samedi 25 mars 2006

à la mémoire du professeur Paul Sebag, Tunis-Paris, 1919-2004

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Paul Sebag, 1955-56

 

à la mémoire du professeur Paul Sebag

Tunis-Paris, 1919-2004


dimanche 2 avril 2006
initialement prévue à la SORBONNE - PARIS

la manifestation aura lieu à l'Hôtel de la Monnaie :

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11, quai Conti (Paris 6e)


Journée organisée par :
La Société d'Histoire des Juifs de Tunisie

 

MELANGES À LA MÉMOIRE

DU PROFESSEUR PAUL SEBAG

Historien des Juifs de Tunisie

 

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Paul Sebag (au centre) en 1994

 

Entrée : 17 rue de la Sorbonne 452px_la_sorbonne_photo12
75005 - Paris

 

 

 

 

  • changement d'adresse la manifestation aura lieu : Hôtel de la Monnaie, 11 quai Conti (Paris 6e)

Dimanche 2 Avril 2006
Première séance
10h – 12h
Amphithéâtre Louis Liard

HISTOIRE ET POLITIQUE

Sous la présidence de
Habib KAZDAGHLI
Vice-Doyen de la Faculté des Lettres de Manouba


Entre Tunis et Alger : les élites juives vers 1800
par Yaron Tsur
Université de Tel-Aviv

Alger à la veille de la conquête française
par Jacques Taïeb
Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

Le premier voyage d’un Bey de Tunis en France (Ahmed Bey 1837)
par Fayçal Bey
Ecrivain

La politique française à l’égard des Juifs de Tunisie sous le Protectorat
(1910-1923)
par Armand Maarek
Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

 

Dimanche 2 Avril 2006
Deuxième séance
14h – 16h 00
Amphithéâtre Louis Liard

 

CULTURE ET RELIGION

Sous la présidence de
Mireille HADAS-LEBEL
Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

 

Le complot des Juifs de Khaybar :
un poème en melhûn de Sidi Ben Khalûf al-Akhdar (Algérie, XVIème siècle)

par Paul Fenton
Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

La question linguistique dans la presse judéo-arabe de Tunis à la fin du XIXème siècle
par Yossef  Chetrit
Université de Haïfa

Joseph Cohen-Tanuji Hadria : un rabbin moderniste à l’époque du Protectorat
par Denis Cohen-Tannoudji
Ecole Normale Supérieure

Osiris et la Grande Synagogue de Tunis
par Dominique Jarrassé
Université de Bordeaux III

 

Dimanche 2 Avril 2006
Troisième  séance
16h 15 – 18h 30

 

PAUL SEBAG : L’HOMME, LE PROFESSEUR, L’ERUDIT

 

Sous la présidence de
Claude NATAF
Président de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie

 

La bibliothèque de Paul Sebag
Par Jean-Claude Kuperminc
Conservateur de la bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle

Paul Sebag dans son siècle
par Lucette Valensi
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

L’apport de Paul Sebag à la recherche et à l’enseignement de la sociologie en Tunisie
par Lilia Ben Salem
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis

L’historiographie des Juifs de Tunisie de Cazès à Paul Sebag
par Colette Zytnicki
Université de Toulouse Le-Mirail

La ville de Tunis dans l’œuvre de Paul Sebag
par Abdelhamid Larguèche
Faculté des Lettres de Manouba

 

Société d’Histoire des Juifs de Tunisie
45, rue La Bruyère – 75009 Paris

 


 

sur Paul Sebag (1919-2004)

 

- en hommage à Paul Sebag : in memoriam, par Mohamed Kerrou

- hommage à Paul Sebag, par Noura Borsali dans Réalités, magazine hebdomadaire tunisien

- souvenirs de Claude Sitbon et de Bruno Proïetto : carnottunis

- réflexion publiée sur le "blog perso d'un tunisien qui se cherche..." : zizou from djerba

- articles de Paul Sebag parus dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (fondée en 1966 par un groupe d'universitaires aixois sous le titre de Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée)

 

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Paul Sebag, professeur de français, année scolaire 1955-56
(source : Association des anciens élèves du lycée Carnot de Tunis)



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Histoire des Juifs de Tunisie (éd. L'Harmattan, 2000)

 

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Tunis, histoire d'une ville (éd. L'Harmattan, 2000)

 


 

les intervenants

 

Habib KAZDAGHLI
Vice-Doyen de la Faculté des Lettres de Manouba
- journée d'études "La mise en tourisme du Sahara (depuis la période coloniale)" : cnrs framespa/diasporas
- articles parus dans la Remm
- article : "apport et place des communautés dans l'histoire de la Tunisie moderne et contemporaine" : barthes.ens.fr/clio

 

Yaron TSUR
Université de Tel-Aviv
- "L’AIU et le judaïsme marocain en 1949 : l’émergence d’une nouvelle démarche politique" : cfaj
Jews in Muslim Lands in the Period of the Reforms, 1830-1880 (
The Littman Library of Jewish Civilization, 2006)

 

Jacques TAÏEBjacques_ta_eb2226068023.08.lzzzzzzz
Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)
Être juif au Maghreb à la veille de la colonisation (Albin Michel, 1994)

 

 

 

 

 

Fayçal BEYpres147_4749
Ecrivain
- La dernière odalisque (Livre de Poche, 2003)

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Armand MAAREKarmand_maarek
Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)

 

 

 

 

Mireille HADAS-LEBEL2070533565.08.lzzzzzzzhadas_lebel
Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

- Entre la Bible et l'histoire : le peuple hébreu (Gallimard, 1997)
- Flavius Joseph. Le juif de Rome (Fayard, 1989)
- Hillel : un sage au temps de Jésus (Albin Michel, 2005)

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Paul FENTON2743609826.08.lzzzzzzzgf37.fenton.m
Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)
professeur de langue et civilisation hébraïques, responsable de la "filière hébraïque" du département d'études arabes et hébraïques
- article : "La musique sacrée de tradition ashkénase", in L'Arche, n° 571 (2005)
- Sefer Yesirah ou le Livre de la Création : exposé de cosmographie hébraïque ancienne (éd. Rivages, 2002)

 

 

Yossef  CHETRITchetrit
Université de Haïfa
- bio-biblio : mimouna.nat

 

 

 

 

Denis COHEN-TANNOUDJI
Ecole Normale Supérieuredenis_cohen_tannoudji
- "Deux personnages dans la généalogie Cohen-Tanoudji : le rabbin Yismaël et le Caïd Yoshua", revue du CGJ, n° 56 (1998)

 

 

 

 

 

Dominique JARRASSÉ2130495842.08.lzzzzzzz2742712623.08.lzzzzzzz
Université de Bordeaux III
professeur d'histoire de l'art contemporain
- bio-biblio : institut universitaire d'études juives
- bio admin : ufr histoire de l'art et archéologie
- Existe-t-il un art juif ? (éd. Biro, 2006)
- Une histoire des synagogues française (Hébraïca, Actes Sud, 1999)
- Les synagogues (avec Maurice-Ruben Hayoun, Puf, "Que sais-je ?", 1999)

 

 

Claude NATAFclaude_nataf
Président de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie
- "L'établissement du Protectorat en Tunisie", colloque international Zadoc Kahn, 1839-1905 : judaïsme.sdv
- "Les institutions culturelles en Afrique du Nord",   Le Consistoire durant la Seconde Guerre mondiale, revue d'histoire de la shoah, n° 169
- "Le Consistoire et les fidèles au lendemain de la Shoah", les Cahiers de la Shoah, n°5

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Jean-Claude KUPERMINCku_rminc
Conservateur de la bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle
- "La reconstitution de la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle, 1945-1955" : cfaj et article@inist

 

 

 

 

 

Lucette VALENSI2020135051.08.lzzzzzzz2020541459.01.lzzzzzzz
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
- bio-biblio : chsim
- Fellah tunisiens : l'économie rurale et la vie des campagnes aux XVIIIe et XIXe siècles (éd. EHESS, 1977)
- La fuite en Égypte : histoires d'Orient et d'Occident (Seuil, 2002)
- Mémoires juives (avec Nathan Wachtel, Gallimard, 1986)
- Fables de la mémoire. La glorieuse bataille des trois rois (Seuil, 1999)

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Lilia BEN SALEM
Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis
- maître de conférence en sociologie
- articles parus dans la Remmm
- article : "Le statut de "l'acteur social" dans la sociologie tunisienne" : irmc

 

Colette ZYTNICKI
Université de Toulouse Le-Mirail
- cf. répertoire des historien(ne)s du temps colonial



Abdelhamid LARGUÈCHElargu_che
Faculté des Lettres de Manouba
- bio-biblio (1) : agence universitaire de la francophonie
- bio-biblio (2) : crlv
- "Les abolitions de l'esclavage en Tunisie : approches pour une histoie de la communauté noire", in Les abolitions de l'esclavage (Presses universitaires e Vincennes)
- Les ombres de Tunis (2000)
- article : "Pauvres, marginaux et minoritaires à Tunis aux XVIIIe et XIXe siècles" : irmc
- Abdelhamid Larguèche cité dans un forum de discussion sur Tunis et la Goulette
- article : "Le Maghreb n'est pas une terre de racisme", 25 juillet 2004, in Jeune Afrique.com (accès payant)

 

 


 

campus
université de la Manouba

 

incident antisémite en Tunisie

 

Des étudiants ont perturbé une cérémonie dédiée à un historien juif tunisien.


par José GARÇON
Libération, jeudi 16 mars 2006


L'affaire aurait dû être une cérémonie hautement symbolique : la donation à l'université de la Manouba, près de Tunis, d'une partie de la bibliothèque d'un historien et sociologue juif tunisien décédé en 2004, Paul Sebag. Ayant vécu en Tunisie jusqu'aux années 70, où il a formé les premiers sociologues tunisiens, Paul Sebag est notamment l'auteur de deux ouvrages de référence Tunis, histoire d'une ville et Tunis au XVIIe siècle. La célébration de son geste est devenue au contraire un nouvel exemple de la très forte radicalisation existant dans le monde arabo-musulman et s'est transformée en incident suintant la haine.

Le 10 mars donc, la faculté de lettres de la Manouba a prévu un petit colloque scientifique pour célébrer cette donation. La fille de Paul Sebag et l'historien Claude Nataf, président de la société d'histoire des juifs de Tunisie, venus de France, ainsi que l'attaché culturel français, des professeurs tunisiens et des représentants des autorités doivent y participer. Alors que tous sont reçus par le doyen de la Manouba, des cris fusent à l'extérieur. «Revendications étudiantes», affirment les Tunisiens, qui sont toutefois nerveux et retardent le début du colloque.

Les choses se corsent quand le groupe veut rejoindre un amphi dont l'entrée est bloquée par 100 à 150 personnes qui crient des slogans en arabe. «A bas Israël», «Vive la Palestine», «Vive le Hamas», «Pas de normalisation (avec Israël, ndlr)», «les juifs à la mer», «Nous ne voulons pas de la bibliothèque d'un communiste juif stalinien» et autres amabilités du même genre. Quelques coups partent. Les professeurs font la chaîne pour séparer les manifestants des invités qui peuvent enfin entrer dans l'amphi et tenir leur colloque.

Les autorités universitaires, qui, selon Claude Nataf, ont «tout fait pour empêcher les choses de dégénérer», se sont confondues en excuses. Absente, la police n'a pu intervenir. Officiellement car elle «n'entre pas sur les campus», mais la raison laisse songeur dans un pays aussi quadrillé. Dans une lettre à l'ambassadeur de Tunisie en France, le Crif demande des sanctions contre les auteurs de cet «incident antisémite». Un peu moins de 2000 juifs vivent encore en Tunisie.

***

 

- sur cet événement, cf. Guysen, Israël news, 18 mars 2006

- lire aussi  : "Incidents antisémites à l'université de Tunis" sur le site du Crif

 

 

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vendredi 17 mars 2006

Le soldat inconnu était noir (Jacqueline Sorel)

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soldat d'une unité sénégalaise en tenue kaki

(source troupesdemarine)

 

Le soldat inconnu était noir

Jacqueline SOREL

 

On fleurit les tombes, on réchauffe le Soldat Inconnu.
Vous mes frères obscurs, personne ne vous nomme.
Léopold Sédar Senghor (Hosties noires, 1938)

 

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L'historien africaniste Marc Michel raconte le drame des soldats africains dépéchés sur le sol de France pendant la Première Guerre mondiale pour défendre une mère-patrie qui les considérait comme de la vulgaire chair à canon*. Un document utile pour comprendre cette page essentielle des relations franco-africaines.

Ce n'est pas sans un certain serrement de cœur que l'on imagine l'engagement des soldats africains sur le sol de France lors des guerres qui ensanglantèrent l'Europe. De ces "frères obscurs", célébrés par le poète Senghor dans Hosties noires, Marc Michel a reconstitué l'histoire dans une première thèse parue en 1982, et revue aujourd'hui pour une publication destinée à toucher le grand public.

Marc Michel est un professeur émérite de l'Université de Provence. Il a enseigné en Afrique et en France à de nombreux élèves, dont beaucoup d'Africains qui se souviennent de lui avec émotion. Sa contribution à l'histoire qui réunit dans un même combat les militaires africains et français est un document essentiel pour qui veut se souvenir du passé colonial et de la participation des "tirailleurs sénégalais" à la guerre. Le livre en fait l'historique et se limite à la guerre de 14-18.

Aux origines de la force noire, Charles Mangin, alors lieutenant qui, sous ce titre, développe en 1910 son projet de faire de l'Afrique noire le réservoir de la puissance française de demain devant le défi allemand. Le projet va cheminer dans l'esprit des autorités militaires, avec enquêtes auprès des administrateurs coloniaux et des chefs locaux, et avec des prises de positions diverses, dont celle très hostile de Jean Jaurès qui, au nom du parti socialiste pose le problème en ces termes : "...le prolétariat se demandera si vous ne voulez pas jeter sur le champ de bataille... une armée prétorienne au service de la Bourgeoisie et du Capital..."

La mise en place de "la force noire" n'est encore qu'à l'état d'expérience lorsque la conquête du Maroc vient modifier la situation. La métropole qui ne trouve pas aisément des militaires prêts à ces futurs combats, fait appel aux Africains recrutés tant bien que mal en Afrique Occidentale pour renforcer ses bataillons. Entre 1908 et 1914 ces "Tirailleurs sénégalais" font partie de l'armée d'Afrique qui impose le protectorat au Maroc.

tirailleurs_4En 1914, c'est la mobilisation générale contre l'Allemagne. L'appel à l'Afrique commence au mois d'août. Marc Michel analyse finement les diverses attitudes des responsables face à la guerre : William Ponty, gouverneur général de l'AOF, celui-là même dont le nom fut donné à la grande école de formation des élites, propose d'envoyer plusieurs milliers d'hommes et affirme que : "l'enthousiasme serait extrême si les populations étaient informées que les indigènes sont admis à l'honneur de se battre en France". Cette vision est souvent démentie sur le terrain. Dans la province du Bélédougou en particulier, le recrutement suscite une révolte et cet avertissement d'un chef qui déclare fièrement qu' : "à tout prendre, puisque ces guerriers ne devaient jamais revoir leurs villages, ils préféraient se faire tuer sur leur sol." Dans d'autres régions, c'est la fuite en brousse qui sauve les présumées recrues.

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village du cercle de Kolokani (Mali)

 

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"L'impôt du sang"
Plus complexe fut l'attitude des "évolués" dont beaucoup se disent attachés à la "mère patrie". Les notables font preuve de prudence, les marabouts sont accusés d'avoir un discours ambigu, tous sont pris entre le besoin de s'accommoder des autorités coloniales et de soutenir les populations hostiles à la conscription. L'intervention de Blaise Diagne élu député du Sénégal en 1914 est alors décisive. Au parlement français, il est considéré comme la voix de l'Afrique. Il propose d'échanger "l'impôt du sang" contre l'octroi "aux plus évolués de la population africaine" de la citoyenneté française. Ses propositions, débattues à l'Assemblée, aboutiront, en mars 1916 à une loi accordant aux natifs de quatre communes, Gorée, Dakar, Saint-Louis, Rufisque, de n'être plus des sujets mais des citoyens, ce qui implique le service militaire. Pour eux, "l'égalité est reconnue à travers le sacrifice ".

La guerre franco-allemande fut sanglante, en particulier pour les forces noires envoyées de façon massive sur la Somme, à Verdun, puis au Chemin des Dames. Mangin y recevra le titre de "boucher des noirs". Le livre de Marc Michel analyse les conséquences des nouveaux recrutements imposés par le gouvernement français à l'Afrique et les troubles qu'ils provoquent. De la chasse à l'homme à l'appât financier, tous les moyens sont mis en oeuvre pour enrôler des hommes sous le drapeau français entre 1915 et 1916. Ils s'accompagnent de grandes révoltes, souvent peu connues, que le livre de Marc Michel racontent en détails, telle celle de l'Ouest Volta décrite par un témoin effaré mais admiratif du courage de ces résistants.

L'année 1918 voit la montée en puissance de Blaise Diagne, élevé à la dignité de commissaire de la République. Son prestige en Afrique est immense. Il est chargé de faire à nouveau appel à la force noire, mais il veut que l'on offre des contreparties à ses concitoyens. Le "réservoir africain" fonctionne durant cette dernière année de guerre qui doit ouvrir des perspectives nouvelles pour les Africains qui ont servi sous les drapeaux français. L'armée coloniale est née ; elle aura son école, Blaise Diagne y croit : "Il y a le plus grand intérêt au point de vue politique et social à faire passer le plus grand nombre possible par l'Ecole de l'Armée de façon à ce qu'ils soient rendus à leur colonie d"origine plus instruits et mieux pénétrés de l'influence française".

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Le livre de Marc Michel montre bien la rupture que constitua La Grande Guerre au sein même de l'Afrique Occidentale Française. Les modifications apportées aux structures coloniales, les changements dans les mentalités, notamment suite aux récits des anciens combattants, la prise de conscience des évolués qui pour certains suivent les traces de Blaise Diagne, et pour d'autres prennent une voie radicalement différente, transforment les regards et les relations de part et d'autre de la barrière coloniale. Le récit en est passionnant pour qui s'intéresse aux relations entre la France et l'Afrique dans ces années évolutives ; il fournit de nombreuses informations et permet de recréer une époque et de donner quelques clés pour comprendre la suite des événements de ce 20e siècle qui vit l'Afrique combattre à nouveau aux côtés des soldats français, avant de gagner son indépendance et de prendre en main son destin.

Jacqueline Sorel
5 mars 2004 - source rfi.fr

* C'est un sort qu'ils ont partagé avec tous les Français mobilisés... (MR)

 

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Première Guerre mondiale : tirailleurs sénégalais traversant une ville (Reims ?)

 

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Les Africains et la grande guerre. L'Appel à l'Afrique,
par Marc Michel. Ed. Karthala, 304 pages, 26 euros.

 

 

 

 

 

 

 

 

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jeudi 9 mars 2006

Le devenir du Maghreb ne se fera pas seulement contre la période coloniale (Jacques Berque)

 

où trouverait-il l'assise de ce qu'il veut être, sinon

dans la mise à jour de ce qu'il était ?

 

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Azemmour (Maroc), 1935, autochrome de Gabriel Veyre



Le devenir du Maghreb ne se fera pas

seulement

contre la période coloniale

Jacques BERQUE

 

Avouons-le, même si l'assertion que voici risque de scandaliser. Le devenir du Maghreb ne se fera pas seulement contre la période coloniale, mais de son dépassement. Par une démarche symétrique, il devra mettre en cause, jacques_berque_phototout ensemble, et revivifier les périodes antérieures. Il lui faudra tout à la fois les récuser et les prolonger, bref les soumettre à une fidélité iconoclaste, seule capable de démêler en elles l'invariant du contingent, le personnel du déformant et de l'adventice.

Et cela débouche sur une question plus grave.

L'identité du Maghreb va-t-elle se transposer tout ou partie en termes de civilisation industrielle ? Ou prêter ses contenus physiques et humains, et les véhémences qu'il eut toujours en partage à l'opération qui les fondrait dans un système plus vaste, planétaire si l'on veut ? Tel pourrait être en effet l'un des sens de la décolonisation, ou plutôt des révolutions qu'elle annonce.

Mais c'est en tant que personne, croyons-nous, que le Maghreb entend participer à un système de la Terre. Dès lors où trouverait-il l'assise de ce qu'il veut être, sinon dans la mise à jour de ce qu'il était ?

Jacques Berque, L'intérieur du Maghreb, XVe-XIXe siècle,
Gallimard, 1978, p. 545-546.

 

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commander : L'intérieur du Maghreb, XVe-XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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dimanche 5 mars 2006

«Nous sommes les indigènes de la République !...» - Appel et liste des signataires (2005)

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Postuler une continuité entre les "indigènes" des anciennes
colonies et les "discriminés" de la société française est un argument rhétorique
cherchant à accaparer le capital de sympathie que peuvent susciter
les dominés du temps colonial, au profit d'un combat politique aveugle. (MR)

 

* Nous republions ce texte à titre de témoignage de l'apparition politique des thèmes «décoloniaux» en France. (juin 2019)

 

«Nous sommes les indigènes

de la République !...»

Appel pour les Assises de l'anti-colonialisme post-colonial

janvier 2005

 

Discriminés à l'embauche, au logement, à la santé, à l'école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l'immigration post-coloniale sont les premières victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation. Indépendamment de leurs origines effectives, les populations des «quartiers» sont «indigénisées», reléguées aux marges de la société.

Les «banlieues» sont dites «zones de non-droit» que la République est appelée à «reconquérir». Contrôles au faciès, provocations diverses, persécutions de toutes sortes se multiplient tandis que les brutalités policières, parfois extrêmes, ne sont que rarement sanctionnées par une justice qui fonctionne à deux vitesses.

Pour exonérer la République, on accuse nos parents de démission alors que nous savons les sacrifices, les efforts déployés, les souffrances endurées. Les mécanismes coloniaux de la gestion de l'islam sont remis à l'ordre du jour avec la constitution du Conseil français du Culte Musulman sous l'égide du ministère de l'Intérieur. Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d'exception aux relents coloniaux. Tout aussi colonial, le parcage des harkis et enfants de harkis.

Les populations issues de la colonisation et de l'immigration sont aussi l'objet de discriminations politiques. Les rares élus sont généralement cantonnés au rôle de «beur» ou de «black» de service. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas «français», en même temps qu'on conteste «l'enracinement» de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause.
Sans droit ni protection, menacées en permanence d'arrestation et d'expulsion, des dizaines de milliers de personnes sont privées de papiers. La liberté de circulation est déniée ; un nombre croissant de Maghrébins et d'Africains sont contraints à franchir les frontières illégalement au risque de leurs vies.

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La France a été un Etat colonial...
Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l'Afrique sub-saharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l'histoire, effacé la mémoire. Les tirailleurs d'Afrique, chair à canon pendant les deux guerres mondiales, restent victimes d'une scandaleuse inégalité de traitement.

La France reste un Etat colonial !
En Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie règnent répression et mépris du suffrage universel. Les enfants de ces colonies sont, en France, relégués au statut d'immigrés, de Français de seconde zone sans l'intégralité des droits.
Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l'ancienne métropole et le capital international. Son armée se conduit en Côte d'Ivoire comme en pays conquis.

Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s'y réduire, la politique coloniale

Non seulement le principe de l'égalité devant la loi n'est pas respecté mais la loi elle-même n'est pas toujours égale (double peine, application du statut personnel aux femmes d'origine maghrébine, sub-saharienne...). La figure de l'«indigène» continue à hanter l'action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s'imbrique à d'autres logiques d'oppression, de discrimination et d'exploitation sociales.
Ainsi, aujourd'hui, dans le contexte du néo-libéralisme, on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateurs du marché du travail pour étendre à l'ensemble du salariat encore plus de précarité et de flexibilité.

La gangrène coloniale s'empare des esprits
L'exacerbation des conflits dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, se réfracte immédiatement au sein du débat français. Les intérêts de l'impérialisme américain, le néo-conservatisme de l'administration Bush rencontrent l'héritage colonial français. Une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut, se transforme en agents de la «pensée» bushienne. Investissant l'espace de la communication, ces idéologues recyclent la thématique du «choc des civilisations» dans le langage local du conflit entre «République» et «communautarisme».
Comme aux heures glorieuses de la colonisation, on tente d'opposer les Berbères aux Arabes, les Juifs aux «Arabo-musulmans» et aux Noirs. Les jeunes «issus de l'immigration» sont ainsi accusés d'être le vecteur d'un nouvel anti-sémitisme. Sous le vocable jamais défini d'«intégrisme», les populations d'origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d'une nouvelle barbarie qui menacerait l'Occident et ses «valeurs».
Frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme, cette offensive réactionnaire s'empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène. Attribuer le monopole de l'imaginaire colonial et raciste à la seule extrême-droite est une imposture politique et historique. L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français.

La décolonisation de la République reste à l'ordre du jour !
La République de l'Egalité est un mythe. L'Etat et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières, que l'universalisme égalitaire, affirmé pendant la Révolution Française, refoule ce nationalisme arc-bouté au «chauvinisme de l'universel», censé «civiliser» sauvages et sauvageons. Il est urgent de promouvoir des mesures radicales de justice et d'égalité qui mettent un terme aux discriminations racistes dans l'accès au travail, au logement, à la culture et à la citoyenneté. Il faut en finir avec les institutions qui ramènent les populations issues de la colonisation à un statut de sous-humanité.

Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés. Mais ils n'ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d'humains à travers la résistance héroïque qu'ils ont mené pour s'arracher au joug colonial. Nous sommes leurs héritiers comme nous sommes les héritiers de ces Français qui ont résisté à la barbarie nazie et de tous ceux qui se sont engagés avec les opprimés, démontrant, par leur engagement et leurs sacrifices, que la lutte anti-coloniale est indissociable du combat pour l'égalité sociale, la justice et la citoyenneté. Dien Bien Phu est leur victoire. Dien Bien Phu n'est pas une défaite mais une victoire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité !

Pour ces mêmes raisons, nous sommes aux côtés de tous les peuples (de l'Afrique à la Palestine, de l'Irak à la Tchétchènie, des Caraïbes à l'Amérique latine...) qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale.

NOUS, descendants d'esclaves et de déportés africains, filles et fils de colonisés et d'immigrés, NOUS, Français et non-Français vivants en France, militantes et militants engagé-es dans les luttes contre l'oppression et les discriminations produites par la République post-coloniale, lançons un appel à celles et ceux qui sont parties prenantes de ces combats à se réunir en Assises de l'anti-colonialisme en vue de contribuer à l'émergence d'une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs, et, au-delà, l'ensemble de la société française, dans la perspective d'un combat commun de tous les opprimés et exploités pour une démocratie sociale véritablement égalitaire et universelle.

Le 8 mai 1945, la République révèle ses paradoxes : le jour même où les Français fêtent la capitulation nazie, une répression inouïe s'abat sur les colonisés algériens du Nord-Constantinois : des milliers de morts.

Le 8 mai prochain, 60ème anniversaire de ce massacre, poursuivons le combat anticolonial par la première Marche des indigènes de la République !

janvier 2005

 

Cet appel avait reçu deux excellentes répliques :

  • celle de Leïla Babès : Naissance d'une nouvelle identité : le conglomérat des opprimés de père en fils. Ce texte ne défend à aucun moment le principe de l'égalité des sexes (février 2005) [lire]
  • celle de François Darras (pseudonyme de Jean-François Kahn) : Et maintenant, les nouveaux racistes ! (21 décmbre 2005) [lire]

 

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Houria Bouteldja, principale animatrice des "Indigènes de la République"

 

 

___________________

liste des signataires *

 

* ce texte avait été publié sur un autre blog, aujourd'hui en sommeil, tenu par l'un des initiateurs d'Études Coloniales, le 6 avril 2006. Depuis cette date, de nombreux signataires ont souhaité retirer leur nom. On y a fait droit.

 

I - Initiateurs-trices

Associations

MAI 59 : Mouvement autonome de l'immigration du Nord, CMF (Collectif des Musulmans de France), Oumma.com, GRAAF (Groupe de Recherches Activistes sur l’Afrique), FETAF (Fédération des Travailleurs d'Afrique en France), Droit des femmes musulmanes de France, collectif Les Mots sont Importants, collectif féministe Les Blédardes, TouTEsegaux.net, Festival Permanent contre les lois racistes (Strasbourg), DiverCité (Lyon), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), groupe de rap «La RUMEUR».

Individus

Amar Assas (membre du bureau « harkis et droits de l’homme »)
Karim Azouz (Collectif des Musulmans de France)
Fatima Bammou (travailleuse sociale)
Sidi Mohammed Barkat (philosophe)
Adnane Ben Youssef (CCIPPP)
Said Bouamama (socio-économiste et chargé de recherche à l'IFAR)
Hamé Bourokba (groupe de rap «La Rumeur»)
Youssef Boussoumah (coordinateur des Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien/CCIPPP)
Houria Bouteldja (Collectif féministe les Blédardes)
Jamila Chaïbi (militante féministe)
Jean-Luc Cipière (membre d’Attac France)
Monique Crinon (Cedetim)
Christine Delphy (féministe)
Bernard Dréano (responsable associatif)
Abdelmajid Guelmami (socio-économiste)
Moustapha Gueye (membre du cercle Franz Fanon),
Tidiane Gueye (Président de la Fédération des Travailleurs d'Afrique en France),
Alix Héricord (doctorante en histoire),
Fouad Imarraine (CMF)
Najat Khanzy (enseignante)
Sadri Khiari (membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps)
Meriem Laribi (Collectif une Ecole Pour Tous-tes)
Laurent Lévy (père de famille)
M'Baïreh Lisette (Militant Associatif Antillais)
Joëlle Marelli (traductrice)
Mehdi Meftah (membre de la coordination des comités Palestine)
Corinne Perron (représentante en France de l'USTKE),
Nicolas Qualander (membre du comité de rédaction de la revue Contre-Temps)
Frédéric Sarkis (militant associatif)
Ahcène Taleb (avocat, militant anti-raciste)
Pierre Tévanian (professeur de philosophie)
Sylvie Tissot (sociologue)

II - Soutiens

Associations

Symbiosophia
Al Houda
UNIR
Les Périphériques vous parlent
Palestine en Marche,
Respect Association Lilloise (R.A.L.)
Femmes Plurielles, revue Multitudes
Ni Proxos Ni Machos
Cedetim
Association UniCité de Maubeuge (Pour la Citoyenneté, l’égalité des Chances et de Traitement, et la Lutte contre les discriminations)
Association Alternative Couleur Citoyenne (Tours - 37)
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Marseille Solidaire
Cercle des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives
Les Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR)
SITE WEB : Peuples & Monde, Collectif des féministes pour l’égalité
SITE WEB : Kalkiya, Association Himeros
FFEME (Femmes Françaises et Musulmanes engagées),
SOS 2 Poids 2 Mesures, Revue "le son du mois"
Association Aix Solidarité
Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris)
Association Fraternité Franco-Africaine (FFA)
Association Respaix Generation Conscience
Association Se Connaitre
Collectif Afrique - Lille, Collectif des Sans-Papiers - CSP 59
FASTI
Association des Etudiants Musulmans d'Aix en Provence
CGT CEGELEC

Individus

Marie-France Merrain Astegiani (membre du collectif Esclavage)
Khaled Satour (universitaire)
Eyal Sivan (cinéaste)
Catherine Samary (économiste)
Nacira Guénif-Souilamas (sociologue)

Salah Amokrane (conseiller municipal Motivé-e-s)
Magyd Cherfi (artiste, Toulouse)
Suzanne Dracius (écrivain, Martinique)
Balétula Pâris Dianbaza (juriste)
Corinne Angelini (maire adjointe de St Denis)

Malika Zediri (militante associative contre le chomage, conseillère régionale Ile-de-France)
Nabila Kéramane (Porte-parole des Verts, Yvelines)
Docteur Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine)

Alain Lipietz (groupe Vert/ALE, Parlement européen)
Alima Boumediene-Thiery (sénatrice, les Verts)
Eric Hazan (La Fabrique
Francis Silande (responsable associatif)
Djazia Satour (chanteuse groupe MIG)

François Burgat (islamologue)
Thomas Coutrot (économiste)
Henri Maler (universitaire, Paris 8)
Michael  Löwy  (directeur de recherches émérite, CNRS)

François Gèze (éditeur)
Tarek Ben Hiba (conseiller régional)
Fernanda Marrucchelli (élue d'arrondissement à Paris, membre du CN du PCF)
Stéphane Le Lay (revue Mouvements)
Patrice Leclerc (conseiller général Haut-de-Seine)
Anne-Sophie Perriaux (historienne)
Evelyne Joly-Rostan (cept- Strasbourg)
Paul Bouffartigue (sociologue, Directeur de Recherche au CNRS)
Pierre Zarka (animateur de l’observatoire des mouvements de la société OMOS)

Serge Guichard (membre du comité exécutif national du PCF)
Philippe Marlière (politologue, université de Londres)
Alain Bertho (anthropologue),
Vincent Geisser (chercheur, CNRS)
Raymond Vasselon (responsable d'une association laïque)
Roger Dubien (conseiller municipal de St-Etienne, forum des réseaux citoyens)
Stéphane Coloneaux (président du Comité Métis)

Yann Moulier Boutang (directeur de la revue Multitudes)
Roger Martelli (directeur de la revue Regards)
Pierre Cours-Salies (sociologue, professeur à Paris 8)
Emmanuel Videcoq  (Membre du Comité de rédaction de la revue Multitudes)

Gustave Massiah (cedetim/IPAM)
Ali Zahra (cfpe)
Sylvestre Jaffard (militant LCR)
Jan Pauwels (cept)
Bruno Cadez (journaliste)
François Lequeux (militants associatif)
Yasmina Dif (CEPT-CMF)
Antoine Boulangé (Agir Contre la Guerre)
Larisse Chamous-Agathe (adhérente à Al Houda, association des femmes musulmanes de Rennes)
Emilie Combaz (doctorante en relations internationales),
Lahlali Khadija (Al Houda, Collectif rennais contre les lois d'exclusions)
Fatima Lahlali (Al houda et Collectif contre les lois d'exclusions)
Catherine Cauwet (cfpe),
Sonia Gharbi (Attachée commerciale)
Ismahane Chouder (Symbiosophia)
Raul Mora (libraire)
Nourhen Imarraine (militante associative)
Jérôme Perret (Militant AC!)
Olfa Lamloum (politologue)
Georges Günther (membre du Forum des réseaux citoyens de St-Etienne),
Ali Aissaoui (Président d’Unir)
Ndella Paye (PSM)
Bahija Ouezini (militante féministe)

Jean-Claude Meyer (professeur honoraire de philosophie, Strasbourg)
Cécilia Baeza (Sciences potiches se rebellent)
Danièle Mourgue (Professeur, CFPE, Lyon)
Zouina Meddour (directrice du centre social «La maison des tilleuls», Blanc-Mesnil),
Jacques Fortin (LCR, Avignon)
Louiza Belhamici (CFPE)
Virginia Marconi (éditrice)
Soumia (CEPT)
Nathalie Dollé (journaliste)
Fouzia Bareha (Al Houda)
Mariam Abdelkadir (Al Houda)
Ilham Dagniet (infirmère, Rennes)
Karima Aazi (étudiante en biologie)
Fatima Ali (CEPT)
Christelle Hamel (sociologue)
Alice Dula (CEPT)
Hassan Berber (CGT)
Nelly Bourguet-Canale (CEPT)
Valérie Lesaffre (designer textile)
Fatima Sissani (journaliste)
Fabien Bonnassieux (militant associatif)
Philippe Villechalane (militant associatif)

Marie Perin (militante des JCR et de la LCR)
Mourad Zirari (militante associatif)
Yasmina Kherfi (monteuse vidéo)
Rachid Zrioui (professeur des écoles)
Radia Louhichi (les Blédardes)
Jean-Jacques Angelini (militant AFPS Nord Pas de Calais)
Sandrine Cypryszczak (militante LCR)
Isabelle Lorand (chirurgienne)
Renaud Cornand (Aix-Solidarité)
Nadine Stoll (responsable du PCF de la Haute-Garonne)
Sylvie Larue (membre du CN du PCF)
Meriem Guettari (étudiante)
Ahmed Abdelouadoud (Centre Al Qalam)
Houda Gueddoudj (Réseau Action Jeunes)
Rachid Oulmi (Forum des Réseaux Citoyens )
Nadia Touil (étudiante)
Amina Sahel ( Réseau Egalité des Droits - Forum des Réseaux Citoyens)
Patrick Silberstein (Éditions Syllepse)
Leila Boubakri (étudiante en sociologie)
Saer Saïd (militant associatif)

Annie Couëdel (Maître de conférences en sciences sociales de l’éducation, Snesup)
Ramzi Oueslati (militant associatif)
Bertrand Lazard Peillon (LCR)
Naceur Benrabah (Syndicaliste)
Siryne Zoughlami (professeur de philosophie)
François Tarot (musicien)
Danielle Sanchez (ingénieur)
Clément Aumeunier (militant associatif - Motivé-e-s)
Françoise Galland (maire adjointe, XXe arrondissement)
Jean-Philippe Milesy (président de Resol)
Horri Badia (technicienne de la documentation)
Emmanuel Dubuc (Informaticien)
Patrick Mony (juriste),
Michel Jouvin (Cedetim)
Fatiha Dahmani (enseignante)

Michèle Sibony (professeur de Lettres)
Hamida Bensadia (féministe et militante des droits de l’homme)
Gilles Bénard (Alternative Citoyenne)
Hichem Abdessamed (chercheur, membre de l’association Filigranes),
Gil Anidjar (chercheur)
Sabrina Cerqueira (professeur de philosophie)
Grégory Mikaelian (doctorant)
Lucile Daumas (documentaliste, Maroc)
Emmanuel Levaufre (professeur de philosophie)
Elisabeth Longuenesse (chercheuse, membre d’Attac)
Marie Cousein (étudiante en psychologie)
Marie-Claire Culie (membre du CEN du PCF)
Mohamed El Yamani (traducteur)

Jean-christophe Chaumeron (syndicaliste CGT)
Anne-Marie Chartier (enseignante à la retraite)
Guillaume Lachenal (GRAAF)
Jean-Yves Barrère (Cedetim)
Sonia Fayman (Cedetim)
Aïcha Touati (féministe, militante des droits de l’homme)
Annie Héricord (assistante sociale) , Antonio Davis (Informaticien)
Anthony Lemessier (Cadre)
Hafez Bouhlel (Enseignant) , Yamin Tabarky (Webmaster)
Abdelhak BENFADEL (Ingénieur, chef d’entreprise)
Abderrahman BOUZID (Responsable Associatif)
Isabelle CLEMENCON-BENFADEL (Medecin)
MAHREZ KACHBOURI (directeur technique)

Kadi AYAD (juriste)
ahouach abdellah (ingénieur)
Carolina BADII (Consultante RH)
Djamel MOUSLI (Professeur ciné-audio Amiens)
MOURAD LABIDI (INFIRMIER)
Gilles MORVAN (Ingénieur BTP)
Mehdi Ben Charrada (Ingénieur)
Robert JEAN (professeur retraité de l’Education Nationale)
Farid guenfoud (comptable)
karim belaoui (chauffeur routier)
Youssef ALAOUI (Ingenieur systemes informatiques),
Mohamed EL MADANI (Informaticien)

Benjamin Gaisne (Graphiste)
Christelle EL MADANI (Mère au foyer)
INSENE ADAMI (Informatique)
Salif BERTHE (Ingénieur en informatique)
Hassan GAA (Politologue, fonction publique)
Toufik DIDI (Medecin (pneumologue)
Pasquier Lise (étudiante),
Adrien Dubessay (étudiant)
Mohamed Ould Ismail Ould Bechir (Chef de Service de la Formation au Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime)
-- (étudiant en Droit)
Mürvet Aydin (étudiante)
Ajouaou youssef (étudiant),
CHEVREAU Maxime (étudiant)

LYAZALI Nabil (Juriste)
KARIM BENNIA (administrateur)
Association UniCité de Maubeuge (Pour la Citoyenneté, l’égalité des Chances et de Traitement, et la Luttte contre les discriminations)
Mohamed-nejib AMARA (Ingénieur agronome)
NEMRI Djilali (Technicien bureau d’études)
HAMDANI AMAR (ENSEIGNANT)
Ghedab Issam (bibliothecaire-assistant)
Khaled Aouadi (Consultant RH)
Radija BOUNAKHLA (adjoint administratif)
Emmanuel JARNY (Cadre comptable)
BERKANI ABDERRAHMANE (psychologue)
Jebli Alami Younes ,
Abd-El-Kader AIT MOHAMED (Chef de Projet DSU)
Alternative Couleur Citoyenne (Tours - 37) (Association)
samir fettal (etudiant)

Ousseiran Raghida (Traductrice)
samira kerkoub (employee)
joel CALVAIRE (Informaticien)
Dahhaoui Salam (Chef d’entreprise)
nacéra Hamouche (présidente association les "CFL" citoyennes Femmes libres)
Samir Salhi (Etudiant)
Leïla AYAD (Sans emploi),
KHERRAB kamel (conseiller commercial)
Hamaied DZIRI (Gérant entreprise)
Hakim BOUADJADJ (coordinateur du Réseau nîmois de lutte contre les discriminations raciales)
DHOUIEB ouahid (Professeur d’anglais)
mohamed boukhadmi (chomeur)
MOUSTAPHA TRAD (infirmier psychatrique)
Mustafizur AHAMED (Analyste Programmeur),
Rachid Bouamama (technicien hydraulique)
RADOUAN M BAREK (ASSISTANT ADMINISTRATIF)
Leila Akel
Nankin Joël (Artiste, peintre, Guadeloupe)
Karim AL-NISR (employé de banque)

Amine BENYAHIA (Chercheur CNRS)
Abdelmajid LAFORGE (dessinateur industriel)
ANGOUR Karim (infirmier)
Hafid AIT AKKAOUALI (ingénieur)
Ahmad Ben Mahjoub (Consultent)
IMEDJAIDRENE FARID (étudiant (master 2 informatique)

Eric GEOFFROY (islamologue à l’université de Strasbourg)
Yacine FANTOUSSI (étudiant)
chadlia balhi keller (enseignante)
Dhifallah Nizar (postier)
Laurent Goudet (formateur en langue arabe)
waridel patrice (enseignant)
tandjigora oumar (commerçont)
Salim Madjoubi (Astrophysicien)
Huê Trinh Nguyên (Editrice)
Karoui Hend (étudiante en toxicologie de l’environnement)
Ghassen HAMADI (sans profession)
Djamila Behar (Assistance de Direction)
Khalid Moustaine (Comptable)
Slimane BOUMELITA (Informaticien)
Thierry marcelle (militant politique et associatif)

Ahmed HADJ HENNI (doctorant en physique)
Seydou Sall (militant associatif au Sénégal)
Miloud K (Animateur Socia culturel)
Malek Belarbi (Cadre financier)
Samira Makhlouf (Etudiante/Militante associatif)
Lydie morelle-quintana (retraitée militante associative)
FFEME (Association Lyon)
Kais BENHENIA (consultant)
Hakim Boulhares (doctorant en sciences politiques, Florence italie)
Waad Nefoussi (etudiante)

Fouad RHOUMA (Anthropologue, Enseignant, Suisse)
Nadia Badri (Aide-éducatrice),
Abdelkrim DJERDOUBI (enseignant)
YACOUBI ALI (employé)
KAMAL BOUCHIKHI (ENSEIGNANT),
Smail Stitou (Ingénieur télécom - Cadre Sup),
Jean-Pierre Kohler (infographiste),
Mohammed Said ARFA (agent commercial)

Khadija LAÏ (Traductrice)
Naouel Malache (assistante de direction en alternance)
ABDILLAH ABDOU(origine : MAYOTTE) (ELECTRICIEN)
Anne PERNET (étudiante psychologie)
Fabien Neau (sans-profession)
samira kerchaoui (fonctionnaire)
mondon jackson (ouvrier du btp)
bekane radidja (étudiante)
SAOUCI Ismahen (étudiante)

Tariq Ramadan (Professeur)
Petitjean denis (cadre infirmier de santé en ifsi),
Hamidi-Hossein pour malika (collectif Presence Musulmane Belgique, CFPE)
Maâcha Naïma (Documentaliste)
BOUTIL adia (téléprospéctrice)
Amer Brbovic (business analyst)
Diarapha H. Diallo-Gibert (professeur d’Anglais, doctorante en civilisation américaine, présidente de JUST JUSTICE contre la peine de mort aux E.U)
Fathi RAHAB (Responsable associatif)
Mostafa Makhchan (Professeur)
Adil JAMHI MAZET (aide documentaliste)
Benabdelkader Rachida (Responsable communication)
GUYOMARD Katell épouse EL MESTARI (aide soignante actuellement mère au foyer)

Hajer MISSAOUI (Secrétaire de Direction)
Ahmed DAR ALIA (Technicien Logistique)
Metahri Abdel-kader (agent d’entretien)
AIT-AOUDIA (chef de cuisine)
SAID DOGHMANE (chef d’entreprise)
Maurice Rinaldo (Professeur d’économie - Guadeloupe)
Joël NANKIN (Artiste peintre - Guadeloupe)
Robert KISSOUS (consultant)
Cyrille Letellier (Intérimaire)
Ben Ali ARAB (employé)
BOUGLIME Jamal (rien)

Laetitia Dechaufour (féministe)
Humeau Pierre (Militant LCR)
Touihri Nizar (ouvrier)
Annouar SASSI (Etudiant)
Hafida LAIDOUNI (sans)
Hafed MEHDI (Aniamateur multimédia)
Amor Derradji (technicien),
imad Hafidi (doctorant en mathematiques)
Rémi Lazès (Webmaster/Graphiste)
André Landrain (Responsable Réseau Migrations-Citoyenneté-antiracisme, PCF 92)
Henri Pouillot (Militant associatif anticolonialiste, antiraciste)

Jean Brafman (Conseiller régional I-D-F, groupe communiste-alternative citoyenne-républicaine)
Samia Kriens (Association femmes actives de l’immigration pour la démocratie)
Annabelle Skowronek (Infirmière militante du PCF)
Pambu MASAMBA (Conseiller retraite),
Abdellatif Brahmia (Cadre banque)
Ben Said (Doctorant)
Bellahcene Akim (agent EDF)
hamid andoh (etudiant)
jean-françois kroubo (étudiant)
yalaoui salah (Logisticien)
Roseline Derrien (retraitée)
Antoine Brand (archiviste, militant LCR)
Hocine Derbali (Technicien)
messaoud-nacer zakaria (pharmacien)
Cédric PIKTOROFF (Etudiant, JCR-LCR)
Najet HADDAD (infirmière)
Abel ATLAS (responsable informatique)
Ouafae Lamraoui (fonctionnaire)
Samia Bouzourene (Etudiante)
Jamel BOUAITA (Architecte-DPLG-Urbaniste)

Boubekeur BRANINE (Enseignant)
KEHLI Abdelrahmane (Enseignant)
HASSAN abdoul-salam (etudiant)
Faki Saadi (Technicien Informatique)
sayad abdelkader (ouvrier)
beatrice whitaker (architecte)
Sofyan Abdessalem (Chercheur en génétique humaine)
khay abdelaziz (enseignant)
Mustapha AYYADI (cadre industrie)
Erwan Frideling (Chargé d’assistance)
Bouyajar karim (etudiant)
Mehrzia AKKARI (Assistante/ secrétaire)
Caroline Tahhan (étudiante)
Halim AFIFI (fonctionnaire éducation nationale)
Abdelkader SAÏM (Professeur de SVT)

fulgueiras stephanie (educatrice, en reprise d'études)
Farid CHIKHI (agent SNCF)
Karim El Harim (Conseiller Emploi/Formation)
Nadia Mazar (Infirmière)
Naima Moukdade (Doctorante, sociologue)
ARONA SY (Gestionnaire Informatique)
Wahiba BRANINE WIETRICH (secrétaire médico-sociale)
RAZANE Mohamed (citoyen)
Otmane Bourbia (informaticien)
Khaled Senouci (Professeur) , rachid zani (électricien)
REKLAOUI Azar (Responsable de service)
Shariff rujub (Dirigeant d’entreprise)
Ghania Ghali (étudiante en histoire de l’art)

Fauzia Rachidi (étudiante en sciences sociales des religions)
Abdelaziz HAMMAD (chef d’equipe gros oeuvre)
Bagdad MAATA (Président du Mouvement pour la Justice et la Dignité (MJD)
EL MARBATI Fatim-Zahra
MIRALLES SAFIA (adjoint administratif et membre d’une association)
Ali Ameiri (Cadre)
Daniel EBOBOLA (Informaticien)
Abidin KRASNIQI (Ouvrier BTP - Comités Palestine)
Samia Boukhobza (Chercheur)

Mohammed yahyaoui (fonctionaire)
Akram Ben Salah (Etudiant)
ERRAMI Youssef (Etudiant)
DAOUDA TANDO SANON (ETUDIANT)
Ben salem mohamed (informaticien)
RACHID MAZOUZ (technicien informatique)
Salomon Ghebreyohannes
Mohammed Colin (Directeur de la publication SaphirNet.info)
kamal ahamada (étudiant)
Hassan Lamaoui (Etudiant)

Fatiha KAOUES (pigiste)
Boudouh Nora (educatrice)
Saado Yacine (Consultant International)
Ali Mechaï (ouvrier)
Fotia Yvon (Collectif Manouchian)
TAMALOUST AMARA (Conseillère financière)
Colin FALCONER (LCR Saint-Denis)

CASPAR Claude Yousif (enseignant, langue arabe)
Jean-Claude PONSIN (Médecin Militant Solidarité Palestine)
Kamran Riaz (Chef de produit en marketing)
Jihad SETTOUTI (Consultant Informatique)
Khalid Benchekroun (Citoyen)
DRISSI AHMED (agent de production)
Stephane Lo Presti (Chercheur)
Rachid meguedmi (controleur voyageurs)
BEN MERIEM MOHAMED (Gérant d’une SARL batiment)
mehio sandra (mere au foyer)

Fouad Layadi (professeur d’histoire)
J.M Dee (musicien),
SADOK CHIKHAOUI (fonctionnaire),
Didier Piquionne (Chef d’entreprise / communication, musique et spectacles)
Benabdallah rabah (commerçant),
GILQUIN Michel (chercheur)
Fanny DEKKARI (Conteuse)
Ilham Chtioui (comptable)
Ahmed Azzouz (Analyste - Programmeur)
amar mazari (ouvrier)
youness JADDAOUI (étudiant)
Farid LAKEL (Citoyen en mouvement)
Kévin RICHARD (étudiant)

Abdelmoula SOUIDA (sociologue, chercheur indépendant)
Cherif BOUSSAHA (Ingenieur Consultant)
stef (agent d’entretien)
Mohamed Mejani (Etudiant)
Brahim Meziani (commerçant),
Lotfi Hamdaoui (Journaliste/ traducteur)
Mohamed Bouamama (Attaché direction)
Fatna Bouamama (Chargée de comptes)
rahim Bouamama (Lycéen)
Naima Bouamama (Lycéenne)
Anissa Bouamama (Collégienne)

simone hermet (retraitee)
HANAFI RAHMANI (EDUCATEUR)
Tarik EL HANAFI (Ingenieur Informatique)
EL HAJJAJI Hajib (étudiant)
Samy Hache (Analyste Financier)
Rachid GAÏER (Etudiant)
naoura SEGHIRI (maquettiste)
René VAUTIER (cineaste),
Soazig Chappedelaine-Vautier (Monteuse films)
Jameleddine Héni (chercheur)
didouche mohamed (responsable commercial)
AIDA YOUCEF (ETUDIANTE EN DROIT)
Karim Bourzoufi (Medecin)
Lila Ziouani (Employée)

Hervé-Gabriel Kazadi (Economiste, Statisticien)
Laroussi Lajnef (Employé)
Abdelmajid Ziouani (Retraité)
Jalila Bouhalfaya (Syndicaliste CGT)
Mahbouba Rinaldo (Fonctionnaire, retraitée - Guadeloupe)
Tayeb Ould Laroussi (Journaliste)
françoise marchal (technicienne de l’intervention sociale et familiale)
Roger BRAND (Ethnologue. Enseignant-chercheur)

Souhil Medjahed (conseiller financier)
Bezaz Sarah (etudiante médecine
Jean Claude Amara (Porte parole de Droits Devant)

Abdelkader Laïmeche (Chargé d’affaire (Docteur en Chimie des materiaux)
Mohamadou boye (juriste)
Sekhari Zinedine (archéologue)
Sidi Ahmed (Etudiant)
Malik Berkati (Politologue)
Imen Habib (étudiante)
Djeribi Ali (medecin anesthésiste)

André Arcache (Ingénieur retraité),
Abdessalem BOUCHADEKH (Président de D.L.M.M. (Droits & Libertés des Maghrebins et au Maghreb)
Essaid ZEMOURI (Vice président Cercle de reflexion citoyen)
Miloud ZEHRAOUI (architecte)
Mohamed FARID (Docteur ingénieur informaticien, Paris)
Nordine KEFIF (agent de médiation)
Ernesto Mihou (ingénieur)
Samy ABDELOUAHBI (assistant commercial, 95100 ZUP)
Marcie DALLE (attaché finance)
Tyoussi M’hamed (chanteur)

Thomas Deltombe (Etudiant)

Fangouri Kamel (étudiant)
MOURAD HACHEMI (Juriconsul),
Yacine AMARA (enseignant chercheur)
Nabil Berreghioua (Ingénieur informatique)
Tatoud Aurore (mère de famille)
LAOUEDJ DJAMEL (Directeur CLSH)
Slimane OURIACHI (Ex membre conseil national MDC)
Limam Wajdi (militant sur Garges-les-Gonesse)
Salma DARRIGADE (Pdte du F.U.L.A.C Front Uni de Lutte Anti Colonialiste)
Alioune NDIAYE (Ingénieur Informaticien)
Mehdi Belgaïd (animateur)

Kamel DondeDieu (Citoyen musulman du monde Libre)
Hocine BOUBAAYA (Formateur)
Abdelaziz Boussaid (sans)
Naziha Mahmoudi (étudiante en psychomotricité)
Fathi Hadj_Henni (etudiant)
Mathieu Rigouste (sociologue Institut Maghreb Europe)
Zegni Lahcen (technicien)
Pascal Bonin (Responsable associatif)
Laurent Bonnefoy (Doctorant en science politique)
Ramzi Guetari (Informaticien - Directeur de projets)

Saida KADA (Présidente de FFEME)
Gadri DJALO (Economiste)
retrait du nom (éducateur)
Nacera Benali (mère de famille)
Karim Benseddik (etudiant),
Younes SAIDI (conseiller emploi anpe)
Khalid ELOUEZ (éducateur spécialisé)
Hamed Lakhdar (adj- Bibliothècaire)
Bruno Boyer (militant associatif)
Akram Braiek (Etudiant)
Nasser Zitout (Architecte réseaux)
Huey Freeman (etudiant)
BOUAKKA Karima (conseillère sociale)
Abdelkader Himdi (Ingenieur)
Oueld es cheikh Rida (informaticien)

Gérard Bras (Professeur de philosophie)
François Carpentier (informaticien)
HABIB BENMEDJAHED (SANS EMPLOI)
Yussuf Girard (Etudiant)
Soraya BELATOUI (Cadre administratif)
Mohammed ZAOUI (ingénieur)
Grégoire David (formation)
ALEXIA OULMOUDENE (secrétaire)
Nazir HOUSSEN (Sans emploi)
Abel-rachid Zouani (Journaliste, Président de Montreuil-Palestine-Membre de la coordination IDF des comités Palestine-Membre coordination Agir Contre la Geurre IDF)
Maria Ferla (étudiante)
Badreddine Souabni (CMF)

EL Yaagoubi Fouad (Pharmacien)
Sami Zegnani (Sociologue)
Khodri Mourad (Bibliothecaire)
NADIA AGSOUS (DOCTORANTE (sociologie de l’immigration). Institut Maghreb-Europe Paris 8)
BADAOUI Bachir (Enseignant)
Myriam BOUTELDJA (Attachée Commerciale)
Cherif SAICHE (Consultant informatique)
Lucile Fievet (informaticienne)

Nadira Branine (Conseiller pricipal d’éducation, Guyane),
Samira Yahyaoui (mère au foyer)
Messaoud DILMI (Etudiant)
Abdelilah Loukili (Docteur es littérature - études arabes et islamiques)
Soumia SAH (professeur en lycée professionnel)
S. Guitoun (Responsable et Coordinateur du Comité des Sans Papiers 92)
Issa Wone (Assistant Administratif)
Mohamed Tliba (Ingenieur)
Mahmoud CHERIF (Expert-comptable indépendant)

Vernhet Anne (agricultrice, militante MRAP)
Karim AÏCHI (Ingénieur Conseil)
Sarah Mirallès (étudiante à la faculté de droit de Poitiers)
Moker Bika (etudiant)
Miloud KERZAZI (indigène de la République)
Karim OUCHENE (étudiant)
Zohra CHIDADI (Assistante commerciale)
Magada Hakima (etudiante)
Mouncef Senhaji (Ingénieur Réseaux)
ERRACHID NAIMA (responsable achat)

Mohamed Khafif (Ingenieur ( INSERM))
Redouane Khous (Médecin généraliste)
cheikh brahim OULD EL MOUNIR (Etudiant)
abdelkader benzerara (cmf)
Corinne Valente (Bibliothécaire)
Canaan Chem (cadre)
Karim Ramadan (travailleur, militant anar-anticolonialiste)
Rachid CHRAÏBI (Informaticien)
Yamim Makri (Editeur)
Bouarni Rachid (demandeur d’emploi)

Drissi Latifa (citoyenne)
Malik Bouaïta (Etudiant)
Jamald Eddine Gam (technicien en Informatique)
Saloua Chaker (Sociologue)
Nadia lmlili (étudiante)
Rachid Id Yassine (Etudiant)
ENNEBATI Mimoun (Electricien)
Ben Addi Naima (Etudiante)
Mossaab OUERTATANI (Etudiant)

Branine Habib (Cadre de la fonction publique
Petit Elissa (Esthéticienne)
lwissal Laadam (etudiante)
Alaoui Imen (chargee d’affaires)
Mehdi Ismaili Alaoui (vendeur)
Jaoued BOUSSAKOURAN (Etudiant)
Sadjia Amrani (Psychanalyste)
Mohamed BADICHE (Universitaire)
Houda NABIKI (Etudiante)
Amine Benhenni (etudiant)

Giulietta Faiella-Ait Lamara (doctorante)
Mohamed Lachab (militant associatif, LCR) ,
Najib CHEBAK (membre du "Collectif Palestine Bagneux")
Shaheneze Messaddaa (gestionnaire)
Samia Chouat (étudiante)
OTMANE ZAOUI (fonctionnaire)
BEN FRAJ ALI (PROFESSEUR)
Michèle DECASTER (Cadre territoriale, militante anti-colonialiste)
Youssef BOUROUIS (Enseignant)
GAFSIA Chiraz (étudiante)

Lajic Denan (étudiant)
Flor Beltran (militante internacionalista,informaticienne)
CHAFIK Hanane (étudiante en médecine)
El Bouchehati Youssef (etudiant)
Gérard Laniez (président de l’association Himeros, La Rochelle.)
Association Himeros
Abdoul Azizn NIANG (Ingénieur Statisticien),
Sofiane Mehdi (Chercheur)
Lahcene Sebiane

Aurelie Loigerot (chef avion)
Mouna Bessaadi (etudiante)
Lazar Ahmed (traducteur)
Nicolas Mom (Journaliste)
Samira Anouche (Gynécologue)
Virginie Vacher (ccippp 34)
Patrice Busque (Eco-économiste (militant PCF Paris))
Lahcen Chaibi (diplomé en sciences politiques)
Fadilla Bouhalouffa (Comedienne)
Elias BOUANANI (Juriste, doctorant en droit public Grenoble 2)
B. Saliha (indigène de la Républik)
Mounir BOUABALLAH

Gilles MANCERON (historien (auteur de "Marianne et les colonies", éditions La Découverte)
mourad messadi (chomeur)
Mollaz Olivier
Bernadette HETIER (linguiste)
Annie Lahmer (conseillère municipale, Les Verts)
Marguerite Rollinde (chercheuse et militante associative)
Charles-Antoine Canale
Niboki kamel (medecin)
Abdelrazaque Souab (médecin Urgentiste Hospitalier)
Jean-marc BORGIALLI (sans emploi)
Anouar EL MADHI (Etudiant en sciences économiques)

Féthi RIAH (étudiant en Master 2 professionel de lexicographie)
Mouedden Mohsin (acteur associatif belge),
Laouali Bachard ((Nigérien aux USA) Comptable-Informaticien)
Jean-Etienne Pernot (Architecte)
Wilson Pinto (travailleur social)
Mohammed MAHMOUDI (Chef de Projet)
Saïd LAOUI (Ingénieur Etudes et Développement)
Hayette Derradji (Adultes Relais)
Kaddour chaker (médiateur)
Najette Kharrat (employee municipale)
Tarek Dubois (Gérent Service Assistance Technique)

Benabdelmoumen Archa (assistante de direction)
Saïf-Eddine BENAYAD (étudiant ecole de commerce)
Mohamed Tas (dess biologie (travaux saisonnier)
TAYEB Fatiha (DESS en science de l’éducation)
ALAIN GOEURY (retraité. militant syndical et social)
Inès Safi (Chercheur CNRS (Physique Théorique)
Said ghili (Informaticien)
Idalio DA SILVA JOAO (Employé de librairie)
Jean-Claude Mery (Militant CGT - PCF à la poste)

Sa’d Boudemagh (enseignant)
Laurette Heim (Citoyenne)
Bouzenad massaoud (web designer)
Moussa KHEDIMELLAH (sociologue)
Hatim BENYOUSSEF (Enseignant, UPMF - Grenoble II)
Nadia Pieri (economiste)
GABRELLE Mireille (professeur des Ecoles)
Animya N’tchandy (étudiante)
Jamel NEZZAR (Biologiste)
Mohamed Saber Mhadhbi (traduteur-interprete, activiste contre toutes formes d’impérialisme ou colonialisme...)

Labdai Kamel (comédien)
Rachida Lambert (chimiste)
JAAFA Younesse (animateur socio-culturel, CMF (Collectif des Musulmans de France)
Mira Hamrit (professeure d’anglais)
Mustapha FEKHAR (Informaticien)
Nicolas Bilal Wietrich (Ebeniste et étudiant en arabe)
Loran Vigneaux (administrateur systeme)
Ryadh Chaabane (Ingénieur biomedical)
lila Berreghioua (Secrétaire)

Noëlle Guilbon (Professeur)
Messaoud N.LARKECHE (ECONOMISTE),
Salah Benbakri (Ingénieur)
Salima ZERROUR (infirmiere)
Hafida BENYOUSSEF (secrétaire)
Jelloul Ben Hamida (Secrétaire Général de la FTCR)
Patricia Revault (étudiante)
Noureddine Madkour (salarié)
NOUARI Nabil (Artisan électricien)

Abdelkader rezaiguia (éducateur spécialisé)
Chedli ben hassen (cadre technique)
Lahcène BAROUDI (ingenieur systeme),
Armanda Dos Santos (journaliste - Peuples & Monde)
Yasmin (Site "Socialistes d’outre-mer")
Christophe Perrin
G. Gueniffey
Le Déan Michel ,
Alain CHANCOGNE
Gérard Vaysse
Bernard Estano

Assia Bouchebita
ROUABHI IMAD (étudiant)
Mohamed IDE SAID (Traducteur Interprète)
Nadia Sliti (agent CPAM)
Rokaibi Samir (infirmier)
hichem chebbi (étudiant)
Gilbert LOUISY (Ingénieur)
AMEUR KHEDIDJA (enseignante)
Kamel Boughaleb (citoyen français ,
Mohamed ZEDDOUR
MOHAMED-BRAHIM (Ingénieur)
Christine Ruscon (étudiante)
Wajri Rachid (Ingenieur Informatique)
Mouhcine zakia (activiste contre toutes formes de discriminations)
Hassan El Mahmoudi (Ingénieur)

Falilou Ndiaye (Professeur de Faculté)
Nadia Dekkari (travailleur social)
Yamina BOUKILE (Informaticienne)
Rachida DASSE (Conseillère)
Lachenal mathias (étudiant)
Sanah Qnia (commercial)
Michel REGARD (Animateur à la Station Anti-colonialiste RADIO TANBOU émission Annou Gadé Pli Lwen)
Karim Marir (informaticien) , Murat GULDAL (Ingénieur / Chef d’entreprise),
ECH-CHETOUANI ZOUHAIRR (Chargé de missions prévention sécurité (Asnières s Seine),
Saber Chakchem (adj tech Cnrs)

Mohamed El Bachir (Professeur)
FOUED CHICHA (agent de centre de tri)
Mehdi Malonga (sans profession)
Akli Mellouli (élu Municipal Parti Socialiste)
Blondeau Sophie (chargée de projet)
Paul Draszen (consultant)
Tahar Mamouni (étudiant)
Hélène Laumiaires (retraite)
Amel KHANZY (Enseignante)
Thomas DEYMIÉ (artisan)
BELGHITI Leïla (étudiante en Lettres Modernes et membre d’une association)
Elkbir ATOUF (historien de l’immigration)
Abdoulaye DJIGO (Expert, Consultant)
Chahdi Karima (Symbiosophia) , berkani jamila (etudiante)
Adriana EVANGELIZT (HERMETISTE ET POETE ENGAGEE)

Saida Diouri (Etudiante)
Arnaud Choquet (chargé d’études)
François Lille (Economiste, militant associatif)
Lahcen Rezaïki (chercheur en génétique bactérienne)
Khaled (Responsable Technique)
Mohamed Houssein Doualé (enseignant)
Yoan Piktoroff (lycéen)
Djouidi Benammar (commerçant)

Julien Lusson (Cedetim)
AHMED ADEN Abdi (comptable)
BELHEDLI Khier (commerçant)
Bachir TALHI (professionnel du sport),
BENFRID MOHAMMED (exploitant auto-école)
Andrew ASIBONG (Professeur (University of Nottingham, Royaume-Uni)
ALFAROUQ ben Mohamed (lowyer)
Majlal Leila (Cadre supérieur au Ministère de l"Economie et des Finances-Maroc-)
Cécile Blouin (documentaliste)

Jean-François Ray (Etudiant)
Guelamine Abdel-Rhani (Militant au PCF)
Lanciné Camara (Président de l’Union Internationale des Journalistes Africains ( U.I.J. A), Directeur de publication du Magazine Le Devoir Africain)
Nicola Hahn (Documentaliste),
Georges Lafar (Cercle Frantz Fanon, Historien)
Fatima Barrada (Traductrice)
Sarah GIRARD (coordinatrice associative),
Bouziane Fatima (sans Profession)
Mounia AKKARI (Assistante Commerciale)

Safi Khatib (syndicaliste)
ALLALI RANYA (mére au foyer)
Richard Hichem (FNAC)
Mustapha REBAI (Informaticien)
Mohamed Haouas (étudiant)
Kamel CHARABI (commerçant)
Mohamed HAKKOU (Travailleur Social)
Ibrahim Toumi (Chef d’entreprise)

Abdelaziz CHAAMBI (éducateur)
Talleb Achref (Educateur spécialisé)
Redha Djelaibia (juriste (stagiaire avocat))
Azedine HADDAD (Enseignant, Président de l’association "SOS 2 Poids 2 Mesures")
Kamal Badaoui (Ingénieur, Statisticien, militant associatif)
Mangani Ngandu Axel (Militant Associatif, Chercheur)
Dalila Amini (sans emploi) , Fernand Tuil (militant associatif)
Zahra LAKAKSA (Assitante logistique)
Myriam RAHMANI (ASSISTANTE DE DIRECTION (en collectivités territoriales)
Emmanuel Saussier (employé administratif)

Nadine Zilliacus (enseignante - anglais)
Françoise Diehlmann (Militante Solidarité Internationale)
Jean-Pierre Anselme (journaliste)
Aude Charcosset (LCR, Aix Solidarité)
Juliette Planque (illustratrice)
Roselyne Burger (étudiante)
Benoît Hubert (membre du syndicat des avocats de France)
Claudie Hubert (membre d’Aix Solidarité)

Mehdi AOUDA (responsable associatif)
Rachid Benallal (Educateur spécialisé)
Louisa HENDAZ (Ecrivain - Diplômée en mathématiques)
Françoise Duthu (Economiste, ancienne députée européenne Verts)
RachidaFhilou (étudiante en Finance Comptabilité)
SOS 2 Poids 2 Mesures (Association loi 1901)

Mustapha Zoghlami (urbaniste),
youssef hakkou (plombier,chauffagiste)
Hasnia BENBEDRA (secrétaire d’accueil)
KONE Mamadou (Informaticien)
atman zerkaoui (étudiant)
Houit Rabkoum (CNRS)
Bouazza FARID (Docteur en physique, Ingénieur en Télécoms, Paris)
NASSIM MOHAMED (HOTELEIRE)
véronique Pigot (Ludothécaire)
Mina doha (sans)
Anouar ben Driss (Biochemistr)
Smati Slim (enseignant)
Alain CASANOVA (responssable de formation)
abdel hakim rezeg (ingenieur)
Samir Djellali (commercant)

Kheireddine Allal (Enseignant)
Essaid Ammisse (Directeur d'école)
YASSINE BOUROI (ingenieur)
Sabrina Aidel (sans emploi)
Vincent GABRELLE (parent d’élève militant)
Nour-Eddine Chaoui (Ingenieur)
Mohamed BELABOU (Etudiant Ingenieur)
El Houssaine OUFKER (Informaticien)
elkasmi salima (secrétaire comptable)
Myriam Berkati Chefoni (juriste)

Moussa NAÏT ABDELAZIZ (Professeur Université)
Mounaim Abdellaoui (Informaticien)
Ahmed Benyachi (Consultant)
Latifa Bnouzalim (Assistante)
Tourya BENTALHA (Assistante de Direction)
Adeline Lorthios (Illustratrice)
Mustapha EL MAHI (Logisticien)
Johanna BROUYERE (étudiante en sociologie)
HASSAN AZDOD (retraite a marrakech)
Adrien Patoir (Etudiant),
FRANCIS BRASSENS MAWALA (Ecrivain)
Hassan Oualil (Etudiant)
Stéphane Julinet (juriste et militant associatif)
BOURDON Cécilia (gestionnaire import export),
Mourad SLIMANI (Ingenieur Projet)
Nadia Mokaddem (Professeur en cours de démission)
Patrick Samzun (enseignant)
Amazigh Kateb (chanteur algérien)
Aminata Diouf (Collectif des sans papiers - 13)
Kouar Mehdi (Etudiant)

Saly Pierre (historien, militant PCF),
Fatima RAMAS (étudiante)
tahar kerkoub (commercial)
addakiri ahmed (etudiant)
Khafif Djillali (edf)

Ahmed Neggaz (Informaticien)
DELAGNEAU THERESE (gérant de sarl)
Florence LACAZE (militante A.S.T.I./FA.S.T.I)
Hicham Belmejdoul (Chef d’entreprise)
telitel linda (étudiante)
SALIOU TALL (profession liberale)
Jean-Denis Gauthier (fonctionnaire)
Manuel Domergue (Les Sciences Potiches se rebellent)

Karim Bendadda (Elève-Ingénieur)
Mohammad AKBAR (militant associatif)
Malik El-Gharbi (attache commercial),
Hamadou Mohamed Lamine (Formateur Consultant)
Driss Bellitir (Chercheur Scientifique)
Nasser El Abdouli (Cadre Commercial)

Marc Prunier (Technicien - Militant AFPS - LCR - FSU)
Djamila Lasga (Assistante de direction)
Ralale Bouguerra (Informaticien)
naima mangouchi (etudiante)
Ziyane Mohamed (salarié)
Guerrab El-Hassan (resp associatif),
karim fayez (animateur socioculturel)

Jean-Philippe Casabonne (membre du Comité de solidarité avec le peuple basque - Paris)
antoine (en recherche)
Bourachid Mohamed (deejay)
SAHLAOUI Rabbah (Documentaliste - militant associatif)
LEILA AICHI (maitrise d’ouvrage)
Moussa ALLEM (travailleur social)
Bouchareb Abdelouahid (médecin)
Hamouda Fatiha (Etudiante)
Nadia Fantoussi (ingénieur d’études développement informatique)
Hanane Mabchour (militante)
ibtissem hadri (enseignante)
Zineb ZEGHICHI (Lycéenne)
Nadia BENTALEB (conseil juridique en entreprise)
ABDOUN ABDELOUAHAB (adjoint administratif)
Nadjib Rahmani (chauffeur)

Marie-Pierre Cauwet (formatrice école d’éducateur spécialisé)
Jean-Dominic Louison (technicien)
Saâd BOUHSINA (Enseignant-chercheur Chimie) , Daniel Vergnaud (Chimiste)
Fatima KDAMAr (chef d’entreprise)
BOUCHRA SENHADJI (COMMERCIALE),
Docteur Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine)

KHALED SEHAL (opérateur de circulation)
roumaissa gouadria (lycéenne)
mouhamadou barro (journaliste)
Elie Moughanie (etudiant)
Frédéric Daniel (menuisier)
Mourad assiakh (agent territorial de la fonction publique)
Lakdar ROUABAH (technicien informatique)
Myriam PARIS (Doctorante en philosophie)
Alain DESJARDIN (Accueil-Paysant, Association Droit aux vacances aux familles)
Layla Ghovini (directrice, En Avant ! Productions, Association)

Nouradin El Maghnouji (electricien),
Karlos CASAS ALZUGARAi (membre du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque - Paris)
TAHAR LAKHDARA (Réceptionniste d’hôtel)
AbdelRezak ALIOUCHE (conseiller bilan)
Khaled Kherif (Ingénieur)
BANOUDI Sophia (étudiante)
Ahmed Guetarni (Informaticien)
Benjamin Chevillard (revue Indésens)
Mathieu Rigouste (chercheur en sociologie)
Jihen Lazrak (étudiante en maitrise information-communication

Anne Bruneteaux (architecte)
Abdelilah Elanbari (Ingénieur)
Zoubida Khamou (aide-soignante)
Almamy Kanouté (Jeune militant associatif)
Icham Berreghioua (Technicien Réseau)
Ahmed MGUIL (Ingénieur Informaticien)

Siham TOUCHAL-MGUIL (Maître de conférence)
EL KHAZROUNI Abdallah (Agent de service)
Claude LANGLET (militant internationaliste)
Samir Ibka (Ingénieur en developpement logiciel)
Riadh SMONDEL (étudiant - formateur)
Mohamed Dadi (Consultant Informatique)
Zakaria DJEBBOUR (Maître de Conférences)

Djamel DJEZIRI (Consultant en Stratégie, Management et Communication)
Aline Cohard (étudiante)
Alexandre NGUYEN (Etudiant)
Mehdi Aïssous (Enseignant)
saif harimech (interimaire)
Dahmane MEZIANE (Consultant en environnement industriel)
amari saida (fonctionnaire)
Benoît Garabedian (militant LCR)
Elham Habib (étudiante)

Emilie Poubil (juriste-criminologue)
ali rahni (educateur spe)
Abdelkader KETTAL (Etudiant)
mohamed OUMAHI (cadre technique)
Meryem Aydin (étudiante)
Madjid Amine-Eddine (tourisme),
Iskander DEBBACHE (Journaliste Algérien en exil),
Claire LEQUEUX (Etudiante)
malika sissani (doctorante)
Michel RICOUD (retraité la Poste - militant communiste et associatif)

CEKICI zeynel (webmaster alterinfo.net)
Fazia Bahli (enseignante)
Yann Lehuédé (fonctionnaire territorial)
Anaëlle Benoit (étudiante)
DE WANGEN Laurent (Enseignant)
Hadey Mathilde (etudiante)
EL KOUDIA MOHAMED (Technicien supérieur)
Thierno Barry
Farouk Nouari
Mohamed Yahiaoui (Militant des droits de l’homme association SOS Algérie)
Nassima Berreghioua (Femme au foyer)
Marouane BADDAJ (Ingenieur et cadre associatif)
Mohammed Ben Merar (technicien hotline)

Christelle Andrieu (Professeur de Lettres classiques)
haoussine DOGHMANE (INFORMATICIEN)
moungari brahim (étudiant en fac de lettres)
baya Hallal (fille de Harki, militante Pcf)
Alain Lipietz (groupe Vert/ALE, Parlement européen)

Hassania Douai (lycéenne, descendante de Harkis)
Colette Desbordes (militante de la cause palestinienne),
Jean Marchille (Militant PCF)
Pierre FRITSCH
Sharon Courtoux (Survie, site web)
Todd SHEPARD
Abdel Ghani MOUSSALLI (Coordinateur pédagogique)
Sara Drimi
Noëlle Dupuy
Emerick Charpentier
Hubert Carpel  ,
Sébastien Marchal (Attac - Paris 11)
José Luis Moragues (CCIPPP)
Theis Nicolas
Alain JACQUES (LCR - CGT)
Bruno Gouteux (Etudiant)

Philippe Corcuff (sociologue, IEP de Lyon)
Emilie Mazzacurati (féministe, militante des Verts)
Elisabeth HEYSCH
Stéphanie Lecapelain
David Cudel
Nicolas Janaszekier
Erwan Le Corre
Christian MAHIEUX (syndicaliste cheminot)
Mériem KHELLAS
Maublanc Michèle
Balard Rosanna (PCF - Tarn)
Adam Antoine
Gérard MILLIER
Marc Leblanc (militant anticolonialiste),
Tanguy Samzun (Jeune chercheur, PCF),
Banso Adou (Etudiant en Sociologie)
Florence Borot (Mouvement Jeunes Communistes)
René Giraud
Anouar Ben Abdallah
Ikrame MOUCHARIK (Militante ATTAC)
Elodie Debureau (militante LCR)
Guillermo SINTES DIAZ (CADTM) , Xavier AUDRAIN (GRAAF)

Mona CHOLLET (Peripheries.net)
Hanenne GHARIANI (Ingénieur en informatique)

John MULLEN (Rédacteur en chef, revue Socialisme International)
JEAN-LOUIS MARCHETTI (enseignant, militant LCR, Marseille)
CHERTIER Hubert (ingénieur, journaliste)
Nordine BOUFEDECHE (Ingénieur Commerce International/ Responsable Associatif)
Chiheb harar (informaticien)
Thami Laaouj (le coordinnateur. laaouj _thami@yahoo.fr . association .lamicale travailleurs est commercant marocain du Gard),
Annie Thebaud-Mony (Directrice de recherche à l’Inserm)
Leila Regredj (Etudiante)
Mohamed SARR (Ingénieur)
Rabia Ouadi (Etudiante
Pierre-Yves LAMBERT (chercheur indépendant www.suffrage-universel.be)
Nadi CHAIB (enseignant assoc cultures et dialogue),

Michel Warschawski (militant anticolonialiste)
Mimoun Houbaine (Psychosociologue)
Abdelali ELALAOUI (Professeur)
Khaled BEN MOHAMED (Ingenieur d’etudes)
Hachemi Ayad (Juriste)
Abdelhalim BARENDJI (Ingenieur logistique)
Maryline Sommier (chargée de projet association Maroc)
Elisabeth Gauthier (PCF) , Fabienne Haloui (membre du CN du PCF)

Zohra Chorfa (membre du CN du PCF)
Samira EL BADRI (Commercial),
Aïma Khamallah (étudiante en philosophie)
Laskri Myriam (Etudiante)
Hafid Mezdour (chercheur)
Sabrina Cerqueira
Emmanuel Levaufre
Ali Belaza (gérant)
Alexandre Mamarbachi (doctorant en sociologie)
Cecile Naudot (educ)

BADRI Bouchara (ECRIVAIN)
Moustapha souleymane (étudiant à l’IAEC UNIVERSITE (LOME-TOGO)
Al Ibrahim Said (journaliste ( Gwadloup)
Willy Beauvallet (Etudiant-Chercheur)
Karima Labibe (étudiante)
Grégory Sghairi (facteur)
Kharoubi Fayçal (citoyen humaniste)
Sandrine Brousseau (étudiante en sciences de l’éducation)
site web www.reseauxcitoyens-st-etienne.org
Moussa BELFORT (militant associatif : centre al qalam)

Hakeym Abdoun (Chargé de communication (spécialisé secteur santé)
Leila Habchi (réalisatrice)
Antonio Molfese (professeur de philosophie)
AIT LAHBIB Fadma (étudiante à Rennes2, Vice-Présidente de l’Association Afraa de demain)
Karimi Annette (tente d’être humain)
Sihame CHOUALI (étudiante en fac de science)
HABIB RHALIMI (technicien des méthodes)
Kamar ARIF (Journaliste)
Mohamed DEHRI (Prof de Maths)
Fath Allah MEZIANE (Travailleur social)
Souad Tikijja (Technicienne en Commerce International)
ETTAHRI SOUMEYA (étudiante)

LEBAIL-COQUET Danielle (Conseillère Régionale de Rhône-Alpes et Secrétaire Départementale de la Fédération du Parti Communiste du Rhône)
Brahim Essaïdi (Ingénieur Mécanique)
Pascal VILLER (Agent administratif)
Rachida ELKHABLI (Formatrice ,
Céline Moraguès (psychologue)
Assia FARID (Docteur en physique, Ingénieur en Télécoms, Paris)
Néjib BOUBAKER (professeur (écogestion)
BOULAICHE LINDA (assistante commerciale)
Mohamed Amini , association SE CONNAITRE (Association sociale et culturelle)
Safietou Ndiaye (lycéenne)
RAHMA MOHAMMED (informaticien)

Arnaud Ludovic (enseignant)
ABDELKADER Lahouarie (Fonctionnaire)
Chrysline Clamens (étudiante)
Amine Bouchenaki (medecin)
Abdelkhalek albouazzaoui (consultant)
Hammid LASSACI (consultant)
Farid Medjahed (Consultant Qualité)
Boussaboun Abdelsamad (étudiant)
Boujdai Soufiane

Abdellatif FAOUZI (technicien mesure)
Mohamed BEN HADDOU (Commercial)
Lasmier Ali (chauffeur livreur pl)
Rahma ZEGHICHI (collégienne)
Sylviane Charles (Enseignante)
Haitham Alkatmour (Etudiant)
ASSOCIATION RESPAIX GENERATION CONSCIENCE (association)
BEN YAKHLEF Mohammed

Abdelkrim Branine (rédacteur Respect Magazine)
Fatima IDYASSINE (lycéenne)
Marc Bardin (technicien territorial)
Wahida Taguemount (étudiante en droit et surveillante en collége ZEP)
Farid BENHAMMOU (Enseignant - Thesard)
Guillaume Vakanas (Enseignant),
Omar AL-SOMI (étudiant à Sciences Po/ GUPS)

EL MHADRI Khadija (assistante maternelle)
Rabah Ouannas (demandeur d’emploi)
Capron Alain (patissier)
LECAILLE "Dawud" David (Scénariste, réalisateur, etc...)
Cheikh Mériam (étudiante)
Salah abdelkader (conducteur tc)
Ancel Marie pierre (enseignante de fle)
Farid Benzoa (Ingénieur)
Samir Laïdouni (Etudiant)
Belkacem REGAD (Ingénieur Indépendant)

Brahim SENOUCI (maître de conférences, université de Cergy)
HAMDI-PACHA -ABDEL-YAMINE (MOUVEMENT JUSTICE POUR LA PALESTINE-MJP)
Hamdi-pacha-saida (comptable et militante pour l’égalité des droits.)
Gérard FLORENSON (syndicaliste et militant LCR, Drôme)
Marie-Annick Butez (militante antiraciste)
Palmyre Burgaleta (militante antiraciste)
Enrique Burgaleta (militante antiraciste)
Renée Le Mignot (militante antiraciste)
Monique Lellouche (militante antiraciste)
Martine Boudet (Présidente de l’Association Fraternité Franco-Africaine - FFA)
Christiane GUILLAUME (reporter_ réalisatrice)
Arezki BABA (cuisinier)

Béatrice Gallicier (Membre du CN du PCF),
Dominique Maugars (militant PCF)
Salima Mellah (journaliste)
Ambre BRAGARD (étudiante / Enseignante (militante JCR-LCR)
Marielle Debos (Sciences Potiches Se Rebellent)
Fekri JMAÏEL (Enseignant)
Nabil Ennasri (etudiant)
Thomas Sommer-Houdeville (Militant de la LCR)
Olivier Frachon (Syndicaliste)
Diaguily Bathily (Militant associatif)
Lechguer khalil (étudiant)
Mariame AZROU (étudiante)
Chafik Gaouar (ingénieur)

Badia Gaouar (avocate)
Ahmed Messouaf (Rédacteur/secrétaire)
Thomas Pierret (Doctorant)
HAMDI PACHA MYRIAM (ETUDIANTE EN DROIT)
Oksana Lewyckyj (étudiante)
Adil bencharef (élève ingénieur)
GHISLAIN KERRY (conseil juridique et fiscal)
Boudida Fatima Zorh, mère au foyer et militante (initiatrice ex :"touche pas à mon foulard "repris : l’union des femmes libres pour l’ égalité des droits)
BOUHADJAR LAOIRI (empoyé)
Ezdine OULD MOHAMED (Ingénieur)
Steven Duarte (étudiant arabisant)
Mohamed Hamadi (enseignant)

Nadia TALYA (Hôtesse d’accueil trilingue)
Béatrice martin (aide aux personne)
Jérôme MORANGE (éduc, (et parfois militant...)
BOUDJEMAA TALATA (cadre comptable)
Mohamed BOUAZZATI (Elève Ingénieur)
LAW FI MOHAMMED (universitaire),
BEN MOUSSA mohamed (ouvrier)
BEN MOUSSA Fatema
BEN MOUSSA Mohammed (Etudiant)
BEN MOUSSA Asma (Lycceen)
BEN MOUSSA Zackaria (Lyceen)

Youcef Mammeri (responsable associatif)
Thomas Gossay (Développeur java - chomeur),
DERGUIANI Rabia (professeur anglais)
association socio-cilturelle et sportive tunisienne de provence (le président)
Latifa Argaibi (chef de projet)
Houcine Rabhioui (technicien)
Mustapha Rami (fonctionnaire)
HAMDANE DJAMILA (étudiante (licence de chimie)

BOBENRIETH SEBASTIEN (Responsable de magasin)
k bilal (Informaticien)
Kaci Nebhi (etudiant)
Gérôme Guitteau (journaliste)
Hassiba DJAMER ,
GERARD CHAMBON (graphiste)
Rachida Benmerzeg (Assistante administrative)
Farida ALLEL (secrétaire et militante associative)
Yahia Khacham (Steward)
GROULT F.ABDALLAH (Technico-commercial)
Stéphanie Blasquez-Bouharou (employée)

Antoine CHASSIN (FASTI)
Jean-Pierre Bouché (Militant AFPS)
Pierre TRAMONTI (Animateur social)
Simon CHANCEREL
Christelle Hamel
Mélanie Beckrich (CNT Lille, Travailleuse sociale)
Saïd Kebouchi
Jean-Charles ALBERT (Instituteur, membre de la LCR à Toulon)
A... B... (nom supprimé après demande de l'intéressé)
Hervé ANDRES
Nazate Rahmi
Obono Danièle (étudiante, membre de la LCR et des JCR)

Tarik Barry (administrateur réseaux informatiques)
Youcef ICHEDADENE (électricien bâtiment)
Faouzi Zorgat  , Ismaël BEKKOUCH (Technicien itinérant)
Mohamed Houari (employé)
Abdelkader Benarab (écrivain et chercheur en sciences sociales)
Abdel Mabrouki (Délégué syndical CGT à Pizza Hut)
OUAITA FAWZIA (psychologue),
Nasser DEMIATI (doctorant en sociologie)
Habiba GAMHA (Ingénieur Chercheur)
Bouache Fatiha (étudiante)

Philippe de Laubier (informaticien)
Ben Tientcheu (Ingénieur)
Jérôme Damon-Lacoste (Doctorant (militant à la C6R)
Rémi Douat (Journaliste)
KONE Drissa (Ingénieur)
Laurence Pierrepont (enseignante)
Marie Claude Rivière (Enseignante)
Karim HADJ ALI (Ingénieur logistique)

JEAN Maïté (intitutrice école maternelle)
Mohamed SENNOUR (post-doctorant),
Bouchab Moha (gérant de société)
Said habouchi (ingénieur d’études)
Jean Kersaudy (éducateur spécialisé, pcf)
Gilles LESTRADE (Journaliste)
F. Aiouaz (Ingenieur) , Emmanuelle Dole (étudiante)

Ali FOUDILI (artiste plasticien),
Marwen NEFOUSSI (étudiant)
Michel Dauba (ancien membre du CN du PCF)
Ikbal ERRIH (Medecin)
Barthez Francis (commercial)
Marie-Christine Ulein Gueye (Militante Associative)
Mohamed Najjahi (Militant Syndicaliste)
Jacques Lefrançois (Professeur de philosophie, chercheur en biologie)

Bienvenu Mouwala (etudiant chercheur)
Souad Khaldi (étudiante)
Adib BAHLOULI (Ingénieur)
Hèla Yousfi (doctorante en sociologie économique)
Ganda-Oumar CAMARA (Juriste Responsable Associatif (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) RADDHO)
Marc GUIGUIN (professeur en retraite)
Hamouche Samia (réalisatrice documentaire)
Abbassi karima (membre associatif)
LAVODRAMA Philippe (Enseignant et militant associatif)
Musonge mafany (informaticien)

Philippe BARBAS (Commercial)
Etienne ROBERT (retraité)
Jean Côme BEMBA (Responsable Educatif)
SAMIR HAMOUDI (INFORMATICIEN)
Monette Guyard (attachée commerciale)
Youssef CHIKHAOUI (enseignant)
TIDIANE BARRY (Commercial informatique export)
Jamal Es samri (Sociologue)
Abdel-Kader Sofi (millitant à Vitry sur seine)
Aoubaida Keltouma (professeur)
Emmanuel Nzita (Indépendantiste Cabindais)
Toumani sidibe (commercial france telecom)
Salem ZIOUCHE (informaticien)

FarId GHEHIOUECHE (Citoyen du Monde)
Danièle Jeammet (journaliste)
Julie keller (opticienne)
Christian Leblanc (Galvao) (Administrateur Compagnie de Théâtre),
BOUCHRA HSISSANE (employée)
André TCHISSAMBOU (Economiste, spécialiste des pays en développement)
Dominique Brunet (Militant LCR)
Frédéric Dubois ( dit "Captain Freddy ") (Groupe CAPTAIN FREDDY ...Chanteur/ auteur/ compositeur / ...reggae-ragga ...FR ...SACEM... Adami)
Nadine Nash (Chef d’entreprise)

Lobna Mostafa (collégiénne)
Jack Hall (photographe)
Boukhalfa Abdellah (cadre technique)
Carla Silvio (professeur de danse)
Samli (gérant sté)
SLIMANE-MOUSSA MOHAMED (chef monteur film)
Charaf ECH-CHATBI (Ingénieur),
Issam EL HADDIOUI (Ingénieur/Chef de projet)
MOUSTAPHA ELBOUBAKRI (INFORMATICIEN)
Nordine NAGI (Ingénieur informaticien)
Abou Firas (militant)
Khalild Aabid (Banquier d’affaire)

GACEM Lamia (Etudiante)
Guedi souleiman (Ouvrier(Plaquiste)
Delphine MAYIMA-KAYI (monitrice-éducatrice)
Toufik OUIJJANE (Informaticien)
MERRAD Farid (artisan)
YANI ABDELHAMID (docteur d'état es-sciences Université Bordeaux 1, chômeur et bénéficiaire du RMI, Militant UMP.)
Abdelatif BARKAT (salarié)

Hacène Benmansour (écrivain, Paris)
Juan Vicuna
Miloud Belarbi (travailleur social)
Amadou camara (étudiant)
Parfait Matshoula (étudiant)
DJEZRI Said (Médecin gériatre.)
Hind El Aïssaoui (étudiante)
Saddouki Karim (étudiant)
Lotfi Bel Haj Rhouma (ingénieur informatique)
Duvignacq Laurent (Etudiant)

Yahya DAHMANI (ingenieur système réseaux télecom)
Mokrani Mehdi (étudiant, mouvement jeunes communistes de France)
M’SA ALI Djamal (Etudiant)
ZEMMOURI RACHIDA (Assistante de direction)
Ali Farid BELKADI (Chercheur archeologie)
BELKADI Rania (Médecin spécialiste)
Dehmej abdessamad (commercial)
Khalissa Djaidri (étudiante)
Hadry Gassama (Assoc. 83ém Avenue)
Ismaila " Zyno" KANOUTE (Assoc. 83èm Avenue)
Christophe Robinson (83èm Avenue)

Moussa DIOP (83 èm Avenue)
Valérie "SHAOLYN" SISAMOUTH (83èm Avenue)
Kancoun BERETE (83èm Avenue)
Francis "DEKA" MPEMBELE (83èm Avenue)
Mai CAMARA (83èm Avenue ,
Maimouna KANOUTE (83èm Avenue)
Jean Rémy (Sociologue, LCR Aix-en-Provence)
YONLI Abdoulkader (étudiant)

Kechmire Abdelhak (commerçant)
Mahmoud GHANNOUCHI (etudiant)
Thierno RAMPNOUX DIALLO (chef d’entreprise)
Ali SALAMANI (Infirmier-anesthésiste)
FERNANE ADEL (Artiste et Etudiant)
Abdelkader MEHREZ (Informaticien)
Radouane Abdelaziz (employé)
Ameziane Mohand (petit fils de Mohand Amokane Nathmaza résistant pendant la Grande Guerre 1914-1918) (Agrégé de mathématiques.)

Stéphane Moulinet (ingénieur) , Driss BEN JEBARA (militant associatif) , germa antoine (professeur d’histoire) , Myriam Blin (Economiste, SOAS, Universite de Londres) , ghomiriani/mustapha (employe/mairie) , LAGHOUATI OUALI SAID (RÉALISATEUR),
Mehdi BERKA (Chef d’entreprise et secrétaire général de la Grande Mosquée de Mantes-la-Jolie) , Anya Bouamama (Collégienne) , OumKalthoum Hachemi (Universitaire-France) , Kharchi Zohra (employée dans la petite enfance) , Rahima Lamri (étudiante) , Djili Sylvie (Psychologue) , Sami MOSTAFA (collégien) , Faraj Ali (Etudiant) , Mohamed Zouareg (agent de maitrise) , Clare Moss-Couturié (Doctorante),
Clément Dousset (professeur de lycée)

Rachid Benzine (universitaire)
Moumina Younès (fonctionnaire)
Karim bellagra (charge de sinistre)
Oubetroune mountassar (journaliste)
Mehdi Megdoud (ingenieur)
Rabie Zidane (Etudiant)
Sacko Niougoussa (Etudiant)

Dr. Abdallah.fr (Médecin généraliste)
Mohamed Beldjehem (Responsable associatif)
MANSOIBOU Mohamed (Aide-Educateur)
Fayssal Ibrahimi  , Noël BAYAMA (Médecin)
Yasmina Rhounna (Etudiante sciences politiques)
Algerie Chat http://www.algeriechat.net (Responsable du site Algerie Chat)
Sofiene amrouche (etudiant)
Kamal bennacef (pere de famille),
Jamel Benahmed (étudiant)
Naima badi (mère au foyer)

Vincent TOUCHALEAUME (Etudiant, LCR Marseille)
Laissouf Yamina (mere au foyer)
Clément Boyer (Etudiant)
Merabet marfoud (éducateur et président d’association)
Aissaoui Nouman (Chauffeur)
Choubane Mohamed (Enseignant)
Aude Bonnin (professeur)
Michel Bélis (Enseignant)
Karim Elkhallouki (employé)

Samir benfraj (administrateur réseau informatique)
Amed el mouftari (étudiant)
Zouareg dalila (etudiante)
Karine Ancellin Saleck (journaliste)
Drouiche ikhlef (douanier)
Pascal Ménoret (Agrégé de philosophie)
HAMDI PACHA ADEL (commerçant)
Nordine MECHAI (Administrateur Réseaux (Informaticien),

Zeinab housein (inspectrice des impots)
Ahmed ait akkaouali (Ingénieur)
Aghlal abderhamane (ouvrier,citoyen du monde)
EDDRIF AICHA (Controle de gestion)
Derghal keltoum (hotesse standardiste)
Amélie Boiteux (etudiante, LCR, JCR)
François Calaret (Assistant d’éducation, LCR)
Julien Salingue (étudiant, LCR-JCR.)
R. Bouchar (FORMATRICE)

Josiane ZARKA (Militante PCF)
Tarik Rahmani (Etudiant)
Bénédicte Goussault (Alternative Citoyenne)
Karim Delay (Journaliste France Télévision)
Wahid SAHLI (étudiant)
ZOUHIR KHANZY (ADJOINT ADMINISTRATIF)
Jean-Laurent Rosenstrauch (juriste militant antiraciste (LCR),
Renaud SILVESTRI (Attac France / Les Verts)
Jean-marie Baltimore (Brasilplus)
Jacques Cadaux (Atheologie)

Fawzi Hakiki (Radio Clapas)
Daniel DERIOT (travailleur social)
Damani DJENANE (informaticien)
Nadim Rahal (Cadre Bâtiment)
Thierry Baudouin
Dominique Marin (Attac) , Cédric Gratton (responsable associatif)
Rachid AGROUR
Rémi DEWEZ
Nedjma Bouakra (RADIO déclic (93)
Emmanuelle Mallet (L.C.R, comité solidarité Palestine 18)
Marie PANIEZ EL ADAWI
Philippe VINSONNEAU (sociologue)
Saïda M. RAHAL-SIDHOUM (conférencière, auteure, ex-enseignante à l’Université d’Alger)
Souâad AIDH
Said Boukenouche

Leila Soula (emploi-jeune CGT-LCR)
Nadia EL FANI (Cinéaste)
Didier Inowlocki (cinéaste)
Badis BENYAHIA
Laurent Grouet (LCR)
Erwan KERIVEL (agent SNCF),
Alexis VIOLET (LCR.Obs.libertés.publiques)
Albert GUILLOT (ATTAC 47)
Zohra BOUKENOUCHE
François BROUQUISSE (Dr Hydrologue)
Bilal Staremi (Chef de produit)
Ali Aouissi (technicien)
Julien CARNI (chargé d’études statistiques)
Jean-Pierre Dacheux (Élu local, les Verts)
Thomas ROLAND (cadreur, monteur vidéo, correspondant local presse régional)

AHMID SALAMANI (universitaire), Jean-Pierre Blanc (Technicien)
Ahmed Zouaïa (Ingénieur)
FAIZ DJELLOULI (Enseignant, lycée technique
Rokhaya Diallo (Responsable commerciale / conseil local de la jeunesse de La Courneuve)
Hichem Bouydarne (membre de l association ADJIRE)
Amari MECHERI (Chef de projets (informatique
Lou Jatteau (Militant des JCR)
Sabah KRIM (Ingenieur)
Abdellatif MOUNIM (Technicien)

Karim Mraïni (Agent du patrimoine)
AHMID SALAMANI (universitaire),
Leplus Fanette (étudiante)
Zakariya LATIF (Etudiant en Management)
Mazri Kahina (étudiante) ,
Bernard Delifer (Editeur)
Nicolas Jounin (Militant LCR)
Laurent Bauer (étudiant, militant LCR et JCR)

Rabha Attaf (Journaliste)
Yasmina Rejichi
Malek BENGOUGAM (Programmeur)
Bourdin Serge (lecteur-correcteur)
Issam MABCHOUR (Informaticien)
Berrehail nadia (technicien de carrière)
SENTURKA DIALLO (Ingenieur Commercial Paris)
Fred FALZON (enseignant "métropolitain" en Martinique et témoin des ravages du colonialisme français)
GIGOULEY Caroline (assistante de direction ,
Jean-Luc Neyroud (militant Attac 38)
Rachida Buquet (demandeur d’emploi)

Teddy Mc Carthy (Inspecteur des Douanes)
Charles Legrand (Haut fonctionnaire)
Khamal MAAYOUFI (Ingénieur)
Houamel Lakhdar (Etudiant)
Zaki Nabil ABIDAT (Etudiant)
Abdelaziz Touimer (employé de bureau)
Mohamed Kerbouche (Webmaster,étudiant)
Malika Nachat (consultante junior)
Alioune TINE (Secrétaire Général de la RADDHO)
Sénéba Kébé Sylla (Assistante de Direction)
RADDHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) (Organisation Africaine de Droits Humains)

Gérard THEOBALD (REALISATEUR)
Sonia Amraoui (étudiant)
Fethi Maayoufi (journaliste, comédien voix off)
Chachou Aïicha (étudiante)
Magid KAF (comptable)
Mouloud hamdi (employé aéroportuaire)
AMIRA MANAÏ AZOUZ (collectif des musulmans de France)
ZITI Tahar (militant associatif)
Pascal Gondot (Informaticien)
El Hadji Diagne (Agent Logistique)
Linda Haddad (Journaliste et militante associative)
Mohamed Bhar (Musicien)

Abdul malik shabbazz (étudiant Universite de la Reunion),
Fanny Hocquez (Etudiante)
Hadjdoudou samir (éducateur)
Hicheme lehmici (doctorant en sciences politiques
Francoise AKINOSHO (architecte)
Valery MBIANDA (etudiant)
Jacky Dumoulin (chef de service en prévention spécialisée, militant SUD santé sociaux)
Jean-Jacques RUE (Chargé de distribution cinéma - Co-Errances),
Jérôme Vidal (Editeur (Editions Amsterdam)
Aïssa ZENAG (enseignant)
Abderrezak Hicham (artisan)
Fethallah OTMANI (CMF)
Roumila OTMANI (CMF)
AMARI Abdel kader (informaticien, membre CMF)
Mohamed Badaoui (salarié)

Hafid amougay (medecin),
Sofiane UK (Employe de banque)
Rachid Kader (Enseignant)
Khlifa Nacime (medecin)
TELLAA Nouredine (conseiller funeraire)
Fatoux Eric (ouvrier internationaliste syndicaliste CGT)
syndicat CGT Cegelec Nord & Est

Antoine FATOUX (étudiant)
Catherine Fatoux (Assistante Maternelle)
Mag-teerey IBRAHIM AHMED (Universitaire)
Tajeddine AL OMAMI (professeur des écoles)
Younes Bouklit (marque de vêtements "Muslim Classic")
Mohamed OULD (Ingénieur)
Kamal’Eddine Saindou (journaliste, militant d’un collectif des droits et libertés à Mayotte)
Belkhiter mouhoub (professeur de mathématiques)

YAHIAOUI Hakim (Chargé de Mission politique de la ville)
Eric Anselin (Militant LCR, Paris)
Toure Manhamadou (comptable)
Khalid EL AMMARI (Secrétaire générale du CRCM de Picardie, étudiant en sciences de l’éducation)
MOHAMED KILANI (employé administratif),
Marie-Louise ABIA (Enseignante)

Rosco Pode Célestin (Ingénieur Statisticien)
Gnizako Gagoua (Sociologue)
Bachir Khalfallah (SGl de l’Ocaae),
SY NALLA (Militant Associatif)
Sahiri Léandri (Professeur d’Université)
Saïd Djambaë (ATC, Comores, Pdt d’honneur FETAF)
Dominique Franceschetti (Militant Associatif, La Ciotat)
BERNAOUI Hajer (étudiante).

 

 

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samedi 4 mars 2006

Ghettoïsation : un cran d'arrêt (Michel Wieviorka)

Diapositive1

 

Ghettoïsation : un cran d'arrêt

Le Conseil représentatif des associations noires mérite

les encouragements des démocrates

Michel WIEVIORKA, sociologue

 

Les violences urbaines de novembre ont mis à mal non pas l'idéal républicain, mais les discours incantatoires qui, depuis près d'un quart de siècle, l'ont transformé en «républicanisme». Pour les tenants de cette manière de voir, quiconque s'en écarte, intellectuellement ou pratiquement, est nécessairement un «casseur de la République», un communautariste dangereux s'il s'agit d'un penseur ou d'un chercheur, un délinquant s'il s'agit d'un acteur. Mais l'intégration à la française est en panne : sociale, puisque des pans entiers de la population sont durablement exclus ; institutionnelle, puisque les institutions de la République ne tiennent pas pour tous leur promesse de liberté, d'égalité et de fraternité ; politique, puisque le système des partis n'offre aucune perspective réaliste d'inflexion; et culturelle, puisque divers particularismes viennent contester le monopole de la nation dans sa capacité à absorber ou transcender les identités.

Une dimension cruciale de cette crise tient à la faiblesse des acteurs qui pourraient, de bas en haut, impulser des dynamiques de changement et réenchanter notre vie politique. C'est ainsi que dans les quartiers les plus démunis, le Parti communiste, principal animateur des «banlieues rouges» de l'époque, a décliné et le tissu associatif a dépéri.

Dans ce contexte qui serait encore plus désespérant si des élus locaux n'avaient pas maintenu une certaine présence municipale, ni les projets d'un Parti socialiste inaudible, ni les propositions cosmétiques d'un Premier ministre sans ressources, ni l'agitation médiatique d'un ministre de l'Intérieur au profil de plus en plus bonapartiste n'apportent de quoi mettre fin aux inquiétudes sur l'avenir.

Pourtant ces dernières semaines, un espoir est apparu, avec l'annonce de la création d'une fédération regroupant quelque cinquante associations «noires», le Cran (Conseil représentatif des associations noires). Cette naissance tombe à pic. Elle souligne le caractère réactionnaire jusqu'à l'absurde des parlementaires de droite, qui ne veulent pas revenir sur le texte de loi demandant que les manuels scolaires d'histoire soulignent les mérites de la colonisation. Elle marginalise Dieudonné, dont les dérives antisémites transformaient en haine et en irrationalité la cause des descendants de la traite, de l'esclavage et de la colonisation.
Elle annonce une plus grande capacité de lutte contre le racisme et les discriminations, tant il est vrai que dans l'espace public, ce type de combat est d'autant plus efficace qu'il est porté par ses victimes, qui cessent d'être dominées ou aliénées, de se taire, ou de tout attendre d'autres qu'eux-mêmes – aussi bien intentionnés qu'ils soient, démocrates, humanistes, religieux. Le nouveau mouvement noir n'a rien à voir avec la haine antisémite, est ouvert à la connaissance historique, à la raison, et d'ailleurs, il compte en son sein des historiens professionnels.

S'il parvient à s'installer dans la durée, il devrait apporter la démonstration qu'il est possible en France, sans mettre en cause le moins du monde l'idée républicaine, d'affirmer l'existence d'une identité particulière dans l'espace public, d'agir pour transformer la mémoire en histoire, et de combattre pour faire reculer le racisme. Cela vaut assurément mieux que les propos «républicanistes» qui vouent aux gémonies tout ce qui marque la présence d'une minorité dans ce même espace public. Après tout, si aujourd'hui, notre connaissance du régime de Vichy a pénétré jusqu'aux manuels scolaires, c'est bien parce qu'il y a eu une mobilisation dans laquelle des membres d'un groupe particulier, en l'occurrence juif, ont exercé une pression considérable. On est en droit d'attendre le même type de progrès du nouveau mouvement «noir».

Mais ne nous leurrons pas, des difficultés considérables attendent les nouveaux acteurs «noirs», et pas seulement parce qu'ils s'opposent aux nostalgies réactionnaires de ceux qui ne veulent considérer que des individus libres et égaux en droit, sans ancrage ni rivage particuliers, pas seulement non plus parce qu'ils ferment la voie au discours de la haine, qu'elle soit «antiblanche» ou autre. Les premières tiennent à l'adjectif «noir» qui est ainsi revendiqué. Car cet adjectif ramène les acteurs à leurs seules dimensions biologiques, à la couleur de peau, et donc à un attribut synonyme de violences subies, physiques comme symboliques. Etre «noir», c'est être avant tout victime, être défini par un passé fait de destructions, d'oppression, de domination, de rejet et de mépris. Pour se constituer durablement, tout en évitant de se raidir lui-même dans la violence, le mouvement «noir» devra se doter d'une identité positive, et pas seulement victimaire, il lui faudra montrer sa capacité à se définir par un apport à l'humanité, et à la société dans laquelle il se développe - une culture, des formes artistiques, une littérature, des langues, une mémoire qui ne soit pas seulement «lacrymale», selon le mot de l'historien juif Salo Baron. C'est ce qu'ont bien compris dès les années 70 certains militants de la cause noire aux Etats-Unis, surtout parmi les couches moyennes éduquées, qui, à l'instar de Jessie Jackson, ont commencé à imposer l'usage du qualificatif d'African-American et l'abandon de celui de Black. Car être African-American, c'est mettre en avant divers aspects positifs de l'identité, historiques, culturels, et pas seulement demander reconnaissance d'un passé et d'un présent fait de discriminations et de vexations – ce qui se voit, par exemple, dans la démultiplication des départements d'African-American Studies dans les universités américaines. Un premier enjeu, pour le mouvement naissant en France, sera de trouver les mots lui permettant d'adosser une identité positive, à une identité «négative», détruite, qu'il ne s'agit donc pas de sous-valoriser.

Un deuxième ensemble de difficultés tient à l'hétérogénéité de la population qu'il s'agit pour l'heure de fédérer. Le terme «noir», en effet, pourrait ne pas résister aux différences qui séparent, par exemple, ceux dont l'histoire résulte de la traite négrière et l'esclavage, notamment aux Antilles, de ceux qui ont plutôt été victimes de la colonisation française, en particulier en Afrique subsaharienne. Là encore, l'expérience des Etats-Unis devrait inciter à réfléchir : la distance revendiquée y est grande, par exemple, entre descendants des esclaves, African-Americans, et nouveaux migrants en provenance d'Afrique subsaharienne, et ni les uns, ni les autres ne se confondent avec ceux qui viennent des Caraïbes. La raison, l'acceptation du savoir historique, l'idée d'un combat diversifié, mais contre le même adversaire – le racisme, la négation historique – devront s'imposer à tous malgré des différences importantes, que le mouvement devra apprendre à gérer, et à ne pas laisser se transformer en conflits et en déchirements internes.

Mais dans le climat plutôt déprimant qui est le nôtre, nous devons saluer l'émergence d'un acteur qui devra, certes, surmonter bien des écueils, mais qui mérite les encouragements de tous ceux qui entendent conjuguer l'idée républicaine et la démocratie – et non pas les opposer.

© Libération, 19 décembre 2005

- Dernier ouvrage paru : La Tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d'aujourd'hui, Robert Laffont.

 

 

Diapositive2

 

Pas d'accord...

Michel RENARD

 

Michel Wieviorka défend des thèses que je ne partage pas. Il s'est toujours montré partisan d'une affirmation et d'une visibilité des "identités particulières dans l'espace public". Je ne vois pas en quoi cela permettrait de dépasser les discriminations qui existent ni de dissoudre les "ghettos"... Une communautarisation de l'espace public, même "soft", alimente une dynamique de filières protégées, de clientèles et de ghettos. À propos des discriminations, il faudrait songer à incriminer la formation reçue à l'école qui, sous l'emprise du pédagogisme, a désarmé les enfants des milieux les plus défavorisés et gravement perturbé leurs possibilités d'acquérir de réels savoirs.

La prise en compte plus grande de l'histoire et des origines d'éléments de la population française provenant de l'ancien empire colonial, est évidemment souhaitable. Mais elle ne doit pas être inféodée aux groupes qui déforment la réalité historique et réduisent la période coloniale à un "système" dépersonnalisant, uniquement oppressif et exploiteur, tels que s'y emploient les leaders des "Indigènes de la République".

Michel Wieviorka développe une vision simpliste de la place prise par l'épisode de Vichy (1940-1944) et par la persécution des juifs dans l'histoire de France. Selon lui, elle serait due à une "mobilisation dans laquelle des membres d'un groupe particulier, en l'occurrence juif, ont exercé une pression considérable". Désolé, mais il s'agit d'un point de vue rétrospectivement "communautariste"... La réalité, ce sont bien sûr les initiatives des époux Klarsfeld, de Marcel Ophuls (le film Le chagrin et la pitié), de Claude Lanzmann ou de Bernard-Henry Lévy... qui sont intervenues dans un contexte particulier : affaire Darquier de Pellepoix qui niait les chambres à gaz en 1978. Initiatives dont la valeur en terme de connaissance n'est pas égale d'ailleurs... : le film Shoah survalorise le témoignage sans aucune critique historienne, et le livre de BHL, L'idéologie française, a été sévèrement étrillé par les historiens pour ses amalgames et raccourcis.

Mais la réalité, c'est aussi le travail d'historiens tels que Jean-Pierre Azéma, Serge Klarsfeld, justement, Pascal Ory, Fred Kupferman, Pierre Vidal-Naquet, et bien sûr les Américains Stanley Hoffmann, Robert Paxton (la traduction de la France de Vichy date de 1973) et Herbert Lottman, qui a permis un débat de connaissances sur le passé. Sur ce point, il faut lire l'ouvrage d'Henry Rousso, Le syndrome de Vichy (1987).

La république et la démocratie ne sont pas à opposer, ainsi que le souhaite avec raison Michel Wieviorka. Pour cela, laissons la concurrence des mémoires se développer dans l'espace démocratique (c'est inévitable), mais reconnaissons à l'institution républicaine et à ses composantes (école, université notamment...) le soin d'énoncer des savoirs historiques susceptibles de servir de références rigoureuses et, pour cela, admissibles par tous dans la vie de la nation. La République ne saurait être placée à la remorque de la démocratie dont l'un des inconvénients (mais c'est aussi, pour une part, une garantie des libertés) réside dans le déploiement confus des identités essentialisées et exaltées.

Michel Renard


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vendredi 3 mars 2006

Enseigner l’histoire des immigrations en France : 8 mars 2006 (Daniel Lefeuvre)

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Enseigner l’histoire des immigrations

en France : 8 mars 2006 ***

Daniel LEFEUVRE

 

 

coordparis8_eclair1Université Paris 8
Département d’Histoire



Les immigrations, étrangères et coloniales, ont profondément marqué l’histoire démographique, économique, sociale, politique et culturelle de notre pays, en particulier à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.

Objet d’étude depuis de nombreuses années pour les spécialistes des sciences sociales, cette histoire, qui a donné lieu à de très nombreuses publications, reste cependant, aujourd’hui encore, un domaine relativement ignoré des programmes d’enseignement scolaire. Pourtant, la demande sociale de connaissances et de compréhension sur ce sujet et sur ses implications présentes, est considérable.

C’est pourquoi, le département d’histoire de l’Université Paris VIII - Saint-Denis, organise le :

mercredi 8 mars 2006, de 9 h 30 à 17 h 30,

amphi D 001,

une journée de formation destinée aux enseignants (toutes disciplines) sur le thème :

 

Enseigner l’histoire des immigrations

en France

 

Marie-Claude Blanc-Chaléard, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université Paris I Sorbonne :

Pourquoi enseigner l’histoire des immigrations ?

Michèle Tribalat, démographe, directrice de recherches à l’INED :

Combien d’immigrés ?
statistique publique et maîtrise quantitative de l'immigration en France,
et dans l’espace européen

Vincent Viet, historien, chercheur auprès de la Mission Recherche (MIRe) du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale :

Les politiques de contrôle et d’intégration des immigrés

Daniel Lefeuvre, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris - VIII Saint-Denis :

Les immigrés, la reconstruction et les Trente Glorieuses

 

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Madame, Monsieur, Cher(e) Collègue,


Je suis au regret de devoir reporter à une date ultérieure la journée "Enseigner l'histoire des immigrations" qui devait se tenir ce mercredi 8 mars.

Depuis ce matin, Paris VIII, comme de nombreuses autres universités, est bloquée par les étudiants qui protestent contre le projet de CPE. Tout accès aux amphithéâtres est actuellement impossible et je n'ai aucune certitude pour mercredi, une assemblée générale d'étudiants décidant, chaque jour, la reconduction du mouvement.
Il me reste donc à vous présenter mes excuses pour ce contretemps et vous assurer que, dès que possible et en fonction des possibilités des intervenants, je vous proposerai une nouvelle date.
Je vous remercie, d'autre part, de bien vouloir faire circuler cette information, je crains que certains collègues n'aient pas pris la précaution de s'inscrire et je suis donc dans l'impossibilité de les informer de ce report.
 
Dans l'attente d'un prochain rendez-vous, je vous prie de croire, Madame, Monsieur et cher(e) Collègue, en l'expression de mes plus cordiales salutations.

Daniel Lefeuvre
lundi 6 mars, 19 h 50

 

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jeudi 2 mars 2006

Revue Études Coloniales n° 1

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Affiche publicitaire en couleurs illustrée, Cherrier (Maroc, 1950)
source : base Ulysse du Centre des Archives d'Outre-Mer
(Caom à Aix-en-Provence)

 

 

Études Coloniales, revue n° 1



À côtés de documents divers et d'informations liées à l'actualité, ce site est principalement le lieu d'édition de la revue Études Coloniales. Le premier numéro est en préparation. Vous pourrez le lire ici dans quelques semaines : retenez cette adresse (URL) dans votre marque-pages.

mars 2006

contact
michelrenard2@aol.com


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mercredi 1 mars 2006

Lettre ouverte à Arte (Gilbert Meynier)

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Lettre ouverte à Arte

au sujet des "Trois couleurs de l'empire"

Donner la parole à un médiaticien dans le vent,

quoiqu'il dise et sans aucune contrepartie, me surprend

Gilbert MEYNIER



Gilbert MEYNIER
Professeur émérite à l'université Nancy 2
Spécialiste de l'histoire de l'Algérie
Le 5 février 2006

ARTE G.E.I.E.
Service téléspectateurs
4, quai du chanoine Winterer
67080 STRASBOURG CEDEX

Monsieur,

J'ai essayé de vous envoyer cette lettre par internet mais je ne suis pas arrivé à faire fonctionner la procédure. Je vous écris donc de manière plus traditionnelle.

Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Nancy 2 et spécialiste de l'histoire de l'Algérie, j'ai le regret de vous faire savoir que j'ai été déçu, voire irrité, par l'émission du 1er février, «les trois couleurs d'un empire», quelles qu'aient pu être les bonnes intentions dont elle était pavée. Comme cette émission a surtout eu pour sujet l'Algérie, je me sens quelque peu autorisé à vous faire tenir mon sentiment.

À côté de vrais savants comme Annie Rey-Goldzeiguer et Bruno Étienne, cette émission a longuement et complaisamment donné la parole à des gens qui sont, à mon sens, davantage des entrepreneurs d'idéologie fonctionnant à la médiatisation de «ce qui mousse» dans l'air du temps que des historiens à même de rendre compte de toute la complexité du divers historique, c'est-à-dire aussi éloignés de la complaisance que du manichéisme. J'y ai bien reconnu les thématiques des «Indigènes de la République», lesquels ont coutume de se bloquer sur les malheurs du passé pour rendre compte des duretés du présent.

Oser par exemple affirmer avec aplomb, et sans qu'aucune contradiction n'ait été prévue, par les concepteurs de l'émission, à cette affirmation, que les policiers d'aujourd'hui matent les «jeunes de banlieues» de la même manière que cela était fait à l'encontre des «indigènes» lors du processus de répression coloniale, c'est évidemment erroné, et ce n'est pas faire preuve de cette sérénité dont l'historien ne doit jamais se départir. Donner la parole à un médiaticien dans le vent, quoiqu'il dise et sans aucune contrepartie, me surprend et me déçoit de la part d'une chaîne comme Arte, d'un niveau généralement, et de loin, heureusement bien supérieur.

Au surplus, ne considérer les «indigènes» que sous l'angle de leur rapport à la domination coloniale, c'est ne pas voir le cheminement de leur existence propre en tant qu'êtres humains. L'histoire des Algériens avant 1962 avait heureusement, aussi d'autres facettes, et cette histoire ne s'est pas arrêtée en 1962. Les colonialistes fonciers ne sont donc pas uniquement, en l'occurrence, ceux qui sont visés par l'émission. J'ai peur qu'ils soient, aussi, ceux qui ont conçu ladite émission et ceux auxquels ils y ont de manière appuyée donné la parole.

J'ajouterai que, en temps de parole, deux Algériens seulement ont été interviewés : Hassan Remaoun quelques secondes, et Mohammed Harbi, le plus grand historien algérien légèrement plus longtemps. Au total, la quasi-totalité de l'émission a été occupée par des prises de parole françaises. Cela me paraît à l'évidence aller à l'encontre du parti-pris anticolonialiste ordinaire affiché par l'émission. Si vous me l'aviez demandé, j'aurais pu vous fournir une longue liste d'historiens algériens, notamment de jeunes chercheurs qui sont de vrais savants et pas des idéologues.

Avec mes regrets, je vous prie de croire, Monsieur, à mon meilleur compliment,

Gilbert Meynier

***

 

- à lire : un commentaire/analyse plutôt favorable à ce documentaire, sur le site du CNDP par Patrick Mougenet, professeur d'Histoire.

- les derniers ouvrages de Gilbert Meynier

 

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