il interessant dans votre travail scientifique de note le temps constament objectif qui ne se separe jamais de la nature profondement humaine du sujet pertinament important qui "l'immigration des Algeriens au Canada". Un sujet tres present qui malgre sont importance est reste a l'abondant par la communaute universitaire. Toutefois je me rejouis qu'une fois aborde par Dr. Marion Camarasa, il a ete traite de la meilleur facons qui soit, permetant ainsi la comprehension scientifique du phenomene migratoire des populations algeriennes. En fin ce travail, si il est bien diffuse servira non seulement au communote migratoire Algerienne et communautes prelablement etabli dans le pays d'aceuil, car ce travail par l'analyse objective et la comprehension montre une voie nouvelle qui permettra d'iriger des relations nouvelles entre les communaute immigre et les communaute pre-etablis au canada base cette fois sur la comprehension de l'autre et non pas sur la crainte et la comdanation de l'autre.
Un travail a diffuser.
Bravo
l'immégration
je suis un jeune algérien, étudient en 5ème année génie pharmaceutique, je voudrais quelques conseils pour obtenir une visa ou une prime d'étude au canada.
veuillez agréer monsieur mes salutations respectueuses.
Immigrer au Canada
J'ai l'honeur de vous ecrire pour me renseignier à propos de l'immigration au canada. je suis un artisant tapissier.veuillez agrier tous mes sallutations.
rnseignement
J'ai l'honeur de vous ecrire pour me renseignier à propos de l'immigration au canada. je suis marier et je suis architecte moi et ma femme .veuillez agrier tous mes sallutations
Immigration
J'ai l'honeur de vous ecrire pour m'aider à trouver mon chemin au canada. j'ais un licence en Anglais .veuillez accepter tous mes sallutations.
Cherche un ami
Monsieur,
merci d'avoir aidez les gens qui cherches leurs amis et parents disparue à l'étranger (le canada et le reste du monde ) ,
bon Monsieur je cherche un ami d'enfance maintenant qui travail à Montréal il s'appel Monsieur :Soufi Redha habite Montréal il part de l'Algérie depuis 1998 à se jour ( a cause il a demandé un réfuge politique de son coté il été menaçé depuis les térroristes ,il né en 1973 c'est un beau garçon (jeune homme de 35 ans )veuillez m'aidez de le trouvez s'il vous plait .
je suis son Ami Mr :Reda Zerrouki habite SKIKDA ALGERIE ,veuillez mr de m'envoyez sa photo par email :zerroukireda@yahoo.fr où par mon téléphone mobile un appel où MMS au : + 213 7 73 25 79 21
dans l'attente de votre part veuillez accéptez mes cordialements .
D'Europe de l'Est
Il existe également un grand nombre d'Algériens, arrivés d'Europe de l'Est. Ce sont des anciens étudiants dans les anciennes républiques socialistes.
Excellent!
Très bon résumé de l'histoire de la communauté algérienne du Canada ! Je me suis inspiré de tes écrits d'ailleurs pour faire mon travail sur l'immigration au Québec
Merci !
Renseignements
Bonjour a tous,
j'ai vu que vous posiez des questions concernant l’immigration au Canada, sa tombe bien :), moi aussi depuis un moment je cherche quelqu’un, enfin dans la mesure du possible de me renseigné, je suis etudiant en hôtellerie option restauration, je vais bientôt soutenir pour avoir le diplôme de TS, et je me pose la questions , est ce possible d’émigré au Canada avec mon savoir faire ?.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous demande de bien vouloir accepter mes salutations
PS : excusez moi pour les fautes d’orthographe
MiZou
comment l'immigration des algerien a evoluer au canada
salut a tt ceux qui vont lire de commentaire l'immigration des algerien en amerique du nord a evoluer das les années 90 et cela a cause du terrorismes qui a tuer des intellectuels ainsi ils a faits reigner un climats d'insecurité
bonjour pourquoi l'immigration sur le canada est si longue surtout pour les algeriens personnelement j'ai déposé mon dossier en mai 2006 je suis fatiguée d'attendre
imgration
je suis un jeune algérien, étudient en 4ème année comrece speci marketing, je voudrais quelques conseils pour obtenir une visa ou une prime d'étude au canada.
veuillez agréer monsieur mes salutations respectueuses.
demande d'explication
j'a l'honneur de vous écrire ce message pour vous demander un peut d'exlication sur les demarches à suivre pour l'obtention d'un visa canadiene.
je suis le nomé yazid,né en 1979 à tizi ouzou(algerie)et je sius licencié en sociolgie de l'education à l'universté d'alger.
mon souhait c'est de contenuer mes etudes en sociologie de l'edcation à l'université de montreal.
mon proget de recherche porte sur le l'ecole comme insttution de changement et de devlopement sociale. merci et à la prochaine fois.
Précision
Bonjour,
Je trouve votre présentation EXCELLENTE!
Néanmoins, je souhaite apporter une précision quant à l'usage que vous faites d'un terme dans votre texte. Vous parlez du "monde kabyle algérien". Or, il me semble qu'il s'agit d'un pléonasme. Je m'explique. Lorsque l'on parle des Kabyles, on fait forcément allusion à l'Algérie. Vous auriez pu parler des Berbères d'Algérie (en précisant les Kabyles) mais dans ce cas, il aurait été plus judicieux de parler de "monde kabyle" tout court.
Je tiens à préciser aux lecteurs que je ne suis pas "une berbéristes"...je tenais juste à apporter une précision d'ordre sémantique.
Merci encore et bonne continuation!
l'imigration au canada
slt je suis étudiante en économie marié et je suis chrétienne mais l'état de l'algérie s'agrave ça ira qui s'est c dangereux pour les chrétiens avec le térorisme.je ne sais pas si c possible de partir au canada pour construire ma vie tranquillement
Bonsoir cava c'est rachad attallah,j'ai 16 je veux faire connaissance avec quelle qu'un par-se-que
je serai la bas après 2 ans si j'aurai mon bac
voila mon msn rachad-hard@hotmail.com, quelle qu'un de Calgary OK
Merci
immigration
je suis un jeune algérien, ingenieur en génie minier option axploitation miniere , je voudrais quelques conseils pour obtenir une visa ou une prime d'étude au canada.
veuillez agréer monsieur mes salutations respectueuses.
reviver l'algerie
juste pour les intelo algeriens(nes) a canada qu'ils face un tracé pour nos génération futur de leur histoir a travèrs les siecles
slt
je suis un algeriene qui veut faire une expérience au canada .
pcq je pence que mon destin est de faire une grande cariere au canada merci de votre!!!!!
Recherche d'un ami qui au quebec depuis 2000
Nous vous prions de nous aider à retrouver un ami qui est au quebec depuis l'année 2000. Au cas ou vous auriez des traces , prière SVP de lui remettre mon adresse email.Il s'agit de Mr ZORDANE MOHAMED ; Un homme de culture maitrisant plusieurs langues , algérois , il fût un cadre en algérie que le système a marginalisé et l'a poussé à quitter l'algérie.
Nous vous remerçions pour la contribution. Quant à votre article et étude , je pense qu'il est à félicité à plus d'un titre. IL reprend clairement depuis l'indépendance de l'algérie
Désire venir au Canadav
J'aimerais bien venir au canada (Montréal) comme je connais un peu ce pays par l'entremise de mon
amie qui est de Montréal. J'ai fait une 11e année et je parle très bien le français et je suis simple ouvrier dans plusieurs domaine. Comment obtenir mon visa pour venir au Québec sans être refusé. J'aurais mon amie qui pourrait m'aider à m'établir ç Montréal. Une suite a mon message serait apprécier.
Lyes de l'algérie (Kabyle)
vous courrez derriere le vide
assalamou allaykoum
mes cheres compatriotes qui critiquent toujours le pouvoir et le gouvernement et qui e savent qu;ils sont entrain d;affaiblir leurs pays qui leurs a nourrs et leurs a instruis ; mes freres le canada c;est pas ce que vous pensez ; un musulman qui respect sa religion et la pratique vivra ici au canada comme s;il etait en enfer ; pour ceux qui ne voient pas la difference alors ils sont completement integree avec leur (sois disons islam modere -aoudou billah) ; une autre chose pour cette histoire du monde kabyle , ecoutez que je vous dises ça m etegale que tu sois berbere ou kabyle a force que tu sois musulman tu es chez toi personne n;a le droit de te deranger et tu peux vivre en paix en travaillant et en realisant tes reves licites meme devenir quelqu;un d;important dans ton bled a condition que walaouka sera pour l,islam et les musulmans ;le lien qui est entre nous c,est l;islam et ça c;est la ligne rouge ; la ligne rouge sur la quelle on vit sur la terre d;algerie , c;est tu es un chretien d,origine alors la tu vis en algerie selon les conditions du president et du gouvernement t tu arrete de semmer la fitna ok comprendo , alors n,oubliez jamais ça
pour qui velent aller au canada , a votre place je reflicherais mille fois avant d;entammer la procedure , c;est du vent
recherche d'un travail
je suis algerienne .j'ai une licence en français maintenant je travaille comme enseignante de français .je cherche un travail au québec dans des etablissements qui prendent en carge les orphelins ou bien les endicapés
aide moi pour fénir mé études
salam .je suis un jeune algérien,j'ai une licence en droit plus capa(capacité de pratéqui le métier d'avocat) maintenant je travaille dans l'adminstration. mon réve est devenire un avocat internationalle. je cherche une formation en droit internationalle au canada j'adresse a tou person qui peu est veux m'aidé je suis toujour surr MSN mo-hou@hotmail.com ........................merci
un jeune qui-a le droit de revé
Recherche d'ami(e)s et du travail..
Bonjour à tous, d'abord je suis Algérien, j'ai obtenu mon diplôme "ingénieur en informatique" en 2008, j'aime bien trouver des ami(e)s comme je veux trouver un poste de travail.
l harraga
vive l harraga
je suis un jeune algérien .j'ai 25 ans ;j'ai une liçence en langue francaise ;je suit un enseignant de français.ce que je veut c'est aller travailler au quebec.merçi
urgence
quand je voi la vie dans mon pays algérie c'est vrais quand peux dire quelle est belle et riche mais comment explique ton que sa population et pauvre et comme voyé vous des jeune risque leur vie au périple de la mort a travére les mére d'échéné serieusement si on à trouvé la libérté et le travaille bien payé ou bien es nous parton dans un monde inconu (coupier vous vos racine pour de simple réson sortir de la foret avand d'étre dévoré par les prédateur qui ne rate pas la moindre fissure....... simplement j'essey juste de m'exprimé et essyé de sauvé mon avenir mais chez moi a alger je n'edoute fort comme je die toujour 5ans ca sufie largement pour essyé de faire un fond et si ces c'est possible de faire un vie on ne die jamais non à une offre je suis un jeune tchnicien embicieu plain de vie multi travaille aime surtout d'etre dans un réstaurant envoyer vos com et surtou vos démarché pour accédé au canada prsk sanc orientation ces pérdu d'avance a cette adress yahoo. "mystereadel@yahoo.fr" méci d'avance pour ceux qui aime aidé un jeune
concernant emigration
je veuxsavoirles information concernant lémigration federale au canada.
emigration au canada
voila,je suis un jeunne algerien de 40 ans et je suis techniçien en agriculture mais je n'ai pas de travail ,je voudrais partir au canda ,pour le visa ,comment je fais?
J'espere que la procedure va allait vite parceque j'ai besoin d'argent pour construire une maison en algerie
réve et désillusion
la thése du Dr camarasa et très réaliste et en phase avec la réalité quotidienne que vie la communauté algérienne de quebec !
mais je souhaiterais apporté une précision a certains intervenant de ce site êtres diplômé pour travaillée comme chauffeur de taxi a montréal
ou pour ramassez les poubelles n'est pas un but en soit surtout concernant des universitaire a moins d'une amnésie subite concernant ces ambitions. par expérience les seules
communauté prospérant hors de leurs frontière sont celle qui sont solidaire et autonome sur le plan économique tel que l'asiatique,turc, pakistanaise,iranienne et autres...!
la communauté algérienne et une immigration de dépendance et définitive donc dépendante d'autres communauté pour en venir a ceci n'attendais pas des autres qu'il vous sorte de la misére social en particulier de la part d'un pays d'amérique du nord puisque le modéle économique et calqué sur celui des états unie ! et nous avons comme expérience l'immigration algérienne de france qui n'a rien apportée en terme d'investissement pour l'algérie a par celui de l'exil économique et pour certains du retour pour les vacances !
demande d'iformations
je suis une jeune pharmacienne mariée avec un medecin vétérinaire nous avons envoyé un dossier d'immigration au canada je veux connaitre qu'elle chance aurons nous pour avoir un ok et est ce qu'on peut faire des études supérieures plus tard?
desoin d'information
Bonjour,
la personne qui a poster ce message si dessous me cherche depuis 2000 et je ne sais pas comment avoir son adresse email
merci de m'aider a repondre a cette personne
Mr.Zordane
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Recherche d'un ami qui au quebec depuis 2000
Nous vous prions de nous aider à retrouver un ami qui est au quebec depuis l'année 2000. Au cas ou vous auriez des traces , prière SVP de lui remettre mon adresse email.Il s'agit de Mr ZORDANE MOHAMED ; Un homme de culture maitrisant plusieurs langues , algérois , il fût un cadre en algérie que le système a marginalisé et l'a poussé à quitter l'algérie.
Nous vous remerçions pour la contribution. Quant à votre article et étude , je pense qu'il est à félicité à plus d'un titre. IL reprend clairement depuis l'indépendance de l'algérie
Posté par habbiche redouan, vendredi 24 octobre 2008 à 21:38
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Algeriens au Royaume Uni
Je suis étudiante de doctorat a l'Université de Sheffield, Royaume Uni et ma these concerne les algériens qui habitent dans cette ville ex- industrielle du nord. On m'a dit que pendent les années 70 beaucoup de kabyles sont venu ici pour travailler dans les usines de sidérurgie.
Si vous avez des renseignement sur l'émigration algérienne au RU a cette époque je vous serais bien reconnaissante de me les envoyer. De meme, si vous connaissez les compatriotes qui habitent dans la region de Yorkshire, j'aimerais beacuop qu'ils se mettent en contact avec moi par courriel (k.vincent-jones@sheffield.ac.uk) Merci!
publication
Bonjour
si vous travaillez toujours sur l'Algerie La commission européenne vient de publier une étude :
http://www.salto-youth.net/EMyouthpolicies/
cordialement
Kamel RARRBO
Bonsoir
Je vous remercie Monsieur Rarbo pour vos renseignements,
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