études-coloniales

Ce site édite une revue en ligne qui encourage les recherches consacrées à l’histoire coloniale et post-coloniale, à l'histoire des constructions mémorielles et des immigrations d’origines coloniales

lundi 17 avril 2006

L'écriture au Vietnam

lettres_et_interpretes_residence_hanoi
Lettrés et interprètes à la Résidence, Hanoï - photo du Dr Hocquard
(cf. Une campagne au Tonkin, prés. Philippe Papin, arléa,1999, p. 179)



L'écriture au Vietnam



calligraphie


Dans un commentaire, posté le 16 avril 2006, "Patrice" écrit :

Bonjour,
Il est sain de réapprendre aux gens ce que fut réellement la colonisation française : phénomène en soi bien sûr, mais aussi phénomène international parmi d'autres. Récemment, un immigré vietnamien croyait raisonnable de rejoindre une manifestation des prétendus Indigènes de la République pour clamer son ressentiment contre la France. Son argument était simple : la colonisation française aurait traumatisé le peuple vietnamien en lui imposant une nouvelle écriture. Cet homme ignorait que la romanisation fut revendiquée par les révolutionnaires vietnamiens eux mêmes! En plus, l'ancienne écriture vietnamienne fut elle même une écriture imposée par un autre colonisateur : la Chine. Et cette colonisation là dura mille ans. Laquelle des deux écritures est la plus vietnamienne ?

Patrice



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l'écriture au Vietnam

En complément de cette réaction, quelques "liens" sur l'écriture vietnamienne :


- Quang-Cuong Pham, étudiant en 3e année à l'École Normale Supérieure, a rédigé une présentation synthétique de l'écriture vietnamienne en général et de l'écriture  des noms et prénoms vietnamiens

 

- Tan Loc NGUYEN propose un sujet sur la calligraphie (mais c'est en vietnamien) et une hang_rong1explication des problèmes d'écriture informatique vietnamienne





alexandre_de_rhodes

une notice sur Alexandre de Rhodes, fondateur de la romanisation de la langue vietnamienne





- Pourquoi et comment le Viêt-Nam en est-il arrivé à alphabétiser et à romaniser l'idéogramme ?, Denis d_delavalDelaval, association humanitaire Fleur Blanche - Hoa Trang




- un site très complet sur les écritures au Vietnam : de l'idéogramme à l'alphabet, du pinceau à la plume, des estampes à l'ordinateur

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le camp des lettrés pendant le concours
Le Petit Journal, 28 juillet 1895




historique de l'écriture au Vietnam

- sur le site de l'université Laval au Québec (TLFQ - Trésor de la langue française au Québec) :

Les Vietnamiens ont utilisé les caractères chinois jusqu'au jusqu'au XIIIe siècle. Tout comme pour le chinois, les mots vietnamiens contenaient deux symboles: le premier indiquait la signification et le second la prononciation. Puis, les Vietnamiens ont inventé leur propre système d'écriture: le nôm.

Par la suite, au XVIIe siècle, Alexandre de Rhodes (1591‑1660), un jésuite français de nationalité portugaise,
derhodes introduisit l'alphabet phonétique romanisé (appelé quõc ngu), toujours en vigueur actuellement. C'est lui qui, le premier, a classé systématiquement les phonèmes de la langue vietnamienne ; par ses publications, il a systématisé, perfectionné et vulgarisé le nouveau mode d'écriture.

L'alphabet vietnamien n'a pas de lettre
f (remplacée par le graphème Ph équivalant au son [f]) ni de z (remplacé par le graphème GI équivalant au son [z]). De plus, afin de tenir compte des tons, les lettres peuvent porter des signes diacritiques différents.

Le vietnamien d'aujourd'hui peut encore s'écrire à l'aide de caractères chinois (le
chu nôm) dans des occasions spéciales ou comme forme d'art, mais la graphie romanisée, le quõc ngu, est devenue l'écriture officielle du pays. Malgré une influence chinoise omniprésente, le Vietnam demeure le seul pays du Sud-Est asiatique à posséder une écriture romanisée. Sous sa forme orale, le vietnamien présente des différences importantes d'accent et de vocabulaire entre le Nord, le Centre et le Sud, mais l'intercompréhension demeure relativement aisée.





bientôt un mémorial à Hanoï pour Alexandre de Rhodes

Le quõc ngu (graphie romanisée du vietnamien) fut créé au XVIIe siècle par un missionnaire français : le père Alexandre de Rhodes. Nombre d'intellectuels de la capitale appellent depuis des années à redresser son mémorial, abattu il y a une trentaine d'années.

matteoricci_clAlexandre de Rhodes est né le 15 mars 1591 à Avignon, dans le Sud de la France. Ce missionnaire s'est rendu de 1627 à 1645 au Vietnam pour propager le catholicisme. Pour convertir ses ouailles, il a cherché à maîtriser le vietnamien, ce qui lui a demandé peu de temps - le jésuite était en effet très doué pour les langues. Il commença, paraît-il, à prêcher en vietnamien seulement six mois après son arrivée ! Ensuite, grâce aux travaux de certains missionnaires portugais et espagnols qui avaient commencé à retranscrire en caractères romains le vietnamien, il réussit à mettre au point le quôc ngu. En remplaçant les caractères chinois par cette graphie romanisée, le père de Rhodes facilita la diffusion de l'Évangile. Rappelons qu'à cette époque, le vietnamien s'écrivait avec des idéogrammes (chu nho et chu nôm ) et il fallait de nombreuses années d'études pour maîtriser cette écriture complexe, domaine exclusif des lettrés, des mandarins et que le peuple était bien incapable de déchiffrer. Ce système d'écriture perdura jusqu'au début du XXe siècle, puis le quôc ngu le remplaça largement à partir de la Première Guerre mondiale. Parallèlement à sa mission évangélisatrice et à ses travaux sur la langue vietnamienne, le père de Rhodes s'intéressa aussi aux us et coutumes des locaux, à l'histoire et aussi aux ressources naturelles du pays. Il rédigea de nombreux ouvrages, les plus connus étant un "Dictionnaire annamite-portugais-latin", des "Explications brèves sur un voyage de mission religieuse au Tonkin", une "Histoire du royaume tonkinois"...

Pour rendre honneur à cet inventeur du vietnamien romanisé, un mémorial fut dressé fin mai 1941, donc pendant la présence coloniale française, sur une petite place au nord-est du lac Hoàn Kiêm, à côté du temple de Bà Kiêu. C'était une stèle en pierre, haute de 1,7 m, large de 1,1 m et épaisse de 0,2 m, sur laquelle étaient gravés, en quôc ngu , en chinois et en français, les mérites d'Alexandre de Rhodes.
Le journal Tri Tân du 13 juin 1941 informa ses lecteurs de la manière suivante : "M. Alexandre de Rhodes a revécu parmi les habitants de Hanoi lors de l'inauguration de son mémorial ; la cérémonie a été réalisée dans une atmosphère solennelle et émouvante... Maintenant, le quôc ngu est considéré comme les fondements de la langue nationale, c'est pourquoi, nous ne pouvions pas ne pas remercier sincèrement celui qui l'a inventé, M. Alexandre de Rhodes".

Mais malheureusement, le monument disparut un jour, il y a une trentaine d'années. Qui l'enleva ? Nul ne le sait ! Acte politique ou simple vandalisme, le mystère reste entier... Il faut dire que les missionnaires n'ont jamais eu bonne presse au sein des milieux révolutionnaires en lutte pour l'indépendance du pays. C'est un fait que, dans l'histoire du colonialisme, et pas seulement au Vietnam, la croix a souvent précédé l'épée et le canon. La stèle, donc, bien que volumineuse, disparut de son piédestal... Un temps, on la revit dans l'échoppe d'un serrurier qui s'en servit comme... enclume. Puis une marchande de thé l'utilisa comme comptoir - bien pratique pour boire et se cultiver à la fois ! Certains la virent même au bord du fleuve Rouge... Dans les années 1980, l'espace dédié à Alexandre de Rhodes vit l'érection d'un superbe monument révolutionnaire blanc immaculé, à la gloire des patriotes : trois grandes statues de combattants, dont une femme. Sur le piédestal, cette inscription : "Prêts à se sacrifier pour la Patrie".


Redresser la vieille stèle ou élever un buste ?
En 1993, le Club des historiens organisa une causerie sur Alexandre de Rhodes. Le professeur Nguyên Lân évoqua le mémorial du Français. Pour lui, il n'aurait jamais dû être abattu. Cet acte révélait une certaine étroitesse d'esprit, une méconnaissance totale de l'histoire et, de toute manière, c'était indigne de notre peuple. Le Vietnam a toujours été une nation reconnaissante envers ses bienfaiteurs. En mangeant un fruit, garde le souvenir de celui qui a planté l'arbre, dit un adage fameux. Même sous la domination chinoise, Shi Nie, un administrateur chinois, fut élevé à un rang supérieur, en raison de ses efforts pour propager l'écriture chinoise au sein du peuple vietnamien. Ce dernier bâtit d'ailleurs un temple pour lui rendre hommage.

À Hanoi, un monument vantant les mérites d'un Français célèbre a survécu à la révolution d'Août 1945 : le buste de Pasteur (chimiste et biologiste français, 1822-1895). Et la rue Yersin existe toujours (microbiologiste français d'origine suisse, qui est mort en 1943 à Nha Trang, Vietnam, là où il étudia pendant des années le bacille de la peste). À Hô Chi Minh-Ville, il existe également des rues Yersin et Calmette (médecin et bactériologiste français, qui a découvert, avec Guérin, le vaccin antituberculeux, dit BCG). Une statue de Yersin trône aussi à Nha Trang, province de Khánh Hoà (Centre).
Et Alexandre de Rhodes n'a-t-il pas aussi oeuvré pour le peuple vietnamien ? L'écriture romanisée, d'apprentissage beaucoup plus facile que les idéogrammes, a favorisé l'accès au savoir et à l'information de larges pans de la population, et il a permis aussi d'affaiblir le pouvoir des mandarins qui était en grande partie fondé sur leur savoir traditionnel écrit en scriptes chu nho et chu nôm . Et le missionnaire était aussi un humaniste, proche de la population... C'est pourquoi, il est temps de redonner à de Rhodes un espace de mémoire au cœur de la capitale vietnamienne. Le professeur Nguyên Lân a proposé d'élever un buste au parc Tao Dàn, devant l'Université de pharmacie de Hanoi. Mais il est aussi possible de remettre en place la vieille stèle qui a finit son parcours rocambolesque dans les rues de Hanoi, et qui est maintenant entreposée dans les locaux du Comité de gestion des vestiges historiques et des sites touristiques de la capitale.
En 1995, le Centre des sciences sociales et humaines a organisé un colloque sur la vie et l'œuvre du missionnaire français. Dans son intervention relative aux contributions du jésuite au Vietnam, le docteur Nguyên Duy Quy a conclu : "Nous comptons déposer la vieille stèle dans l'enceinte de la Bibliothèque nationale. Nous voulons aussi redonner à une rue de Hô Chi Minh-Ville le nom du célèbre missionnaire, débaptisée il y a quelques décennies."
L'histoire de la stèle du jésuite a enfin reçu un écho dans le monde des intellectuels, après une "disparition" de plusieurs décennies. Selon une circulaire publiée le 29 juillet 1997, le Service de conservation des monuments historiques et des musées - dépendant du ministère de la Culture et de l'Information - avait l'intention de remettre la stèle au parc Canh Nông, dans l'actuelle rue Diên Biên Phu, à Hanoi.
Le professeur Vu Khiêu, lui, est partisan de remettre le mémorial à sa place initiale, au bord du lac Hô Guom (lac à l'Épée restituée). Alors ce plan d'eau, véritable cœur de la capitale, abritera les trois symboles les plus importants du pays : la Paix (symbolisée par la restitution, à une tortue géante du lac, de l'épée magique qui servit au roi Lê Loi à chasser les Ming au XVe siècle - selon une légende populaire), la Culture (le Tháp Bút - obélisque en forme de pinceau - érigé par Nguyên Siêu) et l'Amitié entre les peuples (la stèle d'Alexandre de Rhodes, inventeur du quôc ngu ).

Hông Nga et Sébastien - Le Courrier du Vietnam - 4 Juillet 2004.



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* voir la contribution de Pierre Brocheux : "À propos de quôc ngu et d'agression culturelle"


Posté par michelrenard à 11:07 - 3 - Cultures et colonisations - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

cultures et colonisation

Il y a une petite erreur dans l’article historique de l'écriture au Vietnam, sur le site de l'université Laval au Québec (TLFQ - Trésor de la langue française au Québec) qui est rapporté dans votre site consacré à l’écriture vietnamienne.
Il y est en effet écrit :
Malgré une influence chinoise omniprésente, le Vietnam demeure le seul pays du Sud-Est asiatique à posséder une écriture romanisée.
Il me semble pourtant que l’indonésien s’écrit en caractères romanisés, ainsi que le philippin…Il y a donc au moins 3 pays d’Asie du Sud Est qui ont romanisé leur écriture : ce qui fait, s’il était besoin de le dire, qu’un caractère culturel se transmet, se transforme et s’approprie. L’écriture romanisé est devenue un trait culturel asiatique.
Les commentaires historiques de Pierre Brocheux sur le Quôc Ngu sont bienvenus et particulièrement instructifs. Ils n’étonneront pas les étudiants qui ont connu l’érudition et la finesse d’analyse de l’Historien de Paris7. Il ressort de cette histoire culturelle du Vietnam que les revendications identitaires sont souvent ambiguës et reposent généralement sur une méconnaissance des mécanismes qui sont en action dans la genèse des cultures nationales. Comme le disait souvent l’Ethnologue André Marcel d’Ans à ses étudiants , les spécialistes seraient bien inspirés de s’intéresser à l’Ethno-genèse avec la même vigueur qu’ils se focalisent sur les identités culturelles. Le cas du Vietnam est emblématique sur ce point : c’est un pays qui s’est construit historiquement au contact des autres peuples, et qui est même travaillé de l’intérieur par cette problématique relationnelle : comment vivre collectivement en effet entre ethnies qui se comptent à plus de 60 sur un même territoire ? De cette réflexion sur l’identité culturelle d’un pays ayant connu la colonisation découle une question qui me semble assez logique : comment le phénomène colonial occidental s’inscrit-il dans l’histoire des relations internationales de ce pays mais aussi dans son histoire interne? Je pose une question, voire une problématique, que le grand public n’a pas eu l’occasion de voir aborder, ces derniers temps, dans son journal quotidien, tant les media étaient préoccupées d’alimenter les polémiques militantes et simplistes sur la colonisation française. Plus généralement, quelle est la nature de la rupture (ou non) qu’opère la colonisation française, en Asie ou en Afrique, dans l’histoire relationnelle ou dans l’histoire domestique des pays colonisés? Si on prend l’exemple du Vietnam, existe t-il donc des recherches ayant situé la rupture (ou non ) que la colonisation française ouvre (sur différents plans : économique, sanitaire, politique, culturel, moral, etc…) dans la vie des vietnamiens par rapport à d’autres phénomènes que le pays a connus dans ses relations internationales (avec le Cambodge, le Champa, la Chine, le Japon, etc…) ou dans sa vie nationale (guerre civile entre Seigneurs du Nord et du Sud, politiques économiques, politiques sociales, etc…) ? Si je me permets de prendre un exemple facile d’accès pour un non spécialiste comme moi, je peux rappeler par exemple que le phénomène colonial n’a pas été un phénomène relationnel nouveau pour le Vietnam : la colonisation française ne fut qu’un épisode dans la longue histoire coloniale du pays. Lui même victime de la colonisation chinoise, le Vietnam fut aussi une grande puissance colonisatrice et annexionniste (Champa, Royaume Khmer, ou Cambodge récemment). Existe t-il donc des recherches qui se sont intéressées à cette mise en perspective de la colonisation française dans la longue histoire des relations internationales et dans l’histoire intérieure que les pays colonisés ont connues et se sont forgées ? Je pose la question pour l’histoire vietnamienne, mais elle peut aussi concerner d’autres anciennes colonies d’Afrique : Cameroun, Congo, Tchad, par exemples. Les résultats seront certainement différents, j’imagine, d’un pays à l’autre.
Patrice Cunin (Narbonne)

Posté par CUNIN, dimanche 28 mai 2006 à 18:01

bonjour tres bon site,je voulais juste dire que je reviens d'un voyage du vietnam est j'ai adoré.et je voudrais savoir comment s'écrie julien et thi ngoc lan en vieux vietnamien.merci et bonne continuation

Posté par julien, mardi 10 octobre 2006 à 11:26

colonialisme commun

au peule vientnamien :
un grand salut pour vous . vous avez donnez un grang exemple comme un symbole de lutter contre le colonialisme français j'adresse a tous les libres du monde pour renouvler les principes de la liberté et de la revolution je suis d'un pays revolutionnaire .. j'adresse un appel a tous les revolutionaire du monde pour me contacter si vous vouler pour fonder une organisation contre le colonialisme economique , le colonialisme culturelle , et la domination armée...
mes camarades , on a bcp a faire : on a le peuple palestinien il faut l'aider et l'encourager , on a le peuple iraquien il faut l'aider et l'encourager contre l'imperialisme americain.. on le president fidel castrou il faut penser a lui et l'encourager sur sa maladie , on a aussi la corée de nord et l'iran ...
chers camarades svp penser a mon appel et mon avis j'aimerai bien qu'on reste en contact pour militer et lutter contre le new colonialisme . l'imperialisme amerciain et je suis sur qu'avec notre union et notre soutien et nos édées qu'on va arriver un jour a concritiser la paix dans le monde .
djamel MESSERHI
bp:118 T'KOUT 05250 BATNA ALGERIE
TEL: 0021378050611
email: djamelmesserhi@hotmail.com

Posté par djamel messerhi, mardi 27 mars 2007 à 23:05

Reponse au commentaires de Patrice sur la colonisation française au Vietnam

Bonjour,
Comme chantait Duteil dans une de ses chansons bien françaises: "ce n'est l'histoire qui compte, c'est la façon dont on la raconte!".
Comparer les deux périodes de colonisation chinoise et française pour savoir quelle est la meilleure, c'est comme choisir entre deux malfaiteurs pour savoir lequel est le moins détestable!! et que la romanisation serait meilleure que l'écriture chinoise pour les vietnamiens! lamentable!
Je constate qu'il manque à ces propos, une certaine dose d'humanisation, de tolérance ou tout simplement de fraternité.
Le but premier de la colonisation des autres peuples a été d'exploiter leur richesses et d'assoir la supprématie des pays conquérants. Les réalisations des colons dans les colonies furent destinées à renforcer leur pouvoir i.e. romanisation = rendre la christianisation plus rapide et accessible; construction des voies de communication = meilleur acheminement des biens et marchandises vers la France.
Il est évident que la France d'aujourd'hui ne porte pas la responsabilité directe de la politique coloniale de cette époque, mais il est sain de faire preuve de bonne mémoire et de jugement d'équité quant il s'agit de notre passé (et les vietnamiens en ont tout autant que les autres).
An,

Posté par An, mardi 24 juillet 2007 à 11:36

salut

bounger atout likipage

Posté par mostapa mezour, vendredi 3 août 2007 à 22:44

Injuste

Moi qui suis vietnamienne, je trouve cela injuste d'avoir changé notre écriture,cela me fache énormément de savoir qu' auparavent nous avons eu une superbe écriture et à la fois si particulière.
J'aurais bien voulu l'apprendre mais à quoi bon si cela ne sert plus à rien.

Posté par Nguyên, jeudi 3 juillet 2008 à 18:20

Le Nôm imposé par les chinois et Quôc Ngu revendiqué par les Viets ?

Le post de Nguyên traduit la frustration de beaucoup de vietnamiens actuels qui ne sont plus capable de lire des textes anciens et œuvres littéraires écrits en Nôm.

L’administration coloniale d’Indochine n’organisait pas de cours d’écriture Nôm dans leur enseignement public. De surcroît, elle promulguait en 1918 un décret interdisant l’écriture Nôm dans tous documents officiels. Cela équivalait à un arrêt de mort pour cette écriture inventée et utilisées par des vietnamiens depuis le 10e siècle.

Le commentaire de ce Patrice est un concentré d’inepties affirmant que le Nôm a été imposé par des chinois (donc mieux que le Quôc Ngu « inventé » par un français et « revendiqué » par les résistants viets), alors que tout le monde sait que les viets ont inventé l’écriture Nôm en s‘inspirant des sinogramme, tout comme les japonais l’ont fait pour créer leur propre écriture, ou les français s’inspirant de l’alphabet romain.

Le fait que les gestionnaires de ce site ont mis en évidence le commentaire ignoble de ce Patrice est peut être une indication sur leur niveau intellectuel ou sur leur point de vue prédéfini concernant la colonisation d’Indochine.

Les résistants Viets de l’époque coloniale vers 1888 se composaient de mandarins et de lettrés qui se communiquaient utilisant le Nôm. Ces révoltes ont été réprimées dans le sang. La génération des résistants après 1918 utilisait le Quôc Ngu tout simplement parce qu’ils n’avaient pas le choix. Cette écriture leur a été imposée par les français.

Pour revenir au commentaire de Patrice, bien que n’habitant pas en France, je visite ce pays régulièrement pour des raisons professionnels. Je connais beaucoup de vietnamiens en France et sais qu’ils sont tous d’accord sur le caractère criminel de la colonisation française d’Indochine mais qu’aucun d’eux ne perdrait du temps à manifester contre les crimes de la France coloniale. Et certainement pas pour la suppression forcée de l’écriture Nôm qui n’est qu’un « détail » par rapport aux vrais crimes dus à leur guerre de conquête de 30 ans (1958-1988) qui a mis le pays à feu et à sang et stoppa net les réformes proposées par Nguyên Truong Tô que l’empereur Tu Duc était sur le point de mettre en œuvre. Ces réformes étaient similaires à celles entreprises par le Japon en 1868 avec les résultats que l’on connaît.

Posté par Teo, jeudi 17 juillet 2008 à 22:45

Le tonkin de nos Parents et grand parents

Les historiens (Ruscio, Brocheux,...... qui n'ont jamais vécu en Indochine, n'apportent que des propos de la pensée unique favorable aux communistes et anti coloniaux.

Pour le grand malheur des rapatriés et descendants de l'indochine ( Vietnamiens,laotiens,Eurasiens,Hmongs,Français,...) nous tous qui avons réalisés de belles oeuvres au Tonkin et Indochine.

Pour la mémoire de la conquéte à 1956.

Posté par hanoi, jeudi 6 novembre 2008 à 17:13

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