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La France perd la mémoire


un livre de Jean-Pierre Rioux



Jean-Pierre Rioux vient de faire paraître : La France perd la mémoire (Perrin, 2006)

- Quatrième de couverture : 
Notre débâcle intime et collective, celle du souvenir et de l'art de vivre, est en cours. Nous assistons à l'exténuation du vieux rêve qui faisait de la France un héritage et un projet. Tout se passe comme si ce pays était sorti de l'histoire vive pour entrer en mémoire vaine, comme si la rumination avait remplacé l'ambition et qu'on expédie par pertes et profits Austerlitz, la laïcité ou un demi-siècle de paix en Europe. Hier, nous célébrions la nation républicanisée, l'histoire laïcisée et l'intérêt général ; aujourd'hui, nous valorisons les mémoires et les "devoirs" de mémoire, mais nous ne savons plus saisir l'âme de la France. Résultat : ce pays vit à l'heure du n'importe quoi mémoriel.


  - Description de l'éditeur :
Titre provocateur ? Peut-être. Mais qui dit bien ce que l'on veut dire dans cet essai : ce pays bousculé, angoissé, coincé entre un présent sans héritage et un avenir sans projet, renonce à toute gestion nationale du passé. Sous des apparences triomphales et dans le flot des commémorations à tout va, la mémoire nationale et collective a été dépecée depuis trente ans par les groupes de pression intéressés, les localismes hagards et les politiques inconséquents, à grand renfort d'idéologies informes qui exaltent à tout hasard les identités comme les différences, les uns comme les autres, sans jamais dire "nous". Bref, les2266097830.08.lzzzzzzz1 Français ne s'aiment plus aussi parce que leur mémoire gîte et sombre. Se souvenir de travers, refuser l'oubli, travestir la mémoire : tout cela contribue à répandre ce fatalisme collectif qui tétanise le pays.
Voilà ce qui apparaît à l'examen de trente années d'effervescence et de déliquescence de notre mémoire française, du succès du Cheval d'orgueil à la non-commémoration d'Austerlitz, de la vogue du maingraphicpatrimoine au refus du Dieu de nos pères et des racines chrétiennes, de l'Europe, de l'affirmation de la Shoah au gâchis du "devoir" de mémoire, du règne des témoins à celui des faussaires et des négateurs, de la classe d'histoire aux studios de la télé-réalité, de la mère Denis à Dieudonné.
Historien, Jean-Pierre Rioux a ouvert au CNRS dans les années 80, avec Gérard Namer, un des premiers séminaires de recherches sur la mémoire collective. Il n'a pas cessé depuis de piocher la question au titre d'une nouvelle histoire plus "culturelle", aujourd'hui en plein essor. Chemin faisant, son inquiétude civique est allée grandissant. Il l'expose ici sans détours, au nom d'un devoir d'intelligence et de vérité qui revient à l'histoire et non à la mémoire.

 

Jean-Pierre Rioux, inspecteur général de l'Éducation nationale, ancien directeur de recherche au CNRS, directeur de la revue d'histoire Vingtième rioux2 Siècle, chroniqueur à La Croix et à Sud-Ouest, est un spécialiste consacré d'histoire politique et culturelle de la France contemporaine. Il a récemment publié Au bonheur la France (prix Guizot de l'Académie française) et Jean Jaurès.

* commander : La France perd la mémoire  9782262024536

* l'itinéraire de Jean-Pierre Rioux : Le bonheur de regarder le passé pour comprendre le présent (juin 2004)



* rencontre avec Jean-Pierre Rioux à Pau (Pyrénées-Atlantiques)

La France perd la mémoire

Mercredi 17 mai à 19h - HOTEL CONTINENTAL - Entrée libre.imageservlet

2, rue du Maréchal Foch 64000 Pau

Rencontre débat avec Jean-Pierre Rioux présentée par Marc Bélit. Cet ouvrage est une étude sur les difficultés à faire vivre la mémoire collective.